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    Troubles au château de Pugny (2° partie)…

     

    Nous poursuivons la publication des correspondances entre le ministre de l’intérieur et les autorités du département de la Vendée à propos de l’insurrection d’août 1792. La liasse concernée des Archives Nationales concernée est toujours la F7 3695/1-10. Dans l’avenir, d’autres dossiers seront exploités d’avoir les vues des administrations des Deux-Sèvres et du Maine-et-Loire sur les événements.

     

    RL

    Septembre 2017

     

     

    Fontenay le 23 août 1792 ; l’an 4° de la liberté

    A M. Roland ministre de l’intérieur

     

    Monsieur,

    Un attroupement considérable de mécontens formé le 19 de ce mois, au cy-devant château de Pugny, district de Châtillon, département des Deux-Sèvres, grossi le lendemain par des circonstances même qui, en d’autres lieux eussent dû le dissiper c’est dire à dire le rassemblement des gardes nationales au bourg de Moncoutant chef lieu de canton, en exécution des la loi du 22 juillet dernier, a commencé à se répandre avant-hier dans plusieurs paroisses de notre département contigües dans cette partie a celui des Deux-Sèvres dès la première nouvelle que nous en reçûmes hier matin, nous prîmes des mesures aussi actives et efficaces que la faiblesse de nos forces pouvait nous le permettre. Sur l’avis qui nous fut donné hier soir que le rassemblement devenait de plus en plus nombreux, nous profitâmes de l’heureuse circonstance du passage de six compagnies des gardes nationales du département de la Loire Inférieure sur notre territoire, pour attaquer cette insurrection avec des grandes forces. Nous ne pouvons encore vous donner des détails plus étendus que ceux que nous ont transmis le directoire du district de la Châteigneraye, son commissaire et celui de la municipalité de celui ( ?) ; détails transcrits dans les deux arrêtés que nous vous adressons quoi que l’insurrection paraisse se propager rapidement, nous avons tout sujet d’espérer que les mesures que nous avons prises ainsi que celles aux quelles le conseil général des Deux-Sèvres à eu recours de son côté et dont il vous aura rendu compte ne tarderont pas à procurer le rétablissement de la tranquillité publique.

    Les administrateurs composant le conseil général permanent du département de la Vendée

    C.J. Et. Girard Président

    Jn Ma Cougnaud

    Jugot

     

    Troubles au château de Pugny (2° partie)....

     

    En note sur l’entête de la lettre :

    Dire que les nouvelles reçues du département des deux-Sèvres annoncent que les mesures prises par les administrateurs, le courage des citoyens, les secours du départemens voisins étoufferont l’insurrection. Que l’administration de la Vendée servira beaucoup pour le succès et que le ministre ne peut qu’applaudir à la rapidité avec laquelle on a arrêté un incendie qui pourrait faire des progrès allarmans. Qu’il attend des nouvelles ultérieures : qu’il ne peut se dispenser de leur dire un mot du danger qui menace tout la France et qu’il faut des défenseurs si on veut qu’elle reste libre.

     

     

    *****

     

    Du 22 août 1792, l’an 4° de la liberté

    Sur les huit heures du matin le conseil rassemblé un exprès dépêché par le district de la Chateignerayë a reçu sur le bureau un arrêté du conseil de ce district et une lettre du directoire du du 21 de ce mois et de ce matin deux heures, qui annoncent une insurrection qui à éclaté dans les communautés de St Etienne (La Chapelle-Saint-Etienne NDLR), Moncoutant, St Marceau, la Ronde et plusieurs autres et un rassemblement porté à quatre mille hommes au cy-devant château de Pugny département des Deux-Sèvres.

    L’assemblée, le commissaire procureur général-syndic, entendu, voulant s’empresser de concourir au rétablissement de l’ordre et de la paix, dans communautés du département des Deux-Sèvres, où la tranquillité publique est compromise, et à dissiper l’attroupement formé à Pugny a arrêté 1° que Monsieur Fayau commissaire nommé par l’assemblée sera invité a se transporter sur le champ au département des Deux-Sèvres, pour lui offrir le secours de la force publique et de la garde nationale du département de la Vendée ; se concertera a cet effet avec le département des deux-Sèvres et faire la plus prompte diligence, 2° que provisoirement le commandant de la garde nationale sera requis de faire partir a l’instant, soixante hommes de la garde, commandée par un capitaine, un lieutenant, deux sergents, quatre caporaux et un tambour pour se rendre à la Châteigneraye et rester à la réquisition des autorités constitués, soit du département de la Vendée, soit du département, qui seront dans le cas de l’employer pour concourir au rétablissement de la tranquillité publique dans les paroisses du département des Deux-Sèvres où l’insurrection s’est manifesté et pour dissiper l’attroupement formé à Pugny. 3°

    Que le commandant de la gendarmerie nationale de Fontenay sera également requis de faire partir six hommes de la gendarmerie dont trois de la brigade de Fontenay et trois de la brigade d’Oulmes, lesquels se réuniront au détachement de la garde nationale et agiront avec lui d’après les réquisitions des autorités constitués. 4° que le détachement qui marchera recevra attendu la distance des lieux les dépenses qu’il est nécessaire de faire une solde double de celle fixée par la loi ce que pour subvenir aux premières dépenses il sera avancé aux commandant du détachement une somme de six cent livres dont cinq cents livres en assignâts de (illisible) et cent livres en monnaye.

     

    Fait en conseil permanent du département de la Vendée le 22 août 1792 ; l’an 4° de la liberté.

     

    Signés : idem lettre précédente.

     

    Troubles au château de Pugny (2° partie)....

     


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    Troubles au château de Pugny en 1792 (1ère partie)…

     

     

    Cet article est le premier d’une série consacrée aux événements de la Saint-Louis 1792 dans le Bocage Bressuirais et plus particulièrement sur ce qui concerne le château de Pugny, berceau des premières insurrections de la région, bien avant le déclenchement officiel de la première Guerre de Vendée, le tout vu depuis Paris. Nous commençons si vous le voulez bien par le dépouillement de la liasse F 7 3695/1-10 des Archives Nationales (1).

     

    A suivre…

    RL

    Septembre 2017

     

    Note :

    (1       (1) On pourra consulter les différents documents relatifs aux événements d’août 1792 aux cotes suivantes des AN :

    F7 3695/1-10

    F7 3695/1-11

    F7 3695/1-15

    F7 3690/1-5 à 9

     

    Troubles au château de Pugny en 1792 (1ère partie)....

     

     

    « Vendée. Messieurs les administrateurs du département de la Vendée (District de la)

    Troubles et insurrection

     

    A Paris le 4 7bre l’an 4° de la liberté.

     

    Lorsque j’ai reçu messieurs votre lettre du 23 août j’étais instruit de l’attroupement qui s’était formé au ci-devant château de Pugny département des Deux-Sèvres. Je connaissais les mesures qui avoient été prises tant par nous que par plusieurs départements voisins pour le dissiper.

    Des nouvelles qui nous ont été envoyées depuis m’annoncent que les troubles paraissent apaisés et que l’on a saisi un grand nombre de révoltés. Je ne puis messieurs qu’applaudir à votre zèle dans cette occasion et à la célérité avec laquelle nous avons contribué à éteindre cet incendie (dont les progrès –rayé dans le texte) allarmant.

     

    Je vous recommande messieurs à nouveau de veiller et d’employer tous les moyens capables d’empêcher qu’il ne se rallume. Je dois vous rappeler aussi messieurs que vos soins ne doivent pas se borner à la sûreté de votre territoire. La France est menacée de toutes parts. Elle a un besoin urgent de défenseurs. Il faut donc que tous les patriotes la servent à la fois. C’est à vous messieurs à montrer à vos concitoyens les dangers dont ils sont environnés, à réchauffer leur zèle à leurs représentants, qu’ils ne resteront libres qu’autant qu’ils se réuniront tous pour écraser les tirans et les traitres. J’attend de votre ardent amour pour la liberté (des dispositions de vos administrés - rayé dans le texte) que vous ne laisserez pas ignorer ces dispositions de vos administrés ni l’effet des mesures que vous vous empresserez sans doute de prendre d’après que j’ai l’honneur de vous marquer.

     

    Le ministre de l’Intérieur (Roland, NDLR)

     

    Troubles au château de Pugny en 1792 (1ère partie)....

     

     


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    René Petiteau de la paroisse des Essarts, 

    tué au combat des Frênes le 10 septembre 1794. 

                

                 

     

    René Petiteau....Du mois de mai au mois de juin 1794, ce sont les derniers mois de la Terreur, mais les massacres continuent. La chute de Turreau ne bouleverse pas les événements et des expéditions meurtrières sporadiques sont lancées à travers le Bocage.

    Alors que se passe-t-il du côté des Essarts et de Sainte Cécile ? Pas grand chose. Le 9 septembre, Monsieur de Charette regagne son camp de Belleville-sur-Vie ; le 13 septembre il est à Beaufou, Saint-Etienne-du-Bois, les Grandes-Landes et Falleron où il stationne. Le 14 septembre il attaque le camp de Fréligné situé entre Falleron et Touvois...

     

    Une demande de pension d'une veuve de soldat Vendéen fait état d'un combat qui se serait déroulé au village des Frênes à Sainte Cécile le 10 septembre 1794 où sont mari, René Petiteau a été tué. Ce qui confirme que des détachements Bleus sillonnent toujours le pays. Le village du Fraigne* existe toujours et se situe à l'Ouest de Sainte-Cécile, non loin du chemin des Essarts à Sainte-Cécile.

     

    *Le fraigne, frâgne désigne en patois vendéen un bel arbre de nos forêts, le frêne.

    René Petiteau....

     

    Il semblerait qu'il s'agisse d'un petit combat local, car aucune Colonne Infernale n'est signalée à cette date dans le secteur. Je pencherais pour une expédition de la garnison Bleue des Essarts et un accrochage avec un groupe de combattants Vendéens au village du Fresne, ce village se trouvant près du chemin des Essarts à Sainte-Cécile. En effet, en consultant l'acte de mariage d'une fille de René Petiteau, Marie-Anne Petiteau à Sainte-Cécile, en 1825 ( vue n°168/412), quatre témoins oculaires certifient la date de décès de René Petiteau comme étant survenue le 10 septembre 1794. Il s'agit de : Gabriel Couaud, Jean Benesteau, Louis Moreau et de René Drapeau ; ce qui laisse supposer qu'ils auraient, eux aussi, participé au combat.

    L'acte de mariage d'une autre fille : Madeleine Petiteau, le 15 octobre 1825 (vue n°39/181) à Saint-André-Goule-d'Oie ne fourni aucun renseignement sur la date de décès de René Petiteau.

    Le décès de Renée Petiteau, le 23 mai 1813 (vue n°88/311) au village de la Brossière à Saint-André-Goule-d'Oie n'apporte, lui non plus, aucun renseignement à ce sujet.

     

    René Petiteau est né vers 1750 aux Essarts ? Il est le fils de Jacques Petiteau et de Jeanne Boisseleau. Il est laboureur au village du Frêne ou des Frênes, paroisse de Saint-Cécile. Il se marie le 10 juillet 1776 aux Essarts avec Charlotte Drouaud, fille de Pierre Drouaud et de Jeanne Gréau. (vue n° 204/309, année 1776).  De cette union sont issus :

     

    1° Marie-Anne Petiteau, née le 15 septembre 1778 aux Essarts.

    2° Madeleine Petiteau, née le 12 octobre 1780 aux Essarts.

    3° Renée Petiteau, née le 26 décembre 1785 à Sainte-Cécile.

    4° François Petiteau, né le 4 novembre 1790 à Sainte-Cécile.

     

    La Commission Mixte de 1814 décide d'octroyer une pension de quarante cinq francs à Charlotte Drouaud, orthographiée Drouard Charlotte.

     

    « N°38 – Drouard Charlotte, née aux Essarts en 1748, veuve de Petiteau René, soldat des Armées Vendéennes – tué au combat des Frênes – indigente – domiciliée à Sainte-Cécile – trois enfants – proposée pour une pension de quarante cinq  francs. »

    Elle ne touchera jamais cette pension puisqu'elle décède le 9 novembre 1816 au Freigne, commune de Sainte-Cécile.

    (vue n°83/239).

     

    René Petiteau....

    René Petiteau....

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions, - vue n°4/41, SHD XU 39-5- Registres d'état civil des Essarts, de Sainte-Cécile, de Saint-André-Goule-d'Oie – Cadastre de 1825 Sainte-Cécile- Googlemap village des Fraignes commune de Sainte-Cécile – Itinéraire de la Vendée Militaire de Doré-Graslin, Editions Garnier 1979 pages 152&153 - Photo de l'auteur. 

                                                                

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Le prieuré de la Poraire…

     

     

    Histoire de changer un peu des Guerres de Vendée et de coller à l’actualité des journées du patrimoine, voici un petit article sur un monument méconnu du Bocage bressuirais. Nous avions déjà évoqué la Poraire dans un ancien article et la chapelle du prieuré est désormais restaurée et ouverte au public en saison.

    C’est à partir du 26 décembre 1122 que Jean de Beaumont, seigneur de Bressuire donne, en accord avec ses fils Geoffroy et Raoul son domaine de la Poraire (unum herberjamentum in loco qui dicitur Poraheria) à l’abbaye de Fontevrault, cinq borderies, quelques terres et la dîme perçue sur tous les moulins de la paroisse. Tout comme son voisin de Pierlay, le petit prieuré d’hommes sera donc rattaché à la fondation de Robert d’Arbrissel. En 1125 et 1126, le prieur en est un certain Géraud. En 1183, un nouvel acte de donation est passé dans la chapelle de la Poraire en faveur de l’abbaye de l’Absie. Le couvent est encore mentionné au XIV°, XV° et XVII° siècles, puis sombre dans l’oubli. Il ne semble plus y être exercé d’activité religieuse avant la révolution. Le prieuré sera alors vendu comme bien national sans toutefois que la chapelle ne soit mentionnée. Devenu exploitation agricole jusqu’en 2005, il sera classé comme monument historique le 24 juillet 2012 puis restauré en 2013.

    Nous livrons ici un petit reportage photo de notre amie Angélique B-G. Un grand merci à cette passionnée !

     

    RL

    Septembre 2017

     

     

    Le prieuré de la Poraire....

    Le prieuré de la Poraire....

    Le prieuré de la Poraire....

    Le prieuré de la Poraire....

    Le prieuré de la Poraire....

    Le prieuré de la Poraire....

    Le prieuré de la Poraire....

    Le prieuré de la Poraire....

    Le prieuré de la Poraire....

    Le prieuré de la Poraire....

    Le prieuré de la Poraire....


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    Jean Martineau de la paroisse d'Aizenay, 

    tué à l'attaque du moulin de la Barre en Février 1794. 

              

     

                 

    Jean Martineau....Le moulin à vent de la Barre ou des Barres à Aizenay n'existe plus aujourd'hui, certainement incendié en 1794 par la Colonne Infernale de Duquesnoy, le 8 février 1794.

    En février 1794, la Colonne n°4 est commandée par Florent-Joseph Duquesnoy. Il est âgé de 33 ans, certains disent qu'il servait chez les carabiniers depuis 1782. Il semblerait qu'il appartenait à la Gendarmerie Royale de Nancy. Il est né le 27 février 1761 à Bouvigny-Boyeffles et est décédé le 1er juillet 1801 à Aix-Noulettes (Pas-de-Calais). Il est le fils de Joseph-Chrisostome Duquesnoy, fermier-censier et de Marie-Antoinette Lucas et est le frère du Conventionnel Ernest-Dominique-François-Joseph Duquesnoy. En 1792 il est capitaine au 4ème bataillon des Volontaires du Pas-de-Calais et participe à la bataille de Hondschoote près de Dunkerque à la tête de ses cavaliers. Il est nommé général de brigade par Carnot malgré l'opposition de son frère qui le considère comme un incapable. Mais il se distingue pourtant à Hondschoote et Wattignies. Il est mis en retraite en 1796 et ne touche pas sa pension de général.

     

    En Vendée, cet ancien Gendarme mène une guerre de terre brûlée et se distingue par ses atrocités.

    Le 5 février 1794 il est aux Essarts, et massacre 25 personnes à la Ferrière ; le 8 février il sort de la Roche-sur-Yon, se rend à Palluau par Aizenay avec 10 000 hommes de l'Armée du Nord. Il écrit à Turreau de Palluau, le 9 février 1794 : «  J'ai brûlé et incendié toutes les maisons, j'ai égorgé tous les habitants que j'ai pu trouver, le brûlement que nous avons fait a laissé le pays sans vivres et fourrages... ». Féroce et sanguinaire comme son frère, il s'intitula le boucher de la Convention et justifia ce titre par ses massacres en Vendée...

     

    Et c'est en février 1794 que Jean Martineau est tué «   à l'attaque du moulin de la Barre à Aizenay... ».

    Jean Martineau....

    Jean Martineau....

    Jean Martineau....

     

    Un mot quand même sur le Conventionnel Ernest-Dominique-François-Joseph Duquesnoy, afin de compléter l'état d'esprit qui anime cette famille.... Il est député du département du Pas-de-Calais à l'Assemblée Législative en 1791, né à Bouvigny en 1748, il est moine au commencement de la Révolution....

    C'est un moine dépravé, il devient bientôt un législateur féroce et sanguinaire.... se dédommageant de son activité par des actes de cruauté inouïe. Il vote bien sûr la mort du Roi. (page 252 et 253 – Dictionnaire historique volume 6). Il fit fusiller un malheureux conducteur de charrois militaires parce qu'il avait une fleur de lys sur son sabre. Ami de Robespierre, il fit ''passer à tabac'' une des ses cousines venue solliciter auprès de lui en faveur de détenus, il la laissa pour morte sur place.....

     

    Jean Martineau est né le 9 octobre 1763 à Aizenay. Il est le fils de Louis Martineau, farinier et de Jeanne Mauricet-Morisset. Il se marie le 26 février 1783 à La Chapelle-Palluau. A cette époque il est mineur (20 ans), exerce la profession de farinier et épouse avec dispense de consanguinité au 3ème degré, Catherine-Cécile Gauvrit, âgée de 28 ans, majeure, née le 22 novembre 1755 (vue n°172/284), fille de Jean Gauvrit et de Jeanne Morisset de la Chapelle-Palluau.

     

    De cette union sont issus :

     

    1° Jean Martineau, né le 23 mars 1784 à Aizenay.

    2° François Martineau, né le 9 juin 1786 à Aizenay.

    3° Marie Martineau, née le 11 juin 1790 à Aizenay.

     

    Le 14 juillet 1820, Catherine-Cécile Gauvrit dépose une demande de pension  :

    « N° 904- 14 juillet 1820 – Gauvrit Catherine-Cécile – née le 22 novembre 1755 à la Chapelle-Palluau – veuve de Martineau Jean – soldat des Armées Vendéennes – Tué à l'attaque du moulin de la Barre commune d'Aizenay en février 1794 – sans profession – indigente, domiciliée à Aizenay – 3 enfants – proposée pour une pension de 35 francs, décision du 25 janvier 1815.

    Donc Jean Martineau a certainement été tué le 8 février 1794 dans son  moulin à vent de la Barre, commune d'Aizenay,   par la Colonne Infernale de Duquesnoy...

     

    Catherine-Cécile Gauvrit est décédée le 22 août 1830 (vue n°267/508) à 4 heures du soir, au Petit-Plessis à Aizenay.

     

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions, - vue n°904, SHD XU 39-10 du 14 juillet 1820 – Registres d'état civil d'Aizenay, de la Chapelle-Palluau – Cadastre de 1836 Aizenay – Antoine Vincent Jay etc... Biographie nouvelle des contemporains ou dictionnaire historique et raisonné de tous les hommes, qui depuis la République Française ont acquis de la célébrité par leurs actions, leurs erreurs, leurs crimes ; soit en France soit dans les pays Etrangers, pages 252,253. - Les 12 Colonnes Infernales de Turreau de Pierre-Marie Gaborit et Nicolas Delahaye – Editions du Terroir Cholet 1995 - Photo de l'auteur. 

                                                               

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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