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    Le Mensonge, une institution républicaine... 

     

    François-Pierre Neau, curé de Soullans, 

    prêtre réfractaire martyr. 

     

     

     François-Pierre Neau....Monsieur l'abbé François-Pierre Neau-Noeau, fils de François Noeau et de Cailleteau Jeanne a été baptisé le 1er février 1760 en la paroisse de Rocheservière. 

      En 1793, il est curé de la paroisse de Soullans et n'a pas péri dans un combat, comme l'affirme l'administration républicaine de Challans ; mais il a été tout simplement assassiné par les ''Bleus''.

     

      Voici ce que nous disent les ''notables'' républicains de Challans, le 13 nivôse de l'an 5 (2 janvier 1797) :

     

      « Nous soussignés membres composant l'administration départementale du canton de Challans, dépt de la Vendée, certiffions, sur l'attestation des Citoyens jean Besseau,Pierre Massonneau, Jean Grondin, René Vrignaud, Jean Vrigneau, André Massonneau, Jacques Massonneau, Antoine Barreteau ; le Philippe Besseau, ces deux derniers à défaut de propriétaires ou du principal locataire tous cultivateurs de la commune de Soullans, le ayant l'âge requis, que François-Pierre Neau, prêtre excuré de la ditte commune de Soullans âgé d'environ 35 ans lors de sa mort, le qui étoit de la taille d'environ cinq pieds, cheveux et sourcils noirs, bouche grande, la figure ronde, a résidé dans la ditte commune de Soullans sans interruption dans différentes maisons, à l'exception de quelques absences de huit ou dix jours, pendant la guerre civile jusqu'à l'époque du mois de juillet 1794, vieux style, qu'il a péri à la suite d'un combat, le qu'avant la guerre il avoit habité sa maison curiale jusqu'au moment du serment exigé et du rappel qui lui fut fait pour se rendre au chef-lieu du département à compter de l'année 1789, sans interruption. 

      Certiffions en outre que les Citoyens attestants ne sont à notre connaissance, le d'après leur affirmation ni parents, ni alliés, agents, fermiers, créanciers, ni débiteurs du dit certiffié, ni employés à son service et que de même ils ne sont ni parents, ni alliés, agents, fermiers, ni créanciers, ni débiteurs de la Citoyenne Jeanne Neau, veuve de Charles Doucet sœur et unique héritière du dit certiffié, le présente à la séance qui a requis le présent certifficat fait en la maison commune le 13 nivôse l'an 5 de la Rque Frse en présence de la ditte Citoyenne Neau, le attestants lesquels ont signé avec nous tant le présent registre que l'extrait, à l'exception du Citoyen Pierre Massonneau, René Vrignaud, Jacques Massonneau, Antoine Barreteau, le Philippe Besseau qui ont déclaré ne savoir signer. 

    Signé : Pierre Vrignaud – Jean Vrignaud – Jean Besseau, Jean Grondin ». 

     

    François-Pierre Neau....

     

      Maintenant voici la vérité : Monsieur l'abbé François-Pierre Neau curé de la paroisse de Soullans dont le signalement est le suivant : âgé d'environ 35 ans, de la taille de 5 pieds (environ 1,62m), a les cheveux et les sourcils noirs, la bouche grande et la figure ronde a été assassiné après avoir célébré la messe. Voir "La Maraîchine Normande " – le Clocher de Soullans.

     

      «  Un jour, enfin, il fut surpris par les Bleus au moment où il venait d'achever une cérémonie religieuse. Le dévoué pasteur, voyant la mort de près, eut à peine le temps de recommander son âme à Dieu qu'il fut impitoyablement massacré, près de la ferme des Clouzils sur sa paroisse. M. Noeau, dit Dugast-Matifeux, fut fusillé au milieu d'un pré qu'il traversait en fuyant avec son guide ( Henri Barillon, fils de ce Barillon de la Gabeterie qui était tombé en 1791 à Saint-Christophe en criant : rends moi mon Dieu). ». 

      « C'était au mois de juin 1794 (il avait 34 ans). La veille, il avait fait la procession du Saint-Sacrement de la Fête-Dieu. On a dû trouver sur lui les Saintes-Espèces qu'il avait l'habitude de porter, dit dans ses mémoires M. Remaud, curé de Maché (Extrait : le Clergé Vendéen par l'Abbé A,Baraud - 1904) ». 

     

    Sources : Archives Départementales de Vendée, tous droits réservés – délibérations communales de Challans : prairial an 2, page 63 – juin 1806-1816-1823 – La Maraîchine Normande – Le clocher de Soullans. 

     

                Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 

                

     


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     Un maire pas très républicain …

     

     

     Un maire pas très républicain....En 1792, le maire de Plouédern dans le Finistère, Yves Martin, risque sa tête pour sauver celle d'un prêtre réfractaire...

     

     Dans le nuit du 5 au 6 février 1792, l'abbé Nicolas vicaire de la paroisse de Plouédern est dénoncé. Il vient d'administrer une femme malade, il est arrêté. Mené au corps de garde, il y reste toute la nuit et le lendemain est conduit au Directeur du District. Il est fouillé parce qu'on avait dit qu'il avait la Sainte Hostie dans sa poche ; on ne la trouva pas. Cette recherche était donc la preuve de son innocence. Malgré cela il est conduit entre deux gendarmes au château de Brest et emprisonné. Il ne reste plus à la paroisse de Plouédern que Monsieur le Recteur Branallec qui y réside et le lendemain Dimanche il n'y a plus que la Grand'messe et qu'une partie des habitants qui puisse y participer.

     

     Monsieur le maire se fâche, Yves Martin lance une pétition pour faire libérer le vicaire de la paroisse. Deux mois plus tard Monsieur l'abbé Nicolas est libéré.

     Maintenant un rapide tour d'horizon sur l'ambiance locale, la famille et le personnage d'Yves Martin.

     

     En 1792, dans le Léon, les communes hostiles à la Révolution sont de loin les plus nombreuses. C'est le cas de Ploudaniel, Plouneventer, Plouédern, Plougar, Plouzévédé, Bodilis, Plounevez-Lochrist, Pleyber-Christ, Commana.

     Les paysans marchands demandent l'élargissement des prêtres réfractaires. C'est donc le cas d'Yves Martin en février 1792 et ces marchands de toile s'opposent à l'élection de plusieurs curés constitutionnels.

     D'ailleurs en mars 1793, lors de la révolte contre-révolutionnaire en Léon, quelques marchands de toile apparaissent parmi les meneurs. Le 20 mars 1793 l'ancien maire de Plounéventer, Nicolas Soubigou participe à la bataille de Kerguiduff * contre les républicains. On ne s'étonnera donc pas que Nicolas Martin petit fils d'Yves Martin épousera Marie Françoise Soubigou la fille de Nicolas Soubigou... et que.... Marie-Yvonne Martin, sœur de Nicolas épouse Jean-Marie Soubigou, frère de Marie-Françoise.... ''Bon sang ne saurait mentir''!

     

    Un maire pas très républicain....

     

     

     Kerguiduff Kerguidu - Au cours de l'insurrection du Léon, des royalistes émigrés soutenus par des paysans s'opposent violemment aux gardes nationaux et tendent une embuscade en ce lieux. Nous sommes le Dimanche des Rameaux ; des ouvriers quittent Saint-Pol-de-Léon afin de rebâtir un pont sur le Guillec. Ils sont escortés par une section des volontaires du Calvados et un canon. Les paysans encadrés par deux nobles et le valet de pied de Tronjoly les encerclent. La bataille s'engage et dure jusqu'à l'arrivée du général Canclaux et c'est la déroute. Cinq paysans sont tués et Canclaux met ensuite dix communes à l'amende, mettant fin à l'insurrection.

     

     

     Le pont de Kerguidu, à l'origine en bois, se situe entre la route de Lesneven et celle de Saint-Pol-de-Léon, Sa destruction par les contre-révolutionnaires visait à gêner les communications des républicains.

     La famille Martin est originaire de ''L'Ile Kerarfanc'' situé à cheval sur les limites de Plouédern et de Ploudaniel et apparaît en ce lieu vers 1650.

     

    Un maire pas très républicain....

     

    Yves Martin, septième enfant d'Yves Martin et de Anne Kermarrec mariés le 24 octobre 1718 à Plouédern ; est né le 5 décembre 1731. Il épouse Jeanne Le Bras de Saint Divy le 4 novembre 1759. Il était fabricien en charge de la paroisse en 1761. Il est qualifié d'Honorable marchand et fut le premier maire de Plouédern.

     Il n'aime pas la République. A la fin de la Révolution, ce personnage est outré de voir ses impôts locaux augmenter outre mesure à son gré. Loin de courber l'échine, il préfère renoncer à vivre en la paroisse qui fut celle de ses ancêtres depuis au moins 1650. Il décide par conséquent de construire une autre maison dans son hameau de ''l'Ile Kerarfanc'', mais de l'autre côté de la cour de sa ferme, qui est en Ploudaniel.

     Cette famille semble attachée à l'Ancien Régime car l'un des fils d'Yves Martin, Louis Martin (1762-1845) de Ploudaniel rappelle ''l'ancien Régime par son chapeau à tricorne, ses cheveux bouclés et ses culottes courtes. A l'église, il avait une place dont personne n'osait s'approcher à cinq pas ; il en était de même à la procession et lors de son passage au bourg'', nous raconte Auguste Soubigou en parlant de son arrière grand-père.

     Louis Martin qui était né le 24 octobre 1762 à Plouédern ''jouissait d'une grande considération Il avait acquit comme bien national la chapelle Saint Eloi, qu'il préserva ainsi, il en fit don à la paroisse de Ploudaniel après le Concordat''. Il avait épousé en juin 1786 Anne-Françoise Le Guen de Kersaint-Plabennec, ils eurent deux enfants et elle mourut à l'âge de 26 ans.

     

     Yves Martin est mort le 14 décembre 1801 à Ploudaniel, de « l'autre côté de sa cour » Son épouse, Jeanne Le Bras était décédée depuis 1788.

     

     Comme le « Bon père Guillocheau du moulin de la Colle à la Renaudière » (BR n° 20), Yves Martin a été béni dans sa postérité, puisque nous comptons de nombreux prêtres, missionnaires et religieuses dans sa descendance ainsi qu'un Evêque : Monseigneur Joël Bellec, Evêque de Perpignan (1960-1971).

     

     

    Un maire pas très républicain....

     

     

     

    Sources : Les Juloded -Grandeur et décadence d'une caste paysanne en Basse-Bretagne de Louis Elégoët -Presse universitaire de Rennes 1996 – Le Patrimoine des communes du Finistère Flohic éditions – archives du Finistère – Archives familiales. Photos : de l'auteur et le site de Kerguidu Plougoulm de Topic-Topos le patrimoine – l'identité des territoires. Les révoltés de Fouesnant de Girardet (l'arrestation d'Alain Nédelec) - 1886-peinture .

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets.

     


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     Pierre Le Breton, vicaire de Vernoil-le-Fourrier

     

    prêtre réfractaire de la ''Petite Eglise''.

     

     

     

     

    L'abbé Le Breton.... Pierre Le Breton est né le 13 août 1760 et baptisé le 14 à Brains-sur-les-Marches aujourd'hui en Mayenne. Il est le fils de ''Honorable Homme'' Alexandre Le Breton marchand et de Marie Lange. Le parrain : ''Honorable Homme'' Pierre Girard, cousin et marraine ''Honorable Femme'' Julienne Lange, tante du baptisé.

     

     Le 17 septembre 1782, Pierre Le Breton est clerc à Brains-sur-les-Marches, sous-Diacre le 1 août 1784 et Diacre le 12 février 1785.

    Il est nommé Vicaire à Vernoil-le-Fourrier en Anjou le 25 septembre 1788, (A cette époque on signait indifféremment Vernoil ou Verné).

     

    En 1791 il refuse de prêter le serment Constitutionnel et signe son dernier acte le 26 avril 1791 et quitte sa paroisse. Il se retire à Gâtines (Mayenne) où il est le ''Précepteur des enfants de Monsieur Baudouin de ce bourg'' le 27 juillet 1791.

     

     A une date indéterminée, il devient le desservant de Saint-Michel-Mont-Mercure en Vendée, il assiste en cette qualité au synode du Poiré le 4 août 1795 ; on mentionne cependant qu'il était ''ancien vicaire de Verné''. Ce qui entraîna Barraud sur une fausse piste dans ''Le clergé Vendéen d'après la Révolution'' p111 où il le dit ancien curé de Verneuil dans la Sarthe. (Il n'y eu pas de curé de ce nom dans cette paroisse, selon les registres paroissiaux aux archives de la Sarthe).

     

     En février 1796 il signa un acte à Baugé (archives de la cure de Baugé). L'Abbé Angot dans son dictionnaire le signale en fonction à Saint-Martin-du-Limet de 1796 au Concordat. Suite à l'enquête de 1802 dans la Mayenne : «  Le Breton Pierre – 41 ans, né à Brains, demeurant à Laubrières – Non constitutionnel – insoumis – demandé par le Maire pour la commune – déporté et rentré depuis quelques mois, il refuse la cure de Laubrières (Angot II560 – III 639) ». Il est impossible de préciser les dates de son ministère à Saint-Martin-du-Limet et Laubrières car il n'existe pas de registre clandestin actuellement connus.

     

     L'état adressé par Merlet au Ministère de l'Intérieur le 5 fructidor de l'an IX (23 août 1801) le dit desservant de Clazay (A.N.F 19 -866).

     Dénoncé le 16 août par Laillon, à cette époque il desservait Saint-Pierre-du-Chemin comme opposant au Concordat.

     

    Condamné par contumace à trois ans de prison au début de 1819, il ne fut pas arrêté, il devient un responsable de la Petite-Eglise ; le pouvoir n'a jamais pu le neutraliser. Selon le Père Drochon ''La Petite Eglise'', Pierre Le Breton mourut au village des ''Rimbretières'' à Cirières en 1830. Il fut inhumé au cours de la nuit à ''Blanche Coudre'' à Breuil-Chaussée. Il n'existe pas d'acte de décès à Cirières. (Billaud ''La Petite Eglise'' table alphabétique).

    Il est à noter qu'il s'agit des "Hautes Rimbretières", les "basses" n'existaient pas à l'époque de Le Breton (NDLR). Ci-dessous, la maison où ce dernier rendit probablement son âme à Dieu dans la partie au premier plan.

     

    L'abbé Le Breton....

    L'abbé Le Breton....

     Le clergé pendant la Révolution à Vernoil-le-Fourrier : Le curé, Pierre Gaillard, prête serment et reste en fonction. Maintenu au Concordat, il meurt le 20 juillet 1816. Il fut maire de la commune en 1790.

     Louis-François Lecouvreur, vicaire assermenté quitte la paroisse le 30 avril 1791.

     

     De septembre 1792 à janvier 1801, date de sa rétractation et de son envoi à Dampierre, Louis Rattier ordonné clandestinement à Paris le 2 octobre 1791 accepte les pouvoirs de vicaires constitutionnel conféré par Hugues Pelletier. Il est assisté de 1792 à 1794 par François Biu, récollet retiré à Vernoil. Plusieurs autres prêtres passent la Révolution dans la commune. Jean-René de Bellère du Tronchay , curé de Vernantes , archiprêtre de Bourgueil et les deux frère Lavigne, Pierre-Nicolas jusqu'en 1799 et Jean-Baptiste, également Cordelier, au moins pendant l'année 1792.

     

     Le culte clandestin est célébré de 1796 à 1801 par Frédéric de Jousseaume Bénédictin de Sens, qui devint au Concordat desservant de Meigné-sous-Doué. En 1800 arrive à Vernoil Jean-Julien Chicoine, vicaire rétracté de Broc qui est maintenu par le Concordat et qui devient en 1803 desservant d'Ambillou.

     

      Voici maintenant deux anecdotes mettant en scène Monsieur l' Abbé Le Breton dans le Bressuirais.....

     

     '' Un incident scandaleux, survenu à Nueil-sous-les-Aubiers au début de novembre 1817 révéla au public étranger l'état des esprits dans ce coin des Deux-Sèvres.

     

    A Nueil, une femme de la Petite Eglise allait mourir. Elle fit venir le sieur Lebreton, prêtre dissident de Clazay, pour l'administrer. Lebreton franchit les vingt kilomètres de chemins qui séparent Clazay de Nueil et arriva chez la malade. Or, le desservant de Nueil fut averti. C'était l'abbé Braud, ancien curé de Rochefort-sur-Mer, dissident de la première heure, mais revenu à l'unité et nommé à Nueil en 1811. Il passait pour très sévère , exigeant que l'on accusât sept ou huit fois ses fautes avant d'en recevoir l'absolution. La contrée de Nueil autrefois fief du célèbre Barbarin, comptait bon nombre de dissidents, et les plus opiniâtres.

     

    Monsieur Braud se rendit avec l'adjoint de la commune, chez sa paroissienne pour en expulser Lebreton. Il ne l'y trouva point. Sous l'oeil hostile des gens de la maison, le desservant opéra une perquisition en règle. Soudain, il aperçu une valise, celle du dissident sans aucun doute, et voulu s'en emparer. A ce moment, une femme s'élança et s'agrippa à la mallette en criant . Mais Braud, fort en colère, criait plus fort encore :

     

    Donnez-moi cette valise

     

    Elle n'est pas à vous ! Répliquait la femme. Vous ne l'aurez pas.

     

    C'est ce que nous allons voir !

     

    Le prêtre tirait d'un côté, la femme de l'autre. Sous ces efforts conjugués, l'objet du litige finit par céder. La valise s'ouvrit brusquement ; un flacon s'en échappa, tomba sur le carreau de la pièce et se brisa.

     

    Il y eu dans la chambre des gémissements scandalisés.

     

    Oh ! Les saintes huiles !

     

    M. Braud n'insista pas et retourna à son presbytère. Le lendemain il apprit que Lebreton disait la messe dans une ferme nommée le Virolet. Il y courut, mais se heurta, sur le seuil, au sieur Aumont, propriétaire de la maison.

     

    Je vous défend de mettre les pieds ici, dit Aumont, l'air menaçant.

     

    Le desservant de Nueil, furieux, dut battre en retraite. Le jour suivant, il vit arriver à sa cure une dizaine de dissidents, dont Aumont.

     

    Que voulez-vous ? Leur demanda-t-il.

     

    Nous venons vous prévenir que si vous continuez encore à vous occuper de ce qui ne vous regarde pas, il vous arrivera malheur. Nous sommes libres d'exercer notre culte comme nous l'entendons. M. Lebreton vaut mieux que vous. Il n'a pas trahi la Religion, lui, comme vous. Vous avez causé un scandale public en profanant les saintes huiles. Vous allez réparer ce scandale en versant tout de suite, une amende pour les pauvres de la paroisse...

     M. Braud dont la patience n'était pas la vertu principale, s'emporta et ordonna aux dissidents de vider les lieux, séance tenante. On se sépara, des injures à la bouche. L'affaire fut portée au ministre de la Police qui, le 20 novembre, prescrivit une enquête au Préfet des Deux-Sèvres...... On ne sait qu'elle conclusion M. de Poyféré donna à l'enquête demandée...''.

     

     Ce qui est certain, c'est qu'en 1817, les esprits étaient loin d'être apaisés.

     Toujours est-il qu'en 1819, le préfet soutient les dissidents...

     

     '' L'affaire des clefs a mis le Bressuirais en liesse. Pour la troisième fois, en cinq ans, les prêtres dissidents ont reconquis leurs églises. Soutenus par le préfet, ils peuvent se croire désormais invincibles. Cette assurance présomptueuse va pousser l'un d'entre eux à une incartade, connue dans l'histoire locale, sous le nom de « scandale de Clazay ».

     

     Clazay, petite localité de 250 habitants, près de Bressuire, a, depuis une quinzaine d'années, comme desservant, un certain Lebreton. Ce prêtre, ancien moine du Mans, qu'on appelle '' le Brûlé '', à cause d'une large cicatrice qui le défigure, ne passe pas pour un aigle. Ses collègues eux-mêmes l'estiment peu ; et Texier de Courlay ne se gêne pas pour dire : « Quand on a bien fait dans son pays, on ne va pas chercher ailleurs ». L'air pieux cependant, «  il chantait, assure-t-on, avec âme et se montrait assez modéré dans ses instructions et conversations « . Cette modération n'ôte rien à son zèle. La population de Clazay, en majorité catholique à son arrivée, déjà à moitié dissidente en 1811, est passée dans sa quasi-totalité à la Petite Eglise en 1818.

     

    La « seule famille » restée en dehors du schisme est celle du notaire, Jean Girard. Ce Girard, maire sous l'Empire, est fort riche «  Outre 7000 francs de revenus en biens fonds disait « Dupin, en 1810, on lui croit au moins 60 000 francs sur la place. «  Sa fortune est très liquide, mais il n'en jouit pas et vit comme «  celui qui n'a que 300 francs de rentes »... « C'est un trembleur », ajoutait le préfet. Sans doute le modeste homme d'affaires, devenu bourgeois, jugeait-il prudent de ne pas éclabousser ses concitoyens par l'étalage d'une opulence, acquise sous la Révolution , à la suite de fructueuses tractations sur les domaines nationaux. Catholique pratiquant, Girard assistait à la messe de Lebreton, qui, moins fanatique que son voisin Perrière, tolérait, sans rien dire, sa présence aux offices. Cela dura jusqu'au début de novembre 1818.

     

     A cette époque, l'ancien notaire, âgé de 65 ans, tomba malade. La famille appelle un prêtre catholique, probablement M.Proust, desservant de Terves et chargé du double service à Clazay. Mais le vieillard infirme, ne vient pas vite. Cependant le temps presse. On avertit alors M.Lebreton. Celui-ci se présente ; il rencontre dans le vestibule le fils du moribond et lui dit :

     

     Vous me faites venir pour votre père, je dois vous prévenir : je ne peux lui donner l'absolution s'il ne renonce, d'abord par acte notarié, à ses biens mal acquis.

     Dans ce cas réplique le jeune homme, il est inutile que vous alliez plus loin. Mon père ne veux pas rendre ces biens.

     

    Lebreton, sans mot dire, salue et s'en va.

     Or le mal empire d'heure en heure ; le mourant se voit à l'extrémité. Sa femme affolée, envoie chercher le prêtre dissident. Lebreton revient. En présence de plusieurs témoins, il commence par déclarer :

     Je consens à vous donner les derniers sacrements. Mais il faut qu'auparavant vous rendiez à leurs propriétaires les terres que vous avez achetées sous la Révolution.

     

    Le moribond proteste :

     

    Ces terres sont à moi ; le Concordat a reconnu les ventes.

     Le Concordat, riposte Lebreton ne vaut rien. Vous allez mourir. Vous avez le choix : ou rendre ces biens et recevoir l'absolution, ou les garder et tomber dans l'enfer.

     Je ne peux pas dépouiller mes enfants.

     

    A votre aise Monsieur. Je n'ai plus qu'à me retirer. Bien entendu continue Lebreton, en s'adressant à Mme Girard, il ne sera pas question de sépulture religieuse.

     

     La pauvre femme, éplorée, ne répond pas. Elle envoie quelqu'un à Bressuire. Deux heures après, le Supérieur de Petit Séminaire arrivait. Il administrait au mourant les derniers sacrements. Presque aussitôt, Girard rendait en paix son âme à Dieu.

     Restait à l'enterrer. Le sous-préfet, prévenu de l'incident, écrit aussitôt au maire de Clazay pour lui enjoindre de veiller à ce qu'on accordât au défunt les honneurs de la sépulture ecclésiastique avec un piquet de gendarmerie..... ».

     

     Ces incidents montrent bien que le pouvoir n 'a jamais pu neutraliser l'abbé Pierre Lebreton.

     

     Maintenant, je vous invite à marcher sur les pas de Monsieur l'Abbé Le Breton, à l'époque où il était vicaire, avec un petit reportage photos à Vernoil-le-Fourrier, en ce 7 décembre 2015, par une belle journée ensoleillée.

     

     

     

    Sources : Archives Départementales de Maine et Loire et de la Mayenne - tous droits réservés – Archives diocésaines – Billaud ''La Petite Eglise '' - Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine et Loire – Photos de l'auteur.

     

    Xavier Paquereau pour Chemins secrets

     

     L'église est dédiée à Saint Vincent, c'est un très remarquable édifice, le clocher est de la seconde moitié du XIIe, sa flèche de pierre fort élevée peut-être ébranlée par le tremblement de terre du 2 octobre 1711 s'écroula au cours d'une tempête le 6 décembre suivant.

     

    L'abbé Le Breton....

    L'abbé Le Breton....

     

    Le presbytère, ancien prieuré-cure date du XVe comporte une tour à pans coupés et une porte à accolade fleuronnée. Au rez de chaussée existe une poutre peinte du XVIe avec médaillon à l'antique et initiales D.B.

    L'abbé Le Breton....

    L'abbé Le Breton....

    L'abbé Le Breton....

    L'abbé Le Breton....

    L'abbé Le Breton....

    L'abbé Le Breton....

    L'abbé Le Breton....

    L'abbé Le Breton....

    L'abbé Le Breton....

    L'abbé Le Breton....

    L'abbé Le Breton....

    L'abbé Le Breton....

    L'abbé Le Breton....


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     Gaspard-Jean-Joseph Boussard curé de Brion et Joseph Dion vicaire,

     prêtres réfractaires déportés en Espagne sur la Didon

     

     

     

     Abbés Boussard et Brion....Nous continuons donc dans cette série de billets concernant les prêtres réfractaires ainsi que dans ''la Baïonnette Royale'', à perpétuer « Le souvenir des valeurs monarchiques et religieuses ainsi que le souvenir glorieux portés par des hommes d'honneur au moment où tout à basculé » ; comme le fait si bien remarquer   Anne D (Blogue La Grande Armée Catholique et Royale)

     

     

     

    Gaspard-Jean-Joseph Boussard est né et a été baptisé le 20 juin 1741 à Azé en Haut- Anjou, près de Château-Gontier. Il est le fils de honorable homme Jean Boussard, marchand et de Renée Halbourg de la paroisse d'Azé. Le parrain est ''Messire Jean Gaspar de Montecler chevalier de Cajeul et la marraine demoiselle Marie Emery''.

     

    Abbés Boussard et Brion....

    Un mot sur le parrain : La famille de Montecler, Monteclerc, Monteclair est une famille de la noblesse angevine originaire du diocèse du Mans et propriétaire du château de Montecler- sa devise était : ''Magnus inter pares''. Jean-Gaspard de Monteclerc est né en mars 1733 il est dit ''L'Abbé de la Rongère'', quatrième fils du marquis Joseph-François de Monteclerc et de Hyacinthe de Menon de Turbilly, marquise de la Rongère ; qui était fille de Henri de Menon comte de Turbilly et d'Henriette de Quatrebarbes marquise de la Rongère.

     

    Gaspard-Jean-Joseph Boussard est donc né dans une famille de marchands aisés. Il est vicaire à Soulaines du 16 novembre 1765 au 31 mars 1770, puis vicaire à Marigné du 2 juin 1770 au3 mars 1773 ; vicaire d'Azé du 8 juin 1773 au 19 mai 1788 et enfin curé de Brion près de Beaufort-en-Vallée le 13 février 1791. Sa dernière signature dans les registres paroissiaux est du 23 avril 1792. Il prête serment le 13 février 1791 mais se rétracte le 12 avril 1791. Il est donc soumis à l'appel quotidien et est interné au séminaire d'Angers le 17 juin 1792 (liste Jean Quincé), Il est déporté en Espagne le 12 septembre 1792 sur la Didon (1) (liste Abbé Aubert), Il meurt à Malaga en 1794 (Journal de Benaben p147 note).

     

     Joseph Dion est né et a été baptisé le 21 juillet 1750 à Saint-Hilaire-Saint-Florent. Il est le fils de Joseph Dion, greffier à la Prévôté de Saumur et de Gabrielle, Alexandrine Carrefour. Le parrain a été le Sieur François Porteau et marraine Marguerite Randouin femme de Nicolas Dion, archer-garde de la Connétablie et Maréchaussée de France, huissier, paroisse Saint Pierre de Saumur. Sa mère décède le 16 octobre 1752 à l'âge de 31 ans.

     

    En 1792, il suit l'exemple de son curé, refuse le serment et est déporté sur la ''Didon'' . Réclamé par ses paroissiens, il est nommé desservant à Brion en 1809. Il décède le 25 mars 1822, à une heure du matin, au presbytère de sa paroisse à l'âge de 71 ans.

     

    Abbés Boussard et Brion....

     

     Un curé constitutionnel fut élu le 17 mars 1792 à Brion, Mathieu-Louis-Olivier Chalopin originaire de Saumur. On le retrouve après le Concordat desservant à Sermaise. ( Quéruau-Lamerie, Le clergé de Maine-et-Loire pendant la révolution, pp 70-71.)

     

     En 1790 Brion fit partie du district de Baugé et du canton de Cuon. En 1793 le chef-lieu du canton était à Jumelles. En l'an III Brion fit partie du canton de Beaufort.

    Tradition oblige, nous allons donc découvrir les lieux fréquentés par ces bons prêtres au moment de la Révolution.

     

     L'église Saint Gervais et saint Protais, classée en 1950 est un des édifices les plus intéressant de tout l'Anjou. Les statues des deux Saints qui étaient frères sont aujourd'hui disparues. ''Saint Gervais avait la réputation de guérir les coliques des jeunes enfants et la peur. On se rendait à pied de chez soi à Brion, en cortège, sans parler et en récitant des prières tout le long du chemin, Le prêtre bénissait les langes destinés à envelopper l'enfant au retour. Des cierges étaient alors allumés dans l'église au pied de Saint Gervais, mais il était indispensable que leur prix ne soit acquitté ni par la famille du malade, ni par celui-ci, mais par une quête faite à cet effet.''

     L'édifice date dans son ensemble du XIIe et a été fortifié pendant la guerre de Cent Ans. Vitrail de Saint Gervais et Saint Protais ci-dessous.

    Abbés Boussard et Brion....

     

    Abbés Boussard et Brion....

    Abbés Boussard et Brion....

    Abbés Boussard et Brion....

    Le presbytère avant 1870 se situait près de l'église et à l'Ouest de celle-ci, on peut voir son emplacement sur le cadastre de 1825. Ce bâtiment a été détruit lors de l'aménagement de la voirie de Brion.

     

    Abbés Boussard et Brion....

     

    Abbés Boussard et Brion....

    Abbés Boussard et Brion....

    Abbés Boussard et Brion....

     

    Abbés Boussard et Brion....

     

    Pendant l'hiver de 1788-1789, il fait très froid à Brion, Monsieur le curé note que le 18 décembre la température est de -17° avec de la neige du 3 décembre au 10 janvier.

     

    La tradition rapporte que pendant la Révolution des prêtres qui avaient refusé de prêter le serment constitutionnel célébrèrent des messes dans les caves du village. On a retrouvé dans les caves un reste d'autel et des burettes, et une inscription : «  1793... AH »

     

     Sources : Archives Départementales de Maine et Loire, tous droits réservés – Archives diocésaines – Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine et Loire, Tome 1 p 535 – Brion Histoire... Histoires... d'après Alain Leroy édité par l'association Brion, Patrimoine et paysage 2004. - Photos de l'auteur.

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets.

     

     

     

     

     

    (1) La Didon est un bâtiment de 300 tonneaux qui en octobre 1792 assure la déportation de 208 prêtres vers les îles Canaries pour la somme de 150 francs par tête; les prêtres sont finalement débarqués en Galice. Ce navire appartient à René Naud-Nau, né à Saint Pazanne le 17 mai 1750 et mort en ce lieu en 1821, Négociant et armateur, révolutionnaire exalté, il appartient à la triste compagnie Marat de Nantes, réputée pour ses crimes. Il est nommé quartier maître de la compagnie par Carrier.

     

     

     

     

     


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    Pierre Tulasne curé de Cuon et Simon-René Voileau vicaire, prêtres réfractaires déportés en Espagne sur la Didon

     

     

     

     Les abbés Tulasne et Voileau....Pierre Tulasne est né le 3 août et a été baptisé le 4 août 1742 à Rillé en Anjou. Il est le fils '' du Sieur Urbain-Pierre Tulasne marchand-boucher, maître boulanger et de Damoiselle Magdelaine Claveau. Le parrain est Maître Urbain Boivin avocat, notaire Royal et procureur fiscal de cette baronnie et marraine Damoiselle Perrine Bachelier.'' Sont présents au baptême : '' Dame Marie Boisgautier, veuve de maître Joseph, Marie Chabot, Damoiselle Anne Boivin et maître André Bourdin avocat de ce siège.''

     

     Pierre Tulasne appartient à une famille de marchands aisés. Ses parents se sont mariés à Channay sur Lathan le 28 Janvier 1733. Huit enfants naîtront de cette union dont Louis René, né le 17 décembre 1745 à Rillé qui est notaire et Procureur du Roi à Langeais ; Gatien né le 17 février 1739 à Hommes, notaire Royal et Bailli de Rillé ; Urbain, Etienne né le 27 janvier 1738 à Hommes, marchand tanneur et aubergiste à Rillé.

     

    Les abbés Tulasne et Voileau....

     Le 20 octobre 1766, Pierre Tulasne est nommé vicaire à Baugé et ce jusqu'au 3 février 1777. Il est nommé curé de Cuon le 12 janvier 1777. Le 17 juillet 1791 il prête serment avec restriction et reste dans sa cure jusqu'en octobre 1791. Il fait de ce lieu le rendez-vous de tous les insermentés de la région. Réfugié à Langeais il écrit au district de Baugé le 7 février 1792 qu'il n'a nullement l'intention de prêter le serment pur et simple. De ce fait il est donc obligé de se rendre à Angers pour y subir l'appel quotidien. Interné au séminaire, il est déporté en Espagne sur la Didon le 12 septembre 1792.

     Il fut remplacé à Cuon en 1793 par l'ancien curé constitutionnel de St Denis de Doué, Grignon qui se rétracta en 1801.

     Il écrit d'Espagne en juillet 1799 et mai 1800, ses lettres sont saisies (mairie d'Angers). Rentré en novembre 1800 il baptise à Jumelles le 22 novembre de la même année (A.E. Jumelles).

     

     Etat des ministres du Baugeois du 26 novembre 1801 : «  Cuon – Tulasne -55 ans - revenu d'Espagne – assez capable – mais d'une opinion peu sûre ».

     Maintenu à Cuon le 14 décembre 1802 – soumis le 22 décembre 1802 - n°447 – décédé en fonctions le 7 Juin 1811.

     

     

     

     Simon,René Voileau est né et a été baptisé le 17 novembre 1754 à Beaufort-en- Vallée, il est le fils de '' René Voileau tisserand et de Magdelaine Blot son épouse, le parrain a été Simon Joulin tisserand et la marraine Marie Cuau épouse de Simon Blot aussi tisserand, tous de cette paroisse''.

    Les abbés Tulasne et Voileau....

     

     En 1773, il est le troisième vicaire à Beaufort et en 1781 il est nommé vicaire à Cuon. Il refuse le serment constitutionnel et quitte sa paroisse en 1791. De ce fait il est soumis à l'appel quotidien en février 1792. Détenu au séminaire en juin, il est déporté en Espagne sur la Didon en septembre 1792. En mars 1800 on lui écrit d'Angers pour l'inviter à rentrer d'Espagne (Mairie d'Angers – lettres saisies). A son retour il fut envoyé desservir Chartrené. Nommé desservant de Chartrené ; à l'application du Concordat le 14 décembre 1802 – Soumis le 26 novembre 1802 – desservant de Lué-en-Baugeois le 27 mai 1812, il décède en fonction le 5 juin 1823.

     

     Etat des Ministres du Baugeois : «  Chartrené – Voileau – 50 ans - revenu d'Espagne – assez capable – mais paraissant attaché à l'ancien ordre des choses ».

     

     La Révolution : En 1790 Cuon devint chef-lieu de canton avec justice de paix, dont le ressort s'étendait sur Jumelles et Brion, Cuon fut rattaché au canton de Fougeré en l'an III, au canton de Baugé en 1800.

    Les abbés Tulasne et Voileau....

     

    L'église Saint Evroult de Cuon est une église romane du XIe et XIIe, elle est classée monument historique, la baie du pignon Ouest est du XVe. En face de l'édifice, une magnifique allée bordée d'arbres centenaires nous conduit au château de la Graffinière.

     

    Les abbés Tulasne et Voileau....

    Les abbés Tulasne et Voileau....

      Les abbés Tulasne et Voileau....

    Les abbés Tulasne et Voileau....

    Le presbytère date des XVe, XVIIe et XIXe; l'aile et les dépendances en retour sont du XVe, la façade de la cure, l'escalier et la distribution du logis datent de la première moitié du XVIIIe. A deux pas de l'église et du presbytère, près du cimetière, se trouve le château de Vaux...

     

    Les abbés Tulasne et Voileau....

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    Les abbés Tulasne et Voileau....

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    Le château de Vaux est un haut logis du XVe, à tourelle d'escalier, il se situe derrière l'église, C'est l'ancien château seigneurial de la paroisse et jusqu'au XVIe, il donne son nom à la famille qui y réside ; en dépendaient les fiefs de Laillé et de Villebouvais. En est sieur Anceau Ogier 1537, noble homme François de Rasilly 1576, Gabriel de Launay 1617, 1632 ; et les seigneurs de la Graffinière qui à partir du XVIIe devint le principal domaine seigneurial. Au XIXe le vicomte de la Motte Baracé, propriétaire de la Graffinière, y installa l'école libre des filles.

     

    Les abbés Tulasne et Voileau....

     

    Les abbés Tulasne et Voileau....

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    Les abbés Tulasne et Voileau....

    Les abbés Tulasne et Voileau....

    Les abbés Tulasne et Voileau....

    Les abbés Tulasne et Voileau....

     Sources : Archives Départementales de Maine et Loire, tous droits réservés – cadastre 1836 – Archives diocésaines – Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine et Loire – Photos de l'auteur.

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets.

     

     

     


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