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    Les Amis du Pont-Paillat à Montigny et à Chanteloup…

     

     

    C’est en petit comité que nous avions organisé une sortie ce samedi, à l’issue de laquelle Marie-Laure nous accueillait chez elle pour une veillée, du côté de Chanteloup. Notre point de rendez-vous était fixé à 15 h près de l’ancien cimetière de Montigny.

    C’est ici que les participants ont pu découvrir la tombe de l’abbé Legrand l’un des prêtres fondateurs de la Petite-Eglise.

    Les Amis du Pont-Paillat à Montigny et Chanteloup....

    Les Amis du Pont-Paillat à Montigny et Chanteloup....

    Notre promenade nous emmenait ensuite sur le parcours de la colonne infernale de Lachenay, arrivant à Montigny depuis Cirières le 24 janvier 1794.

    Ici, non loin d’un lieu où Gérard, l’un de nos membres, avait fait une curieuse découverte :

    Les Amis du Pont-Paillat à Montigny et Chanteloup....

    C’est de ce chemin que la colonne de Lachenay arrive, après avoir incendié la ferme de la Poitevinière :

    Les Amis du Pont-Paillat à Montigny et Chanteloup....

    Revenus sur la place de l’église de Montigny l’aventure consistait en une promenade dans le « Chemin de la Croix de pierre », particulièrement boueux et traversé par un petit ruisseau. Les bottes faillirent rester sur place, comme il arrivait quelquefois jadis aux sabots de nos aieux…

    Les Amis du Pont-Paillat à Montigny et Chanteloup....

    Les Amis du Pont-Paillat à Montigny et Chanteloup....

    Les Amis du Pont-Paillat à Montigny et Chanteloup....

    Les Amis du Pont-Paillat à Montigny et Chanteloup....

    Le ciel commençait à se couvrir de rose et d’ocre, annonçant le début de la veillée.

    Les Amis du Pont-Paillat à Montigny et Chanteloup....

    Les Amis du Pont-Paillat à Montigny et Chanteloup....

    Il était temps de se restaurer et de se réchauffer un peu chez Marie-Laure. Les conversations allaient bon train.

    Les Amis du Pont-Paillat à Montigny et Chanteloup....

    Puis vint le temps des histoires que l’on raconte l’hiver au coin du feu. Du mystère de certaines sépultures de chefs vendéens, en passant pas les contes de Marc, aux récits de familles, sur la religion, les morts et même les revenants. C’est ainsi, que deux nouveaux membres pour qui c’était la première veillée nous ont donné une bien curieuse information sur un lieu-dit de Saint-André-sur-Sèvre rapportée dans leur famille. Peut-être un jour sera-t-elle présentée ici, mais chut… en attendant, Le vent passe sous la porte et le gel cristallise tout dans la nuit.

    Un cri de chouette au dehors ? Ou l’âme d’un soldat républicain blessé qui rôde dans le bois en face ? Dieu seul le sait…

    RL

    Janvier 2020

     

     

     


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                   Après les Colonnes Infernales, les Colonnes Agissantes...

     

      

     

    Les colonnes agissantes....Le 13 mai 1794, c’est le terminus pour Turreau, le 20 mai, il est prié d’aller planter des choux à Belle-Ile, c’est la fin des Colonnes Infernales et la continuation des massacres... avec les Colonnes Agissantes.

     

    Penser que les républicains sont devenus doux comme des agneaux après le mois de mai 1794 relève du conte de fée. Ils continuent allègrement les massacres d’hommes occupés aux travaux des champs, de femmes et d’enfants à l’instar des colonnes des généraux de division Cambray et Delaage dans la région de Clisson, ce ne sont en fait que des criminels de guerre comme les autres.

      En définitive le bon républicain relève du mythe, ça n’existe pas, et rien n’a changé à ce jour. Le républicain reste un anti-clérical et un adversaire acharné des Catholiques. Aucune compromission ni aucun accommodement n’est possible avec cette idéologie et ce régime politique, tant qu’il ne vous a pas réduit ou exterminé.

    Comment être neutre alors que cette république-maçonnique a organisé et planifié la disparition par le meurtre des opposants politiques du pays et en particulier ceux de la Vendée Militaire. Rester neutre devant ce génocide ou ce populicide (au choix), c’est passer dans le camp des criminels.

    Le Nord Vendée et la région de Clisson sont des lieux qui me sont très chers. C’est dans cette région, qu’en mars 1794, la Colonne de Cordelier avec le capitaine Liger-Belair et son équipe de voyous, en remontant des Lucs, en ont profité, le 6 mars 1794, pour liquider une partie de mes ancêtres : la famille Bourdet au manoir du Pin et à la métairie de la Grange à Cugand.

     

    Voici «L’extrait de la correspondance de l’Adjudant Général Delaage depuis le 5 Prairial de l’an 2 :»

     

    « Le 19 Prairial (7 juin 1794) : 

     

    Ordre est donné à Cambray (général de brigade) de se porter de suite sur Montaigu, St Fulgent ou ailleurs. Il part et s’arrête à minuit dans les landes au-dessus de St Philbert près le bois de la Regrippière – Il se met en marche à 3 heures du matin pour se rendre à Montaigu, les ponts de Tiffauges étant coupés, il est forcé de revenir à Clisson où il se repose à six heures du soir – Arrestation d’un courrier de Charrette à St Philbert – Charrette et Stofflet sont réunis, les brigands qui étoient avec Stofflet l’ont abandonné pour la plupart beaucoup de laboureurs et d’ouvriers ont été tués à leurs travaux habituels - à Roussé (Roussay) et Saint Macaire il a été tué beaucoup de monde, 4 ordonnances en ont tué 29.  Ces deux jours de marche ont couté à l’ennemi au moins 300 hommes, sans compter les femmes et les enfants. » 

     

    « Le 22 Prairial (10 juin 1794). 

     

    « 50 brigands tués dans les villages voisins, 400 paquets de cartouches, trouvées par un chasseur du 3e dans l’église de Saint Crespin, 20 barriques d’eau de vie et 40 pièces de vin enfoncées, environ 80 hommes passés à la bayonnette près le village de Cugan (Cugand), 60 tués dans la fuite 140 platines de fusils prises chez un armurier, et environ 100 femmes conduites à Montaigu – La colonne de Delaage étoit de 4 à 5 mille hommes. » 

     

    Du côté des colonnes agissantes de Dusirat, c’est une armée de poivrots « ivres du matin au soir. »

    « Extrait de la correspondance de l’adjudant-général Dusirat depuis le 29 Floréal. » 29 et 30 Floréal et 9 Prairial – rapports. 

     

    « Il n’a point rencontré de Brigands sur la rive gauche de la Loire – 2 colonnes parcouraient le pays pendant que Delaage arrivoit à Chantoceaux – 12 à 15 brigands tués – 2 hommes 15 femmes et 9 enfants massacrés dans une grotte où étoient leurs cadavres – Il se propose de camper le lendemain près le Loroux – 2000 pièces de vin enfoncées depuis son passage au Marilais - les soldats ivres du matin au soir... » 

     

    Sources : 

     

    .Archives du Département de la Vendée, tous droit réservés.Correspondances des Armées de l’Ouest class B5/10-1- 22 mai au 8 août 1794 – vue n°7/26. Les colonnes Agissantes de Cambray Gal de Brigade et Delaage Gal de Brigade, adjudant général Dusirat. 

    . Photo : Les Colonnes Infernales – Vendée Novopress- Info. 

                    

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 

     


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    2020...

     

    Chemins secrets souhaite à vous lecteurs et amis une bonne année 2020. Santé, prospérité et le Paradis à la fin de vos jours…

    RL

    Jour de l’An 2020

     

    2020....


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    Les Amis du Pont-Paillat au Pin…

     

    C’est une sortie informelle qui avait lieu ce jour pour un petit groupe des Amis du Pont-Paillat. Le rendez-vous était fixé à 14 h 30 sur la place de l’église du Pin. Après avoir montré l’emplacement du souterrain que j’avais déjà évoqué ici, on se dirigea vers l’église pour y admirer les peintures murales du XV° siècle.

    Les Amis du Pont-Paillat au Pin....

    De là, nous fîmes une halte devant la plaque du Souvenir Vendéen rappelant le massacre du 25 janvier 1794, puis devant le logis de la Coussaie, où une autre plaque, posée par Vendée Militaire, rappelle le meurtre du notaire Roucher en septembre 1793.

    Les Amis du Pont-Paillat au Pin....

    Je proposai ensuite au groupe une petite marche sur la route de Combrand, puis jusqu’au dolmen de la Voie, dit aussi de « Prouette », dont il a été question ici.

    Au carrefour de la route du Pin au moulin de Claveau et du moulin de l’Etang au moulin de la Voie. Lieu réputé pour ses phénomènes paranormaux. On y racontait que les ânes des meuniers y étaient souvent arrêtés par une force invisible ou que leur charge tombait d’elle-même.

    Les Amis du Pont-Paillat au Pin....

    Le dolmen de la Voie :

    Les Amis du Pont-Paillat au Pin....

    Notre marche à pied terminée, nous avons rejoint nos voitures pour repartir par la même route, passant par le moulin de Claveau et sa route pittoresque, jusqu’à Combrand. Là, bien entendu, un arrêt s’imposait sur la tombe du général Marigny.

    Les Amis du Pont-Paillat au Pin....

    Photo de famille…

    Les Amis du Pont-Paillat au Pin....

    Notre balade s’est terminée au cimetière de Montravers, sur la tombe Coudrin, restaurée en 2017 par les Amis du Pont-Paillat et sur laquelle nous avions posé une plaque. Un peu de nettoyage serait le bienvenu car l’herbe à poussé. J’en profitai pour montrer à l’assistance la tombe du curé réfractaire Charles Violleau, décédé en 1829, ainsi que celle de l’abbé Gabilly, historien de la commune, décédé en 1924.

    Tombe du curé Violleau :

    Les Amis du Pont-Paillat au Pin....

    Ainsi se terminait cette petite sortie bien sympathique, en attendant la prochaine, samedi prochain, qui sera assortie d’une veillée.

    RL

    Décembre 2019

     

    Crédit photos : Nicole Pain-Naud, Wilfried Deborde.

     

     

     

     

     


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    La famille d’Anne-Marie Emeriau, servante de Stofflet… 

     

     

     

    Article connexe ici.

     

    La famille de la servante de Stofflet....D’après Landrin, la famille de la servante du général Stofflet est éteinte. Parle-t-il des enfants de Stofflet et d’Anne-Marie Emeriau ou de la famille de  cette dernière ? Celle-ci, en effet, est pratiquement éteinte, sur huit enfants, il ne resterait que François Emeriau, tailleur d’habits à Chemillé en 1805, Anne-Marie et Charlotte ; les autres étant décédés avant la révolution.

     

    Michel Emeriau est né le 5 mars 1725 en la paroisse Saint-Gilles de Chemillé. Il épouse en première noce, le 17 février 1748, à Saint-Gilles* de Chemillé, Marie Madeleine Boutin, qui décède le 6 février 1755 et qui lui donnera trois enfants décédés en bas âge.

    Le 8 mai 1758, il épouse à Saint Léonard de Chemillé, Anne Girault, huit enfants naîtront de cette union. A cette époque il exerce la profession de tailleur d’habits et est bedeau de sa paroisse, il est dit : « bedeau du Chapître. »

     

    * « La paroisse Saint-Gilles : Après avoir déplacé le centre de la ville vers le Sud, les seigneurs de Chemillé entendirent doter le centre nouveau d’une paroisse. St-Gilles, sanctus Egidius, fut fondé durant la seconde moitié du XIe.s. Pierre II de Chemillé donna la présentation de la cure aux moines de Saint-Pierre, avec l’autorisation de l’évêque qui gardait la collation. C’était une petite paroisse, sans chapelles annexes et le curé à la portion congrue ne jouissait que d’un revenu de 300l par an. L’église avait été incendiée pendant la Révolution, seule la nef subsista, convertie en hôpital en 1827. » 

     

    Voici les enfants de ce deuxième mariage :

     

    1° François Emeriau, né le  23 juin 1759 à St-Gilles de Chemillé, qui épouse le 9 floréal de l’an 12 (29 avril 1804), à Chemillé, Marie Baron de la Chapelle      Rousselin. Il est, lui aussi, tailleur d’habits.

    2° Marin-Michel Emeriau, né le 7 août 1761 à St-Gilles † le 30 septembre 1765 à St-Gilles.

    3° René-Louis Emeriau, né le 15 mars 1763 † le 26 juillet 1766 à St-Gilles.

    4° Anne-Marie Emeriau, née le 23 décembre 1764 † le 10 octobre 1765 St-

        Gilles.

    Anne-Marie Emeriau, née le 7 mai 1766 à St Gilles, servante du général Stofflet de 1793, jusqu’en février 1796, et qui épouse à Neuvy, le 21 février 1797, Jean Réthoré, jardinier au château du Lavouër, chez Monsieur d’Armaillé. Employée au château, elle y décède le 6 avril 1837, sans postérité.

    La famille de la servante de Stofflet....

    6° Charlotte-Anne Emeriau, née le 26 mars 1768 à St-Gilles † ???

    7° Michel-Louis Emeriau, né le 3 septembre 1769 † le 22 août 1773 à St-Gilles.

    8° Anne-Françoise-Louise Emeriau née 18 septembre 1771 à St Gilles † 18 septembre 1781 à St-Gilles.

     

    Michel Emériau décède à la paroisse St-Gilles, le 27 août 1774.

    Anne Girault décède le 8 mai 1785 à l’âge de 57 ans, à cette époque Anne-Marie Emeriau est âgée de 21 ans.

       

    Sources : 

     

    . Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés – Registres paroissiaux et d’état civil de la commune de Chemillé.  

    . Acte de naissance d’Anne-Marie Emeriau - vue 165/349 – St-Gilles - année 1766. 

    . Célestin Port – Tome I page 719 – Dictionnaire de Maine-et-Loire. 

    . Photo : Servante, de Jean-Baptiste Siméon Chardin – peintre 1700-1779. 

                                                                

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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