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    Pour se débarrasser d'un hussard, 

    on lui fait ''craquer les os'', près de Coron en mars 1794...

     

     

     

    Auguste Cesbron.....Le 14 mars 1794, Stofflet est poursuivi par Grignon et arrive à Chanteloup, il essaye de barrer le passage aux républicains, il soutient l'effort des Bleus « mais ses soldats inférieurs en nombre, finissent par se débander et, dans la crainte d'être enveloppé, ils disparurent au milieu des bois, sans avoir éprouvé de pertes sensibles. Robert, dit ''marquis de Carabas'', voulu les ramener au combat, mais ce fut en vain ; les fuyards croyaient que leur défaite était une juste punition de l'incendie de Cholet. Dans leur retraite sur Coron, Stofflet courut un vrai danger. Poursuivi dans la vallée qui sétend entre ce dernier bourg et Chanteloup, il saute à bas de son cheval et se sauve par l'étroit sentier qui longe la haie voisine, lorsqu'un Bleu le saisi par le pan de son habit au passage d'un échalier. Le général, sans se déconcerter, jette son sabre devant lui, ramène ses bras en arrière, lâche son vêtement entre les mains du Bleu qui croyait le tenir prisonnier, reprend son arme et s'échappe avec la plus grande célérité.

    Deux de ses soldats qui fuient avec lui, évitent le même danger en exécutant à peu près la même manœuvre. Auguste Cesbron*, de la métairie de la Buissonnière (Boissonnière), de Chanteloup, courait devant un cavalier ; pour éviter ses atteintes, il se glisse dans une haie épaisse, s'élance vers une autre, la traverse, mais son habit s'accrochant à une branche, il reste cloué sur place. Sur le point d’être pris, il fait un suprême effort, laisse son vêtement dans la haie et se sauve à toutes jambes. Le maçon Jusseleau**, de Chanteloup, âgé de 40 ans, est en même temps poursuivi par trois hussards ; il passe lui aussi à travers une haie que les chevaux ne peuvent franchir. Un des hussards met pied à terre, court après lui, l'atteint bientôt et, le sabre levé, il va lui fendre la tête ; mais Jusseleau saisissant une trique, pare adroitement le coup, se jette sur le Bleu, le prend à bras le corps et, usant de sa force athlétique, il l'étreint jusqu'à lui faire craquer les os. Le hussard suffoqué appelle ses camarades à son secours. D'un coup de poing, Jusseleau lui brisa la mâchoire inférieure, lui fait lâcher prise et s'enfuit ; il était déjà loin quand les autres hussards arrivèrent près du blessé... » 

     

    Auguste Cesbron.....

    Auguste Cesbron* est né le 8 mars 1770 à Chanteloup-les-Bois, il est le fils de Pierre Cesbron, laboureur, et de Renée Charbonnier. Il épouse le 9 mars 1801 (18 ventôse an 9) Marie-Jeanne Guilberteau, née à Yzernay le 22 janvier 1775.

    A la Restauration, il touche une pension de 100 francs, pour une blessure à la partie inférieure du bras gauche. Il décède à la Basse Boissonnière, le 30 décembre 1857 à l'âge de 87 ans.

    Quant à l'athlète Jusseleau**, je n'ai retrouvé aucune trace de ce personnage à Chanteloup.

     

    Sources 

    . Histoire de la Guerre de la Vendée – Abbé Deniau Tome IV page 311. Siraudeau éditeur Angers. 

    . Archives du Maine et Loire, tous droits réservés class 1M9/15 -Registres état civil de Chanteloup-les-Bois.(vues 58/109 mariage / vue n° 361/611 naissance/vue n°146/163 décès). 

    . Photos : de l'auteur. 

              

     

     X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Janvier 1794, 

    Les ''Patauds'' de Pouzauges reçoivent une bonne leçon... 

                                           

     

     

    Louis Péault, janvier 1794 à Pouzauges....La mise en route des Colonnes Infernales a forcément donné des ailes aux ''bobos'' de l'époque, qui d'ailleurs n'en ''mènent pas large'' dans leurs gros bourgs républicains. Les ''Patauds'' de Pouzauges n'échappent pas à ce phénomène.

    En effet, ceux-ci commencent à faire les ''kékés'' dans les rues de Pouzauges, réfugiés dans un premier temps dans des lieux beaucoup plus calmes :

     

    « Ils reparurent en grand nombre dans leurs foyers, et sur plusieurs points même ils rétablissent leurs clubs et leur garde nationale. Comme ils se figuraient qu'il n'y avait plus de danger à courir pour eux, ils affectèrent le plus ardent patriotisme et des bravades ridicules. Parmi ces Patriotes lâches et fanfarons ceux de Pouzauges se firent surtout remarquer. Ils invitèrent leurs amis disséminés ça et là à venir les rejoindre, et bientôt ils formèrent une troupe assez nombreuse. Ils paradaient, le fusil au bras, exaltant leur courage par des chants criards d'un nouveau genre, et menaçaient d'exterminer les aristocrates jusqu'au dernier, surtout quand quelques rasades du petit vin du cru leur avait fait prendre une attitude crâne et furibonde. 

    Mais ils ne devaient pas faire ostentation longtemps de leurs rodomontades. Près d'eux était un homme dont ils ne soupçonnaient pas la présence et qui allait faire évanouir toute leur ardeur belliqueuse. 

    C'était Péault*, du village des ''Barres'', ancien garde chasse de M. de Grignon. Petit de taille, mais aux allures brusques et quelque peu frondeuses, plein de sang-froid et fertile en ressources, rusé par calcul et audacieux par caractère, il s'était toujours fait remarquer parmi les plus braves Royalistes. Il y avait en lui du général et du braconnier, il était bon et simple, du reste, avec ses compagnons d'armes et s'en faisait aimer. Tous le suivaient avec confiance. 

    Or, ce Péault, lassé des parades ridicules et insultantes des citoyens de Pouzauges va trouver Joseph Bonin, un brave de la Pommeraie-sur-Sévre, et lui dit : ''Il faut que tu me donnes un coup de main. Ces lourdauds de Pouzauges s'imaginent être les maîtres du pays, ils jurent comme des damnés, ils hurlent comme des loups, je suis fatigué de leur sottises, il faut leur infliger une leçon, et puisqu'ils nous croient tous morts, prouvons-leur qu'ils se réjouissent trop vite''. 

    Bonin promet de le seconder et de rassembler du monde ; seulement il demande huit jours de délai pour se guérir complètement d'une blessure qu'il a reçu à la cuisse. 

    Pendant ces huits jours, Péault, de son côté, réunit un certain nombre d'hommes, et au jour dit, ils se trouvent deux cents dans le bois de l'Ondrière. 

    Afin de prendre les Patriotes comme dans un filet, Péault divise sa troupe en trois bandes : il met Uvelin à la tête de la première, confie la seconde à Bonin, et se réserve la troisième. Leur marche est dissimulée. Uvelin va se porter au nord-est de Pouzauges, vers le Puyremeau, Bonin s'arrête près du château, tandis que Péault se dirige vers le petit faubourg de Bourbelard. Les trois colonnes ne devaient donner que lorsque Péault aurait tiré un coup de fusil. 

    Les Patriotes de Pouzauges n'avaient pas le moindre soupçon de ces dispositions et du danger qui les menaçait. En apercevant les patriotes parader sur la place publique, un soldat de Bonin voulut tirer : c'est contre la consigne, dit celui-ci, attendons. Il n'attendit pas longtemps. Péault arrivé au centre de Bourbelard, donne le signal convenu, et étend mort un garde national ; il en coucha un second par terre au moment où ce patriote débouche d'une rue transversale ; il va derechef frapper d'une troisième balle un curieux qui sortait la tête d'une croisée lorsqu'une pierre faisant saillie, fait dévier le projectile. A ces détonnations, les trois colonnes s'avancent en poussant des cris, mais elle ne trouve aucun ennemi. Les Républicains terrifiés s'étaient échappés comme une troupe d'alouettes, dit le narrateur, par le côté du bourg qui était resté libre. Le combat était fini avant d'avoir commencé. 

    Péault recueillit les armes abandonnées et détruisit les insignes de la République qui lui tombèrent sous la main. Il avait puni la jactance de ses ennemis ; il se trouvait satisfait. Il quitta Pouzauges et licencia ses hommes. De leur côté les Patriotes ne donnèrent plus signe de vie jusqu'au retour des armées républicaines » 

    Louis Péault, janvier 1794 à Pouzauges....

     

    *Louis Péault est né le 5 janvier 1749 à la Pommeraye/Sèvre, il est le fils de Louis Péault et de Marie-Magdeleine Garnier. Il est Sergent du Marquisat de Pouzauges – bordier au village des Barres – tisserand – Garde Chasse de Monsieur de Grignon au château des Echardières- garde champêtre à la Restauration. Il épouse en premières noces à la Tardière, Jeanne-Rose Tessier-Texier, le 23 juillet 1776, fille de Pierre Texier et de Jeanne Boutet, décédée au Vieux-Pouzauges le 30 octobre 1786.

      Le 28 août 1787, il épouse en secondes noces Marie-Anne Tisseau, veuve de François Devannes. De ces unions, entre autres enfants sont issus :

    . Louis-Bonnaventure Péault, décédé le 13 juin 1778 (1an) au Vieux-Pouzauges

    . Louis-Philippe Péault, né le 15 juin 1779 au Vieux-Pouzauges.

    . Marie-Rose Péault, née le 17juillet 1781, idem.

    . Jeanne-Rose Péault, née le 11 janvier 1786, idem.

    . Prudence Péault, née le 24 juillet 1797, idem.

     

    Il participera au fameux siège du château de Saint-Mesmin en février 1796.

     

    Louis Péault est décédé le 29 février 1816 au Vieux-Pouzauges, il n'a pu bénéficier des bontés du Roi.

       

    Sources:   

    . Archives Départementales de la Vendée, tous droits réservés- état civil et registres paroissiaux du Vieux-Pouzauges-la Tardière. 

    .Cadastre de Pouzauges-Tableau d'assemblage 1840 -Pouzauges ville développée au 5000ème. Bourg Belard et Puy Trumeau. 

    .Abbé Deniau - Histoire de la Guerre de la Vendée -TomeIV – pages 145,146. Siraudeau éditeur – Angers. 

    Photos: de l'auteur. 

     

                                                          

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Chouannerie 

    Michel Robier dit ''Pied en bois'', de Nyoiseau, 

    proposé pour un fusil d'honneur. 

     

        

     


    Michel Robier....Seulement deux pièces concernant le dossier de demande de pension de cet ancien capitaine chouan, demande déposée par ses enfants vers 1825 et rejetée, car ceux-ci étaient âgés de plus de 21 ans.

     

    « Demande rejetée – Robier dit ''Pied en Bois'' –  Les orphelins ayant tous plus de 21 ans – Nioiseau n°110 » (Première pièce non datée). 

     

    « Demande faite collectivement par six enfants de Robier dit ''Pied en Bois'' ancien capitaine de l'Armée Royale demeurant tous à Nyoiseau tous les enfants dont deux garçons sont dans l'extrême misère, l'un d'eux est paralitique ; les longs services de leur père avait occasionné le pillage dans leur demeure et l'emprisonnement de leur mère ainsi que de trois d'entre eux qui ont été détenus à Angers pendant 2 ans, en outre, René Robier, un autre de leur frère avait aussi fait plusieurs campagnes dans les chouans : Le père avait une pension de 200 francs avec laquelle il aidait sa famille, la dame aînée se nomme Jeanne Robié, femme Barratre (Barat) domiciliée à Nid Oiseau, demande une pension. » (2ème pièce non datée). 

     

    C'est avec ces renseignements réduits que nous allons partir à la recherche de ce capitaine chouan de Nyoiseau, nommé Robier.

    C'est par sa fille Jeanne-Perrine-Renée, qui a épousé le 22 juin 1811 à Nyoiseau Alexis Barat que nous allons remonter dans le temps.

     

    Michel Robier-Robié est né le 22 novembre 1752 à Saint-Pierre-des-Landes, (vue n°44/85) dans le Haut-Anjou, aujourd'hui en Mayenne. Il est le fils de Michel Robier, sabotier, et de Perrine Montagu. Il se marie le 20 février 1775 à Juvigné, (vue n°199/407) à cette époque il est ''employé dans les Fermes du Roy'' il est dit aussi ''Employé de Gabelle''. Il épouse Jeanne-Louise le Bouvier ou Bouvier, née le 25 février 1749 à Juvigné, qui sera incarcérée dans les prisons d'Angers avec trois de ses enfants.

     

    Employé dans les Fermes du Roy à Saint-Martin-du-Bois, Antoigné, Pommerieux, Saint-Sauveur-de-Flée et à Nyoiseau, ce ''Gabelou'' obtient le grade de capitaine chez les chouans et est connu sous le nom de guerre : ''Pied en Bois''

     

    De son union avec Jeanne-Louise Bouvier sont issus :

     

    1° Michel-Alexandre Robier né le 3 septembre 1776 à St-Martin-du-Bois et décédé le 17 septembre de la même année.

    René-Jean Robier, né le 11 novembre 1777 à St-Martin (vue n°34/249) – tisserand – à fait plusieurs campagnes chez les chouans - décédé le 12 mai 1852 à Nyoiseau.

    Jeanne-Perrine-Renée  Robier, née le 9 novembre 1778 à St-Martin.  

    4° Guillaume-Michel Robier, né le 28 mars 1780 à Saint-Sauveur-de-Flée (vue n°42/174) et décédé le 26 janvier 1813 à Rochefort à l'hôpital de la Marine (vue n°33/303) – marin au 13ème équipage de haut-bord, embarqué sur le vaisseau le Triomphant, ''âgé de 36 ans'', né à St-Sauveur-Maine et Loire, fils de Michel et de Jeanne Bouvier.

    5° Louis Robier, né le 30 août 1781 à Ampoigné (vue n°148/306), scieur de long.

    6° Joseph Robier, né le 12 février 1783 à Pommerieux. (vue n°133/234).

    7° Angélique Robier, née le 1er octobre 1784 et décédé à Nyoiseau le 8

         novembre 1848 (vue n°150/234).

    8° Pierre Robier, né 1786 ? et décédé le 5 janvier 1791 à Nyoiseau (vue n°13/130).

    9° Julienne-Françoise Robier, née le 31 janvier 1789 à Nyoiseau (vue n°201/210).

    10° Marie-Anne Robier, née le 16 octobre 1791 à Nyoiseau (vue n°16/130).

     

      

    Le nom de Michel Robier apparaît dans «L'état nominatif des officiers, sous-officiers et soldats de l'Armée Royale de l'Ouest – 5ème Corps commandée successivement par MM de Scépeaux, Chatillon, Bourmont et d'Andigné, proposés pour recevoir des armes, pensions et des lettres de remerciements en récompense de leurs services et de leur dévouement. » Il appartenait à la Division Ménard.

    Nous ne savons pas s'il a reçu un fusil d'honneur, mais il touchait une pension de 200 francs.

    Michel Robier est décédé à Nyoiseau le 5 août 1822.

     

    Michel Robier....

    Michel Robier....

     

    Sources:   

     

    Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens: Robier  - dossier 1M9/-318.  

    Registres d'état civil des communes du Maine et Loire   : Saint-Martin-du-Bois, Nyoiseau, Saint-Sauveur-de-Flée. 

    Archives Départementales de la Mayenne, tous droits réservés, communes de : Ampoigné, Pommerieux. 

    Archives Départementales de la Vendée, tous droits réservés – Etat nominatif de 853 combattants proposés pour des armes d'honneurs, lettres ou pensions – SHD XU 29 -13.Copie de la vue n°6/45 le n°82 Robier Michel. 

    Archives Départementales de Charente-Maritime, tous droits réservés : ville de Rochefort. 

    Photo : de l'auteur.

                                                        

     X. Paquereau pour Chemins Secrets 

     

     


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    François Robet, de la Chaussaire, 

    capitaine de paroisse, Ordre du Lys... 

     

     

     

                

    François Robet....François Robet est né et a été baptisé le 18 juillet 1768 à la Chaussaire, il est le fils de André Robet, bordier et de Françoise Le Bland*. Il épouse le 28 Thermidor de l'an 4 (15 août 1796), à l'âge de 28 ans, à la Chaussaire, Anne-Marie Couillaud, âgée de 40 ans, fille des défunts René Couillaud, laboureur et de Renée Chupin (vue n°35/57).

    Closier au bourg de la Chaussaire, dès 1793 nous le trouvons dans l'Armée Catholique et Royale comme capitaine de paroisse. Il ne reçoit aucune pension du Roi lors des premières demandes, il est ''oublié''. Titulaire d'une lettre d'honneur donnée par le Roi au Château des Tuileries le 11 juillet 1817 et décoré de l'Ordre du Lys, il réitère sa demande en mai 1825.

     

      Son frère aîné, André, âgé de 30 ans, est tué à ses côté à l'attaque de Nantes, décès enregistré le 10 Thermidor de l'an 1 à la Chaussaire (vue n°17/57).

      

    * Sa mère, Françoise Le Bland, née le 11 décembre 1740 à la Chaussaire est massacrée le 25 Pluviose de l'an 2, dans ce bourg, par la Colonne Infernale de Cordellier. (vue n°23/57) (La Chaussaire de la Maraîchine Normande). 

     

    Le 15 mai 1825, il dépose une demande de pension :

     

    « François Robet, closier, au bourg de la Chaussaire département de Maine et Loire, 

     

    A son Excellence Monseigneur le Ministre de la Guerre, 

     

    Monseigneur,

     

    Dans les rangs des braves Vendéens, j'ai figuré comme capitaine. J'ai fait des efforts pour faire triompher les Lys ; j'ai partagé les dangers de l'armée et sa gloire. Un de mes frères a été tué à mes côtés, ma mère à été massacrée, mes propriétés ont été incendiées. Enfin, je n'ai conservé que ma personne. 

    Nombre de mes frères d'armes ont eut des récompenses pécuniaires, j'ai été oublié. 

    Aujourd'hui, que sa Majesté daigne renouveller ses bienfaits, j'ose supplier votre Excellence de jetter un regard favorable sur un fidèle Vendéen qui est encore prêt à verser son sang pour l'autel et son Roi. 

    Je suis avec un très profond respect, Monseigneur, de votre Excellence, le très humble, très obéissant et très dévoué serviteur. 

    Robet ne signe. 

    Mr B du Doré, Chevalier de Saint-Louis- ancien chef de Division de l'Armée Royale d'Anjou. 

    Tristan Martin, Chevalier de Saint-Louis – colonel, ancien Adjudant Général Vendéen. 

    Martin – ayant exercé les fonctions de Commissaire Général Ordonnateur dans la Division de Bonchamps. 

     

    Montrevault le 15 mai 1825. » 

     

    Monsieur le Maire de la Chaussaire...

     

    « Je soussigné, maire de la commune de la Chaussaire, canton de Montravault. 

    Certifie que Robet François, clozier, ne jouit d'aucune pension ni secours sur les fonds de l' Etat. 

    Que ses moyens d'éxistence consistent dans ce qu'il peut gagner à son travail ; n'a que son logement et un peu de jardin pour toute propriété. 

    Et enfin qu'il est dans le besoin, il est décoré de la fleur de Lys et d'une feuille d'honneur donnée au château des Tuileries le 11 juillet 1817, signée par le Roi. 

    Fait à la mairie de la Chaussaire, le 26 mai 1825.   

    signé Chéné – Maire. » 

     

    François Robet est décédé le 14 juillet 1845 au bourg de la Chaussaire, son mariage avec Anne-Marie Couillaud semble être resté sans postérité.

     

    Sources :   

     

    Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens: Robet François - dossier 1M9/-317.  

    La Chaussaire – notice de la Maraîchine Normande du 26 janvier 2013. 

    Registres d'état civil de la Chaussaire. 

    Photo : Ordre du Lys extrait du Guide des ordres et décorations et médailles militaires 1814-1963 de André Souyris-Rolland - édition 5.1.1979. 

     

     

                                                         

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Pierre Robichon de Coron, 

    Ordre du Lys.

     

           

                   

      

    Pierre Robichon est né le 20 septembre 1769 à Coron. Il est le fils d’ André Robichon, bordager à la Rimbretière et de Marie Guindon. Il fait partie des rares rescapés de la Virée de Galerne et est autorisé à porter l'Ordre du Lys par le comte d'Autichamp lors du passage du Duc d'Angoulême à Beaupréau.

    Il prend les armes dès le début de la guerre et sert sous Cathelineau, d'Elbée, La Rochejacquelein, Stoffflet et d'Autichamp et assiste aux batailles de : Coron, Beaupréau, Argenton-Château, Thouars, la Châtaigneraie, Vihiers, Doué, Montreuil, Cholet, Saint-Florent.

    Il traverse la Loire en octobre 1793 avec la Grande Armée et fait toute la campagne : Laval, Fougères, Dol, Château-Gontier, Avranches, Pontorson, Entrammes, Granville, le Mans, Savenay.

     

    Il est blessé à plusieurs reprises :

    1° Blessé au Mans d'une balle à l'épaule droite.

    2° Dans une affaire à Cholet, a reçu un coup de sabre sur un doigt, qui la estropié.

    3° Blessé au côté gauche à Montreuil par une balle.

    4° Blessé à la tête d'un coup de sabre à l'affaire de Savenay...

     

    « Il a tué un chef de cavalerie de l'armée ennemie et a pris le cheval de ce chef. »

    Son père, André Robichon, est mort en combattant. Ce brave a été autorisé à porter l'ordre du Lys.

     

    Sous le Consulat, le 15 décembre 1801, (24 Frimaire an 10), il épouse à Coron  : Marie, Martine, Louise Lahaye, fille de Pierre Lahaye et de Martine Besson de Coron. Il semble que ce mariage soit resté sans postérité (vue N°158/174 – mariages Coron).

     

    En juin 1824, il dépose une demande de pension :

     

    « A son Excellence Monseigneur le secrétaire d'état au département de la Guerre.

    Monseigneur,

    A l'honneur de vous exposer Robichon Pierre, né et demeurant à Coron, canton de Vihiers arrondissement de Saumur département de Maine et Loire, qu'il s'est constamment montré avec zèle et dévouement dans la cause sacrée du trône et de l'autel pendant la durée de la guerre tant dans le pays que dans les campagnes d'Outre Loire ; qu'il a reçu trois blessures qui le gênent considérablement et l'empêchent de vaquer à ses travaux ordinaires.

    Ce considéré, Monseigneur, il supplie votre Excellence de daigner le faire jouir des bienfaits accordés par sa Majesté, par son Ordonnance du 23 décembre dernier aux vrais Vendéens et surtout aux blessés et indigents. Ce qu'octroyant ayant égard à ses blessures et à son indigence ferez justice. Le suppliant prend la liberté d'assurer de ses sentiments respectueux – Votre Excellence de se dire, Monseigneur votre très humble et très obéissant serviteur et de notre auguste Monarque, le fidèle sujet. 

    signé Robichon Pierre. »

     

    Pierre Robichon, cultivateur, est décédé à Beaulieu, commune de Coron le 28 mai 1833.

            Marie Lahaye est décédée à Coron le 11 avril 1825.

     

    Pierre Robichon....

     

    Sources:   

    Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens : Robichon Pierre - dossier 1M9/317.  

    Registres d'état civil de Coron. 

    Photo : Ordre du Lys extrait du Guide des ordres et décorations et médailles militaires 1814-1963 de André Souyris-Rolland - édition 5.1.1979.   

                            

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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