•                                            

    Monsieur de Charette a-t-il fait fusiller à Legé, 

    des notables « Bleus »de L'Herbergement ? 

                            

     

    Charette et la municipalité de l'Herbergement....En octobre 1793, le chevalier de Charette est occupé par la conquête de Noirmoutier. S'il a fait fusiller au cours de ce mois, des membres de la municipalité de L'Herbergement, c'est dans un laps de temps très court : entre le trois et le neuf octobre ou entre le 23 et le 31 octobre 1793.

    D'autre part, si c'est ce général qui a pris cette décision, c'est que ces gens étaient responsables de « vilaines choses » envers les Royalistes et devenaient nuisibles dans le secteur. Ces « Bleus » de L'Herbergement étaient en relation avec la garnison républicaine de Montaigu, puisque l'acte de notoriété fait mention de Benjamin Dubois, marchand, René Touzeau, agriculteur et de Pierre Jaunet, marchand, de Montaigu.

    Que se passe t-il en ce mois d'octobre 1793 sur le territoire du général de Charette ?

    « Dès le 28 septembre 1793 au matin, il se trouve à la tête de 2.000 hommes et on se met en route l'après-midi du même jour, pour parvenir le lendemain à une lieue du Gois, qui est le chemin de passage vers l'île de Noirmoutier à marée basse... Un coup de canon des Républicains et les Vendéens se débandent. Impossible de résister à leur puissant mouvement de retraite : Charette et ses officiers sont emportés comme des fétus. 

    Retraite vers Legé (où il arrive le 3 octobre). Charette ne sait pas renoncer. Il averti ses lieutenants de sa volonté : la prise de Noirmoutiers n'est que différée. 

    Une pluie fine tombe continuellement. L'armée de Charette, dont les effectifs ont triplé « vit péniblement au milieu des étables en ruines et des champs incultes ». Afin d'empêcher les désertions, le Chevalier annonce qu'une nouvelle attaque de l'île est imminente. Les Bas-Poitevins acceptent d'attendre. 

    Le 9 octobre il part de Legé à la conquête de Noirmoutier. » 

     

    Les 11 et 12 octobre c'est la prise de Noirmoutier.

     

    « Le 15 octobre 1793, le chevalier repasse le Gois avec 1.500 hommes. Le 16 il est à Machecoul, qui est vide de soldats mais rempli de réfugiés ecclésiastiques.Vers le 20 il apprend le désastre de Cholet. » 

     

    « Le 23 octobre, Charette a cantonné sa troupe – actuellement réduite – dans le bourg de Touvois. Joly, Savin et Guerry du Cloudy se battent de leur côté, sans qu'il prenne part à leurs engagements ; Le chevalier veille sur Machecoul et Legé, en attendant l'occasion de fondre sur les Bleus. » 

     

    Il reste à Touvois jusqu'au début du mois de novembre. Le 8 novembre, le général républicain Dutruy s'empare de Legé.

     

    Et le 20 Vendémiaire de l'an 6 (Mercredi 11 octobre 1797), des « Bleus » nous informent que Charette aurait fait fusiller cinq des leurs à Legé.

    C'est un acte de notoriété déposé par des républicains, je serais tenté d'émettre  beaucoup de réserves à son sujet, nous savons tous que le bobard est une spécialité républicaine ; ça fait quand même deux siècles que l'on nous ment et qu'on nous « mène en bateau ». Prenons donc avec beaucoup de prudence les faits qui nous sont contés.

     

    « Registre d'acte de notoriété publique constatant le décès de Pierre Dubois - le 20 Vendémiaire an 6. 

    Par devant les Notaires publics du département de la Vendée, soussignés, a comparu en sa personne le citoyen Benjamin Dubois, marchand, demeurant à Montaigu, lequel nous a déclaré en présence des citoyens ; 

    . Jean Chapleau, boucher. 

    . Mathurin Chapleau, agriculteur. 

    . Donnatien Barritaud, marchand, demeurant les trois au bourg de L'Herbergement entiers ; René Touzeau, agriculteur et Pierre Jaunet, marchand demeurant à Montaigu ; qu'au mois d'octobre mil sept cent quatre vingt treize (vieux stile) Pierre Dubois son père, maréchal demeurant au dit bourg de L'Herbergement, âgé de cinquante trois ans, fut pris par les Rebelles de la Vendée avec Joseph Baril, Nicolas Séjourné, Pierre Biset et Jean Bouteau ; conduits à Legé et fusillés par ordre de Charette chef des Rebelles.

    Ce que les dits Chapleau, Barritaud, Touzeau et Jaunet nous ont déclaré avoir pleine, parfaite et entière connaissance des faits ci-dessus expliqués et ont affirmé leur déclaration sincère et véritable. 

    De tout ce que dessus, nous dits notaires en avons rapporté le présent acte de notoriété publique que nous avons délivré au dit Benjamin Dubois pour lui servir et valoir ce que de raison ; au rapport de moi Gombault, l'un de nous, fait et passé à Montaigu. Ont les dits Dubois et témoins ce sont transportés ce jourd'hui vingt Vendémiaire an sixième de la République française une et indivisible ; Lecture à eux faite ils y ont persisté, et ce sont avec nous dits notaires soussignés. 

    signé : René Touzeau – B Dubois – M Chapeleau – J Chapeleau – Thibault, notaire – Combault, notaire. » 

     

    Ce que l'on sait sur les fusillés :

     

    . Pierre Dubois est originaire du Poiré, il épouse à L'Herbergement, le 7 novembre 1768, Marie-Anne Guibert. Il est maréchal-ferrant à L'Hergergement.

    . Jean Bouteau a épousé le 7 février 1764 à L'Herbergement, Anne Douillard.

    . Nicolas Séjourné est le fils de François Séjourné et d’ Anne Bousseau, il épouse à l’âge de 36 ans, le 7 octobre 1783, Marie Foucré, 34 ans, servante, fille d'Etienne et de Renée Hermouet. Lorsqu'il se marie, cela fait dix huit mois qu'il est dans la paroisse et il en est le syndic (vue 373/432). C'est peut-être le premier maire de L'Herbergement. Il exerce la profession de boulanger.

    . Pierre Biset n'est pas originaire de la commune.

    . Joseph Baril est maître menuisier.

     

    Sources 

     

    . Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Minutes notariales de Montaigu - Etude A (An V an VIII) vue 40/193 de Maître Bernard Gombault du 20 Vendémiaire an 6. 

    . Registres d'état civil de l'Herbergement – (vues 134/432-183/432-170/432) 

    . Monsieur de Charette Chevalier du Roi de Michel de Saint-Pierre -La table Ronde - 40 rue du Bac - Paris 7e -1977. Pages 194 à 210.

    . Photo: Charette - portraits des généraux Vendéens. 

     

                                                          

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    La mort violente de Pierre Coutaud, de la Boissière-de-Montaigu…

     

     

                            

    Mort violent de Pierre Coutaud, de la Boissière-de-Montaigu....Le silence, toujours le silence sur les causes des décès, mais tout fini par se savoir.

    Le 31 mai 1813 se marient à la Boissière-de-Montaigu, Pierre Coutaud, fils de Pierre Coutaud décédé le 24 mai 1794 à la Guyonnière et de Marie Bonnet, et Marie-Rose Gaboriau de la métairie de la Lignée, fille de Jacques Gaboriau et de Marié Baron. Voici un extrait de l'acte de mariage :

    «Pierre Coutaud, domestique âgé de trente ans demeurant à la métayrie de la « Goyère » commune de Saint-Georges-de-Montaigu, né à la Boissière le vingt neuf mars mil sept cent quatre vingt trois, de feu Pierre Coutaud, décédé commune de la Guyonnière, le vingt cinq mai mil sept cent quatre vingt quatorze*, suivant l'acte de notoriété de maître Musset etc.... et de Marie Bonet. Et Marie-Rose Gaboriau, âgée de seize ans demeurant à la « Lignée » commune de la Boissière, fille de Jacques Gaboriau, cultivateur, demeurant à la « Lignée ». »

     

    * Pas un mot sur les circonstances du décès, tout le monde sait et tout le monde se tait.

     

    Pourtant, les samedi 9 et vendredi 15 du mois de Nivôse an VII (29 décembre 1798 et 4 janvier 1799) deux actes de notoriété sont déposés devant Maître Mathurin Lhomme à la Boissière-de-Montaigu...

     

    « Attestation de la mort de Pierre Coutaud par Jean Nairière du 9 nivôse an sept. 

    Par devant nous les notaires publics de département de la Vendée soussignés fut présent et personnellement établi en droit et duement soumis Jean Nairière, bordier, demeurant au village de « Ronde Augereau » commune de la Guionière, lequel à ce jour volontairement dit et déclaré et atesté en nos présences avoir vu et reconnu la personne de Pierre Coutaud, vivant, bordier à la « Chunelière », mari de Renée Jeanne Bonet, lequel dit Pierre Coutaud étoit pour lors décédé près le bourg de la dite Guiyonnière, paraissoit avoir péri par une mort violente, ayant reçu plusieurs blessures, et cela il y a environ quatre ans. 

    C'est ce que le dit Nairière a déclaré être cinsaire (sic) et véritable. Dont de son consentement volonté et requête nous, dis notaires l'avons jugés et condamnés et fait et passé au dit lieu de la Ronde Augereau demeure du dit Nairière commune de la Guionnière canton de Montaigu, le neuf nivose an sept de la République Française de ce interpellés. 

     

    Signé : Thibaud – notaire et Lhomme – Notaire. » 

     

    Extrait de la déclaration de François Girardeau du 15 nivôse an VII :

     

    « François Girardeau, bordier, demeurant le « Bordage Caillé » commune de la Guyonnière, déclare :

    Avoir vu et reconnu la personne de Pierre Coutaud, vivant, bordier à la « Chunelière » dans la commune de la Boissière, mari de Renée, Jeanne Bonet ; lequel dit Pierre Coutaud étoit pour lors mort près le bourg et commune de la Guyonnière il y a environ quatre ans et paraissoit avoir été tué d'une mort violente ayant reçu plusieurs blessures. »

     

    Pierre Coutaud a donc été tué par les républicains à six kilomètres de la « Chunelière ». 

     

     

    Sources 

     

    . Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Minutes notariales vues n°41,42,43,44/657 3E27 la Boissière de Montaigu - (1779-1809) Etude Mathurin Lhomme. 

    . Registres Civils de la Boissière-de-Montaigu mariages 1810-1819 – année 1813 vue n°142/348 -AD2E025/5. 

    . Cadastre de la Boissière-de-Montaigu – la Chunelière 3P025/13 Section G des Rondes.La Guyonnière, le bourg. 

    . Photo: Le blog de l'Action Royaliste Rennaise. 

     

                                                         

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    La colonne infernale Grignon/Lachenay à Cerizay

    4ème partie 

    De Saint-André-sur-Sèvre à Saint-Mesmin-le-Vieux…

     

     

    3ème partie ici.

     

    Lachenay vient de laisser Saint-André-sur-Sèvre en flammes, après avoir probablement tué 65 personnes près du ruisseau des Colons (aujourd’hui nommé ruisseau de « Bonne Mort », du nom du moulin en amont). Il prend la direction de Saint-Mesmin à la sortie de Saint-André et brûle la ferme de la Foye.

    Il est très probable que ce soit dès ce lieu que l’un de ses détachements part vers le Nord-Ouest. Ce dernier brûle la Justinière (nommée Jousselinière sur le Cadastre), puis Lavaud avant de filer par ce qui est aujourd’hui un chemin de terre, en direction de la Maison-Neuve, non construite à l’époque, puis de l’Ouche-Neuve, qui est incendiée. Il est difficile de dire si la Ferlandière, le Sourdis, l’Aubrière et la Belle-Feuille (Belle-Fille en français) et le Rémi sont incendiés mais cela semble très probable avant que ce détachement n'arrive à Saint-Mesmin-la-Ville (1). Si les ruines indiquées sur le cadastre ci-après correspondent aux incendies, on peut en conclure que le hameau fut entièrement dévasté.

    En bleu, le parcours du gros de la colonne de Lachenay. En violet, le parcours de son détachement :

    La colonne infernale Grignon/Lachenay à Cerizay, 4ème partie....

    La colonne infernale Grignon/Lachenay à Cerizay, 4ème partie....

    Le chemin pris par le détachement de Lachenay, venant de la Justinière, en direction de l’Aubrière et de Saint-Mesmin-la-Ville :

    La colonne infernale Grignon/Lachenay à Cerizay, 4ème partie....

    La colonne infernale Grignon/Lachenay à Cerizay, 4ème partie....

    La colonne infernale Grignon/Lachenay à Cerizay, 4ème partie....

    Le lieu en vidéo. Passant depuis des années sur cette route, à moto comme en voiture, juste dans l’idée de me promener, j’ai mis un peu de temps à comprendre pourquoi j’avais toujours une impression bizarre en passant ici.

     

    Arrêtons-nous à présent quelques instants sur le récit de Henri Proust, propriétaire du château de Saint-Mesmin-la-Ville, ce château du XIV° siècle, devenu de nos jours une attraction touristique majeure dans la région (2) :

    « ... Il était cependant habité pendant la guerre de Vendée par une personne de la famille (Vasselot, NDLR), une vieille demoiselle, suivant les récits que nous ont faits, il y a bien des années, quelques habitants du pays, contemporains de la Révolution. Elle y fut tuée lors du passage des colonnes infernales. Saint-Mesmin fut une des premières étapes de celle commandée par Grignon. Le 27 janvier 1794, un détachement, sous les ordres de Brisset, incendia le château (3). La grosse tour seule et une partie des communs furent brûlés. Les soldats eux-mêmes éteignirent le feu, sur le contrordre donné de conserver les bâtiments nons encore atteints qui faisaient de vastes logements faciles à défendre au besoin. »

    Ce qui reste du hameau de Saint-Mesmin-la-Ville sur le cadastre de 1809 des AD79 (3 P 238/2). Les bâtiments colorisés en jaune indiquent un état de ruine, 15 ans après les faits :

    La colonne infernale Grignon/Lachenay à Cerizay, 4ème partie....

    La colonne infernale Grignon/Lachenay à Cerizay, 4ème partie....

    On note sans difficulté une chapelle ruinée sur le cadastre. Voici ce qu’il en reste aujourd’hui (propriété privée) :

    La colonne infernale Grignon/Lachenay à Cerizay, 4ème partie....

    La colonne infernale Grignon/Lachenay à Cerizay, 4ème partie....

    Le château fort de nos jours :

    La colonne infernale Grignon/Lachenay à Cerizay, 4ème partie....

    La colonne infernale Grignon/Lachenay à Cerizay, 4ème partie....

    La colonne infernale Grignon/Lachenay à Cerizay, 4ème partie....

    La colonne infernale Grignon/Lachenay à Cerizay, 4ème partie....

    La colonne infernale Grignon/Lachenay à Cerizay, 4ème partie....

    La colonne infernale Grignon/Lachenay à Cerizay, 4ème partie....

    La colonne infernale Grignon/Lachenay à Cerizay, 4ème partie....

    On sait que ce château verra la fameuse affaire du siège de 1796, lorsque 42 Vendéens tiendront devant 1 500 républicains du 20 au 23 février. A l’heure où j’écris ces lignes, je n’ai aucune idée de qui peut être ce « Brisset » qui commandait la colonne qui incendia Saint-Mesmin-la-Ville et tua la vieille demoiselle de Vasselot. A la fin de janvier 1794, les ruisseaux sont en crue, nous en l'avons déjà vu. Il semble pourtant que les troupes républicaines aient réussi à passer le Sevreau aussi bien du côté du bourg de Saint-Mesmin que de Saint-Mesmin-la-Ville. C’est sans doute lorsque le détachement qui arrive de ce dernier lieu prend le chemin du bourg que le voiturier Renaudeau est tué. Sa femme, portant un enfant à la mamelle est violée et ses chevaux volés. Renaudeau se rendait à la municipalité depuis chez lui, au moulin de Robineau.

    Le lieu supposé de la mort du voiturier Renaudeau, marqué d'une croix bleue :

    La colonne infernale Grignon/Lachenay à Cerizay, 4ème partie....

    Pendant ce temps, Lachenay continue d’avancer vers le bourg de Saint-Mesmin en passant par l’ancien prieuré des Noues, puis le Chiron qui ne sont pas en ruines sur le cadastre, mais près desquels il ne faisait sûrement pas bon se trouver au soir du 26 janvier 1794...         Barrion, signale que l’armée incendiaire était arrivée par la route de la Forêt-sur-Sèvre, ce qui prouve donc que Lachenay arrive bien par le chemin de la Mantruère (4). Peut-être est-ce ce qui a fait dire à Gabriel de Fontaines, concernant le massacre du Pont des Colons près de Saint-André, que les républicains arrivaient de la Forêt-sur-Sèvre. Ce qui est illogique, Saint-André se trouvant entre la Forêt et Saint-Mesmin. Nous avons là un indice qui porte à confirmer leur arrivée plutôt depuis le Gué de l’Epine, Gabriel de Fontaines ayant peut-être compris que les Bleus arrivaient du bourg de la Forêt alors qu’ils arrivaient à Saint-Mesmin, par « le chemin  de la Forêt ». Le cadastre de 1840 des AD85, datant de 1840, il est trop récent pour y voir des ruines datant d’un possible incendie.

    La colonne infernale Grignon/Lachenay à Cerizay, 4ème partie....

    C’est par ce chemin que la colonne de Lachenay arrive, depuis la Mantruère, rejoignant le chemin de Montournais à Saint-Mesmin :

    La colonne infernale Grignon/Lachenay à Cerizay, 4ème partie....

    Au rapport de Barrion, peu de métairies sont brûlées sur Saint-Mesmin, mais plusieurs paysans sont égorgés. Certains soldats font évader les habitants du bourg avant que le feu n’y soit mis. Cependant un vieillard de 92 ans, ainsi que sa femme et son domestique, sont hachés à coup de sabre.

    La colonne infernale Grignon/Lachenay à Cerizay, 4ème partie....

    L'église de Saint-Mesmin de nos jours (où votre serviteur fut baptisé en 1969) : 

    La colonne infernale Grignon/Lachenay à Cerizay, 4ème partie....

     

    Militairement parlant, la division en deux parties de la colonne de Lachenay avait pour but de prendre le bourg de Saint-Mesmin en tenaille par le Sud et l’Est à la fois. Ce fut fait, mais sans résultat sur les troupes vendéennes, qui de toute manière, sont encore au-delà de la Loire à cette époque. Il ne s'agit donc bien que de tuer des non-combattants. Seules trois maisons resteront debout dans le bourg.

    C’est la fin de cette série d’articles sur la colonne Grignon/Lachenay. Lachenay qui poursuivra sa route en direction de Pouzauges, suivant un parcours dont j’ai parlé ici.

    Dieu seul sait combien de morts…

    RL

    Février 2019

     

     

     

     

    Notes :

     

    (1)  J’ai cité « Saint-Mesmin-le-Vieux » dans le titre de l’article afin de distinguer la commune et paroisse de Saint-Mesmin de « Saint-Mesmin-la-Ville », connu pour son château du XIV° siècle et qui est aujourd’hui un hameau dépendant de Saint-André-sur-Sèvre. Saint-Mesmin se trouve en Vendée, et Saint-André-sur-Sèvre dans les Deux-Sèvres. Je sais, c’est compliqué pour ceux qui ne sont pas d’ici…

    (2)  « Le château de Saint-Mesmin-la-Ville à Saint-André-sur-Sèvre (Deux-Sèvres) avec notices rédigées par M. Henri Proust, vice-président de la Société de Statistiques des Deux-Sèvres », in « Paysages et Monuments du Poitou, photographiés par Jules Robuchon, lauréat de la Société Française d’Archéologie depuis 1864, membre de la Société des Antiquaires de l’Ouest », soixante-dix-huitième et soixante-dix-neuvième livraisons, Paris, Motteroz, 1888, p. 5 et 6. Un très grand merci au passage à Caroline Torres-Frometa, la responsable du château, qui m’a aimablement communiqué cet ouvrage introuvable. Comme quoi, l’entraide entre passionnés d’histoire locale, même sur des périodes différentes, ne peut qu’être productive.

    (3)  Plutôt le 26 car c’est au soir de ce jour que Lachenay arrive à Saint-Mesmin, tandis que la municipalité est prévenue que le feu sera mis au bourg le lendemain 27.

    (4)  La Mantruère, dépendante de la commune de Montournais. On sait que le territoire de Montournais s’étend jusqu’à la rivière du Sevreau, à deux pas du bourg de Saint-Mesmin et de sa gare (lieux que je connais bien et pour cause !). Le dernier village de Montournais étant Fonteneau.

     


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    Mais où est mort Monsieur Charles-Eusèbe-Gabriel de Girard, 

    blessé à la seconde affaire du Moulin-aux-Chèvres ? 

                            

     

     

    Le dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou-Tome IV par Beauchet-Filleau nous informe que Charles-Eusèbe-Gabriel de Girard est mort à Fougères en 1793, ce qui est inexact.

    En effet, un acte de notoriété a été établi aux Herbiers, par sa sœur, le 21 Fructidor de l'an IV (7 septembre 1796), chez Maître Graffard. Cinq anciens combattants, rescapés de « la virée de Galerne », affirment l'avoir enterré à La Flèche au mois de novembre 1793.

    Charles-Eusèbe-Gabriel de Girard, chevalier, seigneur de Beaurepaire, la Grande Brosse, Louaudière... est né le 13 décembre 1749 à Beaurepaire. Il est le fils de Jacques-Eusèbe de Girard et d’ Anne-Honorée de la Boucherie. Il a épousé le 24 novembre 1776 Marie-Catherine-Céleste Béchet de Biarge, fille de Jean-François-Alexandre Béchet de Biarge et de Marie-Anne Portail.

    Il est un des chefs de la Vendée qui se soulèvent contre la République et forme une Division qui combat avec l'Armée du centre ou avec Monsieur de Lescure. Il se distingue dans plusieurs combats et est grièvement blessé de plusieurs coups de sabre à la seconde affaire du Moulin aux Chèvres (le 9 octobre 1793) et meurt à Fougères des suites de ses blessures...

    Une tradition nous informe que Girard de Beaurepaire a caché à Beaurepaire, au moment des troubles civils, dans un souterrain qui relie l'église au château, un beau Christ en or massif depuis longtemps dans sa famille (encore un souterrain et une histoire de trésor... qui va intéresser Richard)...

     

    Et voici l'acte de notoriété :

     

    «Acte de notoriété sur la mort de Mr Girard Beaurepaire requise par  Madame de la Richerie sa sœur, du 21 Fructidor an quatre.» (7 septembre 1796). 

    Aujourd'hui vingt un fructidor – l'an quatre de la République Française une et indivisible avant midi ; 

    Par devant nous notaires publics résidant aux Herbiers canton du dit lieu département de la Vendée, soussignés ; fut présent la citoyenne Catherine-Honorée Girard épouse séparée de corps du Citoyen Claude-Charles Conrart demeurant à la maison de la Chateigneraye commune de la Gaubretière, canton de Tiffauges, département de la Vendée. 

    Laquelle nous a dit qu'elle est propriétaire par indivisi de la maison ditte de la Chateigneraye et de trois petites métairies y joignant situées ditte commune de la Gaubretière, avec la citoyenne Céleste Girard, sa mère, comme représentant de feu Charles-Eusèbe Girard son père, estant eux eschus de la succession de feue Anne-Honorée la Boucherie leur mère et grand-mère ; décédée en mil sept cent quatre vingt treize. 

    Mais où est mort M. Girard de Beaurepaire ?

    Que sous prétexte que le dit feu Eusèbe Girard étoit porté ditz-on sur la liste des Emigrés ; les fermiers etc..... ce qui prive la comparante et sa dite mère de toucher ce qui leur est légitimement dû, non d'autant plus de raison qu'il est constant que le dit feu Girard n'est point sorti du pays ; c'est à dire du territoire de la République depuis, et y compris l'année mil sept cent quatre vingt neuf jusqu'au mois de novembre mil sept cent quatre treize époque à laquelle il est décédé à la Flèche département de Maine et Loire; et pour le prouver d'une manière non équivoque elle a fait comparaître par devant nous. 

    1° Jean Charbonneau, fils âgé de dix neuf ans. 

    2° Pierre Drappeau, sabottier âgé de vingt deux ans. 

    3° Louis Begaud, propriétaire. 

    4° Louis-Nicolas Girardeau, marchand. 

    5° Silvain Boussion, tisserand. 

    6° Louis Jouiteau, tisserand. 

    7° Marie Baudrie, fille majeure. 

    8° Pierre Audureau, voiturier. 

    9° René Audureau aussi voiturier. 

    10° Pierre Rondeau, marchand. 

    11° Jean Pallard, maréchal taillandier. 

    Les tous demeurant commune de Beaurepaire, lesquels nous ont unanimement déclarés qu'il est certain et qu'ils ont une parfaite connaissance que le dit feu Charles-Eusèbe Girard n'a point sorty du territoire de la République depuis et y compris l'année mil sept cent quatre vingt neuf (vieux stille) qu'il a constamment resté dans le pays et environ pour l'avoir toujours vu et parlé une quantité de fois qu'ayant sorty du pays au mois d'octobre mil sept cent quatre vingt treize il passa la Loire et se rendit à la Flèche où il est décédé, peu de tems après c'est à dire au mois de novembre de la ditte année mil sept cent quatre vingt treize ; ce que les dits Jean Charbonneau, Pierre Drappeau, Marie Baudrie, René Audureau et Louis Jouiteau ont particulièrement atesté et affirmé pour l'avoir vu mort, mis eux même dans son cercueil, et que sestoit vrayment le corps dudit Charles-Eusèbe Girard qu'ils connaissoient depuis douze et quinze ans.

    Lesquelles déclarations les dits comparants nous ont affirmé cinsère et véritable de tout quoi la ditte citoyenne Catherine Honorée Girard, nous a requis le présent acte et de les juger, ce que, nous dits notaires, lui avons octroyé. 

    En conséquence l'avons jugé et condamné, fait et passé aux dits Herbiers les dits jour, mois et an que dessus, lecture faitte à tous les comparants, les quels y ont persisté et ce sont avec nous soussignés fort ceux qui ont déclaré ne le savoir quoique de ce enquis – Etude de nous dits notaires, René Monnier marchand approuvé en interligne, le mot nottaire pour valoir sept mots rayés nuls.    

    signé : Girard de la Richerie – Rondeau – Louis Nicolas Girardeau - Begaud – Sylvain Boussion – Jean Pallard – Monié agent – Marie Baudrie. Retailleau - Graffard, notaire public pour Minutte.»

    Mais où est mort M. Girard de Beaurepaire ?

    Sources 

     

    . Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Minutes notariales les Herbiers-Etude C 1776- an XIII- Graffard an IV an VII – vues n°24 et 25/478. 

    . Cadastre de la Gaubretière – La Châtaigneraye - 3 P 097/5, tableau d'assemblage section D de la Chataigneraye. 

    . Dictionnaire Historique et Généalogique des familles du Poitou Tome IV par  

      Beauchet-Filleau. 

    . Photo: Château des Carmes La flèche – Wikipédia. 

     

                                                        

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    La Bruffière (Vendée) inventaire après le décès 

    de François Grimaud, en mai 1809…

      

                            

    Afin de nous faire une idée sur la vie de nos ancêtres en cette fin du XVIIIème siécle et au début du XIXème, pénétrons dans une modeste métairie de Vendée en cette année 1811 avec Maître François-Marie Musset et son confrère, notaires Impériaux résidant à Saint-Georges-de-Montaigu.

      Grâce à eux, nous avons une image fidèle de l'intérieur d'un laboureur Vendéen sous l'Empire et de son avoir, pas grand chose, après le passage des armées républicaines…

    Voici donc très exactement ce que possède François Grimaud et son épouse Marie Morillon dans cette métairie de la « Grande Poutière » à la Bruffière: en mentionnant chaque objet, le notaire « l'a prisé », c'est à dire l'a évalué.

    La Bruffière, inventaire suite au décès de François Grimaud....

     

    «Le 8 mai 1811 – trouvés étant dans les lieux ci-après désignés composant la maison appartenances et dépendances qu'occupait le dit Grimaud, défunt sise à la Poutière, dans laquelle le dit Grimaud est décédé le quatre mai mil huit cent neuf, et où se fait le présent inventaire. » 

     

    Les ustensiles. 

     

    « 1°Dans une pièce au rez de chaussée ayant sa porte d'entrée au Nord, éclairée par deux petites croisées, l'une au midi et l'autre au Nord, s'est trouvé une marmite estimée six francs... 6 frs.

    2°Une marmite estimée un franc...1frs 

    3°Un chaudron de fer estimé six francs... 6frs. 

    4°Un chaudron de fer estimé un francs... 1frs. 

    5°Un grand trois pieds estimé trois francs...3frs. 

    6°Un petit trois pieds estimé un franc...1fr 

    7°Une pelle et une petite fourche à feu estimées deux francs...2frs. 

    8°Un gril estimé trois francs...3frs. 

    9°Une poëlle à frire estimée deux francs...2frs. 

    10°Deux poëllons estimés deux francs. 

    11°Un friquet et une cuillère de cuivre estimés un franc...1fr. 

    12°Un chandelier de cuivre estimé un franc...1fr. 

    13°Un grand chaudron de cuivre estimé vingt francs...20frs. 

    14°Une poëlle à lessive estimée quarante cinq francs...42frs. 

    15°Six assiettes d'étain estimées six francs...6frs. 

    16°Quatorze cuillères d'étain estimées deux francs quatre vingt cinq centimes...2,85frs.

    17°Un tas de ferraille estimé trois francs...3frs. 

    18°Plusieurs morceaux de fer estimés cinq francs...5frs. 

    19°Deux pierres à aiguiser estimées à trois francs...3frs. 

    20°Une bouteille de grès estimée à un franc vingt cinq centimes...1,25fr. 

    21°Un mauvais moulin à beurre et une gède* (jatte de bois employée au transport du sel) estimés à trois francs cinquante centimes...3,50frs.

    22°Une pique à lin estimée deux francs...2frs. 

    23°Un travouil* (dévidoir à fil) estimé un franc...1fr.

    24°Un mauvais moulin à poivre estimé un franc...1fr. 

    25°Une brayoche* (moule à brioche) en fer étamée estimée cinq francs...5frs.

    26°Une paire d'écarts et un entonnoir à fer blanc estimés le tout deux francs...2frs.

    27°Une mauvaise grèle estimée cinquante centimes...50 cent. 

    28°Une pelle de bois estimée un franc vingt cinq centimes...1,25fr. 

    29°Un pesseau estimé à un franc...1fr. 

    30°Une selle et une bride estimées vingt quatre francs...24frs. 

    31°Un crochet de fer estimé un franc vingt centimes...1,20fr. 

    32°La valeur du tiers d'un essieu estimé seize francs...16frs. 

    33°Un tas d'instruments aratoires estimé quarante cinq francs...45frs. 

    34°Une pelle, une bêche et une serpe estimées sept francs...7frs. 

    35°Une crémaillère estimée trois francs...3frs. 

    36°Des balances estimées cinquante centimes...50cent. 

    37°Neuf bouteilles estimées deux francs soixante dix centimes...2,70frs. 

    38°Cinq terrines estimées soixante quinze centimes...75cent. 

    39°Neuf pots estimés un franc trente cinq centimes...1,35cent. 

    40°Deux cruches estimées  cinquante centimes...50cent. 

    41°Ce qu'il y a de plats et d'assiettes de grosse terre estimés deux francs vingt centimes... 2,20cent.

    42°Deux plats et quatre assiettes de fayance (sic) estimés un franc quatre vingt 

    centimes...1,80fr. 

      Dans cet inventaire, le notaire fait surtout attention à :

    43°Un goblet (sic) et une tasse d'argent sur laquelle est écrit F.Grimaud, 

    estimés à trente six francs...36frs. 

    44°Un rouet estimé à six francs...6frs. 

     

    Les meubles et le linge. 

     

    Quant au linge de maison, nos vieilles armoires de Vendée, qui en gardent des piles énormes, rappellant l'intense fabrication qui s'en faisait à l'époque, ne semble pas être très présent chez François Grimaud... La serge est absente, cette demi-laine mélangée de fil, était pourtant d'un usage courant au XVIIIéme dans toutes les classes de la société, on s'en servait dans les costumes.

     

    45°Une armoire clissée estimée vingt quatre francs...24frs. 

    46°Une petite armoire en bois de cerisier estimée quarante uit francs...48frs. 

    47°Une petite armoire en bois de chêne estimée trente six francs...36frs. 

    48°Une table en bois de chêne estimée douze francs...12frs. 

    49°Un pétrin et un tamis estimés treize francs...13frs. 

    50°Un mauvais coffre estimé treize francs cinquante centimes...13,50frs. 

    La Bruffière, inventaire suite au décès de François Grimaud....

    51°Une mauvaise barrique estimée deux francs...2frs. 

    52°Un charnier et ce qu'il y a de lard estimé neuf francs quarante centimes...9,40 frs.

    53°Deux mesures en bois estimées deux fancs...2frs. 

    54°La valeur de la moitié d'une ponne à lessive estimée dix huit francs...18frs. 

    55°Un mauvais miroir estimé un franc...1fr. 

    56°Une pelle à mil estimée quatre francs...4frs. 

    57°Six palissons estimés trois francs...3frs. 

    58°Sept mauvais draps estimés vingt trois francs...23frs. 

    59°Trois mauvaises nappes estimées cinq francs cinquante centimes...550frs. 

    60°Quatre mauvaises serviettes estimées quatre francs...4frs. 

    61°Quatre mauvais torchons estimés deux francs...2frs. 

    62°Cinq sous et un bi-sou estimés dix francs...10frs. 

    63°Un lit composé de son bois, deux coëttes (sic), deux draps, une couverture et des rideaux bruns estimés cent trente francs...130frs. 

    64°Un lit composé de deux coëttes, deux traversins, deux draps et une couverture estimés à soixante et un francs...61frs. 

    65°Un lit composé d'une coëtte, un traversin, deux mauvais draps estimés trente six francs...36frs. 

    66°Un lit composé d'une coëtte, un traversin, deux mauvais draps estimés trente six francs...36frs. 

    67°Un tas de ferraille estimé cinq francs...5frs. 

    68°Deux mauvaises chaises estimées un franc...1fr. 

    69°Trois crocs estimés neuf francs...9frs. 

    70° Deux traines estimées trois francs...3frs. 

    71°Un grand pas estimé dix francs...10frs. 

    72°Deux ruelles estimées trois francs...3frs. 

     

    Les animaux et matériel agricole. 

     

    73°Une charrette et ses garnitures estimée cinquante cinq francs...55frs. 

    74°Une charrette et ses garnitures estimée cent dix francs...110frs. 

    75°Deux bœufs gras estimés cinq cent trente francs...530frs. 

    76°Deux bœufs sous poil rouge âgés de trois ans estimés 250frs. 

    77°Deux vaches sous poil rouge d'un âge inconnu estimées cent soixante cinq francs...165frs. 

    78°Deux veaux sous poil noir non âgés d'un an estimés quatre vingt dix sept francs... 197frs. 

    79°Deux veaux sous poil rouge de deux ans estimés à cent soixante quinze francs...175frs. 

    80°Une charrue et ses garnitures estimée quinze francs...15frs. 

    81°Six planches de chêne estimées six francs...6frs. 

    82°Sept paniers estimés deux francs...2frs. 

    83°Ce qu'il y a de haricots estimé un franc cinquante centimes...1,50fr. 

    84° Une mauvaise roue estimée trois francs...3frs. 

    85° Un joug et deux mauvaises paires de courroies estimés sept francs cinquante centimes...7,70frs. 

    86°Un scie de travers estimée huit francs...8frs. 

    87°Un pic à pierre estimé un franc...1fr. 

    Pour un total de 2184,75frs. 

     

    François Grimaud, est né le 11 avril 1753 à la Grande Poutière, il est le fils de Jean Grimaud et de Magdeleine Minaud. Il décéde le trois mai 1809, à l'âge de 52 ans, à la métairie de la Grande Poutière, il avait épousé Marie Morillon.

    Le notaire, Maître François-Marie Musset est originaire de Vieillevigne en Loire-Inférieure, il est le fils de Jacques-René Musset, Juge de Paix et de Dame Marie-Agnés Bossis. Il se marie à Montaigu à l'âge de trente et un ans avec Marie-Julie Thierriot, âgée de dix sept ans, fille de Jacques-Pierre-Aimé Thierriot, docteur en médecine et de Dame marie-Rose Martineau. Sont présents au mariage :

    Jacques-Michel-René Musset, Diacre, frère de l'époux demeurant la Bezière à Vieillevigne.

    Pierre Buor, curé de Saint-Jean de Montaigu.

    Pierre-Charles Gouraud de la Proutière, Juge de Paix du canton de Saint-Fulgent, parent des deux époux.

     

    La Bruffière, inventaire suite au décès de François Grimaud....

     

    Sources 

     

    . Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Registres d'état-civil de la Bruffière - décès, année 1809, vue n° 188/495. Baptêmes année 1753, vue 127/250. Registres d'état-civil de Montaigu,  année 1813, vue n° 296/417 - mariages. 

    .Minutes notariales de Saint-Georges-de-Montaigu - Etude de François-Marie Musset (1810-1813) vues n°207 et suivantes/342.  

    .Cadastre Napoléonien de la Bruffière – section G, 3 P 039/17 de l'Etonnelière 2ème feuille (parcelles 432-642) 1819.

    .Photo : de l'auteur (Coffre de la mariée XVIIIéme – Loire-Atlantique). 

                                                     

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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