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    Clazay (Deux-Sèvres), avril 1831...

     

     

     

    Clazay, 1831....« Le 24 avril 1831, un détachement de gendarmerie commandé par les lieutenants Etienne et Auger , arrive à la ferme de la Boësse commune de Claizais (Vendée). Il s'agit de la Boisse à Clazay (Deux-Sèvres) ; entrés dans la cour, ils aperçoivent à la porte d'une étable une jeune fille de quatorze ans, qui à leur vue se dirige vers la maison et se tient sur le seuil de la porte. Le lieutenant Etienne ordonne aux gendarmes de faire une perquisition dans l'étable et s'avance vers la jeune fille en lui demandant si elle n'a pas vu de réfractaires. Elle répond que non. Au même instant les gendarmes aperçoivent de l'autre côté de l'étable un homme qui s'éloignait dans la direction opposée.

    Aussitôt, sans savoir qui il était, ils lui tirent plusieurs coups de fusil*, qui fort heureusement ne l'atteignirent pas. La jeune fille est emmenée, forcée de comparaître au bout d'un mois devant le tribunal de Bressuire, dont le Procureur du Roi réclamait humainement contre elle, la peine des travaux forcés !... puis cependant eu égard à sa jeunesse, il se contentait, disait-il de requérir la réclusion, parce qu'elle avait recelé des bandes armées en guerre contre le Gouvernement !... Mais le tribunal fait justice ; et considérant qu'il n'était pas prouvé que des réfractaires eussent séjourné dans la ferme, que dans tous les cas, il n'était pas prouvé que la fille N.... en eût connaissance, il l'a relaxé de la plainte ».

     

          * Fusiller sans sommation, sans jugement ! en français, cela s'appelle assassiner. 

     

    Voilà le genre de comportement qui ne rehausse pas la gloire de ceux qui servirent sous le drapeau tricolore de Juillet. En Vendée Militaire, le pavoisement forcé du drapeau des francs-maçons « eût pu être une occasion de troubles  ; pour d'autres parties de la France, ce drapeau peut rappeler des souvenirs glorieux ; mais pour la Vendée, il n'est entouré que de crêpes funèbres.

    Chez elle, il n'a flotté que sur des monceaux de cadavres et de ruines ; il guidait les Colonnes Infernales de la Convention, lorsqu'elles portaient l'incendie dans les châteaux du riche et dans la chaumière du pauvre ; il présidait aux massacres de Quiberon, aux noyades de Nantes. Dans ces contrées ; il n'y a pas une famille qui n'ait été décimée sur les champs de bataille, ou par la hache révolutionnaire.  

    Faut-il donc s'étonner de l'aversion du Vendéen pour un signe qui lui rappelle tant de malheurs ? » 

     

    Cette jeune fille : N....... âgée de quatorze ans et victime de l'arbitraire révolutionnaire, peut être identifiée comme étant Madeleine-Victoire Noirault pouvant être domestique à la Boisse.

    Clazay, 1831....

    En effet, Louis Noirault est fermier à la Boisse de 1807 à 1819 environ. Il quitte cette ferme pour la Foye Garraula Foie, dans la même commune.

    Louis Noirault est né le 27 avril 1782 à Courlay, il épouse à Terves, le 24 novembre 1807 Perrine Bitaudeau, née le 11 juillet 1782 à Terves et décédée le 14 décembre 1844 à la Foie Garreau de cette union sont issus :

     

    1° - Louise Noirault, née à la Boisse  à Clazay, le 17 avril 1812.

    2° - Marie-Marguerite Noirault, née le 12 février 1815 à la Boisse à Clazay.

    3° - Madeleine-Victoire Noirault, née le 21 septembre 1816 à la Boisse et âgée de 14 ans en 1831.

    4° - Marie-Anne Noirault, née le 18 mai 1820 à Clazay.

    5° - Louis Noirault, né le 18 octobre 1822 à la Fois à Clazay.

    6° - Joseph Noyrault, né le 8 septembre 1826 à la Fois à Clazay.

     

    Le recensement de 1836 nous informe (vue n°7/18) que Victoire Noirault, âgée de 18 ans est toujours chez ses parents ainsi que, Joseph 10 ans et Marie-Anne, 16 ans.

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. La vérité sur l'état des provinces de l'Ouest depuis la Révolution de Juillet (juin 1831) BR40, vue n°8/16- pages 13 et 14 - Archives du Département des Deux-Sèvres, tous droits réservés - Registres de l' Etat-Civil de la commune de Clazay 79, Courlay - Cadastre de 1811 Clazay, Tableau d'assemblage, la Boisse - Photo de l'auteur. 

                                                        

     

     Xavier Paquereau pour Chemins-Secrets 


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     La Fougereuse

     

     

        La Fougereuse qui n’a rien à faire dans le département des Deux-Sèvres et qui appartient toujours culturellement à l’Anjou est bien le berceau originel de « Saint-Maurice-la-Fougereuse ». La paroisse de la Fougereuse possédait une chapelle tout près de son église en 820. Cette dernière devint le siège d’une communauté de moniales fondée par Guy de la Fougereuse. Au XIII° siècle, la paroisse fut transférée au « Plessis-Cofred » à l’actuel emplacement du bourg de Saint-Maurice. L’église de cette nouvelle paroisse fut dédiée à Saint-Maurice selon le souhait de l’évêque de Poitiers.

     

    L’ancien couvent fontevriste de la Fougereuse existe toujours, ruiné mais majestueux dans sa robe de pierre datant de la Renaissance. Le prieuré fut vendu le 22 thermidor de l’an II (samedi 9 août 1794) à « Joseph-Pierre Poupard demeurant commune de Saint-Jouin-de-Marnes et François Grimaud, marchand (tanneur ? illisible) demeurant à Thouars, ce dernier représenté par le citoyen Poupard. Clôture du ci-devant couvent de la Haye-Fougereuse renfermé de murs partie en ruine, contenant environ 180 boisselées de terre y compris les cours, jardins et masses de bâtiments brûlés » (1). Les bâtiments sont brûlés, passage des colonnes infernales oblige…..

     

    Des tas de choses à raconter : L’ancien vicaire de la Fougereuse, M. Jarry, fut caché aux Echaubrognes (2) dans la fameuse ferme du Vivier où de nombreux prêtres connus furent soustraits aux recherches républicaines, il fut même un temps curé de la paroisse Saint-Pierre des Echaubrognes.

     

    Le samedi 1er juin 1793, le général Salomon basé à Thouars, profite de la dispersion de l’armée vendéenne après sa victoire à Fontenay pour attaquer La Fougereuse avec 3 000 hommes (3). La Rochejaquelein et Lescure qui répondent à l’appel à l’aide de Stofflet pour libérer Vihiers ne trouvent plus Salomon qui a réintégré ses quartiers de Thouars. Les Vendéens ne se sentant pas en force vis à vis des importantes forces républicaines stationnées du côté de Doué-la-Fontaine et de Saumur se replient sur Cholet. Ce sont là les préparatifs de ce qui sera pour la Vendée, l’immense victoire de Saumur…

      

    A suivre, la copie d'une lettre envoyée par Grignon à Commaire le 15 octobre 1793 et relatant ses exploits du 13.

     

    RL

    Mai 2011- Mars 2012-Novembre 2017

     

     

     

     

     

     

    Notes :

     

    (1)                   ADDS, Q 64, ventes des biens nationaux. Les 180 boisselées correspondent aujourd’hui à 8,8 ha environ.

    (2)                   Nous parlerons de ces paroisses jumelles dans un prochain article.

    (3)                   Selon Crétineau-Joly, tome 1er, p. 167 qui date, à tort, ce combat du 3 juin.

     

     

    La Fougereuse....

     

     

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      Lettre du général républicain Grignon, du 15 octobre 1793, stipulant que le 13 il a incendié le bourg de la Fougereuse en prenant le soin de n'excepter aucune maison. (Archives du S.H.A.T., Vincennes, SHD B 5/7-14)

      

    La Fougereuse....

      

    La Fougereuse....

      

    La Fougereuse....

     

         De l’adjudant-général Grignon au général divisionnaire Commaire (Grignon ne sera promu Général de brigade que le 28 novembre 1793).

     

          "Au quartier général de Saumur le 24 vendémaire an 2

         Le 15 octobre 1793, l’an second de la République Française, une & indivisible.

      Extrait d’une lettre de l’adjudant général Grignon au général divisionnaire Commaire commandant la force armée à Saumur.

     

         Général

        D’après vos ordres, je me suis transporté hier 13 du présent, avec un détachement de 300 hommes,une pièce de canon, soixante dragons ou hussards, à la Fougereuse lieu de rassemblement des brigands, après avoir fait mes dispositions, et avoir reconnu la position de l’ennemi, j’ai disposé ma troupe de manière à envelopper le bourg de la Fougereuse, tout étoi disposé pour forcer l’ennemi jusque dans ses retranchemens. On a charge un avant poste qu’ils avoient, qui s’est retiré dans le château, faisant de la un feu de fil sur nos hussards, qu’ils ne purent atteindre ; je fis avancer la pièce de canon dans la grande allée,  faisant face au château ; où il étoient environ 500 retranchés, ils firent résistance, s’étant mis a labrie du canon par leurs retranchemens ; mais nos tirailleurs et nos hussards, les ayant chargés avec vigueur, les débusquèrent ; il avoient barrés les rues avec des charettes et des arbres, il n’avoient laissés qu’un chemin de communication pour se replier à la forêt de Tatou ( ?), distante d’une lieu, dont il profitèrent pour se replier. On en tua une trentaine, on leur prit quelque fusils, et deux caisse marquées au fleurs de lys. On mit après cela le feu dans tout le bourg sans excepter une seule maison. Leur soupe étoit trempée et leur viande servie ; mais ils n’ont pu la manger. Nous les avons poursuivis ; mais craignant que l’ardeur de nos dragons et hussards, et volontaires, ne se porta trop loin et ne les exposat, je les ai fait replier, et nous sommes rentrés à Doué, il étoi près de minuit, très fatiguéset bien mouillés.

      J’ai donné ordre de rassembler tous les bestiaux pris qu’on a ramené en quantité,  j’ai écrit aux différents municipalités des environs, de faire déffense à tout citoyen d’acheter, aucun effet et bestiaux sans y être autorisé, et cela sous leur responsabilité. J’attends vos ordres général à l’effet de savoir ce que je dois faire de ces animaux. Dans notre route, nous avons brûlé aussi le château de Beaurepaire, autre retraite des scélérats en de ça de la Fougereuse.

         Signé Grignon adjudant général de Doué."

     

    ***

     

       Le 4 thermidor an 2 (22 juillet 1794), il est encore question de la Fougereuse, de la part de Caffin :

         « Sortie concertée entre Caffin et Grignon pour se porter sur la Fougereuse où se retirent les brigands d’où ils envoyent des détachements pour égorger les patriotes et les empêcher de faire la récolte. » 

       SHD B 5/9-92

       SHD B 5/10-1, v. 19/26

     

       On sait que Grignon se plaint le 19 thermidor (6 août 1794) que des rassemblements de brigands l’inquiètent sans cesse depuis la Fougereuse, Saint-Clémentin et les Cerqueux.

       SHD B 5/10-1, v. 22/26

     

      Ruines du château de la Haye sur le cadastre de 1813 où se déroula le combat contre Grignon. On y voit également les restes du couvent :

     

    La Fougereuse....

     

     


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    Les Amis du Pont-Paillat à Boismé…

     

     

    Une météo médiocre était annoncée mais encore une fois, c’est une journée radieuse qui attendait les Amis du Pont-Paillat, à Boismé, en ce jour anniversaire de la mort du général Lescure. La sortie était animée par notre amie Angélique qui nous a prouvé à quel point elle connaissait bien son village et son histoire. Outre deux historiens amateurs de Boismé, messieurs Bodin et Hay, venus présenter les petits trésors du village et échanger avec les chercheurs de notre groupe, nous avons eu le plaisir d’accueillir quatre nouvelles têtes : le jeune Enzo, l’étudiante en Beaux Arts Constance, ainsi que Christelle et sa fille Hortense. Quelques uns s’étaient costumés : « L’abbé » Charles-Antoine, la « bonne du curé Victorine » alias Jacqueline et bien entendu le meunier « Goule de Farine » qu’il n’est plus utile de présenter.

    Le point de rendez-vous était fixé à 11 h 00 sur la place de l’église et nous commençâmes sans retard par la visite de la chapelle Notre-Dame de Bon Secours, nettoyée de fond en comble pour l’occasion par monsieur Bodin où Angélique nous rappela l’histoire de Jacques Maupillier, qui n’est pas, contrairement à ce que l’on croit souvent, un personnage de fiction de la Cinéscénie du Puy du Fou mais quelqu'un qui a bel et bien existé.

    Les Amis du Pont-Paillat à Boismé....

    S’en est suivi un passage dans l’église, qui recèle quelques petites curiosités, notamment des statues admirablement restaurées.

    Les Amis du Pont-Paillat à Boismé....

    Un petit passage à la fontaine de Saint Mérault et Il était déjà temps de se restaurer et nous partîmes pour les abords du plan d’eau de la commune. Un vaste préau nous permit d’être abrité des quelques gouttes qui tombèrent à ce moment-là. On notera les « œuvres d’art » taguées sur les murs qui ne nous dérangèrent nullement dans nos interminables conversations.

    Les Amis du Pont-Paillat à Boismé....

    Les Amis du Pont-Paillat à Boismé....

     

    Notre étape suivante nous conduisait au hameau des « Basses-Touches », dans une première maison, devenue grange, où Jacques Maupillier travailla comme journalier, puis devant une seconde, où il termina sa vie, chez son fils. Ces propriétés étant dans la famille d’Angélique depuis 1922, notre visite en fut grandement facilitée.

    Les Amis du Pont-Paillat à Boismé....

    Les Amis du Pont-Paillat à Boismé....

    Les Amis du Pont-Paillat à Boismé....

    Les Amis du Pont-Paillat à Boismé....

    Les Amis du Pont-Paillat à Boismé....

    Les Amis du Pont-Paillat à Boismé....

     

    Une petite marche d’un peu plus d’un kilomètre nous a conduit ensuite, sur l’ancien chemin de La Chapelle-Saint-Laurent, jusqu’à la croix de Michel Coutault, meunier assassiné par les républicains, en 1793, sous les yeux de son petit valet âgé de 12 ans. La croix fut déplacée en 1973 et nous dûmes avancer encore dans le chemin, sur les rives du Thouaret, afin de voir l’endroit exact où le malheureux fut enterré, à la lisière d’un champ, non loin de l’emplacement de son moulin aujourd’hui disparu.

    Les Amis du Pont-Paillat à Boismé....

    Les Amis du Pont-Paillat à Boismé....

    Les Amis du Pont-Paillat à Boismé....

    Les Amis du Pont-Paillat à Boismé....

    Les Amis du Pont-Paillat à Boismé....

    Ces choses vues, il fallut remonter le chemin et retrouver Nicolas qui arrivait tout juste, ayant travaillé jusqu’au petit matin (Eh oui, il en faut qui travaillent pour faire vivre les brasseurs de courants d’air dont la France est si richement dotée). Le rendez-vous suivant était pris à la croix du Souvenir Vendéen, posée à l’entrée de la célèbre charmille du château de Clisson, non loin des lieux où la marquise de La Rochejaquelein, alors encore épouse Lescure, fit ses premiers pas d’équitation. Angélique nous raconta alors une anecdote singulière à propos des arbres du parc à la suite de l’incendie du 2 juillet 1793, puis passa à une énigme concernant une probable fosse commune de l’autre côté de la route, de laquelle, un morceau de croix fut retiré il y a quelques années. Je profitais de ce moment, à la demande de l’un des participants pour rappeler la fameuse énigme de la sépulture de Lescure, qui n’en est plus une depuis déjà 50 ans...

     

     

    En ce jour anniversaire de sa mort, il semble que c’était là, le moment de parler de ses derniers moments, qui avaient tant désespéré son épouse,   au point de vouloir que son corps soit embaumé. Ceux qui étaient à la sortie connaissent aujourd’hui la suite. N’allez plus chercher ses ossements dans les caves de l’hôtel « Le Harivel » à Fougères, qui de toute manière n’existe plus.

    Les Amis du Pont-Paillat à Boismé....

     

    Au moment de reprendre les voitures, une averse arriva sur le bourg de Boismé. Qu’importe, nous étions déjà en route pour l’ancien prieuré et les moulins de Saint-Benoist de Clessé. C’est là, au pied du coteau et de ces « chirons » qui intriguaient tant Marie-Odile, que je me permis de rappeler le combat du 25 juillet 1794, contre une colonne bleue, sortie du camp de Chiché auquel participa le tervais Jacques Martineau. 

    Les Amis du Pont-Paillat à Boismé....

     

    C’était la fin de la sortie, le café et les gâteaux étaient servis chez Angélique. Vint le temps de se séparer, chacun retournant à son foyer. Mention spéciale à Bruno, venu d’Angoulême et qui retournait chez lui le soir même.

    Notre prochaine sortie aura lieu en décembre, en même temps que débute le temps des veillées chez les uns et les autres. Les « vraies veillées », où nous sommes en famille….

    RL

    Novembre 2017

     

     


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    Le château Puy Guyon (1ère partie)…

     

     

    De nos jours, il ne reste rien sinon le porche d’entrée, de ce château ayant appartenu à Louis-Marie de Lescure, à Cerizay. Si l’on se réfère à la sinistre légende de « La Gourre d’or », Guillaume Chabot, qui en est le seigneur, l’aurait cédé à Jean Moreau en 1275 (ou 1285 suivant les récits). Ce dernier aurait fait creuser la fameuse mine d’or maudite. C’est aussi l’un des seigneurs du lieu qui aurait ramené de Palestine un coussin ou « chevet » ayant appartenu à la Vierge et sur lequel l’enfant Jésus aurait dormi. On sait que cet objet fut donné par testament du 27 décembre 1373, par Pierre de Puyguyon à la chapelle de Beauchêne et sera détruit dans l’incendie de cette dernière, allumé par les protestants lors des Guerres de Religion.

    Le château, dont deux tours, à ce que l’on dit dataient du XV° siècle avait sans doute été remanié plusieurs fois comme l’atteste l’année 1721 sur l’une des pierres du porche d’entrée.

     

    On retrouve trace aux archives départementales de Vendée en cote B 248 (Justices inférieures d’Ancien Régime), le 18 juin 1757 d’une vente faite par « Jeanne Dugas, fille majeure, et Catherine Dugas, veuve de François Rambaud, tisserand, à Henriette Elisabeth de Granges de Surgères, veuve de Alphonse de Lescure, seigneur dudit lieu, demeurant en son château de Puy-Guyon (paroisse de Cerisay), de trois chambres basses et la moitié d’un jardin, à Beauchaigne, susdite paroisse, et plusieurs autres immeubles, moyennant diverses charges et conditions. »

    Le château de Puy Guyon....

     

    En 1785, le château du Grand-Appelvoisin, non loin de Beauchêne est agrégé à Puy Guyon. Puis, de part la succession de Louis-Marie de Lescure, Puy Guyon échoit à Anne-Angélique du Vergier de la Rochejaquelein, épouse de Marie-Joseph, marquis de Chauvelin, fille de la célèbre marquise. Le domaine se constitue alors des éléments suivants :

    Le château et ses réserves

    La métairie de Puyguyon

    La borderie de Bois-René

    La métairie de la Bernelière

    celle de la Godillière

    celle de la Pigerie

    celle de Bournigal

    celle de la Largère

    celle du Grand Appelvoisin

    celle du Petit Appelvoisin

     

    Comme on le sait, son fermier général à l' époque des Guerres de Vendée était Jean-Charles-Elie Bernard

     

    Le 7 octobre 1793, Puy Guyon sera incendié par Westermann en même temps que le château de la Forêt-sur-Sèvre. Le 25 janvier 1794, nouvel incendie et Grignon écrira à Turreau (Savary, tome III, p. 84) :

     

    « Hier, j’ai parcouru les environs de Cerizais ; j’ai fait brûler un château appartenant à Lescure et deux ou trois autres… »

     

    En 1809, le château accuse un état de semi-ruine comme en atteste le cadastre (bâtiments colorisés en jaune) :

    Le château de Puy Guyon....

     Aujourd'hui en vue aérienne, devenu exploitation agricole :

    Le château de Puy Guyon....

     

     

    Le porche d’entrée : 

    Le château de Puy Guyon.... 

    Le château de Puy Guyon....

    Le château de Puy Guyon....

     

    En 1815, Puy Guyon servira de point de ralliement pour les chefs Vendéens et Louis de la Rochejaquelein.

    Bien plus tard une curieuse annonce de vente se retrouve dans le journal « Le Constitutionnel » du 14 juin 1864 :

     

    Le château de Puy Guyon....

     

    La dernière tour encore debout s’écroula au cours de l’année 1914 et les agriculteurs de la ferme découvrirent plus tard, au cours de travaux, le pavage d’une salle et des écuelles de poterie fleuries. Un souterrain refuge partait de l’arrière du château en direction du « Bois-Frotté », j’avais eu l’occasion d’y entrer en 1982. Le boyau était en partie bouché par divers objets et des bidons d’huile en interdisaient l’accès, du moins aux humains, car une nuée de chauve-souris avait jaillie du fond de l’obscurité.

    A suivre ici.

     

     

    RL

    Novembre 2017

      


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  • La tombe Coudrin dans la Nouvelle République....


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