•                     

                     René Papin, capitaine de dragons, de la Séguinière,  

                                  blessé à Châtillon en octobre 1793. 

                   

                                     

        

    René Papin...René Papin est né le 28 novembre 1775 à St Melaine de Cholet. Il est le fils de René Papin et de Jeanne Chouteau. Il épouse le 23 mai 1804 à la Séguinière Jeanne-Louise Allard, née le 25 septembre 1775 à Moulinard, (moulin sur la Moine), paroisse de la Séguinière ; fille d'Etienne Allard et de Marguerite Manceau. A cette époque il exerce la profession de laboureur-voiturier. De cette union sont issus :

     

    1° René-André Papin, né le 22 juin 1806 à Moulinard, la Séguinière.

    2° Jeanne-Marie Papin, née le 7 juin 1810 à Moulinard, la Séguinière.

    3° Louis Papin, né le 6 février 1812 à Moulinard , la Séguinière.

    4° Marie Papin, née le 25 février 1816, la Séguinière (le bourg).

    5° Eugène Papin, né le 30 décembre 1817, la Séguinière (le bourg).

    René Papin est décédé le 8 janvier 1847 à la Séguinière.

    Jeanne-Louise Allard est décédée le 13 août 1845 à la Séguinière.

     

    Le 8 avril 1824 il dépose une demande de pension en ces termes :

     

    « René Papin, voiturier, demeurant à la Séguinière,

     

    A son Excellence le Ministre de la Guerre,

     

    Monseigneur,

     

    J'ai l'honneur de vous exposer que dès le commencement de la guerre de la Vendée, j'ai pris les armes pour le rétablissement du trône, le 23 juin 1794, j'ai été fait lieutenant de cavalerie. J'ai combattu dans toutes les occasions avec un dévouement absolu pour la cause royale.

    Au mois d'octobre 1793, j'ai été blessé d'un coup de feu qui m'a traversé la cuisse gauche et blessé, en outre, à la cuisse droite. Cette blessure me fait beaucoup souffrir et m'empêche de vaquer à mes affaires pour gagner ma vie.

    J'ai cinq enfants dont quatre en bas âge, je suis dans l'indigence, et personne n'a plus besoin de secours que moi dans cette fâcheuse situation. J'ose m'adresser à votre excellence et vous prier de proposer à sa Majesté de m'accorder une pension.

    Je joins à la présente un certificat constatant mes services, mon brevet de capitaine, et un acte de notoriété du Juge de Paix probatif de ma blessure, un certificat d'officiers de santé sur l'état de cette blessure, un certificat d'indigence et mon acte de naissance.

    Je suis avec respect Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur.  

    signé René Papin. »

     

    Certificat des officiers :

     

    «  Armée Vendéenne d'Anjou,

    Nous soussignés anciens officiers Vendéens, certifions que le Sieur René Papin demeurant à Cholet a fait toutes les guerres de la Vendée, depuis 1793 ; Que le général Stofflet, par brevet daté du 23 juin 1794, le nomma sous-lieutenant de cavalerie ; grade dans lequel il a servi jusqu'à la campagne de 1815 ; que le général d'Autichamp l'a nommé capitaine de cavalerie ; et qu'il s'est toujours bien comporté.

     

    En foi de quoi nous lui avons délivré le présent pour lui servir et valoir.

     

    A Montfaucon le 14 mai 1816.

    signé  : Amédée de Béjarry, ancien officier de l'Armée Vendéenne.

    Lhuillier, chevalier de St Louis cdt de la division de Beaupréau.

    Le comdt de la division de Montfaucon Mis de la Bretesche.

    Legeay, ancien colonel cdt de la division de Montfaucon.

    Coulon, chevalier de St Louis. »

     

    René Papin...

    Certificat du chirurgien :

     

    « Nous Claude Guérin chirurgien et Denis Hilaire Hocbocq médecin de l'hospice de Cholet.

    Certifions que le nommé René Papin, voiturier, domicilié à la Séguinière canton de Cholet a été blessé par une balle à la partie moyenne externe et antérieure de la cuisse gauche, qui sortie à deux doigts d'intervalle à la pârtie moyenne interne a frappé la cuisse droite à sa partie aussi moyenne antérieure et interne.

    Blessure dans lesquelles le susdit assure ressentir souvent de la douleur. »

    A Cholet, 26 mars 1824.

    signé Hocbocq et Guérin.

     

     

    Sources:  

    1-Archives Départementales de Maine-et-Loire tous droits réservés - Dossiers Vendéens – Papin René n°4 - 1M9/280. 

    2-Registres état civil de la commune de Cholet et la Séguinière. 

    3-Photo: de l'auteur. 

                                                     

     

     X.Paquereau pour Chemins Secrets 


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  •                     

                        Jean Garnier, capitaine de la paroisse de Drain, 

                     est enveloppé par la cavalerie républicaine et sabré.

     

     

                                     

    Jean Garnier....Jean Garnier est né le 22 octobre 1763 à Drain. Il est le fils de Julien Garnier et de Marie Terrien, bordagers au village de la Parisière à Drain ; proche du logis de la Rivellerie, grande bâtisse du XVIIème où demeure le Sénéchal de la baronnie de Champtoceaux.

    Il épouse le 24 septembre 1782 à Drain, Marie Toublan-Toublanc, fille de Julien Toublan, bordager et de Françoise Abline, née le 11 février 1762 à Drain ( mariage, vue 147/316 année 1782). De cette union sont issus au moins trois fils :

     

    1° Julien Garnier, né le 24 juillet 1785 à la Grahaudière à Drain.

    2° Jean Garnier, né le 17 février 1788 idem.

    3° Joseph Garnier, né le 23 février 1790 idem.

     

    Marie Toublanc se remarie le 27 janvier 1799 à la Chapelle-Basse-Mer avec René Sécher né le 26 août 1769 à Drain. De cette union est issu :

     

    1° Julien Sécher, né le 10 décembre 1799 à Drain.

     

    Le 10 avril 1846, elle dépose une demande de pension dont la teneur suit :

     

    «   A son Excellence le Ministre de la Maison du Roi, Marie Toublan veuve Jean Garnier, capitaine Vendéen demeurante à Drain arrondissement de Beaupréau.

     

    Monseigneur,

     

    J'ai l'honneur de vous exposer que durant mon mariage avec Jean Garnier, la guerre de la Vendée éclatta, que zélé pour la défense de la religion et de son roi légitime, il prit les armes et assista aux différents combats qui se livrèrent aux troupes rebelles et fut à la suite choisi par Mr le Marquis de Bonchamps (de vénérable mémoire) pour capitaine de la paroisse, qu'il remplit cet honorable poste avec tout le talent et la bravoure possible jusqu'en avril 1794 où il succomba à la force et fut victimé par les républicains.

    Que m'étant remariée à un nommé René Secher, j'ai eu la douleur de le perdre l'an dernier.

    Que me trouvant aujourd'hui dans la catégorie des veuves de Vendéens auxquels il plaît à sa Majesté d'accorder des secours, je vous prie de faire valoir auprès de sa Majesté ma juste demande et de justifier ce retard. Je joins à l'appuy d'icelle les pièces voulues par l'Ordonnance Royale.

    J'ai l'honneur d'être bien respectueusement, de votre Excellence Monseigneur, la très humble et très soumise servante.

    Ne sait signer.    Drain le 10 avril 1846. »

     

    Certificat des Officiers.

    Nous officiers supérieurs de l' Armée Vendéenne d'Anjou, Chevaliers de l'Ordre Royal de Saint-Louis, certifions que le nommé Garnier Jean, époux de marie Toublanc habitant la commune de Drain dans l'arrondissement de Beaupréau, a pris les armes pour la défense du Thrône et de l'Autel ; dès l'insurrection du mois de mars 1793 et fut choisi pour capitaine de la paroisse par le général de Bonchamps, grade dans lequel il s'est fidèlement comporté et a déployé toute la bravoure d'un Vendéen jusqu'au mois d'avril 1794 où se trouvant enveloppé par un détachement de cavalerie républicaine il fut sabré après avoir épuisé sa munition.

    En foi de quoi nous délivrons le présent à sa veuve aux fin d'obtenir de la magnificence royale, les secours aux quels elle peut prétendre.

    Drain, le 24 mars 1846. 

     

    signé : Oger de l'Isle C de St Louis, chef de division – Barbot C de St Louis Major de Division – Gaudin, Chef de Bataillon, C de St Louis. »

     

    Jean Garnier....

     

    Sources:     

    - Archives Départementales de Maine-et-Loire tous droits réservés- Dossiers Vendéens – Toublanc Marie - 1 M 9/340 - Certificat des officiers, vue n°4. 

    - Registres état civil de Drain 

    - Photos: de l'auteur. 

                                                      

     

     X.Paquereau pour Chemins Secrets 


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  •                     

    Perrine Terrien…

     

     

    « Tout est exécrable dans ce malheureux pays, et cette race doit être anéantie jusqu'au dernier. » 

     

    Garnier de Saintes 

                                     

       

    Perrine Terrien....Perrine Terrien est née le 16 avril 1756 à la Blouère, elle est la fille de Pierre Terrien métayer au village de l'Olivet et de Jeanne Gibouin. Elle épouse le 25 novembre 1777 à Saint Martin de Beaupréau, Claude Macé décédé à Beaupréau en Janvier 1794, des suites des fatigues de la campagne d'Outre-Loire, ou mort outre-Loire ?

    Mais avant de présenter Claude Macé, j'ai voulu m'attarder sur la famille Terrien de Villedieu-la-Blouère, famille me semblant assez représentative de ce qui s'est vraiment passé dans la Vendée Militaire, c'est à dire un massacre programmé à grande échelle, un génocide.

    En effet, lors de la demande de pension de Perrine Terrien comme veuve d'un combattant royaliste, le 10 juin 1825 à Beaupréau, elle nous dit :   

     

    «  J'ai vu périr tant en combattant que massacrés par les Républicains huit de mes frères et sœurs* et tout mon ménage a été pillé. »

     

    * Elle parle certainement de ses frères, sœurs, beaux-frères et belles sœurs.  

     

    Quelques années avant la Révolution, la famille Terrien est composée des parents et de douze enfants.  Jeanne Gibouin, la mère, décède le 15 avril 1785 et le père, Pierre Terrien, décède le 2 janvier 1788 à Villedieu-la-Blouère.  

     

    1° Jeanne Terrien, née 22 mars 1754 à la Blouère, décédée le 26 février 1774 à Villedieu. (20 ans).

    2° Perrine Terrien, née le 16 avril 1756 à la Blouère, décédée le 3 octobre1833 à Beaupréau marié avec Claude Macé, mort à Beaupréau suite aux fatigues endurées outre-Loire en janvier 1794 ou mort outre-Loire ?

    3° Marie Terrien, née le 29 mai 1758 à la Blouère, massacrée ?

    4° Pierre Michel Terrien, né le 31 juillet 1760 à la Blouère, tué ?

    5° René Terrien, né le 4 avril 1763 à la Blouère, marié le 10 février 1790 à Saint-Philbert avec Renée Moreau, tués ?

    6° Julien Terrien, né le 2 juin 1765 à la Blouère, tué ?

    7° Michel Terrien, né le 16 juillet 1766 et décédé le 22 juillet 1766.

    8° Joseph Terrien, né le 15 mars 1768 à la Blouère, tué ?

    Anne Terrien, née le 3 avril 1770 à la Blouère, elle épouse à 19 ans, le 10 février 1790, à Saint-Philbert-en-Mauges René Moreau, âgé de 20 ans, qui sera tué à la bataille de Torfou le 19 septembre 1793.

    Elle sera massacrée à l'âge de 23ans, le 1er février 1794 à la métairie des Cimbronnières à Saint-Philbert, avec ses deux petits enfants : Pierre, 13 mois et René, 2 ans (vues n°470/487 et 87/137 registres Saint-Philbert-en-Mauges). 

    Perrine Terrien....

     

    10° Michelle Terrien, née le 1 mars 1773 à la Blouère, décédée le 22 décembre 1775.

    11° Jean Terrien, né le 23 mars 1776 à la Blouère, tué ?

    12° Jeanne Terrien, née le 27 avril 1780 et décédée le 21 juin 1782.

    Quatre enfants étant décédés avant 1793, huit sont vivants au début des Guerres de Vendée. En 1799, Perrine Terrien est pratiquement la seule rescapée de sa famille...

     

    Le 10 juin 1825 Perrine Terrien veuve de Claude Macé dépose une demande pension à Beaupréau en ces termes :

     

    « A Messieurs les Membres de la Commission départementale créée en exécution de l'Ordonnance Royale du 9 décembre 1824, Expose :

     

    Perrine Terrien, native de la Blouère demeurant à la Roche-Baraton en cette commune, veuve de Claude Macé mort dans la campagne d'Outre-Loire, ainsi qu'il est justifié par l'acte de décès ci-joint, qu'elle resta chargée de huit enfants en bas âge dont l'aînée avait à peine 12 ans. Son mari s'était constamment battu sur la rive gauche de la Loire qu'il ne quitta qu'avec l'Armée Vendéenne lorsqu'elle passa ce fleuve au mois d'octobre 1793.

    A titre de veuve, elle réclame le bénéfice des dispositions de l'article 2 de l'Ordonnance précitée au quel elle a droit en raison de ses malheurs et des services de son mari.

    Elle a vu périr tant en combattant que massacrés par les Républicains, huit de ses frères et sœurs, tout son ménage pillé ; Elle a fourni à l'Armée Vendéenne plus de dix huit douzaines de froment, quatre bœufs gras et vingt six moutons.

    Tel est Messieurs, l'exposé fidèle de ses malheurs et pertes ; elle vous supplie d'y avoir égard et de vouloir solliciter les secours aux quels elle peut prétendre.

      Dans cet espoir, elle vous prie, Messieurs, d'agréer l'assurance de son profond respect. 

    ne signe. Vu par nous, Maire de Beaupréau, le 10 juin 1825. »

     

    Certificat des officiers.

     

    « Nous soussignés, anciens officiers supérieurs Vendéens certifions que Joseph-Claude Macé, mari de Perrine Terrien, fut un des premiers à prendre les armes en 93 pour la cause de la légitimité et a montré dans tous les combats où il s'est trouvé autant de bravoure que de dévouement, qu'il passa la Loire avec l'Armée Vendéenne dans les rangs de laquelle il a péri en combattant pour son Dieu et pour son Roi.

    En foi de quoi avons délivré à sa veuve le présent certificat pour servir et valoir ce que de raison. 

    Signé: Lhuillier, colonel chevalier de Saint louis cdt la division de Beaupréau – Soyer, Chevalier de Saint-Louis – Supiot Adjudant Major.

    Perrine Terrien....

     

    Claude Macé est décédé à 45 ans, en Janvier 1794 à Beaupréau, des suites des fatigues endurées lors de la campagne d'outre-Loire ou mort outre-Loire ? (Vue n°77/101 NMD 1789-an VIII Beaupréau).

     

    Perrine Terrien....

     

    Claude Macé est né le 28 mars 1746 à Beaupréau, il est le fils de Pierre Macé, métayer à Mercillié et de Renée Audouin. Métayer, il épouse le 25 novembre 1777 à St Martin de Beaupréau, Perrine Terrien, née le 16 avril 1756 à la Blouère, fille de Pierre Terrien métayer au Village d'Olivet à la Blouère et de Jeanne Gibouin. De cette union sont issus huit enfants :

     

    1° Perrine Macé ° le 25 mars 1779 à Beaupréau.

    2° Marie Macé ° le 16 février 1781 à  idem.

    3° Jacques Macé ° 25 février 1793 à idem.

    4° René Macé, ° 31 janvier 1785 à idem.

    5° Anne Macé, ° 4 novembre 1786, à idem.

    6° Renée Macé, ° le 10 mai 1789 à idem.

    7° Pierre Macé, ° le 17 septembre 1791 à idem.

    8° Jeanne Macé, ° 20 mars 1793 à idem.

     

      Perrine Terrien est décédée le 3 octobre 1833 à la Roche Baraton à Beaupréau.

     

    Sources:    

    -Archives Départementales de Maine-et-Loire tous droits réservés- Dossiers Vendéens – Perrine Terrien-1 M9/336.  

    -Registres état civil des communes de Villedieu-la-Blouère - Beaupréau (St Martin)- Saint-Philbert- en-Mauges. - copie du certificat des officiers, copie acte décès de Claude Macé, vues n° 4/7 et 7/7. - Cadastre 1834 de Saint-Philbert-en-Mauges, tableau d' assemblage  : les Cimbronnières. 

    - Photos: de l'auteur. 

                                                        

     

    X.Paquereau pour Chemins Secrets 


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  •                     

                            Pierre Testard, de la paroisse de Liré, 

                 tué dans les landes du Moulin-sous-Terre en 1793.

     

     

                                     


    Pierre Testard....Pierre Testard
    est le fils de Pierre Testard et de Jeanne Briand, métayers à la métairie de la Gourmicheraie paroisse de Liré. Il est né le 29 novembre 1744 à Liré et épouse le 12 janvier 1768 à Saint-Laurent-des-Autels, Renée Terrien, née le 5 avril 1746 à Saint-Laurent, fille de Pierre Terrien et de Julienne Chevalier, métayers à la Foyne.

      De cette union sont issus au moins trois fils, l'un étant décédé en bas âge.

     

     

    1° Pierre Testard, né le 8 janvier 1770 à Liré † ?

    2° Pierre Testard, né le 11 juillet 1772 à Liré.

    3° René Testard, né le 8 janvier 1777 à Liré.

     

    Ces deux fils combattent dans l'Armée Catholique et Royale, l'aîné est blessé outre Loire et réussit à repasser le fleuve, il mourra plus tard des suites de ses blessures en laissant une veuve et cinq enfants.

      La métairie de la Gourmicheraie est pillée et dévastée par les Bleus laissant Renée Terrien dans la plus grande misère...

     

    Le 14 juin 1825, sa veuve dépose une demande de pension dont la teneur suit :

     

    « A Messieurs les membres composant la Commission Vendéenne à Beaupréau,

     

    Messieurs,

     

    à l'honneur de vous exposer Renée Terrien, veuve de Pierre Testard demeurante à la Gourmicheraie commune de Liré, canton de Champtoceaux ; quatrième arrondissement du département de Maine et Loire.

    Quelle est âgée de soixante dix neuf ans, que Pierre Testard son défunt mary avait toujours combattu pour la cause des Bourbons quenfin il fut tué par les républiquains en 1793. Quelle resta veuve avec deux enfants qui comme leur père, combataient pour la même cause.

    Que son grand âge, sa misère ses infirmités font quelle ne peut satisfaire à ses besoins n'ayant aucuns moyens d'existances, elle vous prie Messieurs de prendre sa position en considération. Et vous supllie d'avoir la bonté de la faire comprendre au nombre de ceux que sa Majesté est dans l'intention de récompenser au terme de ses Ordonnances parce qu'il croit sa position en rapport avec les vues qui y sont manifestées il attend tout de votre justice.

    Et vous prie Messieurs d'agréer l'honneur du profond respect avec laquelle est votre très humble et très obéissante servante. »

    Pour la pétitionnaire qui ne sait signer   .

    Signé Chauvint adjoint – le 14 juin 1825 sous le n°14 -

     

    Certificat de notoriété.

     

    «Aujourd'hui 14 juin 1825,

     

    A comparu devant nous adjoint de la commune de Liré, canton de Champtoceaux quatrième arrondissement du département de Maine et Loire, faisant les fonctions d'officier public de l'état civil de cette dite commune  ; En l'absence du maire,

    1° François Laurenceau, métayer à la métairie de la Caradière en cette commune âgé de cinquante trois ans, ancien capitaine de l' Armée Royale de l'Ouest.

    2° Joseph Cruau journalier au village de la Baudouinière des Landes, ancien soldat de l'Armée Royale de l'Ouest, âgé de quarante sept ans.

    3° Julien Bordage, laboureur, demeurant au village des Haies, également ancien soldat dans l'Armée Royale de l'Ouest, âgé de soixante deux ans tous trois  habitants de cette commune, lesquels nous ont déclarés que, Pierre Testard métayer à la métairie de la Gourmicheraie en cette commune fut tué en combattant pour la cause des Bourbons en 1793 dans les Landes du Moulin sous Terres et laissa une pauvre malheureuse veuve avec deux garçons, qui de même que leur père combataient pour les Bourbons.

    Enfin que les républiquains pillèrent et dévastèrent tous ce qu'ils possédaient dans leur métairie et mirent Renée Terrien, sa veuve, dans la plus grande misère ; que son fils aîné avait partie pour la Bretagne s'était battu avait été blessé enfin de retour dans ses foyers, s'était marié et est mort par suite de ses blessures et fatigues qu'il avait eu en la dite guerre et a laissé une veuve avec cinq enfants en bas âge, voilà tout ce qu'ils ont déclarés et ont signé avec nous fort Bordage et Cruau qui ont déclarés ne le savoir faire.

    Fait à la mairie de Liré, les jour mois et an que dessus. »

     

    Signé Chauvint et Laurenceau.

     

     

    Pierre Testard....

     

    Sources:     

    - Archives Départementales de Maine-et-Loire tous droits réservés- Dossiers Vendéens – Terrien Renée-1 M9/336. Certificat de notoriété. 

    - Registres état civil de Liré.  

    - Photos: de l'auteur. 

                                                             

     

    X.P pour Chemins Secrets 


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  •                     

                         

      Jeanne Guilbauld, de la paroisse du Fuilet, 

              mère de Pierre Terrien, massacrée dans la forêt de Leppo.

     

     

                                     

    Pierre Terrien (N°3) et sa mère, Jeanne Guilbaud....En 1793, Pierre Terrien est sergent dans les Armées Catholiques et Royales. Il dépose une demande de pension le 19 mai 1825 dont la teneur suit :

     

    « Au Fuilet, le 19 mai 1825

     

    Pierre Terrien, laboureur, demeurant au Grand Gast commune du Fuilet ; à son excellence, Monseigneur, le Ministre Secrétaire d'Etat à la Guerre.

     

    Monseigneur,

     

    J'ai l'honneur vous exposer que, je pris les armes dès le mois de mars 1793 pour la cause des Bourbons et le rétablissement de leur trône ; que je servis avec le grade de sergent d'une compagnie du Fuilet en 1793-94 et 95.

    En 1815, je pris les armes malgré mon âge avancé et je marché avec l'armée Royale commandée par Mr du Doré, Chevalier de Saint Louis, jusqu'à la Restauration. J'ai assisté à la majeure partie des combats qui ont eut lieu dans la Vendée et à différents de ces combats je fait plusieurs prisonniers.

    Je perdu ma mère qui a été massacrée à la déroute du Bois de Lepeau (Leppo) et tout le mobilier que nous possédions, lequel a été pillé et brûlé par les Républicains. 

    Je suis père de 6 enfants en bas âge et n'é d'autre ressources pour faire vivre ma nombreuse famille que mon état de laboureur, aussi suis-je dans un grand besoin.

    L'Ordonnance du Roi du 29 décembre 1824 me donne l'espoir d'obtenir un secours.

    Je vous prie Monseigneur de prendre en considération, mon exposé et de vouloir bien proposer à sa Majesté de m'accorder un secours auquel crois prétendre, d'après l'Ordonnance prédatée.

    J'ai l'honneur d'être avec respect Monseigneur votre très humble et très obéissant serviteur. 

     

    signé  : P. Terrien. »

     

    Principaux combats auxquels il a assisté : Beaupréau – Cholet – Mortagne – Saumur – Nantes – Châtillon – Chantonnay - Fontenay et autres...

    Pierre Terrien (N°3) et sa mère, Jeanne Guilbaud....

     

    Pierre Terrien est né le 29 juin 1773 au Grand Gast paroisse du Fuilet. Il est le fils de Pierre Terrien, métayer et de Jeanne Guilbauld*. Laboureur, il épouse le 13 février 1805 au Fuilet, Marie-Jeanne Toublanc née le 30 août 1779 au Fuilet, fille de Georges Toublanc, métayer et de Renée Bondu. De cette union sont issus :

     

    1° Marie Terrien, née le 22 Brumaire an 14 (13.11.1805). au Fuilet.

    2° Pierre Terrien, né le 6 avril 1807 au Fuilet.

    3° Renée Terrien, née le 17 mai 1809 au Fuilet.

    4° Jeanne Terrien, née le 16 novembre 1811 au Fuilet.

    5° Anne Terrien, née le 18 mai 1816 au Fuilet.

    6° Louise Terrien, née le 19 septembre 1818 au Fuilet.

    Pierre Terrien (N°3) et sa mère, Jeanne Guilbaud....

     

     

    *Jeanne Guilbauld, massacrée en forêt de Leppo, il doit s'agir du massacre du 12 mars 1794.

    Pierre Terrien est décédé au Fuilet le 13 novembre 1850.

     Marie-Jeanne Toublanc est décédée le 23 mars 1864 au Fuilet.

     

     

    Sources :     

    - Archives Départementales de Maine-et-Loire tous droits réservés- Dossiers Vendéens – Terrien Pierre -3 -1 M9/336. Certificat des officier,vue n°4/5. - Cadastre 1834 Tableau d'assemblage le Grand-Gas. 

    - Registres état civil du Fuilet.  

    - Photos: de l'auteur. 

     

     

    XP pour Chemins secrets 


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