•                   Cholet, le 1er jour complémentaire de l'an 7... 

           

     

     

    Louis Ganault,un bleu de Cholet....Un ''bon patriote'' âgé de vingt deux ans, Louis Ganault, sous-lieutenant de la Colonne Mobile de Cholet, est abattu à la Caillère, commune de Cholet par des combattants royalistes. Fils d'un sympathisant des Colonnes Infernales, il est tué d'une balle en pleine poitrine, le premier jour complémentaire de l'an 7 (17 septembre 1799).

     

      « Les pères ont mangé des raisins verts, et les dents des enfants en ont été agacées »... 

     

      François Ganault, âgé de 51 ans, marié à Angers, ''bourgeois'' de Cholet, fait partie de la bourgeoisie ''bleue'' de cette ville.

      « Le ''Bleu'' de Cholet est, en 1793 un homme sinon instruit, du moins alphabétisé, dans la force de l'âge et établi. Il appartient, le plus souvent à la bourgeoisie toilière, moins fréquemment aux cercles de la basoche et du prétoire.

    Les ''Bleus'' de Cholet, constituent en l'an 1, un milieu urbain élitaire, économiquement et socialement privilégié, fermé aux couches les plus modestes et fortement structuré par la parenté et les alliances.»

    Bien entendu, les ''Affiches d'Angers'' (officine de la propagande républicaine) vont se faire l'écho de ce fait divers avec leur mauvaise foi habituelle et leur détestable esprit partisan.

     

      « Angers, 6e jour complémentaire.

     

      Le 1er complémentaire à une heure de l'après-midi, deux brigands en armes entrèrent dans la maison de la Caillère*, à cent pas de Cholet, où se trouvait le citoyen Gasnaut, fils, de Cholet. Dès qu'il les aperçut, il voulu les faire sortir, mais il était sans armes ; l'un d'eux lui tira un coup de fusil à bout portant dans la poitrine, dont il est mort sur le champ entre les bras de son père et de sa mère présens à cette scène horrible. Les deux scélérats se retirèrent ensuite du côté de Latouche-Aubert et rejoignirent leur bande qui les y attendait ; il paraît qu'ils savaient que ce citoyen était là, et qu'ils étaient venus exprès pour l'assassiner ; c'était l'un des braves qui se sont distingués à l'affaire du 18 fructidor à Saint-Macaire.

      Ce crime horrible a jetté l'épouvante dans Cholet, et chacun prend des précautions pour se préserver de pareil attentats. Voilà cependant quels sont les défenseurs de l'autel et du trône ; c'est à de pareils traits qu'on reconnaît les royalistes, ab uno dice omnes - Ces scélérats n'ont pu vaincre les républicains, ils les assassinent en détail !

      Républicains, telles sont les destinées qui vous attendent, si la république ne triomphe pas ; vous voyez comme les brigands préludent, par des assassinats partiels, au massacre général de tout ce qui a été patriote ; serrez-vous, il est tems encore d'éviter de si grands malheurs. »

    Louis Ganault,un bleu de Cholet....

     

     

    * Hôtel particulier au Sud de Cholet (actuellement rue de la Caillère à Cholet).

     

      La République, représentée par le Directoire, oublie les mesures qu'elle vient de prendre vis à vis des Vendéens, méthode habituelle de passer sous silence ses mauvaises actions ; ''on ne nous dit pas tout'', méthode toujours d'actualité.

     

      En effet, « Le Directoire craint que la Vendée, appuyée sur les mécontents de plusieurs provinces, n'allât déployer des forces considérables et renouveler ses anciens combats d'autrefois. Cette crainte, jointe aux embarras sérieux que la chouannerie d'outre-Loire lui suscitait dans le moment, le mit de nouveau en fureur ; il décréta contre elle des mesures rigoureuses, ordonna des visites domiciliaires dans toutes les paroisses pour arrêter les suspects et exiger de tous les habitants le serment d'une haine irréconciliable à la royauté. Mais ces visites qui fournirent à ses satellites l'occasion d'arrêter des vieillards, des infirmes, ne firent comme toujours, qu'augmenter le nombre des révoltés. Le serment ne fut prêté que par ses adhérents et ne produisit aucun effet pour sa cause. Ces moyens politiques n'ayant amené aucun résultat, le Directoire recouru à des procédés encore plus iniques et repoussés par tout homme qui se respecte.

      Comme les nobles et les Emigrés, surtout étaient à ses yeux les promoteurs des soulèvements, il voulut les déconsidérer dans l'esprit des paysans, dans la persuasion que cette déconsidération une fois obtenue, l'insurrection n'aurait plus d'appui et serait facilement anéantie. C'était infâme, mais tout est bon à qui n'a plus de principes et a le triste courage de son déshonneur. En conséquence de cette hideuse résolution, des bandes d'espions furent organisées et envoyées dans la Vendée comme en Bretagne. On tira des prisons ce personnel d'un nouveau genre, et il eut pour mot d'ordre de jouer le rôle d'Emigrés et d'officiers royalistes, et sous ce faux nom de se permettre toutes sortes d'excès. Ces misérables devaient surtout exciter au pillage et au meurtre des Patriotes. Ils ne manquèrent pas à leur horrible mission ; Ils commirent un grands nombre de crimes. »

     

     

      Revenons donc à l'affaire qui nous intéresse :

     

      «  M. Gasneau de Cholet, républicain exalté, était signalé aux Royalistes comme un ennemi qui leur avait fait beaucoup de mal ; il habitait la Caillère (en ce moment il n'y avait que peu d'habitants dans Cholet).  Une bande d'enfants perdus, de Royalistes excités sans doute par ces faux Emigrés, résolut de le tuer ; ils tirèrent au sort ceux qui rempliraient cette affreuse fonction ; deux ou trois furent désignés ; ils se présentent à la Caillère et frappent à la porte. M. Gasneau, qui ne se doutait de rien, vint lui-même leur ouvrir, mais à peine a-t-il aperçu les hommes qu'il s'écrie : « Je suis perdu ! » Ils ne lui laissent pas le temps d'en dire d'avantage ; ils l'étendent mort d'un coup de pistolet tiré à bout portant et prennent la fuite avant qu'on ait le temps de les poursuivre. Ce fait causa une grande émotion dans la ville. La garde nationale battit tout le pays sans trouver les meurtriers, et à leur défaut, elle s'empara d'un excellent homme nommé Lefort, âgé de vingt et quelques années, qui habitait le Puy-Saint-Bonnet, l'amena à Cholet, et le fusilla sans pitié ni justice, à la porte de la Caillère : son cadavre resta longtemps exposé dans la rue aux outrages des passants, et un Choletais, nommé Barbier, s'acharna à lui écraser la tête avec un pavé. »

     

      Voici l'acte de décès de Louis Ganault :

     

      « Le trois vendémiaire an huit de la république française par devant moi Joseph-Jean-Louis Roquet, officier public, sont comparus à la maison commune de Cholet Marie-Prospert Doué de Denis Hobocq officier de santé ; lesquels m'ont déclaré que Louis Ganault âgé de vingt deux ans, né et domicilié à Cholet, fils de François-Louis Ganault, propriétaire et de Louise Tocquet son épouse, a été tué (rayé) est mort le premier vendémiaire (rayé) complémentaire an sept à la maison paternelle. D'après cette déclaration que les témoins ont certifié conforme à la vérité (pas tout à fait puisqu'on passe sous silence son assassinat en rayant le fait qu'il a été tué), je me suis transporté au domicile du citoyen François-Louis Ganault père, me suis assuré du décès de Louis Ganault fils, et j'en ai rédigé le présent acte que les dits Doué et Hobocq ont signé avec moi, en entre ligne Louis, fait à la maison commune de Cholet les jour mois et an ci-dessus (deux mots rayés). »

     

    signé : Rocquet – Doué – Hobocq.

     

     

      Voici l'extrait d'une lettre du général Delaage, commandant la rive gauche de la Loire – Elle est datée du 8 vendémiaire an 8 (30 septembre 1799) et libellée comme suit : « A la Séguinière, nous avons pris un des assassins de Ganaut, sous-lieutenant de la colonne mobile de Cholet, et son cheval ».

     

      François-Louis Ganault (père), né à Cholet, époux de Jeanne-Louise Tocqué, propriétaire, est décédé à Cholet le 15 mars 1808 à 10 heures du soir à la Caillère à l'âge de 66 ans. (Décès Cholet, vue n°73/144).

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés.  Registres d'état civil de Cholet – Les Affiches d'Angers Primedi 1er Vendémiaire n°1er an 8 de la République, vue n°1/31 et nonidi 19 vendémiaire n°10 an 8 de la République vue n°19/31 -  Les ''Bleus'' de Cholet en 1793, Jean-Joseph Chevalier, Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest, année 1992, volume 59 n°4 pages 351 à 369 – Histoire de la Guerre de la Vendée – Abbé Deniau, Tome V, pages 784 et 785 - Photo de l'auteur. 

                                                             

     

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Le prieuré de Primart…

     

     

    On pourra me reprocher de piller souvent les notes de l’abbé Michaud (1859-1941), mais il est toujours délicieux de se replonger dans ce travail de fourmi qui fut le sien. C’est ainsi que l’on verra l’histoire d’un lieu totalement méconnu de Saint-Clémentin se faire jour sous sa plume. Bonne lecture !

     

    RL

    Avril 2017

     

     

     

    Gaufridus de Premart est désigné comme témoin dans un acte de 1140 concernant Saint-Clémentin. La chapelle sainte Marie de Primart est citée dans la bulle du 5 des calendes de janvier 1186 (28 décembre) par laquelle le pape Urbain III confirme à Manier, alors abbé de St-Florent, et à ses religieux la possession de diverses églises : cum capellis… sancte Marie de Premart (1). Cette chapelle devint le centre d’un petit prieuré dont la dotation fut faite par la famille de Sanzay. Les Sanzay prétendaient être les fondateurs de ce prieuré de St-Clémentin dès le XI° siècle ; à cette époque Yvon de Sanzay et sa femme Hélène de Parthenay l’auraient établi à la Roche-aux-Moines ; plus tard, il aurait été transféré à la chapelle Sainte-Marie de Primart. Ce prieuré fut attaché à l’abbaye de Saint-Léonard de Ferrières à Bouillé-Loretz. Dans les hommages que rend aux seigneurs de Sanzay l’abbé de Ferrières, ce dernier reconnaît en raison de son abbaye et de la chapelle de fondation de Primart devoir service régulier en la dite abbaye avec 12 religieux et une messe du Saint-Esprit à la venue des seigneurs et dames de Sanzay et une messe des Trépassés à chacun de leurs décès pour toutes charges et devoirs (2). L’aveu rendu à Henri IV par René de Sanzay le 23 septembre 1590 rappelle que le « membre de l’abbaye de Ferrières nommé Primart sis et situé en la paroisse de St-Clémentin relève des seigneurs de Sanzay à foy et hommage lige (3).

    Le jour de la Saint-Marc 1467 (jour où il y avait solennité dans la chapelle de Primart) un différend s’éleva entre Loys de la Chapelle prieur de St-Clémentin et l’abbé de Ferrières, Jean I du Chatel, au sujet des offrandes et chandelles offertes chaque jour, des dîmes et prémices offertes à l’église de Primart. Un accord intervint moyennement une rente de froment et de seigle au profit du prieur de St-Clémentin qui renonça à ses droits (4). Un acte de 1572 désigne ce prieuré sous le nom de St-Marc de Primart.

    Le prieuré de Primart fut ruiné par les guerres du XVI° siècle. Jacques, premier évêque de la Rochelle, visitant la paroisse de Saint-Clémentin, le 25 juin 1651, enjoinct au prieur de Primart de faire réparer la chapelle du dit lieu et la mettre en estat que le service sy puisse faire avec décence, ensemble dy fournir les ornements nécessaires pour dire la messe ; ordonne qu’il y sera dit, suivant l’information qu’il en a faite du service qui s’y doit, deux messes par semaine, l’une le dimanche comme messe matutinale pour la commodité des voisins et l’autre à pareille heure le samedy de chaque semaine s’il n’y a feste en icelle, auquel cas la dite messe sera dite au dit jour de feste (5). Le 6 février 1658, une plainte est porté contre le prieur de Pirmart pour n’avoir ni cloche, ni clocher, ni réparer et orner la dite chapelle ; il n’y fait dire aucune messe et l’autel est « sans figure ». Dans l’assemblée de paroisse du 23 juin 1658, les habitants déclarent que les messes ne se disent pas les dimanches et samedis et que le chapelain prend sa commodité sans considérer celle des paroissiens. Par sentence du 19 août 1659 le Présidial de Poitiers ordonne au titulaire de Primart de faire le service obligé, faute de quoi l’évêque de la Rochelle établira un prêtre qui sera payé sur les revenus du bénéfice.

    Le Pouillé de Gervais Alliot (1648) rappelle que le patron de Primart est l’abbé de Ferrières et que le revenu du prieuré se monte à 400 livres. D’après la visite de Mgr. de Menou, en 1739, le prieuré, à la présentation de l’abbé de Ferrières, était affermé 300 livres. Le feudiste Moisgars met en 1779 le prieuré de Primart à la présentation de l’Eglise de Nantes (6).

    La Révolution donna le coup de mort au prieuré ; l’Etat s’empara de ses biens. Frère Pierre Trolant, prieur de Primart en 1468 ; Etienne Marin 1572 ; René, Jacques Chiron, prieur de Primart en 1658 ; Pierre du Verger, religieux profès de l’abbaye de Chambon, prieur de Primart en 1674 (7), il fit faire de grosses réparations à la chapelle en 1675 ; M. de Verberie était titulaire du prieuré en 1739, Charles de Verbery était un religieux de Ferrières. Prémart, situé sur la voie d’Angers à Saintes, peut avoir pour origine étymologique un lieu consacré à Mars ; Prémart viendrait de Pratum Martis.

     

    Abbé Michaud

     

     

    Notes :

    (1)  Arch. Hist. du Poitou, II.

    (2)  Bibl. de la Ville de Niort. Papiers de la Fontenelle, carton 37.

    (3)  Arch. Dép. de la Vienne, C. 338, rég. 13.

    (4)  Arch. dép. du Maine-et-Loire. Dom Luynes. Hist. manus… de St-Florent de Saumur, folio 307 et seq.

    (5)  Archives du château de St-Clémentin.

    (6)  Affiches du Poitou, 1779,4.

             (7)  Etude de Me Argenton. Minutes de 1674, acte du 3 novembre.

     

    Le prieuré de Primart....

     

        Le prieuré de Primart en vue aérienne Géoportail…

    Le prieuré de Primart....

     

        Et sur la matrice cadastrale de 1813 :

    Le prieuré de Primart....


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  •                 Saint-Lambert-du-Lattay, le 10 fructidor an 7...

     

     

        

        

     
    Saint-Lambert-du-Lattay, 1799.... Deux ''bons patriotes'', deux sinistres dénonciateurs de la Commune de Saint-Lambert-du-Lattay sont abattus au village du Plessis dans la soirée du 10 fructidor de l'an 7, le mardi 27 août 1799, par huit combattants royalistes. Les affiches d'Angers ne manqueront pas de s'en faire l'écho avec l'esprit partisan et la mauvaise foi habituels ; en oubliant bien entendu, les exactions des Colonnes Infernales.

      En 1790 la population de Saint-Lambert était de 1130 habitants et en 1796  de 400 habitants seulement...

     

    Angers, 13 fructidor.

     

      « Auparavant d'annoncer l'assassinat commis sur les citoyens Hudault, notaire, et Gaultier, m.d tanneur, demeurant commune de Lambert-du-Lattay, sur la rive gauche de la Loire, nous avons cru devoir nous instruire de la vérité de ce cruel événement.

      Le 10 de ce mois, huit individus armés se présentèrent, sous le nom de colonne mobile, dans la commune de Lambert-du-Lattay. Divisés en deux bandes, quatre entrèrent chez le cit. Hudault, ancien commissaire du directoire ; les quatre autres, chez le cit. Gaultier, m.d tanneur. Ils reçurent dans ces deux maisons un accueil fraternel, en raison de ce qu'ils s'étaient annoncés faire partie de la colonne mobile. Mais bientôt ils se firent connaître ; impatiens de commettre le crime, ils saisirent leurs hôtes, les arrachèrent à leurs familles, et les massacrèrent presque sous les yeux de leurs femmes et de leurs enfants....

      Est-il d'expression assez forte pour peindre l'horreur d'une telle action ! Tout être pensant a voué à l'exécration le système de terreur et ses partisans ; la constitution protège les personnes et les propriétés. Quel contraste avec ceux qui se disent les défenseurs de la religion, de la royauté ! Au nom de l'évangile, au nom de Louis XVIII, ils égorgent des pères de famille, et s'abreuvent de leur sang. L'humanité, ce qu'il y a de plus sacré sur la terre, l'humanité n'est chez les révoltés qu'un mot vide de sens, qu'une faiblesse ; enfin il leur faut du sang...... Ils oublient même que leurs voisins, leurs parents, leurs amis, des personnes mêmes innocentes, peuvent devenir responsables de leurs attentats.... qu'ils sont leurs propres victimes. Il est un terme à tout. La justice nationale gémit de n'être pas satisfaite ; et si les événemens de l'extérieur ont pu occasionner dans le sein de la république de nouveaux crimes, les mêmes causes nous fournissent le moyen de les punir, en facilitant au gouvernement l'envoi de troupes dans nos contrées. »

     

      Un procès Verbal suivi des actes de décès sont rédigés par Barthélémy-Marie Andouin, adjoint municipal de la commune.

     

      « Aujourd'hui onze fructidor an sept de la République Française, à quatre heures du matin.

      Les soussignés et plusieurs qui ont déclarés ne le savoir signer, habitant la commune de Saint Lambert du Latay se sont transporté au village du Plessis d'où ils ont entendus trois coups de fusil, hier au soir sur les neuf ou dix heures, lesquels ils ont pensé avoir été lâchés sur les citoyens Hudault et Gautier tanneur, le premier agent, le dernier ancien maire de la dite commune. Quels chouans se disant colonne mobile avaient pris il y avait environ un quart d'heure, dans leurs maisons les dits habitants, arrivés à un carrefour près le dit village du Plessis ont reconnu les citoyens Hudault et Gautier, le premier atteint à la tête d'un coup de feu qui lui a brûlé sa chemise et auquel ils ont ôté son chapeau, sa culote et ses souliers ; le second également atteint à la tête d'un coup de feu et d'un autre dans les reins, et auquel ils ont ôté ses souliers ; de tout quoi ils ont rédigé le présent procès-verbal. Les chouans ont entré sur plusieurs points ont demandé s'il n'y avait pas de troupe, sont portés, les uns chez Gautier, les autres chez Hudault, le tout en moins d'un quart d'heure. »

     

    Signé Andouin et consorts.

     

      « René-Jean Hudault, notaire :

     

    Aujourd'hui onze fructidor de l'an sept de la république devant moi Barthélémi-Marie Andouin adjoint municipal de la commune de St lambert du Latay ; sont comparus les citoyens Jacques Gaultier cultivateur et Claude Mauriceau aussi cultivateur tous domiciliés de cette commune ; les quels m'ont déclaré que le citoyen René-jean Hudault notaire public et agent municipal de St Lambert a été assassiné hier, neuf heures du soir, laquelle déclaration étant appuyée d'un procès-verbal dûement en forme qui constate l'assassinat commis sur la personne dudit Hudault. J'ai rédigé le présent acte que les témoins ont signés. »

     

    signé : Claude Mauriceau, J Gaultier et Andouin adj municipal. »

     

     

      René-Jean Hudault est né le 29 octobre 1753 à Chouzé-sur-Loire, marié le 24 novembre 1795 à Faye-d'Anjou avec Perrine Lucas, née le 3 avril 1762 à Saint-Lambert. Ancien Commissaire du Directoire et notaire public et aussi.... ''dénonciateur public''.

     

      René Gaultier, maire de Saint-Lambert en l'an 2, à ne pas confondre avec Jacques Gautier, maire en 1789 et 1791. René Gautier est qualifié de boucher-tanneur.

      Il s'agit peut-être de René Gaultier, né le 9 janvier 1760 à Saint-Lambert ; marié le 20 janvier 1784 à Saint-Lambert avec Mathurine Bordreau-Bordereau et domicilié au village du Layon près du village du Plessis. De cette union sont issus :

     

    1° Mathurine Gaultier, née le 26 février 1786 à St Lambert.

    2° Jeanne Gaultier, née le 9 septembre 1788 à St Lambert.

      Mais ce René Gaultier est qualifié de journalier ou de vigneron. Aucun acte ne précise la qualité supplémentaire de tanneur ou de boucher. Voici son acte de décès :

     

      «  René Gaultier -taneur.

      Aujourd'hui onze fructidor de l'an sept de la république, devant moi, Barthélémi-MarieAndouin, adjoint municipal de la commune de St Lambert du Latay sont comparus les citoyens Jacques Gaultier et Claude Mauriceau tous deux cultivateurs domiciliés en cette commune  ; lesquels m'ont déclaré que le citoyen René Gaultier taneur et ancien maire du dit Saint Lambert a été assassiné hier neuf heures du soir laquelle déclaration étant appuyée d'un procès-verbal dûement en forme qui constate l'assassinat commis sur la personne dudit Gaultier. J'ai rédigé le présent acte que les témoins ont signés. »

     

    signé : Claude Mauriceau – J. Gaultier, Andouin maire.

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés. Les Affiches d'Angers, quartidi 14 fructidor (n°172) - an 7 de la République – vue n°13/31 - Registres d'état civil de la commune de Saint-Lambert-du-Lattay, décès vues 113,114/124 et de Faye d'Anjou mariages 1795 - Cadastre de 1824 A (unique) du Plessis (village du Layon et du Plessis) -  Photo de l'auteur,  

                                                              

     

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 

     

     

    Saint-Lambert-du-Lattay, 1799....

     

     

    Ces deux patauds ont été tués près de cette croix. 

    Saint-Lambert-du-Lattay, 1799....

     


       À noter que ce sont eux qui vinrent à la rencontre de la colonne de Cordelier, quand celle-ci s'approcha de Saint-Lambert-du-Lattay, le 23 janvier 1794. Malgré leurs suppliques, les soldats républicains dévastèrent la commune

     

    Nicolas Delahaye 


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  • Le château de Pugny…

     

    Communiqué de M. Eric Bonneau, propriétaire du château de Pugny :

     

     

    Créée il y a un peu plus d'un an l'association des Amis du château de Pugny a déjà à son actif un gros travail de recherche sur l'histoire du château et de ses habitants.

    Elle a permis grâce à ses adhérents et ses bénévoles de mettre en valeur le patrimoine architectural du château, en particulier le nettoyage des bâtiments existants, la mise au jour des anciens égouts, le dégagement de l'ancienne muraille et de la tour Est.

    Elle a permis également l'organisation de rencontres historiques et de visites.

    Les projets à venir cette année sont la rénovation de la toiture d'un des bâtiments pour l'accueil du spectacle fin août organisé par la commune de Pugny, l'accessibilité du second niveau des caves, la mise au jour du sommet de la tour Est, ainsi que la préparation des journées du patrimoine 2017.

     

    Pour rappel les statuts de l'association prévoient :

     

    L’association les Amis du Château de PUGNY (ACP) réunissant tous ses amoureux, protecteurs et défenseurs, a pour buts :
    • Faire découvrir au public le château et son histoire en y organisant des visites guidées
    • Faire œuvre «d’historien » en recherchant tous documents ayant trait à l’histoire du Château et à l’histoire des personnes y ayant vécu
    • Animer ces lieux et y organiser toutes sortes de manifestations culturelles, festives, touristiques et sportives
    • Contribuer et participer à la restauration des bâtiments existants
    • Reconstruire le bâtiment (habitation des propriétaires) tels qu’ils étaient au 18° siècle.
    • Contribuer et participer à la restauration et à l’aménagement du Bâtiment dit «les communs » pour en faire, notamment, une salle d’expositions temporaires
    • Reconstruire le donjon et le pigeonnier.
    • Participer à la découverte et à la mise à jour des caves et souterrains du Château
    • Et plus généralement agir pour la sauvegarde, la mise en valeur, la promotion et le rayonnement du château de Pugny et du patrimoine architectural qu’il représente.
     



     

     

    Adhérer ou faire un don à l’ A.C.P: 

    Adhésion simple : 10 euros/an 

    Adhésion étudiant ou – 25 ans : 5 euros/an 

    Donateur bienfaiteur : 20 euros ou plus 

     Contact de l’Association :                                                 

    A.C.P 

    Château de Pugny 

    79320 PUGNY 

    M BONNEAU Eric (Président) :  

    Tel : 05.17.31.62.14 / 06.35.36.83.33 

    Mail : ericniger@yahoo.fr                   

     

     

    Le château de Pugny....

     

     


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    Une nouvelle association pour la Durbelière…

     

     

    Le projet mijotait depuis juillet 2016, issu de la volonté de M. Yves Chouteau, maire délégué de Saint-Aubin-de-Baubigné et de Laurent Marolleau, nouveau et dynamique président de cette association qui est officiellement née aujourd’hui, après plusieurs réunions et débats. Forte de 25 membres pour l’instant, l’association aura pour buts l’entretien, la sauvegarde et la mise en valeur du célèbre château de la Durbelière. Plusieurs personnalités locales ont apporté leur soutien à ce projet, tels M. Robin, vice-président de l’Agglo2b. Une première animation sur le site aura lieu le 29 août 2017 et dont le programme ne tardera pas à être dévoilé. Les journées du patrimoine verront également proposer diverses visites et activités.

    Le tarif de l’adhésion est fixé à 10 € par an et les bulletins sont à renvoyer à la mairie : Mairie de Saint-Aubin-de-Baubigné, Place de la Roche, 79700 SAINT-AUBIN-DE-BAUBIGNE. On peut également contacter M. Marolleau, le président au 06 74 85 62 58.

     

    RL

    Avril 2017

     

    Une nouvelle association pour la Durbelière....

     

     

     


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