• Communiqué des Coeurs de Chouans....


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    La presse en parle…

     

     

    Après le Courrier de l’Ouest du 31 août, repris par Nicolas ici, voici l’article du jour de la Nouvelle République :

     

    La presse en parle....


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    250 personnes à la Durbelière…

     

     

    La jeune association de la Durbelière vient de connaître un très vif succès pour sa première manifestation. Un peu plus de 200 personnes auxquelles on peut ajouter une quarantaine de bénévoles en costumes d’époque. Il était un peu plus de 18 h 00 lorsque les festivités commencèrent mardi soir 29 août pour une soirée de reconstitution historique sur le thème de Henri de La Rochejaquelein et des Guerres de Vendée. Le premier groupe, d’une soixantaine de personnes, guidées par Pierre Gréau, vice-président du Souvenir Vendéen partait déjà vers le célèbre château, lorsque votre serviteur arriva pour saluer et guider le second groupe, composé de près de 120 participants. Une visite rapide sur les tombeaux de la famille La Rochejaquelein dans l’église avec une petite conférence sur le début des Guerres de Vendée dans le Nord des Deux-Sèvres et il était déjà grand temps d’assister aux spectacles proposés par les bénévoles, accourus de toute la Vendée Militaire et de bien d’autres régions.

    C’est ainsi que le public put assister au tirage au sort qui déclencha la guerre civile, au milieu des cris et d’un début de bagarre, heureusement pour de faux (sans jeu de mot…). Une fois les « bleus » dispersés, la maison du Rabot, propriété d’ Anne-Henriette du Vergier de La Rochejaquelein, tante de Henri fut présentée au public en quelques mots. La nombreuse assistance prit ensuite un antique chemin menant aux ruines romantiques de la Durbelière non sans quelques surprises le long du parcours. Un petit groupe de brodeuses était là, se racontant des histoires du pays, tout en préparant les scapulaires qui allaient orner la tenue du mari, du fils ou du frère. Puis on marcha encore, avant cette fois de tomber de manière impromptue sur une messe clandestine en pleine campagne. Le sermon du curé impressionna beaucoup, puis le Salve Regina donna enfin le signal de l’arrivée dans la cour du château. Ici, tandis que se jouait une reconstitution de chirurgie sur de pauvres blessés pour le premier groupe, nous assistions aux manifestations de mécontentement de Vendéens plus vrais que nature contre le « nouveau régime ».

    Nous attendions tous « Monsieur Henri », qui se laissait désirer, tout en papotant de tous côtés avec bien des figures connues dans le petit monde vendéen aussi bien qu’avec des personnes simplement désireuses que l’on réponde à leurs nombreuses questions. Enfin, l’enfant du pays apparut et, après avoir accepté les sollicitations des paysans de Saint-Aubin et des Aubiers, il lâcha sa célèbre tirade : « Si j’avance, suivez-moi, si je recule, tuez-moi, si je meurs, vengez-moi ! », avant de partir bride abattue et sabre au clair, suivi de plusieurs cavaliers et paysans en sabots.

    Après cette soirée mémorable, ce fut le tour des remerciements. Les fondateurs de l’association, Laurent Marolleau, président, et Yves Chouteau, maire de Saint-Aubin-de-Baubigné, accompagnés de Pierre-Yves Marolleau, maire de Mauléon et de Philippe Robin, vice-président de l’Agglomération du Bocage Bressuirais firent chacun un petit discours de remerciements, tous un peu abasourdis par l’engouement suscité par cette sortie.

    Qui a dit que les choses ne bougeaient pas dans le Nord des Deux-Sèvres pour le patrimoine et l’histoire ? En tout cas, si on l’a dit, les choses sont en train de changer avec des gens conscients de la richesse de la région dans le domaine culturel.

    Pour autant cette sortie n’aurait pu être aussi réussie sans le concours des très nombreux bénévoles assurant l’animation. De Arnaud, (alias Armand Bérart, de son nom de romancier) qui a écrit et mis en scène les spectacles mais aussi secrétaire de l’association, à tous ceux qui ont mis la main à la pâte en se costumant, en rameutant sur les réseaux sociaux, ou en affinant chaque détail de cette superbe sortie, ce sont les plus vifs mercis qui vous sont adressés. Des mercis qui vont également en première ligne aux associations vendéennes et de reconstitution historique qui n’ont pas hésité à répondre présent, avec plusieurs centaines de kilomètres parcourus pour certains. Citons, bien entendu le « Souvenir Vendéen », pour l’aide précieuse de Pierre Gréau et de Nicolas Delahaye, « La Troupe des Cœurs de Chouans », « Les Chasseurs de Stofflet », nos chers « Amis du Pont-Paillat » et tous ceux « blancs » ou « bleus » qui ont bien voulu participer et montrer leurs talents. Rien ne vaut et ne vaudra jamais l’amitié entre les hommes pour faire des merveilles…

    RL

    Septembre 2017

     

     

    De nombreuses photos ont déjà été partagées sur Facebook, par  Nicolas sur son blog « Vendéens et Chouans », et sont encore à venir sur le site Internet de « La  Durbelière ».

     

    En attendant voici une vidéo de « La Maraîchine Normande »…

     

    … Et une autre de Franck le Chouan :

     

     

     


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    Communiqué de l’association « La Durbelière »…

     

    La Durbelière.....


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    Interrogatoires et rapports divers…

     

     

    Issus des archives militaires : SHD B 5/10-1.

    J’ai cette fois-ci conservé la majeure partie de l’orthographe ainsi que les noms de lieux assez curieux pour certains. Certaines informations demeurent toutefois des plus intéressantes sur la vie des combattants Vendéens.

    RL

    Août 2017

     

     

       « Déclaration du nommé Henri Brouet, brigand, natif de St Lambert âgé de 14 ans, faite le 27 prairial. (15 juin 1794)

     Dans un arrondissement du pays rebelle qui comprend les communes de St Aubin, Chanteloup,  St Laurent de la Plaine, Nivi, Jallais, Chemillé, Lajumellière, St Lembert.

       Il ne s’est encore fait aucun rassemblement général dont le nombre peut atteindre 1500 hommes capable de porter les armes, Stofflet établi à Ysernai avec son armée n’a avec cette partie, que des relations indirectes et peu fréquentes, il envoie quelque fois des ordonnances dans les différentes communes, pour requérir des voitures et des chevaux que le plus souvent on lui refuse ;  mais, il n’a poin encore requis les hommes pour faire partie de son armée, et il est vraisemblable que lorsque des communes se rassemblent, elle se donneront un chef particulier don le choix parois se diriger sur un nommé Cady chrirurgien de St Laurent comme le plus capable.

       Jusqu’ici chaque commune a fait un service indépendant l’une de l’autre, les postes les mieux gardés sont le pont Barré et de Bazillon, le 1er est composé de 20 hommes et le second de 10.

       L’état précaire, dans lequel vivent les habitants, qui peuvent être pris des deux côtés, les avait porté à se réunir le 22 prairial à St Aubin, mais l’approche de la colonne commandée par Cambray les fit renoncer à leur projet, leur dessein étoit d’attaquer nos postes de Thouarcé et autres sur le Layon, se répandre dans la forêt de Brissac, se procurer du sel, dont ils manquent absolument, du tabac et des munitions. Jusqu’ici ils s’en sont procuré et continuent à s’en procurer par le moyen des femmes qui se répandent dans le voisinage, avec de vieux ou de fau passeports. Les femmes de beaulieu, suivant le rapport du nommé Henri Brouet, se prêtent à ce manège, leur position près du Layon favorise infiniment leur démarches. Si toute cette population en état d’agir étoit réunie, la tête de la colonne pouroit avoir environ 400 fusils, partie de calibre, partie de chasse, mais ils ont très peu de cartouches, et c’est à leur…en procurer que s’exercent surtout les femmes qui communiquent froduleusement au dehors. Beaucoup se dirigent souvent vers les Ponts de Cé, d’où elles en apportent quelques unes.

       Sur la hauteur de Beaulieu, ils étoit établi un poste surveillant cette communication deviendroi impossible. C’est tous au plus s’il existe dans cette partie de quoi composer 50 hommes de cavalerie. Ils ont abondament de grains et des moulins suffisants.

       Beaucoup de hameaux et de granges ont échappé à l’incendie, et les habitans vacquent à leurs travaux munis de fusils, beaucoup couchent la nuit dans les champs crainte d’être surpris.

      La situation négligée, dans laquelle vivent les habitans de cette partie du pays rebelle, est une preuve qu’ils sont plus dominés par la crainte que par la confiance de pouvoir échapper aux coups républicains. Les hommes qui commandent ces communes sont plus ardents ; Stofflet ne les a jamais compris dans ses mouvements et si une colonne peu nombreuse des républicains y enrtoit par le Pont barré, les habitans seroient facilement exterminés, les vilages brulés, et il seroit extrait une immencité de subistances qui jusqu’ici sont restées intactes.

       Pour copie conforme, les généraux divisionnaires signé Grignon, Caffin.

     

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       PV autre rapport fait le 28 par les mêmes.

      Les brigands ont à St Denis du savon, du sel du tabac pour leur provision que leurs produisent les habitants du Marais. Ils se rassemblent en ce momen à deux endroits différents qui sont Jalais et izernay dans le bourg même.

       Ils n’on d’autres mot de ralliment, que, (qui vive Royaliste et vive le Roy) et qu’il n’y a pas d’autre moyen pour les prendre la nuit.

       Il y’a dans la forest de Vezin, proche l’hôpital, une grande quantité de bœufs, vaches et autres viandes de toute essence.

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       Le document suivant est cité par Savary (tome IV p. 560) mais ne le cite qu’en partie.

       Déclaration d’Alexis Plan, place de Vezin faite le 27 prairial.

       Berard est à Jalais avec 6. à 700 hommes armés de piques et va du côté de Beaupreau.

      Loiseau commande la cavalerie de Stofflet, composée de 50. à 60. hommes, Marigné habite Cerizai avec 6000. hommes don un tiers armés et trente chasseurs à cheval.

      Charette habite les 4 chemins, son armée y comprise celle de Sapino, est à peu près de 10,000 hommes dons les trois quarts son armés, et au moins 200. hommes de cavalerie.

       Stofflet tire ses vivres du côté de la Fougereuse et St Aubin ils vons eux même chercher le sel, le tabac et les vivres aux Aubiers et tirent leurs fourages de Vezin.

     Carabas est avec Stofflet et fait fonction d’adjudant général. Charrette, Stofflet et Sapino ons leur correspondance établie par Châtillon, ils font moudre leurs grains à la Saivre, il y a deux moulins à St Laurent et deux à Malièvre, où les paroisses ammènes du grain.

       Deux autres moulin à eau à Cerisai et six moulins à vent trois à St Pierre, deux à notre Dame sur la rivière du Romdeberge, deux à eau sur la rivière de Jeu à Jalais.

       Ils dont des affuts de canons dans le forêt de Vezin, au chêne du Marchais près d’izernay.

        Le charron de Vezin se nomme Bonpas.

        Joli est adjudant général de Charette.

     

        Pour copie conforme  les généraux divisionnaires, signé, L. Grignon, Caffin.

     

    Interrogatoires et rapports divers....

     


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