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    Pierre Brochard, de la paroisse de Saint-André-de-la Marche, 

    tambour dans la compagnie des Chasseurs de Beaupréau. 

                 

                            

      

    Pierre Brochard...En 1793, Pierre Brochard est âgé de 12 ans... tambour, il accompagne son père dans les combats, ce dernier sera tué outre-Loire à la suite de la bataille de Savenay et fusillé à Nantes.

    Pierre Brochard est né le 1er juillet 1781 à Saint-André-de-la-Marche. Il est le fils de Pierre Brochard - fusillé à Nantes - tisserand et de Jeanne Goujon. En octobre 1793 il traverse la Loire avec la Grande Armée Catholique et Royale et fait toute la campagne. Rescapé de la bataille de Savenay, il traverse le fleuve et rentre en Vendée où il trouve sa maison pillée et dévastée. Il continue le combat dans l'armée de Monsieur Lhuillier comme tambour et est présent à presque toutes les affaires. Le 24 janvier 1803 (4 Pluviôse an 11) – (vue n°77/161) il épouse à Saint-André Renée Dabin, née le 17 mars 1774 à Saint-Macaire, fille de Jacques Dabin tisserand et de Jeanne Bretaudeau. De cette union sont issus, entre autres enfants :

     

    1° Renée-Marguerite Brochard, née le 20 septembre 1804 à St André (3 complémentaire an 13).

    Marie Brochard, née le 29 mars 1810 à St André.

    3° Jean-Baptiste Brochard, né le 7 décembre 1811 à St André.

    4° René Brochard, né le 24 mars 1815 à St André.

     

    Devenu veuf le 20 octobre 1833, il épouse le 26 mai 1834 à St André, Marie Morillion née le 19 mai 1800 à Saint-Germain-sur-Moine, fille de René Morillion, tisserand et de Marie Bégaud (vue n°84/184 -1829-1839 - St André), de ce deuxième mariage sont issus des jumeaux :

     

    1° Pierre Brochard, né le 28 août 1840 à St André- † le 9 septembre 1840.

    2° Rose Brochard, née le 28 août 1840 idem.

     

    Le 24 mai 1825, il dépose une demande de pension en ces termes :

     

    « Brochard Pierre, tisserand au bourg de St André de la Marche âgé de 44 ans

     A Messieurs,

     

    Les Commissaires chargés de proposer à son Excellence Monseigneur le Ministre de la Guerre la distribution des fonds accordés en vertu de l'ordonnance de sa Majesté du 29 décembre 1824. 

    J'ai l'honneur de mettre devant vos yeux les services que j'ai rendu pendant la durée de la guerre de la Vendée. Au commencement de la guerre, j'étois encore jeune mais dévoué pour le soutien de la juste cause. Je me suis trouvé en toutes les grandes affaires qui ont eu lieu. J'ai été tambour dans l'armée de Monsieur Lhuillier chef de Division de Beaupréau dans la compagnie des Chasseurs. J'ai toujours soutenu le poste tant dans la Vendée que dans la Bretagne. Le poste était très fatiguant mais je l'ai toujours soutenu tout de même avec courage. 

    Dans la grande Bretagne j'ai perdu mon père qui fut pris après l'affaire de Savenay et sacrifié à Nantes, il était un brave soldat. 

    Je rentre en la Vendée après la défaite de l'armée à Savenay, je trouve notre pauvre maison toute pillée et dévastée à mon arrivé à Saint André, me voilà dans le plus pitoyable état, ayant perdu mon père, tout ce que nous avions. 

    Resté sans secours, fatigué de tant de traverses que j'avais essuyé que je puis vous aparé que ma santé n'en a pas été meilleure depuis, à toutes ces peines et misères ; j'espère que vous y serez attentifs. Vous n'abandonnerez pas un pauvre malheureux qui a tant souffert et tant fait pour la guerre. Vous verrez la perte de son père, la perte de toute sa fortune, être réduit à la plus grande indigence, n'ayant que mon pauvre métier de tisserand pour gagner ma vie et celle de ma famille, que cela vous touchera, vous me rendré participant auprès de son Excellence la Ministre de la Guerre des bienfaits de sa Majesté. 

     

    Vous obligeré Messieurs, votre très humble et très obéissant serviteur.   

    ne sait signer. - A St André le 24 mai 1825. » 

     

    Certificat des Officiers : 

     

    « Nous soussignés, anciens chefs des armées Royales de l'Ouest certifions que nous avons parfaite connaissance que Pierre Brochard, tisserand à Sainte André de la Marche, marcha sous notre commandement dès le commencement de la guerre, qu'il a assisté à presque toutes les affaires en qualité de soldat tambour et qu'il a toujours servi avec honneur et distinction en foi de quoi nous lui avons délivré le présent certificat pour lui servir et valoir ce que de raison, son père mort à l'armée. 

    A St André de la Marche le 24 mai 1825. 

     

    Signé  : 

    Pierre Hulin- chef de Batallion – Tinguy ancien capitaine – Lhuillier Colonel chevalier de StLouis – Soyer – Le Marquis de la Bretesche- chef de Division. » 

     

    Pierre Brochard...

    Sources:  

    Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens: Pierre Brochard - dossier 1M9/88 - copie du certificat des officiers. 

    Registres d'Etat civil de la commune de Saint-André-de-la-Marche.

    Photo de la figurine d'un tambour Vendéen de l’Atelier Barthélémy extraite de "Vendéens et Chouans".

     

                                                          

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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                    Jean Beaufreton de la paroisse du May-sur-Evre,

              sauve le général Henri Forestier à Cirières en Poitou...

               

                          

     

    Jean Beaufreton....Avant de passer à l'action héroïque de Jean Beaufreton, il est bon de rappeler que le vainqueur écrit toujours l'histoire. Le vaincu, lui, il ne le peut pas, en général il est à moitié nu dans les ruines de sa maison incendiée et ça été le cas pour le Vendéen.

    Ecrire ses mémoires n'était pas l'urgence du moment... 

    Beaucoup d'officiers et de généraux royalistes qui auraient pu écrire ont disparu au combat où ont été fusillés. Une chape de plomb s'est abattue sur toute la Vendée Militaire.

    Les Républicains ont maquillé à leur avantage les événements qui se sont déroulés avant, pendant et après leur prise du pouvoir et vous savez bien que les vaincus n'ont jamais raison. C'est pourquoi les faits d'armes de nos glorieux ancêtres ont  toujours été occultés, dénaturés et criminalisés. Les ''Bleus'' ont voulu vaincre jusqu'à la mémoire de leurs ennemis. Les ''Blancs'' et leurs descendants ont dû affronter le discours officiel jusqu'à aujourd'hui et c'est à ses risques et périls que l'historien honnête doit lutter contre la doxa bien en cour. Demandez donc à Monsieur Reynald Sécher...

     

    C'est donc grâce à ces demandes de pensions vendéennes et par le dépouillement des écrits républicains aux archives, que nous commençons à entrevoir la vérité et à découvrir la formidable escroquerie des ''Droits de l'Homme'', ou  plus clairement des ''Droits de l'Exploitation Banquière'' et pour être encore plus précis : de l'accaparement du pouvoir, des richesses et de ''l'information'' par une bourgeoisie ''maçonnisée'', sous influence et sans Dieu!

    Je pourrais être encore plus explicite... Mais voyez-vous, la République est une dictature, une forme très élaborée de discrimination, nous ne sommes libres qu'à l'intérieur de ce qu'elle propose... Si nous essayons seulement de vivre et de penser autrement, nous nous heurtons rapidement aux barreaux...

    Il est bon de temps en temps de remettre les pendules à l'heure ''royale'', pour ceux qui n'auraient pas encore compris.

     

    Jean-Joseph Beaufreton est né et a été baptisé le 2 avril 1781 au May-sur-Evre. Il est le fils de Jean Beaufreton, maçon au bourg du May et de de Marie Brunelière. Son père, capitaine de paroisse en 1793 est tué à l'assaut de la ville de Thouars. Sa mère, en octobre 1793 traverse la Loire avec ses cinq enfants ; (quatre garçons et une fille), lui seul survivra, sauvé par un officier. Le nom d'un de ses frères, disparu outre-Loire : Pierre-Vincent Beaufreton, 10 ans, né le 22 janvier 1784 au May... Un de ses oncles Brunelière fut un intrépide cavalier vendéen tué au combat.

    Il se marie le 23 Brumaire de l'an XII (15 novembre 1803) avec Marie Oger, fille de Jean Oger et de Charlotte Blot, née le 13 mars 1776 au May (vue n°40/227).

    De cette union naîtront cinq enfants.

     

    Le 7 septembre 1799, dans un petit chemin ''sur Cerisay'' le général Forestier est grièvement blessé, Jean Beaufreton, par son courage, empêche les Républicains de le sabrer et exfiltre, avec deux camarades, son général vers le château du Soulier à Combrand...

     

      Le 28 mai 1825, Jean Beaufreton dépose une demande de pension au May en ces termes :

     

    « Jean Beaufreton né et domicilié commune du May, ancien soldat des Armées Royales de l'Ouest,

    A Messieurs,

    Messieurs les membres de la Commission formée en exécution de l'Ordonnance Royale du Roi du 29 décembre 1824 ;

    J'ai l'honneur de vous exposer que feu mon père, a été un des premiers à prendre les armes en qualité de capitaine de la commune du May pour le rétablissement de l'autel et du trône, qu'il a combattu avec honneur et distinction les ennemis de l'auguste famille des Bourbons jusqu'au gros combat de Thouars où il mourut au champ d'honneur à la tête de sa compagnie, ou il laissa ma mère veuve avec 5 enfants.

    Au mois d'octobre lorsque l'armée Royale a passé la Loire, ma mère sachant bien qu'elle était dénoncée a suivi l'armée Royale avec ses 5 enfants dont j'étais du nombre, qui tous ont péris, dont je ne dois la vie qu'à un officier qui m'a sauvé de la mort, ou j'ai resté seul de ma famille.

    De retour dans la Vendée, j'ai été un des premiers à prendre les armes suivant l'exemple de mon père. En 1799 dès qu'il fut question des premiers rassemblements. Je fus nommé sergent dans une compagnie de Jallais où j'ai assisté à tous les combats qui ont eu lieu dans cette campagne, notamment celui de Cirière en Poitou le sept septembre, ou nous avons poursuivi les troupes républicaines sur Cerisai ou le fils de Monsieur Beauvollier fut tué et le général Forestier poursuivant avec rapidité l'ennemi à la tête de son armée dont je faisais partie ; une compagnie de républicains se détacha de la colonne, et Mr Forestier à leur trousse et mêlé parmi eux, le blessèrent grièvement et revenaient sur leurs pas pour le sabrer – dont j'ai arrivé le premier que j'ai retînt la colonne en criant à moi camarades, le premier qui est venu à mon secours ce fut le Sieur Brion qui faisait partie de la compagnie de Cholet et le capitaine Barbot de Jallais qui arrivé le second, ou nous l'avons enlevé au milieu du combat et mis en lieu de sûreté.

      Malgré toutes les peines et fatigue que j'ai éprouvé outre-Loire et la campagne de 1799 que j'ai fait sans désemparé. Mon amour pour le Roi n'a pas diminué, j'ai été un des premiers à prendre les armes en 1815 pour la cause royale quoique je fusses père de 5 enfants en bas âge. J'ai donné l'exemple du courage à mes frères d'armes et dans la compagnie où j'étais sergent. Je n'ai quitté l'armée que par ordres de nos généraux. J'ai fait la campagne sans désemparé.

    C'est pourquoi, je prie Messieurs les Membres de la Commission de prendre en considération mes malheurs de la perte de mon père, de ma mère et de 3 frères et une sœur et d'un oncle nommé Brunelière qui était un fameux cavalier estimé de tous ses chefs, et de mon entier dévouement et services rendus à l'Armée Royale et de mes pertes ayant resté orphelin : à me faire participer dans les bienfaits de sa Majesté en m'accordant une pension sur les fonds de l'Etat.

    Ce que faisant vous rendrez justice et aurez droit à mon éternelle reconnaissance.  

    L'exposant ne sait signer et a fait sa croix ordinaire  X

    A la mairie du May ce 28 mai 1825.

    Signé Brion-Sachet. »

     

    Certificat de Brion – présent au combat de Cirières et adjoint du maire du May.

     

    «   Commune du May, Je soussigné adjoint au maire de la commune du May ;

    Certifie que Jean Beaufreton, maçon né et domicilié de cette commune a suivi le premier Mr Forestier à la bataille du 7 septembre 1799 à Cirière en Poitou par le petit chemin où il poursuivait rapidement les troupes républicaines, qui le blessère et revenaient sur leurs pas voyant qu'il était presque seul si avancé, ou ils auraient sabré sans le secours du dit Beaufreton qui le premier arrive a lui et moi le second et le capitaine Barbaut de Jallais le troisième. Là assemblé tous les trois nous avons tenu le coup à 20 à 30 hommes, ce qui a donné le tems à notre troupe d'arriver à nous, et nous avons sauvé le général et le porté au château des Souliers commune de Combran en vie.

     

    Jean Beaufreton....

    Certifie le présent certificat sincère et véritable, ji étais présent 

    A la mairie du May, ce 28 mai 1829.

    Signé Brion-Sachet. »

     

    Jean Beaufreton est décédé au May-sur-Evre le 2 août 1848 (acte n°59 -1848)

     

    Jean Beaufreton....

     

    Sources : Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens: Jean Beaufreton - dossier 1M9/41- Registres d'Etat civil de la commune du May-sur-Evre – copie de la pièce n°5/6.

    Photos de l'auteur et de R. Lueil.

                                                         

    X. Paquereau pour Chemins Secrets

     

     

     

     

    NDLR : Michel Chatry avait publié une longue étude sur le combat de Cirières dans le N° 209, décembre 1999, de la Revue du Souvenir Vendéen.


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                     René Papin, capitaine de dragons, de la Séguinière,  

                                  blessé à Châtillon en octobre 1793. 

                   

                                     

        

    René Papin...René Papin est né le 28 novembre 1775 à St Melaine de Cholet. Il est le fils de René Papin et de Jeanne Chouteau. Il épouse le 23 mai 1804 à la Séguinière Jeanne-Louise Allard, née le 25 septembre 1775 à Moulinard, (moulin sur la Moine), paroisse de la Séguinière ; fille d'Etienne Allard et de Marguerite Manceau. A cette époque il exerce la profession de laboureur-voiturier. De cette union sont issus :

     

    1° René-André Papin, né le 22 juin 1806 à Moulinard, la Séguinière.

    2° Jeanne-Marie Papin, née le 7 juin 1810 à Moulinard, la Séguinière.

    3° Louis Papin, né le 6 février 1812 à Moulinard , la Séguinière.

    4° Marie Papin, née le 25 février 1816, la Séguinière (le bourg).

    5° Eugène Papin, né le 30 décembre 1817, la Séguinière (le bourg).

    René Papin est décédé le 8 janvier 1847 à la Séguinière.

    Jeanne-Louise Allard est décédée le 13 août 1845 à la Séguinière.

     

    Le 8 avril 1824 il dépose une demande de pension en ces termes :

     

    « René Papin, voiturier, demeurant à la Séguinière,

     

    A son Excellence le Ministre de la Guerre,

     

    Monseigneur,

     

    J'ai l'honneur de vous exposer que dès le commencement de la guerre de la Vendée, j'ai pris les armes pour le rétablissement du trône, le 23 juin 1794, j'ai été fait lieutenant de cavalerie. J'ai combattu dans toutes les occasions avec un dévouement absolu pour la cause royale.

    Au mois d'octobre 1793, j'ai été blessé d'un coup de feu qui m'a traversé la cuisse gauche et blessé, en outre, à la cuisse droite. Cette blessure me fait beaucoup souffrir et m'empêche de vaquer à mes affaires pour gagner ma vie.

    J'ai cinq enfants dont quatre en bas âge, je suis dans l'indigence, et personne n'a plus besoin de secours que moi dans cette fâcheuse situation. J'ose m'adresser à votre excellence et vous prier de proposer à sa Majesté de m'accorder une pension.

    Je joins à la présente un certificat constatant mes services, mon brevet de capitaine, et un acte de notoriété du Juge de Paix probatif de ma blessure, un certificat d'officiers de santé sur l'état de cette blessure, un certificat d'indigence et mon acte de naissance.

    Je suis avec respect Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur.  

    signé René Papin. »

     

    Certificat des officiers :

     

    «  Armée Vendéenne d'Anjou,

    Nous soussignés anciens officiers Vendéens, certifions que le Sieur René Papin demeurant à Cholet a fait toutes les guerres de la Vendée, depuis 1793 ; Que le général Stofflet, par brevet daté du 23 juin 1794, le nomma sous-lieutenant de cavalerie ; grade dans lequel il a servi jusqu'à la campagne de 1815 ; que le général d'Autichamp l'a nommé capitaine de cavalerie ; et qu'il s'est toujours bien comporté.

     

    En foi de quoi nous lui avons délivré le présent pour lui servir et valoir.

     

    A Montfaucon le 14 mai 1816.

    signé  : Amédée de Béjarry, ancien officier de l'Armée Vendéenne.

    Lhuillier, chevalier de St Louis cdt de la division de Beaupréau.

    Le comdt de la division de Montfaucon Mis de la Bretesche.

    Legeay, ancien colonel cdt de la division de Montfaucon.

    Coulon, chevalier de St Louis. »

     

    René Papin...

    Certificat du chirurgien :

     

    « Nous Claude Guérin chirurgien et Denis Hilaire Hocbocq médecin de l'hospice de Cholet.

    Certifions que le nommé René Papin, voiturier, domicilié à la Séguinière canton de Cholet a été blessé par une balle à la partie moyenne externe et antérieure de la cuisse gauche, qui sortie à deux doigts d'intervalle à la pârtie moyenne interne a frappé la cuisse droite à sa partie aussi moyenne antérieure et interne.

    Blessure dans lesquelles le susdit assure ressentir souvent de la douleur. »

    A Cholet, 26 mars 1824.

    signé Hocbocq et Guérin.

     

     

    Sources:  

    1-Archives Départementales de Maine-et-Loire tous droits réservés - Dossiers Vendéens – Papin René n°4 - 1M9/280. 

    2-Registres état civil de la commune de Cholet et la Séguinière. 

    3-Photo: de l'auteur. 

                                                     

     

     X.Paquereau pour Chemins Secrets 


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                        Jean Garnier, capitaine de la paroisse de Drain, 

                     est enveloppé par la cavalerie républicaine et sabré.

     

     

                                     

    Jean Garnier....Jean Garnier est né le 22 octobre 1763 à Drain. Il est le fils de Julien Garnier et de Marie Terrien, bordagers au village de la Parisière à Drain ; proche du logis de la Rivellerie, grande bâtisse du XVIIème où demeure le Sénéchal de la baronnie de Champtoceaux.

    Il épouse le 24 septembre 1782 à Drain, Marie Toublan-Toublanc, fille de Julien Toublan, bordager et de Françoise Abline, née le 11 février 1762 à Drain ( mariage, vue 147/316 année 1782). De cette union sont issus au moins trois fils :

     

    1° Julien Garnier, né le 24 juillet 1785 à la Grahaudière à Drain.

    2° Jean Garnier, né le 17 février 1788 idem.

    3° Joseph Garnier, né le 23 février 1790 idem.

     

    Marie Toublanc se remarie le 27 janvier 1799 à la Chapelle-Basse-Mer avec René Sécher né le 26 août 1769 à Drain. De cette union est issu :

     

    1° Julien Sécher, né le 10 décembre 1799 à Drain.

     

    Le 10 avril 1846, elle dépose une demande de pension dont la teneur suit :

     

    «   A son Excellence le Ministre de la Maison du Roi, Marie Toublan veuve Jean Garnier, capitaine Vendéen demeurante à Drain arrondissement de Beaupréau.

     

    Monseigneur,

     

    J'ai l'honneur de vous exposer que durant mon mariage avec Jean Garnier, la guerre de la Vendée éclatta, que zélé pour la défense de la religion et de son roi légitime, il prit les armes et assista aux différents combats qui se livrèrent aux troupes rebelles et fut à la suite choisi par Mr le Marquis de Bonchamps (de vénérable mémoire) pour capitaine de la paroisse, qu'il remplit cet honorable poste avec tout le talent et la bravoure possible jusqu'en avril 1794 où il succomba à la force et fut victimé par les républicains.

    Que m'étant remariée à un nommé René Secher, j'ai eu la douleur de le perdre l'an dernier.

    Que me trouvant aujourd'hui dans la catégorie des veuves de Vendéens auxquels il plaît à sa Majesté d'accorder des secours, je vous prie de faire valoir auprès de sa Majesté ma juste demande et de justifier ce retard. Je joins à l'appuy d'icelle les pièces voulues par l'Ordonnance Royale.

    J'ai l'honneur d'être bien respectueusement, de votre Excellence Monseigneur, la très humble et très soumise servante.

    Ne sait signer.    Drain le 10 avril 1846. »

     

    Certificat des Officiers.

    Nous officiers supérieurs de l' Armée Vendéenne d'Anjou, Chevaliers de l'Ordre Royal de Saint-Louis, certifions que le nommé Garnier Jean, époux de marie Toublanc habitant la commune de Drain dans l'arrondissement de Beaupréau, a pris les armes pour la défense du Thrône et de l'Autel ; dès l'insurrection du mois de mars 1793 et fut choisi pour capitaine de la paroisse par le général de Bonchamps, grade dans lequel il s'est fidèlement comporté et a déployé toute la bravoure d'un Vendéen jusqu'au mois d'avril 1794 où se trouvant enveloppé par un détachement de cavalerie républicaine il fut sabré après avoir épuisé sa munition.

    En foi de quoi nous délivrons le présent à sa veuve aux fin d'obtenir de la magnificence royale, les secours aux quels elle peut prétendre.

    Drain, le 24 mars 1846. 

     

    signé : Oger de l'Isle C de St Louis, chef de division – Barbot C de St Louis Major de Division – Gaudin, Chef de Bataillon, C de St Louis. »

     

    Jean Garnier....

     

    Sources:     

    - Archives Départementales de Maine-et-Loire tous droits réservés- Dossiers Vendéens – Toublanc Marie - 1 M 9/340 - Certificat des officiers, vue n°4. 

    - Registres état civil de Drain 

    - Photos: de l'auteur. 

                                                      

     

     X.Paquereau pour Chemins Secrets 


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  •                     

    Perrine Terrien…

     

     

    « Tout est exécrable dans ce malheureux pays, et cette race doit être anéantie jusqu'au dernier. » 

     

    Garnier de Saintes 

                                     

       

    Perrine Terrien....Perrine Terrien est née le 16 avril 1756 à la Blouère, elle est la fille de Pierre Terrien métayer au village de l'Olivet et de Jeanne Gibouin. Elle épouse le 25 novembre 1777 à Saint Martin de Beaupréau, Claude Macé décédé à Beaupréau en Janvier 1794, des suites des fatigues de la campagne d'Outre-Loire, ou mort outre-Loire ?

    Mais avant de présenter Claude Macé, j'ai voulu m'attarder sur la famille Terrien de Villedieu-la-Blouère, famille me semblant assez représentative de ce qui s'est vraiment passé dans la Vendée Militaire, c'est à dire un massacre programmé à grande échelle, un génocide.

    En effet, lors de la demande de pension de Perrine Terrien comme veuve d'un combattant royaliste, le 10 juin 1825 à Beaupréau, elle nous dit :   

     

    «  J'ai vu périr tant en combattant que massacrés par les Républicains huit de mes frères et sœurs* et tout mon ménage a été pillé. »

     

    * Elle parle certainement de ses frères, sœurs, beaux-frères et belles sœurs.  

     

    Quelques années avant la Révolution, la famille Terrien est composée des parents et de douze enfants.  Jeanne Gibouin, la mère, décède le 15 avril 1785 et le père, Pierre Terrien, décède le 2 janvier 1788 à Villedieu-la-Blouère.  

     

    1° Jeanne Terrien, née 22 mars 1754 à la Blouère, décédée le 26 février 1774 à Villedieu. (20 ans).

    2° Perrine Terrien, née le 16 avril 1756 à la Blouère, décédée le 3 octobre1833 à Beaupréau marié avec Claude Macé, mort à Beaupréau suite aux fatigues endurées outre-Loire en janvier 1794 ou mort outre-Loire ?

    3° Marie Terrien, née le 29 mai 1758 à la Blouère, massacrée ?

    4° Pierre Michel Terrien, né le 31 juillet 1760 à la Blouère, tué ?

    5° René Terrien, né le 4 avril 1763 à la Blouère, marié le 10 février 1790 à Saint-Philbert avec Renée Moreau, tués ?

    6° Julien Terrien, né le 2 juin 1765 à la Blouère, tué ?

    7° Michel Terrien, né le 16 juillet 1766 et décédé le 22 juillet 1766.

    8° Joseph Terrien, né le 15 mars 1768 à la Blouère, tué ?

    Anne Terrien, née le 3 avril 1770 à la Blouère, elle épouse à 19 ans, le 10 février 1790, à Saint-Philbert-en-Mauges René Moreau, âgé de 20 ans, qui sera tué à la bataille de Torfou le 19 septembre 1793.

    Elle sera massacrée à l'âge de 23ans, le 1er février 1794 à la métairie des Cimbronnières à Saint-Philbert, avec ses deux petits enfants : Pierre, 13 mois et René, 2 ans (vues n°470/487 et 87/137 registres Saint-Philbert-en-Mauges). 

    Perrine Terrien....

     

    10° Michelle Terrien, née le 1 mars 1773 à la Blouère, décédée le 22 décembre 1775.

    11° Jean Terrien, né le 23 mars 1776 à la Blouère, tué ?

    12° Jeanne Terrien, née le 27 avril 1780 et décédée le 21 juin 1782.

    Quatre enfants étant décédés avant 1793, huit sont vivants au début des Guerres de Vendée. En 1799, Perrine Terrien est pratiquement la seule rescapée de sa famille...

     

    Le 10 juin 1825 Perrine Terrien veuve de Claude Macé dépose une demande pension à Beaupréau en ces termes :

     

    « A Messieurs les Membres de la Commission départementale créée en exécution de l'Ordonnance Royale du 9 décembre 1824, Expose :

     

    Perrine Terrien, native de la Blouère demeurant à la Roche-Baraton en cette commune, veuve de Claude Macé mort dans la campagne d'Outre-Loire, ainsi qu'il est justifié par l'acte de décès ci-joint, qu'elle resta chargée de huit enfants en bas âge dont l'aînée avait à peine 12 ans. Son mari s'était constamment battu sur la rive gauche de la Loire qu'il ne quitta qu'avec l'Armée Vendéenne lorsqu'elle passa ce fleuve au mois d'octobre 1793.

    A titre de veuve, elle réclame le bénéfice des dispositions de l'article 2 de l'Ordonnance précitée au quel elle a droit en raison de ses malheurs et des services de son mari.

    Elle a vu périr tant en combattant que massacrés par les Républicains, huit de ses frères et sœurs, tout son ménage pillé ; Elle a fourni à l'Armée Vendéenne plus de dix huit douzaines de froment, quatre bœufs gras et vingt six moutons.

    Tel est Messieurs, l'exposé fidèle de ses malheurs et pertes ; elle vous supplie d'y avoir égard et de vouloir solliciter les secours aux quels elle peut prétendre.

      Dans cet espoir, elle vous prie, Messieurs, d'agréer l'assurance de son profond respect. 

    ne signe. Vu par nous, Maire de Beaupréau, le 10 juin 1825. »

     

    Certificat des officiers.

     

    « Nous soussignés, anciens officiers supérieurs Vendéens certifions que Joseph-Claude Macé, mari de Perrine Terrien, fut un des premiers à prendre les armes en 93 pour la cause de la légitimité et a montré dans tous les combats où il s'est trouvé autant de bravoure que de dévouement, qu'il passa la Loire avec l'Armée Vendéenne dans les rangs de laquelle il a péri en combattant pour son Dieu et pour son Roi.

    En foi de quoi avons délivré à sa veuve le présent certificat pour servir et valoir ce que de raison. 

    Signé: Lhuillier, colonel chevalier de Saint louis cdt la division de Beaupréau – Soyer, Chevalier de Saint-Louis – Supiot Adjudant Major.

    Perrine Terrien....

     

    Claude Macé est décédé à 45 ans, en Janvier 1794 à Beaupréau, des suites des fatigues endurées lors de la campagne d'outre-Loire ou mort outre-Loire ? (Vue n°77/101 NMD 1789-an VIII Beaupréau).

     

    Perrine Terrien....

     

    Claude Macé est né le 28 mars 1746 à Beaupréau, il est le fils de Pierre Macé, métayer à Mercillié et de Renée Audouin. Métayer, il épouse le 25 novembre 1777 à St Martin de Beaupréau, Perrine Terrien, née le 16 avril 1756 à la Blouère, fille de Pierre Terrien métayer au Village d'Olivet à la Blouère et de Jeanne Gibouin. De cette union sont issus huit enfants :

     

    1° Perrine Macé ° le 25 mars 1779 à Beaupréau.

    2° Marie Macé ° le 16 février 1781 à  idem.

    3° Jacques Macé ° 25 février 1793 à idem.

    4° René Macé, ° 31 janvier 1785 à idem.

    5° Anne Macé, ° 4 novembre 1786, à idem.

    6° Renée Macé, ° le 10 mai 1789 à idem.

    7° Pierre Macé, ° le 17 septembre 1791 à idem.

    8° Jeanne Macé, ° 20 mars 1793 à idem.

     

      Perrine Terrien est décédée le 3 octobre 1833 à la Roche Baraton à Beaupréau.

     

    Sources:    

    -Archives Départementales de Maine-et-Loire tous droits réservés- Dossiers Vendéens – Perrine Terrien-1 M9/336.  

    -Registres état civil des communes de Villedieu-la-Blouère - Beaupréau (St Martin)- Saint-Philbert- en-Mauges. - copie du certificat des officiers, copie acte décès de Claude Macé, vues n° 4/7 et 7/7. - Cadastre 1834 de Saint-Philbert-en-Mauges, tableau d' assemblage  : les Cimbronnières. 

    - Photos: de l'auteur. 

                                                        

     

    X.Paquereau pour Chemins Secrets 


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