•                     

    Victoire Rousseau, de la paroisse de Montfaucon-sur-Moine 

    massacrée avec sa mère et ses deux sœurs...

     

                     

     Victoire Rousseau, "la Mancotte".... L'histoire de Victoire Rousseau la ''mancotte'', la manchotte, a déjà fait l'objet de plusieurs articles parus dans ''Vendéens et Chouans'', « La Maraîchine normande » et sur « Chemins secrets ».

     

    Mais en ''fouinant'' dans les archives départementales de la Vendée, j'ai découvert des éléments supplémentaires concernant cette petite fille et les événements atroces qu'elle a vécus.

    En effet, le matin du massacre, les républicains, pris de vin, rassemblèrent les habitants sous les halles de Montfaucon et se mirent à massacrer de sang froid toute la population, des bébés aux vieillards. « Au couteau, à la baïonnette, au sabre, avec la crosse des fusils, ils tuaient et tuaient sans cesse.... Victoire Rousseau fut trouvée sous un monceau de cadavres. Il y avait deux rescapées, elle, qui n'avait plus qu'une main et une autre petite fille qui avait la gorge transpercée par une lame, mais qui ne survécut pas. »

     

    Le mémoire de proposition pour une pension annuelle établi en sa faveur nous apprend que son père, Mathurin Rousseau a été tué à la bataille de Cholet. Que sa mère, Jeanne Chevalier, a été «  percée de coups de baÿonnettes  » et deux de ses sœurs également en bas âge ont « été percées également à coups de baÿonnettes. »  

     

    Quel crime avaient commis cette mère de famille et ses trois petites filles ? Quel crime ?.... Elles ont été tuées pour ce qu'elles étaient : des vendéennes !

    Le psychopathe Barère de Vieuzac, ne disait-il pas : « Le vaisseau de la Révolution ne pourra arriver au port que sur une mer de sang. » (discours du 17 septembre 1793)...

     

    Passons aux documents :

    Le mémoire de pension : Victoire Rousseau......22 ans.

     Victoire Rousseau, "la Mancotte"....

    «  Cette fille a eu le poignet coupé à l'âge de deux ans sur le corps de sa mère, percée à coups de baÿonnettes ; elle a en outre perdu son père mort en combattant dans l'Armée Vendéenne et deux sœurs en bas âge  percées également à coups de baÿonnettes. » - Domicile Saint-Germain – proposée pour une pension de cent francs. - A Beaupréau le 24 novembre 1814, signé : le Cte de Tocqueville et le Cte d'Autichamp (vue n°6/15.dossiers nominatifs).

     

    Visitée par les médecins de l'hospice d'Angers le 24 novembre 1814 à Beaupréau :

    « A perdu la main droite par amputation au départ du poignet».

     

    Département de Maine et Loire – Arrondissement de Beaupréau – Commune de Saint Germain – Certificat de Victoire Rousseau.

    « Nous soussigné maire de la commune de St Germain sur l'attestation des sieurs :

     

    Félix Rabin, charpentier.

    Joseph Bossy, idem.

    René Bossy, idem.

    Jacques Rabin, idem.

    Tous quatre pères de famille domiciliés dans la dite commune, certifions que la nommée Victoire Rousseau file orfelinne a perdu son père, a été tué à la bataille de Cholet dans l'Armée Vendéenne, n'a pas été vu depuis – Certifions en outre que la dite Victoire Rousseau a été massacré par l'armée républicaine avec sa mère qu'on a tué et deux autres sœurs aussy massacré ; et a elle on luy a coupé le bras droit et qu'elle est dénuée de tous moyens d'existance – En foi de quoi nous luy avons délivré le présent certificat que Félix Rabin a signné avec nous après lecture faite  ; les autre on déclaré ne savoir signer. »

      A St Germain le vingt deux novembre dix huit cent quatorze.  »

    signé  : Félix Rabin - J Denis, maire.

     

    Victoire Rousseau, "la Mancotte"....

    Victoire Rousseau, "la Mancotte"....

    Victoire Rousseau est la fille de Mathurin Rousseau, (tué en 1793 à Cholet) domestique à Bourghardy et de Jeanne Chevalier, marié le 25 janvier 1780 à Saint-Germain-sur-Moine (vue n°455/573 mariage St Germain). Elle ne s'est jamais mariée.

    La famille de Mathurin Rousseau est originaire de la Bruffière, installée à Torfou. Jeanne Chevalier est la fille d'un closier domicilié à St Gilles paroisse de Saint-Germain (tuée en 1794).

    De cette union sont issus :

     

    1° Mathurin Rousseau, né le 24 octobre 1780 à Saint-Germain † le 9 novembre 1780.

    2° Jeanne Rousseau, née le 14 juin 1782 à Saint-Germain † le 5 septembre 1788.

    3° Rose Rousseau, née le 16 juillet 1785 à Montfaucon. † le 21 avril 1839 à Saint-André-de-la-Marche.

    4° Julien Rousseau, né le 31 décembre 1787, † le 11 janvier 1788 à Montfaucon. 

    Marie Rousseau, née le 21 octobre 1789 à Montfaucon. Tuée en 1794 ?

    6° …. Rousseau (fille), née ??? - tuée en 1794. 

    Victoire Rousseau, née le 10 mars 1792 Montfaucon est décédée le 18 avril 1863 à Montfaucon sur Moine.

      

    Sources : Archives Départementales de la Vendée, tous droits réservés.   Dossiers de pensions, dossiers individuels-nominatifs class SHD XU 39-40, Victoire Rousseau, vues n°5,6,7/15. Archives Départementales du Maine et Loire tous droits réservés - Registres d'état civil de Saint-Germain-sur-Moine et Montfaucon-sur-Moine. Saint-André-de-la-Marche - Photo de l'auteur. 

                                                                

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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  •                           

    Marie Maugeais, de la paroisse de Saint-Laurent-de-la-Plaine, 

    femme soldat, vraiment ??? 

     

                            

     

    « LE PREMIER DEVOIR D'UN GRAND PEUPLE

    COMME D'UNE FAMILLE FORTE,

    C'EST DE S'AIMER DANS SON PASSE

    ET DE S'HONORER DANS SES MORTS. »

                                                  

                                                                    FUSTEL de COULANGE.

     

     

     

    Marie Maugeais....Le mémoire de proposition pour une pension annuelle en faveur de la femme Marie Maugeais la qualifie de soldat. En parcourant d'autres mémoires de propositions, seule une autre femme porte cette mention : Jeanne Robineau. Les autres mentions nous signalent : ''fille échappée au massacre'',''fille Vendéenne'' ou ''veuve blessée'' et souvent aucune mention. S'agit-il d'une erreur d'écriture ? Peut-être.... bien que ces propositions soient signées de Monsieur le Cte Charles d'Autichamp.

     

    Marie Maugeais....

    Marie Maugeais....

    Marie Maugeais....

     

    Les blessures de Marie Maugeais laissent à penser qu'elle a été victime d'un massacre... elle avait 20 ans en 1794. Elle porte les stigmates de graves blessures, elle a le visage et la main gauche ravagés par les coups d'une arme terrible, le sabre !

     

    Le chirurgien Sébastien Cady, de Saint-Laurent-de-la-Plaine, constate et fait l'inventaire des blessures :

     

    « Nous soussigné maître chirurgien à la résidance de Saint Laurent de la Plaine département de Maine et Loire, arrondissement de Beaupréau, chef lieu de Saint Florent.

    Certifie avoir traité le nommée Marie Maugeais, femme de Jean Batteux journallié dans ce bourg, de neuf mortes blessures a la tête loreille gauche emportée. La machoire et la bouche du même cauté très contrefait affligée de louïe même cauté (côté), je extrait douze os des pariétaux, la main gauche toute contrefait la moitié du doig indais (index) emporté, le petit doigt emporté a lantié (en entier). Tout ces infirmité sont par les coups de sabre que la maleureusse femme reçu dans la guaïre (guerre) de Vandée. Ne pouvant pas par ces infirmité gannier (gagner) sa vie, son marie affligé du cevrocel ??? Arthrose cervicale ? Qui le prive frécamment d'aller à son travaille pourquois je leur délivre le présant certificat qui (illisible) à la connaissance de tout le publique pour luÿ cervir au besouain.  »

     

    Saint Laurent de la Plaine – signé – Chir Cady. Le 4 décembre 1814.

     

    Marie Maugeais a-t-elle été victime de la Colonne Infernale n°6, commandée par le général Moulin qui incendie Saint-Laurent-de-la-Plaine le 27 janvier 1794 et fusille deux femmes ?

     

    Un certificat de Blessé lui a été délivré le 26 novembre 1814.

     

    «Nous soussigné, maire de la commune de Saint-Laurent-de-la-Plaine, sur l'attestation des sieurs 1° Réné Brevet 2° Joseph Humeau 3° Jean Ménard 4° François Delaunay, tous les quatre pères de famille, domiciliés dans la dite commune – Certifions que la nommée Marie Maugeais a été massacrée dans la guerre de la Vendée par les armées républiquaines ; ce qui la met hors d'état de vaquer à ses travaux.

    En foi de quoi nous lui avons délivré le présent certificat, que les attestants ont signé avec nous après lecture faite.

    A Saint-Laurent-de-la-Plaine le vingt six novembre mil huit cent quatorze + femme de (Jean Batteux), a perdu son père et son frère tués en combattant dans les Armées Vendéennes. »

    Signé : Jean Ménard – François Delaunay – Joseph Humeau – René Brevet. - Cady maire.        

     

    Marie Maugeais est la fille de Jacques Maugeais (tué pendant la guerre de Vendée) et de Jeanne Cesbron. Elle est née le 14 janvier 1774 à Saint-Laurent-de-la-Plaine et épouse le 29 juillet 1811, François Batteux, journalier, veuf de Marie Blond. François Batteux et non pas Jean est né le 29 août 1763 ou 1764 à Beaumont-sur-Sarthe (dates différentes aux deux mariages). De cette union est né :

     

    - Jean Batteux, né le 7 mars 1814 à Saint-Laurent-de-la-Plaine.

    - Marie Maugeais est décédée à Saint-laurent le 17 décembre 1829.

    - François Batteux est décédé le 13 mai 1815 à Saint-Laurent.

     

     

    Sources : Archives Départementales du Maine et Loire, tous droits réservés.   Dossiers de pensions, dossiers individuels class SHD XU 39-38 - vues n°6 /9 et suivantes. Registres d'état civil de Saint-Laurent-de-la-Plaine (mariages 1802 et 1811 – baptêmes 1774 – naissances 1814, décès 1815 et 1829)  - Photo de l'auteur. 

                                                                                       X.P pour Chemins Secrets 

     

     


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  •                           

                        Michelle Fardeau, de la paroisse de Joué-Etiau, 

                           massacrée à Gonnord à l'âge de treize ans. 

     

                    

     

    Michelle Fardeau....Les républicains tuaient les petites filles à coups de sabre pour économiser les munitions !...

     

    Le mémoire de proposition pour une pension annuelle en faveur Michelle Fardeau la qualifie de ''fille échappée au massacre...'' Elle est proposée pour une pension de 50 ou 60 francs.

    « Mémoire de proposition pour une pension annuelle en faveur de Fardeau Michelle de Gonnord. - âgée de 33 ans - fille échappée au massacre – blessures à la joue droite et au cou au massacre de Gonnord – fileuse, aucun moyen d'existence – proposée pour une pension de 50 francs -

    A Chemillé le 26 novembre 1814 ; »

    signé le Cte de Tocqueville  - Le Cte Charles d'Autichamp.

     

    Un certificat des médecins d'Angers lui est délivré.

     

    « La nommée Michelle Fardeau a reçu plusieurs coups de sabre, étant âgée de 13 ans, qui ont divisé la lèvre à la commissure droite, formé des cicatrices qui la défigurent et sur le cou, ce qui la gêne » 

                                                              

    Chemillé le 26 novembre 1814

                                                    signé Ouvrard – et illisible.

     

    Un certificat de femme blessée est également délivré.

     

    «   Département de Maine-et-Loire – Arrondissement de Saumur – Commune de Gonnord. - Certificat de Femme Blessée -

    « Nous soussigné, maire de la commune de Gonnord, sur l'attestation des sieurs :

    1° Jean Maslin.

    2° Jean Chemineau.

    3° Louis Brisset.

    4° et Françoise Humeau,

    Tous quatre pères de famille, domiciliés de cette dite commune, certifions que la nommés Michelle Fardeau, (femme de Pierre-Jacques Bompas) rayés, a reçu dans la guerre de la Vendée des blessures qui la mettent hors d'état de vaquer à ses travaux.

    En foi de quoi nous lui avons délivré le présent certificat que les attestants ont déclaré ne pouvoir signer ni le sachant après lecture faite.

      Gonnord le 26 novembre 1814 – signé  : Rompillon.

     

    Michelle Fardeau....

    Michelle Fardeau....

    Michelle Fardeau....

    Le massacre de Gonnord ? Vous voulez connaître les noms des assassins? : Vendéens et Chouans nous en parle ici et Chemins secrets ici :

     

    Michelle-Marie Fardeau est née le 31 janvier 1781 à Joué-Etiau (vue n°56/184 baptêmes). Elle est le fille de Michel Fardeau, métayer et de Perrine Onillon. Elle se marie le 27 janvier 1810 à Gonnord (vue n°77/136 - mariages 1810) et l'on apprend que son père est décédé au mois de juillet 1794 à la métairie de la Grüe, pendant les ''désordres'' de la guerre de Vendée, ( ouf  ! ça me rassure, c'étaient juste des désordres)... Elle épouse Pierre-Jacques Bompas, né le 21 août 1784 à Gonnord, journalier-domestique, fils de Jacques Bompas et de Marie Papin. De cette union sont issus :

     

    1° Pierre-Jacques Bompas, né le 16 novembre 1812 à Gonnord.

    2° Louis-Barthélémy Bompas, né le 26 septembre 1815, idem.

    3° Marie-Jeanne Bompas, née le 1er octobre 1818, idem.

    4°Aimée-Perrine Bompas, née le 2 janvier 1823, idem.

     

    - Michelle Fardeau est décédée aux Forges à Gonnord, le 9 février 1840.

    - Pierre-Jacques Bompas est décédé aux Forges, le 3 mars 1844.    

     

    Sources : Archives Départementales du Maine et Loire, tous droits réservés.   Dossiers de pensions, dossiers nominatifs class SHD XU 39-40, Michelle Fardeau (22 nov 1814-26 juin 181), vues n°1,2,3,4/15. Registres d'état civil de Joué-Etiau et de Gonnord - Photo de l'auteur. 

                                                                

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 

     

     

     

     


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  •                           

    René Vrignaud, de la paroisse de Saint-Jean-de-Monts 

    tué dans le marais en 1812.

     

     


    René Vrignaud....  Octobre 1812, la chasse aux Vendéens est toujours ouverte et celle des pigeons fermée... Le Journal du Département de la Vendée du Dimanche 25 octobre 1812, n°56 (vue 197) est taiseux sur le sujet qui nous intéresse. Les conscrits sont soumis, tout va bien. On y parle de l'Empereur, ''Moscou n'existe plus'' ! Bientôt la Grande Armée n'existera plus non plus, mais ça, vous comprenez... la censure, toujours la censure ; on préfère y parler météo :

    « Dans le nuit du 18 au 19 octobre une tempête violente a soulevé les flots à une hauteur extraordinaire sur la côte occidentale de l'île de Noirmoutier  : 400 mètres de digue de la pointe du Devin ont été détruits – On évalue les dommages à 8000 francs...... »

     

    L'Officier Public de l'Etat Civil de Saint-Jean-de-Monts n'est guère plus bavard dans la rédaction des actes de décès...

     

    «  Le 14 octobre 1812 à dix heures du matin devant nous Jean-Crisostôme Péau-Villeneuve*, adjoint au maire, faisant par délégation du maire les fonctions d'officier public de l'état-civil – Etant à la mairie, sont comparus Jacques Rainard tisserand à Saint Jean de monts et Joseph L'Hériteau, meunier au Perrier, qui nous ont déclaré que hier matin, il est décédé près de ce bourg (le Perrier), leur beau-frère, le nommé René Vrignaud, tisserand, âgé de quarante et un an, époux de Marie-Angélique L'Hériteau. Les deux déclarants ont dit ne savoir signer de ce enquis.... »

     

    signé Péau Adjoint. * Percepteur des contributions de St Jean-de-Monts.

     

    René Vrignaud....

      Il faudra attendre l'année 1817 pour connaître les causes du décès de René Vrignaud. En effet, sa veuve Louise-Angélique L'Hériteau est proposée pour recevoir une pension de 45 francs comme veuve d'un soldat vendéen.

     

    « N°614 – Hairiteau Louise-Angélique né au Perrier en 1779 - veuve de Vrignaud René – soldat des Armées Vendéennes – Blessé au combat de Puidelui* et mort de ses blessures – sans ressources – trois enfants – proposée pour une pension de quarante cinq francs.  »

     

    *Puidelui, le lieu de ce combat n'a pu être identifié, le lieu-dit ''Puidelui'' n'existant pas sur le cadastre du Perrier, ni sur celui de St-Jean-de-Monts. S'agit-il d'une erreur d'écriture  ??

      

    René Vrignaud....

    René Vrignaud....

    Blessé dans un combat contre qui ? Les gendarmes  ??

     

    René Vrignaud est né le 28 mars 1772 à Saint Gervais. Il est le fils de Jacques Vrignaud et de Jeanne Naud. En 1812 il exerce la profession de tisserand. Il se marie le 19 juillet 1802 à Saint-Jean-de-Monts avec Louise-Angélique L'Hériteau, née le 3 janvier 1779, fille de Jacques L'Hériteau, meunier aux Petites Coudries  au Perrier et de Rose Rotureau-Retureau.

    De cette union sont issus :

    1° Louis-Rose Vrignaud, née le 14 septembre 1802 à St Jean-de-Monts.

    2° Jacques-René-Marie Vrignaud, né le 16 mai 1804, idem.

    3° Rose-Catherine Vrignaud, née le 20 juillet 1806, idem.

    4° Marie-Louise Vrignaud, née le 30 mai 1808, idem.

    5° Charles-Aimé Vrignaud, né le 2 mai 1810, idem.

     

    Le 5 mai 1818, Louise-Angélique L'Hériteau se remarie à Saint-Jean-de-Monts avec Pierre-Martin Fortin, laboureur. (vue 190/236 – mariages 1818). Propriétaire-cultivatrice, elle décède au Bois Vedron le 17 décembre 1855.

     

    René Vrignaud....

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions, - vue n°40/41, SHD XU 39-5 - Registres d'état civil de Saint-Jean-de-Monts du Perrier - Photos de l'auteur et de la Maraîchine Normande. 

                                                                

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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  •  

    Louis Pajot, de Saint-Jean-de-Monts, 

    tué au grand marais du Perrier...

     

     

    Louis Pajot....Le 15 février 1817, Marie-Madeleine Petigas est enregistrée comme veuve d'un soldat des Armées Vendéennes et est proposée pour une pension de quarante cinq francs.

     

    « N° 603 – Petigas Marie, née à Saint-Jean-de-Monts en 1757, veuve de Louis Pajot – soldat de l'Armée Vendéenne, tué au Grand Marais du Perrier - sans aucun moyen d'existence – domiciliée à Saint-Jean-de-Monts – trois enfants – proposée pour une pension de quarante cinq francs. » (SHD XU 39-5 - vue n°40/41).

     

    Louis Pajot....

    Louis Pajot....

     

    La reconstitution des actes de Saint-Jean-de-Monts pour la période de 1793 à 1796 ne mentionne pas le décès de Louis Pajot au combat des Rouchères. Mais il fait partie des victimes de la purge du marais opérée par les Bleus en juin 1794. 

    Une correspondance républicaine de ''l'Isle de la Montagne'' (Noirmoutier), du 17 juin 1794 (29 prairial de l'an 2)........ :

     

    « Isle-de-la-Montagne – 19 juin, 29 Prairial an II – le Général de brigade Dutruy au Général Vimeux commandant en chef.

     

    L'expédition du Marais a eu lieu le 26 et le 27 juin, les colonnes ont battu l'ennemi sur tous les points, de manière que le pays est totalement purgé de Brigands – On s'occupe sérieusement de l'enlèvement des grains – Le bocage sera fouillé incessament – Les dispositions à cet effet sont ordonnées – Le Général Boussard est de retour. » (Class SHD B 5/9-49 - vue n° 14/15). 

    Louis Pajot....

     

    Louis Pajot est né le 4 septembre 1756 à Saint-Jean-de-Monts. Il est le fils de Mathurin Pajot et de Marguerite Faugeron. En 1794 il est laboureur à Orouet à Saint-Jean-de-Monts. Il épouse le 26 février 1781, en ce lieu, Marie-Madeleine Petigas, née le 21 novembre 1757, fille d'Etienne Petigas, laboureur et de Marguerite Pelloquin. De cette union sont issus :

     

    1° Etienne Pajot, né le 23 janvier 1783 à Saint-Jean-de-Monts.

    2° Louis Pajot, né le 7 novembre 1785 à Saint-Jean-de-Monts.

    3° Marie-Hélène Pajot, née le 6 novembre 1790 à Saint-Jean-de-Monts.

     

    Louis Pajot....

    Marie-Madeleine Petigas est décédée le 18 août 1850 à Saint-Jean-de-Monts. 

     

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Registres état civil de Saint-Jean-de-Monts.- Correspondances Armées de l'Ouest, Class SHDB5/9-49 -  Dossiers de pensions des veuves (SHD XU 39-5 - vue n°40/41). Cadastre Napoléonien TA de 1831, Saint-Jean-de-Monts. - Photo de l'auteur. 

                                                          

     

    Xavier Paquereau pour Chemins-Secrets 


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