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    Louis Coussays, officier chez les Paydrets...

     

                           

     

    Louis Coussays....Qui dit mieux ?  En trois combats il totalise un coup de feu, trois coups de sabres et une coup de baïonnette et rend paisiblement son âme à Dieu le 22 février 1848, dans sa maison, au bourg de Port-Saint-père, à l’âge de 96 ans.

    Le fait d’être resté célibataire, y étant certainement pour quelque chose, situation lui évitant beaucoup de contrariétés… (on peut blaguer non ?)

    Louis Coussaye-Coussays est le fils d’un notaire de Port-Saint-Père, il prend les armes en 1793. En plein pays de Retz, il participe à l’épopée du général Charette en de multiples combats que nous ignorons, puisque nous savons seulement qu’il touchait une pension de 200 francs en 1816. Il est porté sur le registre des gratifications accordées à 16 officiers identifiés de Loire-Inférieure, le 16 février 1816.

    A cette époque il est l’adjoint du maire de Port-Saint-Père. On nous dit qu’il  « se trouve dans une situation médiocre » au niveau fortune,  qu’il est « l’adjoint du maire, âgé de 62 ans, qu’il a reçu en trois batailles : un coup de feu, trois coups de sabre et un coup de bayonnette et qu’il touche une pension de 200 francs en tant qu’ancien sous-lieutenant. »

    Louis Coussays....

     

    Son père, François-Angélique Coussays est né le 29 janvier 1715 à Machecoul et est décédé le 5 novembre 1763 à Nantes. Notaire, lieutenant d’une des compagnies de Gardes Côtes de la paroisse de Sainte Croix de Machecoul, il épouse le 7 mai 1742 à Port-Saint-Père Bonne-Angélique Vesneau, née le 16 novembre 1715 à Port-Saint-Père et décédée en ce lieu le 19 février 1785. De cette union sont issus :

     

    1° François-Angélique Coussays, né le 16 avril 1743 à Port-Saint-Père, prêtre déporté en Espagne, Recteur de l’Ile de Bouin et † à Bouin le 5 juillet 1815.

    2° Marie-Bonne-Angélique Coussays, née le 6 avril 1744 à Port-Saint-Père.† à Machecoul le 30 mai 1821.

    3° Pierre Coussays, né le 3 septembre 1745 à Port-Saint-Père, † 29 décembre 1748 à Port-Saint-Père.

    4° Jean Coussays, né le 27 juillet 1746 à Port-Saint-Père.

    5° Jérôme Coussays, né le 3 décembre 1747 à Port-Saint-Père, notaire, † 20 mai 1833 à Port-Saint-Père.

    6° Françoise Coussays, née le 24 septembre 1748 à Port-Saint-Père.

    Louis Coussays, né le 2 janvier 1752 à Port-Saint-Père, officier Vendéen, adjoint au maire de P.St.Père. † 22 février 1848 à 96 ans.

    8° Rosalie Coussays, née le 16 février 1753 à Port-Saint-Père.

     

    Louis Coussays....

    Louis Coussays....

    En 1836, Louis Coussays est rentier, domicilié au bourg de Port-Saint-Père il a à son service une servante : Marguerite Landrin, veuve Salmon.

     

    Sources : 

     

    . Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. - Pensions et gratifications accordées aux anciens combattants des armées royales de l’Ouest- Gratifications accordées à 16 officiers le 16.2.1816 class SHD XU 36-2.

    . Archives départementales de Loire-Atlantique, tous droits réservés - Copie de l’acte de décès de Louis Coussays – acte n° 22 – état civil de Port-Saint-Père, année 1848, vue n°5/14. Copie de l’acte de Baptême, vue n°2/13 année 1752. Recensement année 1836 - Port-Saint-Père.

    . Généanet – famille Coussays - arbre de Pascal Le Labourier. 

    . Photo : de l’auteur 

     

                                                              

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Louis Charbonneau, tué à la deuxième bataille de Luçon... 

     

       

     

    Louis Charbonneau....Le Conseil supérieur de l’Armée Catholique et Royale, en rendant compte de cette bataille du 30 juillet 1793, s’exprima de la sorte :

     

    «  Nos troupes s’avancèrent, le 30, sur Luçon. L’armée républicaine les attendait rangée en ordre de bataille au delà de Bessay ; on l’attaqua avec vigueur. Nos troupes essuyèrent le feu le plus terrible de sa part sans en être effrayé. Notre artillerie, mieux servie que jamais leur répondit par des décharges multipliées ; chaque boulet plongeait directement dans les rangs ennemis et les sillonnait. Déjà les bataillons républicains se disposaient à fuir, leur centre était enfoncé, leurs soldats effrayés, tout nous présageait une victoire assurée, quand les lâches pillards, qui se traînaient à l’arrière garde, semèrent l’alarme dans tous les corps de l’armée, en prenant la fuite. Ce contre-temps fâcheux nécessita la retraite. M. le prince de Talmond la protégea avec un bataillon de cavalerie qui s’élança plusieurs fois dans les rangs de l’ennemi, détruisit presque entièrement un détachement de hussards et fit des prodiges de valeur. Les Suisses et les dragons ne se distinguèrent pas moins. Le nombre des prisonniers, des morts et des blessés est peu considérable de notre côté ; nos troupes ont laissé entre les mains de l’ennemi deux pièces de canon ; au reste, notre armée n’était forte que de douze à quinze mille hommes réunis à la hâte dans les paroisses voisines. 

    Le général en chef et ses braves compagnons d’armes se sont exposés aux plus grands dangers ; la Providence et leur sang-froid les ont préservés de tout accident funeste. Le cheval de Monsieur de Lescure a été blessé ; un gros de cavalerie qui s’acharnait à sa poursuite fut mis en déroute. Le Riche de Langerie, qui faisait ses premières armes, a eu son cheval tué sous lui. 

    Tel est le récit de cette action de cette action que, par intérêt pour la vérité, nous nous faisons un devoir de rapporter avec autant d’exactitude et de fidélité que nos succès et nos victoires. » 

     

    Très peu de morts du côté Vendéen, mais Louis Charbonneau de Rochetrejoux est resté sur le champ de bataille... 

       

     

    « 2 pluviôse an 14 – acte de notoriété n°49 .  

     

    Par devant Jean François Barbot, notaire  public du canton de Pouzauges au département de la Vendée résidant commune de Saint Michel Mont Mercure et Brunet son collègue résidant au Boupère, les deux soussignés : 

    Fut présente Catherine Préau-Péault veuve de Louis Charbonneau demeurant à la métayrie de Boismoraud  commune de Saint Paul en Paraid. 

    Laquelle a dit qu’il luy était impossible de justifier et faire connaître l’époque de la mort du dit Louis Charbonneau son défunt mary sans recourir à la notoriété publique attendu qu’il a été tué # à une des batailles qui a eu lieu près Luçon : #  entre les insurgés et les troupes républicaines quy a déterminé ladite Préau à faire comparaître volontairement devant nous et à cet instant : les citoyens Charles Préaut cultivateur âgé de trente cinq ans, Jacques Préault, cultivateur, âgé de trente trois ans, et frère de la dite Catherine Préault demeurant au dit lieu de Boismorand, (Bois-Morand) Jean Suaudeau, journalier âgé de vingt sept ans demeurant à Lachenaud. Charles Ravelaud, laboureur, demeurant à la Coudrinière ; Pierre Gautier laboureur demeurant à la Nardussière ?, âgé de quarante deux ans, René Bauchet, journalier, demeurant à Lachenaud, âgé de vingt six ans et Pierre Texier, bordier demeurant à la Coudrinière, âgé de vingt neuf ans : les tous de la commune de Saint-Paul-en-Paraids. 

    Lesquels ont déclaré et attesté avoir connu parfaitement le dit Louis Charbonneau mary de la requérante demeurant alors à la Baudière en la commune de Rochetrejou lequel sêtant trouvé à la deuxième bataille de Luçon lequel y fut tué et resta sur la place, ce que les déclarants disent être à leur connaissance et certifient exact tel que la vérité. 

    Dequoy laditte Catherine Préau veuve Charbonneau a requis acte que nous notaires soussignés : reçu : pour luy servir ce que de droit ; fait et passé à la Chanbeaudière commune Saint Michel Mont Mercure étude de Barbot, lu de nous, cejourd’huy avant midi le deux pluviose an douze de la République française une et indivisible ; lecture faite y ont tous persisté et déclaré ne savoir signer, de ce interpeller suivant la loy. Deux mots rayés nuls. # en l’an deux de la République.  

     

    signé: Brunet Notaire – Barbot Notaire. » 

     

    Louis Charbonneau....

      Louis Charbonneau est né le 17 mai 1754 au Boupère, il est le fils de Pierre Charbonneau et de Louise Gaborit. Il épouse le 18 février 1784 à Saint-Paul-en-Pareds, Jeanne Bedon, puis, le 27 juin 1792 à Rochetrejoux Catherine Péault-Préau, née le 21 avril 1767 à Saint-Paul-en-Pareds.

     

     

    Sources : 

     

    . Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Registres paroissiaux et état civil du Boupère, de Saint-Paul-en-Pareds.

     

    . Cadastre Napoléonien de 1825 - hameau de la Baudière à Rochetrejoux -class 

      3P192-1 Tableau Assemblage. 

    . Histoire de la guerre de la Vendée – Abbé Deniau, Tome II- pages 417, 418. -  

      Siraudeau éditeur à Angers. 

    . Photo : de l’auteur 

     

                                                                   

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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              Pierre Bazot, compagnon d’armes du général Tranquille...                      

     

      

     

    Pierre Bazot ...Pierre Bazot est né le 11 mars 1771 à Gouis près de Durtal en Anjou. Il est le fils de Vincent Bazot et de Louise Perdreau. Le 21 Vendémiaire de l’an 6 (12 octobre 1797), il épouse à Durtal, à l’âge de 26 ans, Anne Gautier, âgée de 20 ans, fille de Pierre Gautier, serger à Gouis et de Jeanne Jary. A cette époque il exerce le métier de tisserand. De cette union sont issus onze enfants dont six survivront, entre autres :

    1° Pierre Bazot, né le 16 thermidor an 6 (3 août 1798) à Gouis.

    2° Louis-Jean Bazot, né le 23 nivôse an 8 (13 janvier 1800) à Gouis.

    3° Anne Bazot, née le 5 juin 1807 à Gouis.

     

    Pierre Bazot ...

    Le 17 mai 1825, il présente un certificat de Monsieur le Maréchal de Camp Tranquille*, un autre de son capitaine et un extrait du chirurgien constatant ses blessures, comme ancien soldat des armées Royales.

     

    « A Monsieur le Préfet du département de Maine et Loire Chevalier de l’Ordre Royal de la Légion d’Honneur.  

     

    Monsieur le Préfet, 

     

    A l’honneur de vous exposer, Pierre Bazot, tisserand demeurant commune de Durtal, section Gouis, que dès le commencement des malheurs qui renversèrent le thrône et l’autel, il suivit les principes que lui avoient inspirés les auteurs de ses jours en lui apprenoit qu’il devoit sans cesse combatre pour le rétablissement de son souverain légitime, ces ce qu’il a constemment fait. 

      C’est pourquoi, Monsieur il vous adresse sa supplique ; pour que vous lui veniez en aide, pour lui aider à élever sa femme et les six enfants, et joint à la présente. 

    1° un certificat de service de Monsieur le Maréchal de Camp Tranquille, 

    2° une autre de son capitaine, 

    3° un certificat du chirurgien de Beaugé qui constate ses blessures, 

    4° son extrait de naissance. 

    5° un certificat du premier adjoint au maire de Durtal, qui constate sa position actuelle. 

      Veuillez, Monsieur le Préfet, prendre le tout en considération vous obligerons. 

      Votre très humble serviteur, ne sait signer.  

      Durtal le 17 mai 1825. » 

     

    « Je soussigné, officier Vendéen, Chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de St Louis, Maréchal de Camp, 

    J’atteste et certifie que le Sieur Pierre Bazau a servi dans l’armée Royale de l’Ouest, a fait la campagne de 1793 dans l’armée de Vendée commandé par Monsieur le général de Larochejacquelin, est entré sous nos ordres en 1794, 1795 et 1796, ce brave militaire a toujours mérité notre estime par sa bonne et loyale conduite, en foi de quoi nous lui avons délivré le présent certificat pour lui servir et valoir ce que de raison, fait au château de Miné  le 14 mai 1825.  

    Signé : Tranquille, Maréchal de Camp*.  

     

    Vu à la Mairie d’Echemiré, le 14 mai 1825. » 

     

    Pierre Bazot a servi sous le commandement du « Général Gollier dit Grand-Pierre » et a commencé le service dans la Grande Armée de la Vendée. ; a continué dans la compagnie du capitaine Charnassé et a participé aux affaires de Châteauneuf (Châteauneuf-sur-Sarthe), Daumeray et Montinier (Montigné-les Rairies) et autres. « A été blessé à Montinier dans le bras droit et l’épaule gauche par armes à feu. Il est père de onze enfants dont six vivants. »

     

    Au moment de sa demande, il touche déjà une pension de 50 francs.

     

     Sources :

     

    . Archives Départementales du Maine-et-Loire, tous droits réservés, commune de Durtal-Gouis.  Registres paroissiaux et état-civil -Vue 40/90 mariages an 6 – etc. 

    Dossiers Vendéens class 1M9/38 

    . Cadastre Napoléonien de 1831, Durtal-Gouis – class 3P4/133/1 Durtal.

    . Généanet – arbre généalogique famille Bazot-Basot. 

    . Photo : de l’auteur 

     

                                                                   

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    Pierre Lehy, un éclat de sabre dans le crâne…

                

     

     

    Pierre Lehy....Pierre Lehy est né le 15 janvier 1760 à Trémentines. Il est le fils de Louis Lehy et de Marie-Anne Girard. Il épouse le 7 juin 1791 à Melay, Anne Albert, fille de Pierre Albert et de Martine Benêteau de la paroisse de Saint-Georges-des-Gardes.

    En 1793, il est laboureur à Melay, et il semblerait qu’il soit métayer à la Boulaie – Boulaye, métairie incendiée en 1794.

    De son mariage sont issus dix enfants :

    1° Pierre Lehy, né le 5 septembre 1793 à Melay ?

    2° Jeanne Lehy, née le 20 décembre 1796 à Melay ?

    3° Marie-Anne, née le 5 février 1799 à Melay.

    4° Perrine Lehy, née le 11 octobre 1800 à Melay.

    5° Jean Lehy, né le 15 mars 1803 à Melay.

    6°Anne Lehy, née le 8 octobre 1805 à Melay.

    7° Rose-Jeanne Lehy, née le 9 septembre 1809 à Melay.

    8° Louise Lehy, née le 19 septembre 1812 à Melay.

    9° Joseph Lehy, né le 30 juillet 1814 à Melay.

    10° Jeanne Lehy, née le 22 janvier 1819 à Melay.

     

    Pierre Lehy....

    Pierre Lehy....

     

    Au combat de Rablay « il reçoit un coup de sabre sur la tête et un morceau de ce sabre resta plusieurs jours dans sa blessure ». Il fut fait prisonnier à ce même combat et conduit dans les prisons d’Angers où il fut accablé de tous les maux que l’on faisait subir aux Vendéens. Sa métairie fut brûlée et tous ses biens volés par les républicains.

    Le 16 décembre 1828, il demande une pension.

     

    « A son Altesse Royale, la Duchesse de Berry,  

    A l’honneur d’exposer très humblement,  

     

    « Pierre Lehy, laboureur, âgé de près de soixante neuf ans, né à Trémentines et demeurant à Melay, canton de Chemillé, département de Maine et Loire. 

    Qu’il n’a cessé de donner les preuves les plus grandes de son attachement pour la cause de l’auguste famille des Bourbons ; que pendant tout le temps de la guerre de Vendée, rangé sous la bannière des lis ; il n’a pas craint d’exposer  mille fois sa vie pour la défense de cette noble cause ; qu’il a assisté à toutes les batailles et qu’au combat de Rablay ; il reçut un coup de sabre sur la tête, un morceau de ce sabre resta plusieurs jours dans sa blessure ; 

    qu’à la même affaire il fut fait prisonnier et conduit à Angers par les républicains qui lui firent endurer tous les maux dont ils ne cessaient d’accabler les Vendéens. 

    Que, pendant qu’il souffroit ainsi pour la défense de la cause à laquelle il est resté entièrement attaché, les républicains pilloient, saccageoient, incendioient tout ce qu’il possédoit, 

    qu’échappé de sa prison  par suite d’une amnistie accordée aux Vendéens, il revînt dans son pays où il ne trouva plus rien, la métairie qu’il exploitoit avait été brûlée ; et la chance pillée par l’ennemi. 

    qu’il se trouva réduit à la misère, ne pouvant se livrer à un travail assidu, et n’ayant aucun moyen d’existence. 

    Qu’aujourd’hui, père de huit enfant dont un voudroit se destiner à l’état ecclésiastique, et que ses moyens ne permettent pas de faire instruire ; étant avancé en âge, et ne pouvant travailler, sa vue devenant faible et son entendement étant diminué par les suites de sa blessure ; Il ne jouit que d’une pension  de cinquante francs bien insuffisante à ses besoins et à ceux de sa famille. 

    Pourquoi il vous supplie très humblement Madame, de vouloir bien vous intéresser à lui et de le soulager dans son infortune en lui accordant une pension qui l’aide à vivre dans ses vieux jours et en ayant d’avoir la bonté de vouloir bien prendre en considération le désir que son fils âgé de quinze ans manifeste de se livrer à l’état ecclésiastique et l’impossibilité où il se trouve de dépenser pour son instruction. 

    Il ose recommander son fils à votre charité et humanité. 

    et de dire Madame, 

    de votre Altesse Royale, 

    le très humble, très obéissant et très dévoué serviteur. 

    signé : 

    Ange de la Béraudière Maire. 

    Melay, le 16 septembre 1828. 

    De la Sorinière, Chevalier de Saint-Louis, chef de la division de Chemillé. » 

     

    Sources : 

     

    . Archives Départementales du Maine-et-Loire - tous droits réservés  – Dossiers Vendéens – Pierre Lehy - class 1M9/237. 

    . Registres paroissiaux et d’état civil de la commune de Melay.- Famille Lehy de Melay - Généanet. 

    . Cadastre Napoléonien 3P4/207/1 Melay Tableau d’assemblage plan Napoléonien de 1827 – et la Boulaye 3P4/207/3 Melay  A2 de la Gastée – Plan Napoléonien de 1827 – Archives Départementales de Maine et-Loire, tous droits réservés. 

    . Photo : de l’auteur. 

                                                         

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Un capitaine de paroisse prisonnier à Chartres… 

                

     

     


    André-Félix Chavalard....André-Félix Chavalard
    est né le 22 décembre 1769 au May-sur-Evre. Il est le fils d’André-René Chavalard, tisserand-tailleur, puis Commis dans les Forêts et de Anne-Nicole Gilbert. Il se marie le 5 février 1788 à Saint-Laurent-des-Autels avec Jeanne Lambert, domestique, mineure, fille de René Lambert, bordager et de Françoise Codet, originaires du Fuilet. A cette époque, il exerce la profession de tailleur d’habits.

     

    De cette union sont issus, entre autres enfants :

    1° Jeanne Chavalard, née le 13 février 1789 à St Laurent.

    2° Antoine Chavalard, né le 16 Pluviôse an 4 (5 février 1796) à St Laurent.

    3° Jeanne Chavalard, née le 30 Pluviôse an 9 (19 février 1801) à St Laurent.

     

    En mars 1793, nommé capitaine de la paroisse de Saint-Laurent, il participe à tous les combats jusqu’au mois de novembre 1793 où il est fait prisonnier. Il fait partie des rares prisonniers rescapés des épurations de neuf prisons où il fut incarcéré. En effet, il est détenu à Saint-Florent-le-Vieil, à Angers, aux Ponts-de-Cé, à Brissac, à Doué, à Montreuil-Bellay, à Saumur, à Tours et à Chartres. Libéré le 21 frimaire de l’an 3 (11 décembre 1794), il quitte Chartres le 3 germinal (23 mars 1795), après dix mois de détention.

    Nous avons une petite idée de l’aspect physique d’André-Félix Chavalard, « il mesure 5 pieds, environ 1,63m, il a les cheveux et les sourcils châtains, les yeux gris, le nez et la bouche ordinaires, le menton rond, le front bas et le visage ovale. »

     

    Sa santé ruinée par un an de cachot et les persécutions inouïes qu’il a subies, il dépose une demande de pension au Roi le 28 mai 1825.

     

    « A Messieurs de la Commission Roiale Vendéenne de Beaupréau, 

    Le Sr Chavalard André Félix, ancien capitaine de paroisse à l’honneur d’exposer, qu’en 1793, il fu nommé au Ponceau, par les Sieurs Chetoux et Péron, capitaine de la commune de Saint Laurent des Autels, qu’il a assisté aux affaires d’Oudon, du Loroux, de l’Alloué et autres, et surtout à toutes les affaires de la Loire, enfin qu’il a fait toutes la campagne depuis mars 1793, jusqu’en novembre, qu’il fut fait prisonnier, conduit à Saint Florent, à Angers, aux Ponts de Cé, à Brissac, à Doué, à Montreuil Bellai, à Saumur, à Tours et enfin à Chartres d’où après un an de la captivité la plus affreuse, il fut rendu à la liberté le 21 Frimaire de l’an trois, pour preuve de ce qu’il avance il joint le passeport lui remis lors de sa délivrance. Et le récit des malheurs de sa captivité et des persécutions inouïes qu’il a éprouvées, ainsi que son extrait d’âge. Il déclare qu’il a tout perdu par les flammes, que sa santé est ruinée par  les suites de toutes les misères éprouvées dans les cachots que ses infirmités augmentes avec l’âge. Ce qui le force à  réclamer une portion des secours alloués par l’Ordonnance roiale d’autant qu’il a des droits comme infortuné et indigent. 

    Dans cette attente de toute justice il a l’honneur d’être très respectueusement,

    Messieurs de votre équité. 

    Le très humble et très obéissant serviteur.  

    signé Chavalard. 

    Saint Laurent des Autels, le 28 mai 1825. » 

     

    « Nous soussignés commandant et officiers de la division de Champtoceaux, armée Roiale Vendéenne d’Anjou, Gal Comte Charles d’Autichamp déclaron certifier et attester que le Sieur Chavalard André Félix domicilié de Saint Laurent des Autels a fait toutes les campagnes roiale Vendéennes depuis 1793 jusqu’en 1815, fors celles qui ont eu lieu pendant sa captivité depuis novembre 1793 jusqu’au 21 frimaire de l’an 3 conformément au passeport lui remis lors de sa délivrance, qu’il s’est toujours comporté en brave et loial Vendéen. 

    En foi de quoi nous lui délivrons le présent pour valoir et servir au besoin. 

    A Bouzillé, ce 28 mai 1825.  

     

    Signé : Oger de L’Isle – Chevalier de Saint-Louis chef de Division –  

    - Barbot Chevalier de Saint Louis, major de division - 

    - Landrin, Chevalier de Saint Louis, Chef de Bataillon. 

     

    André-Félix Chavalard....

     

    Sources : 

     

    . Archives Départementales de Vendée tous droits réservés  – Dossiers Vendéens – André-Félix Chavalard - class 1M9/106. 

    . Registres paroissiaux et d’état civil de la commune de Saint-Laurent-des-Autels - 

    . Vue n°5/7 Passeport délivré à Chartres le 21 Frimaire de l’an3. 

    . Photo : de l’auteur.

                                                                   

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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