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    Sur les chemins de Galerne…

    Prospection dans le secteur du chouan Branche d’Or.

     

      Dans un prochain billet, nous verrons dans quelles circonstances la bande royaliste de Branche d’Or va assassiner, dans la maison du corps municipal de Bourgueil, le 18 Vendémiaire de l’an 8 (Jeudi 10 octobre 1799), le maréchal-des-logis de gendarmerie, Pierre-Louis Gombault.

      A cette époque, à l’extrême limite du département de Maine-et-Loire, dans ce qui était encore l’Anjou sous l’Ancien Régime, des bandes royalistes occupent les bois de Parçay, Gizeux, Courléon, Bourgueil et Benais sous les ordres du Sieur Gélinière dit (Branche-d’Or). » S’agit-il du marquis de la Gélinière ?

     

      Il était tentant d’effectuer un petit sondage dans l’immense massif forestier, ce qui fut fait en ce mois de janvier 2021 par un froid assez vif… (-6°)

      Dans un talus bordant un petit chemin forestier, quatre balles (chasse ?) cela ressemble pourtant à des balles de calibre, d’un diamètre d’environ 16,5mm, (calibre du fusil 1777 : 17,5mmm) et sur les bas côtés de ce chemin communal, trois monnaies dont le détail suit :

     

    1° Cinq centimes de l’an 5 – Atelier A - Paris. République Française. Bronze.

     

    2° Cinq centimes de l’an 7 – Atelier A - Paris. République Française. Bronze

     

    3° Un skilling danske de Christian VII du Danemark – KM 1771 -

     

      Assez content de ma matinée de loisir avec de petites trouvailles sans grande valeur, mais chargées d’histoire...

     

    Détection sur le secteur de "Branche d'Or"....

    Détection sur le secteur de "Branche d'Or"....

    Source :

     

    . Photos de l’auteur. 

                                 

    Paquereau pour Chemins Secrets


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    Sur les chemins de Galerne…

    Les frères Flon de Lué-en-Baugeois.

     

     

    La famille Flon, de Lué-en-Baugeois....La famille Flon de Châtillon à Lué-en-Baugeois a été très impliquée dans la défense du trône et de l’autel, cinq frères morts au combat et trois autres demandeurs de pension sous la Restauration.

    Guillaume Flon est né à Bauné le 10 mai 1767, il est le fils de Guillaume Flon, laboureur et de Françoise Branchu. Il est marchand de fruits à Chaumont-d’Anjou et exploite trente boisselées de terre. Il dépose une demande de pension le 16 mai 1825, le maire de Chaumont plaide en sa faveur :

     

    « Le maire de la commune de Chaumont, canton de Seiches, arrondissement de Baugé ; certifie que le Sieur Guillaume Flon, domicilié en cette commune, âgé d’environ cinquante trois ans : a rendu des services signalés aux royalistes des départements de l’Ouest, particulièrement à ceux de l’arrondissement de Baugé ; tant pour la correspondance qu’il faisait nuit et jour au péril de sa vie ; qu’en recevant chez lui et à ses frais les royalistes à chaque fois qu’ils parcouraient le pays : ayant pris sa maison comme lieu de rendez-vous, étant situé de manière à leur offrir une retraite sûre . En foi de quoi je lui ai délivré le présent pour lui servir et valoir. A la mairie de Chaumont le 9 septembre 1824.

    Signé : Brûllon de Vaux, maire. »

     

    Le Juge de Paix de Seiches, dans son acte de notoriété nous signale que : « Guillaume Flon a rendu de très grands services à la Division de Monsieur Bardet dans les armées royales de l’Ouest, en l’approvisionnant de vivres à ses dépend pendant les campagnes de 1795 et 1796, en sauvant la vie de plusieurs de ses blessés, et en se rendant utile aux Vendéens. »

     

    Le 25 janvier 1824, un certificat de services lui est délivré à Segré par le Comte d’Andigné, Lieutenant Général et Pair de France - Bardet, Chevalier de Saint-Louis – Le vicomte et Dieusie etc.…

    Jean Flon est né à Lué-en-Baugeois le 11 mai 1776, il est le fils de Guillaume Flon, laboureur à Châtillon à Lué, veuf de Symphorienne Lecoq, décédée à Bauné le 3 juillet 1755 et marié en secondes noces à Corné avec Françoise Branchu. Il épouse le 18 janvier 1807 à Bauné, Louise Mogue. Le 29 mai 1825, il dépose une demande de pension et un certificat de service signé de Bernard de la Frégeolière lui est délivré.

     

    « Je soussigné Pierre Pottery, ancien capitaine de l’armée royale de la rive droite de la Loire et présentement maire de la commune de Marcé, sous les ordres de Monsieur Henri-René Bernard de la Frégeolière chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis et de la Légion d’honneur ; Certifie à tout ce qu’il appartiendra que le Sieur Jean Flon domicilié de la commune de Bauné, a servi dans ma compagnie en qualité de fusilier en les années 1799-1800, s’est comporté en brave soldat aux affaires Foulletourte et montré son plus grand dévouement pour la cause royale.

    En foi de quoi , je lui ai délivré le présent certificat pour servir et valoir ce que de raison. 

    A la mairie de Marcé, le 15 mai 1825.

    signé : Pottery ancien capitaine et maire – Bernard de la Frégeolière Chevalier de Saint-Louis et de la Légion d’Honneur. »

     

    Pierre Flon est né le 12 août 1773 à Lué-en-Baugeois, il est le fils de Maître Guillaume Flon laboureur demeurant à Châtillon, né à Corzé et marié en secondes noces avec Françoise Branchu née à Trélazé (Ses 5 frères morts au combat sont issus des deux mariages).

     

    Un certificat de service lui est délivré le 21 mai 1825.

     

    « Nous soussignés, anciens officiers supérieurs de l’Armée Royale sous les ordres de Messieurs les généraux de Scépeaux, de Châtillon et d’Andigné :

    Certifions que le Sieur Flon Pierre, âgé de 53 ans natif de Lué de l’arrondissement de Baugé et domicilié de Denée près Angers a fait les campagnes de 1795, 1796, 1799 et 1800 comme soldat, compagnie de Monte-à-l’Assaut et qu’il s’y est conduit d’une manière remarquable par sa bravoure et son dévouement.

    Que cinq de ses frères sont morts au champ d’honneur dans la Vendée, que son père et son beaufrère ont rendus les plus grands services aux armées royales.

    En foi de quoi nous lui avons délivré ce certificat aussi honnorable que véritable. 

    Signé :Le Comte de Narcé, ancien chef de Légion – Bardet Chevalier de Saint Louis – Bellanger, capitaine – Le Vicomte de Dieusie – Roulbert, Chevalier de Saint-Louis, chef de bataillon. »

     

    Sources :

     

    . Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés -Les Dossiers Vendéens Guillaume Flon, Jean Flon, Pierre Flon – dossiers 1M9/160.

    . Archives Départementales de Maine-et-Loire tous droits réservés – Registres d’état civil de la commune de Lué-en-Baugeois et de la commune de Bauné.

    . Photo de l’auteur.

                                                                 

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets


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    Sur les chemins de Galerne…

    Jean Rameau de Cheviré-le-Rouge.

     

     

    Jean Rameau, de Cheviré-le-Rouge....Jean Rameau et son frère René, originaires de Lué-en-Baugeois ont été très impliqués dans la chouannerie en rendant de grands services à la cause royale, en hébergeant et soignant les blessés à leurs frais. Leurs services émérites ont été soulignés par le Maréchal de camp Henry-René Bernard de la Frégeolière et par le capitaine Pierre Pottery, maire de Marcé.

     

    Jean Rameau est né le 7 mars 1778 à Lué-en-Baugeois, il est le fils de Urbain Rameau, bêcheur et de Marie Fouquereau. Il chouanne en 1799 et 1800 et reçoit un coup de baïonnette à la poitrine, du côté gauche, à la bataille de Foulletourte ce qui l’immobilise pendant six mois, il en gardera une gêne jusqu’à sa mort.

    Son frère René chouanne depuis 1793.

    Il épouse le 7 juillet 1807 à Cheviré-le-Rouge Jeanne-Renée Daburon, née dans cette paroisse le 24 septembre 1770, fille de Pierre Daburon et de Renée Beaussier. A cette époque, il est cultivateur à Bois Cailleau. Vers 1814, il quitte cette commune pour celle de Jarzé où il réside en 1824. Revenu à Cheviré, son épouse décède à la Besnardière le 27 octobre 1841 et le 13 novembre 1848, il décède chez son fils Jean à la Chapellerie à Cheviré.

     

    De cette union sont issus trois enfants :

    1°Jeanne-Perrine Rameau, née le 8 mai 1808 à Cheviré.

    2° Marie Rameau, née le 26 novembre 1809 à Cheviré.

    3° Jean Rameau, né le 8 janvier 1812 à Cheviré.

     

    Le premier juillet 1824, il dépose une demande de pension à Jarzé et le capitaine Pierre Pottery lui délivre un certificat de service :

     

    « Armée Royale de la Rive Droite de la Loire »

    « Deuxième Division 5éme Corps. »

    « Certificat de service. »

     

    « Nous, Pierre Pottery, capitaine de la première compagnie de la Légion de Monsieur Henri Bernard de la Frégeolière dont Monsieur de Bourmont était commandant en chef.

    Certifions que le nommé Jean Rameau soldat dans la dite compagnie a servi le Roi avec dévouement pendant la campagne de 1799 et 1800, qu’il fut atteint à l’affaire de Foulletourte d’un coup de bayonnette qui le mit hors de combat pendant environ six mois, et pendant son service, il s’est comporté d’une manière à mériter notre estime et l’amitié de ses camarades, qu’il a donné dans tous les temps preuve de bravoure.

    En foi de quoi nous lui avons délivré le présent certificat, qui a été signé du Sieur Mousset notre lieutenant, à Marcé le 15 avril 1824. 

    Signé : Pottery – capitaine, Mousset- lieutenant. Mathurin Vallin – Sergent. »

     

    Un certificat Médical lui est délivré le 14 mars 1824.

     

    « Je soussigné certifie, que le nommé Jean Rameau âgé de 43 ans, domicilié de la commune de Jarzé arrondissement de Baugé, département de Maine et Loire, est porteur d’une cicatrice au côté gauche externe de la poitrine, qui paraît être la suite d’un coup de bayonnette et dont il éprouve quelque gêne dans les différents mouvement du bras.

    En foi de quoi, je lui ai délivré le présent certificat pour lui servir et valoir ce que de raison.

    Corné, le 4 mars 1824. 

    signé : Ridard. »

     

    Jean Rameau, de Cheviré-le-Rouge....

    Le 25 avril 1824, le Maire de la commune de Jarzé nous informe que : Jean Rameau domicilié dans cette commune depuis dix ans, a toujours été un zélé partisan du Roi ; qu’il s’est conduit d’une manière louable dans les circonstances difficiles où il a fait connaître franchement son opinion politique en faveur de la dynastie des Bourbons…. »

     

    Un Monsieur « qui en avait »…. C’est ce qui manque aujourd’hui dans ce Pays.

     

    Sources :

     

    . Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés -Les Dossiers Vendéens Jean Rameau1M9/307.

    . Archives Départementales de Maine-et-Loire tous droits réservés – Registres d’état civil de la commune de Cheviré-le-Rouge et de Lué-en-Baugeois.

    . Photo de l’auteur.  - Cheviré-le-Rouge.

     

                                             Xavier Paquereau pour Chemins Secrets


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    Sur les chemins de Galerne…

    Chasse aux chouans dans le Baugeois.

     

        

    Chasse aux Chouans dans le Baugeois....Le mardi 9 brumaire de l’an VIII (30 octobre 1798), une colonne mobile* républicaine quitte Baugé en direction de Fougeré…

     

    « Un détachement de la colonne mobile de Baugé auquel se réunirent plusieurs citoyens de cette commune et la brigade de gendarmerie nationale, partit le 9 brumaire à midi, et se porta à Fougeré où elle savait qu’une bande de brigands, commandée par Quartier, s’était réunie ; mais elle les manqua d’une heure et passa la nuit dans le bourg. »

    « Le 10, à la pointe du jour, les républicains, prévoyant que la bande de Quartier était prévenue, et qu’ils ne pourraient la rencontrer, résolurent d’aller surprendre les chouans commandés par Chambourg, autre chef royaliste, qui se tient constamment à Jarzé. »

    « Arrivés près le bourg, ils apperçoivent quelque-uns de ces chouans qui prennent la fuite ; alors ils redoublent de vitesse et entrent à Jarzé au pas-de- charge. Ils sont accueillis d’abord par quelques coups de fusil ; mais ils ripostent avec avantage, et les brigands prennent la fuite. Un de ces scélérats est tué, deux blessés à mort et deux faits prisonniers ; ils ont rapporté à Baugé cinq fusils pris sur eux. Pas un républicain n’a été blessé ; quelques chouans se sont rendus à la suite de cette affaire »

    « Le dévouement et le courage qu’on montré dans cette occasion les républicains de Baugé, sont dignes d’éloges ; tous les bons citoyens doivent suivre un tel exemple, et redoubler d’énergie pour seconder l’ardeur des troupes républicaines qui viennent enfin pour nous délivrer du fléau de la chouannerie. »

                                                                    

    Article officiel. 

     

     

    * Mais au fait, une colonne mobile c’est quoi ?

     

    « Des colonnes mobiles, composées de gendarmes et d’individus recrutés dans la lie des bourgs et des villes, parcouraient nuit et jour les campagnes, pillaient l’habitant, massacraient indignement les prêtres fidèles, les chouans dispersés et tous les gens qualifiés de suspects dans la langue officielle. De pareils exploits s’appelaient des exécutions, et les représailles des royalistes, des assassinats.

    Ces colonnes, secrètement dirigées par le général Michaud, qui ne faisait, du reste que suivre les instructions du ministre de la police Sotin, avaient surtout pour mission d’anéantir les officiers chouans, tous ceux qui étaient l’âme d’une insurrection que la République redoute toujours beaucoup plus qu’une guerre étrangère. Aidées de quelques dénonciateurs pris surtout parmi les vagabonds et les mendiants, elles découvrirent la retraite de quelques chefs, auxquels elles firent expier, parfois, dans d’atroces supplices, le crime de leur courage, et de leur fidélité. »

    « A la terreur révolutionnaire, les chouans opposèrent la terreur des représailles. On pillait leurs récoltes, on incendiait les chaumières ; ils firent main basse sur les caisses publiques et mirent à contribution les acquéreurs de bien nationaux. On égorgeait des prêtres fidèles, ils fusillèrent des ministres prévaricateurs. Au mépris de la foi jurée, on tuait les chefs royalistes ; ils tuèrent les autorités jacobines. On les dénonçait, on les trahissait ; ils mirent à mort les dénonciateurs et les traîtres. »

    « Faut-il s’étonner qu’après de telles misères, après tant de vexations, il y ait eu des hommes qui, au lieu de se laisser traîner au pied de la guillotine ou sur le seuil de leurs portes pour y être égorgés, se soient rués avec colère contre tous ceux qu’ils supposèrent rangés par devoir ou par inclination sous la bannière républicaine. »

     « Ces milices organisées sous le nom de colonnes mobiles, de contre-chouans, de cent-sols, de faux-chouans, et qui faisaient aux royalistes, aux véritables chouans une guerre d’autant plus déloyale qu’ils se couvraient de cocardes blanches, de scapulaires et de Sacrés-Coeurs. De semblables ruses n’étaient possible qu’au Nord e la Loire, où les patriotes, en majorité dans les villes et dans les gros bourgs, pouvaient parcourir le pays par petits détachements, où les ruses de la police étaient appropriées à la nature même de l’insurrection. Pour combattre la chouannerie, la République entendait la déshonorer. Elle recruta les misérables instruments de ses vengeances dans la lie la plus impure des bourgs et des villes, et, après les avoir couverts des insignes du soldat chrétien, elle les chargea de commettre des méfaits qu’elle attribuait ensuite aux insurgés. »

     

    Dès 1795, les routes du Baugeois ne sont donc pas sûres et, le maître du relais de poste de Suette près de Seiches, situé sur le grand chemin de Baugé à Angers par Jarzé, est soudainement pris de tics nerveux et souffre d’insomnie.

    En effet le Sieur Guillaume Harmange a bien des soucis en cette sombre période, il a alors 68 ans en cette fin de 1798, il est fatigué et malade depuis 1795. Il a passé la main à son fils, les infusions de camomille semblent avoir fait effet, puisqu’il s’occupe toujours des affaires de la famille et mourra en 1827.

    Il est surtout soupçonné d’être un indic républicain et la réputation de son cousin n’arrange rien. En effet, Michel-Henry Peltier, l’agent national de Seiches depuis 1794, est un petit dictateur local qui interdit beaucoup et autorise peu.

    Tout ce petit monde va vivre dans l’angoisse de 1795 à 1801 à cause de Jean Châtelain, notre général Tranquille, qui va leur mener la vie dure.

     

    «  Si la menace vendéenne a disparu dans cette région du Maine et Loire, les attaques contre le gouvernement républicain ne vont pas cesser pendant ces années 1798 1799. Cette nouvelle menace prend la forme de coups de mains, de guérillas contre les autorités en place et les éléments de la population qui leur sont favorables : c’est la « chouannerie » qui va perturber la vie quotidienne des habitants de la vallée du Loir. Le conseil municipal auquel appartient Guillaume Harmange père est maintes fois obligé de réagir, comme en témoigne des décisions de ce genre. »

     

    Chasse aux Chouans dans le Baugeois....

    28 septembre 1798 – Mesure contre les brigands.

    « Interdiction aux citoyens de tirer des coups de fusil avant et après le coucher du soleil (AM, Seiches CM) »

    29 octobre 1798 – Mesure pour combattre les chouans : Rassemblement -

    « Il est urgent de donner aux bons citoyens un signe de rassemblement en sonnant le tocsin de la cloche de chaque commune au bruit duquel tous les citoyens seront obligés de se rassembler au chef-lieu de leur commune et de se porter au lieu où les brigands voudraient y exercer leur atrocité. Am, Seiches, CM). »

    Le 21 juillet 1799.

    « 80 chouans sont signalés, au port de la Maison Neuve ; un endroit où, la veille, une patrouille de 5 gendarmes n’avait rien suspecté. Sans rencontrer de résistance, les rebelles avancent jusqu’au bourg et abattent l’arbre de la Liberté. A Suette, ils renversent la « barrière » puis s’introduisent dans le poste des gendarmes, s’emparent de quatre chevaux avec leurs harnais et d’une vingtaine d’armes. Des maisons sont visitées pour y prendre de la nourriture. Pendant une heure environ, les « brigands » commettent leurs méfaits avant de se rendre dans le bourg de Corzé, qu’ils désarment, et de traverser le Loir à la métairie de la Ténébrière en utilisant la charroyère. Le lendemain de cette chaude journée, l’assemblée de canton parvient à se réunir en vue de commenter l’évènement et d’envisager les mesures à prendre. Mais le président Olivier maîtrise mal les débats et rien n’en ressort. Dix jours après, le 14 Thermidor an VII (1er août 1799) 50 à 60 nouveau francs-tireurs envahissent Suette, s’emparent de deux chevaux chez Antoine Renou, meunier, et de harnais chez Michel-Henry Peltier et Harmange, maître de poste aux chevaux. Parmi ces chouans se trouvait probablement Jean Châtelain dont on a retenu le souvenir de ses incursions à Suette sous forme d’histoire comme celle dite du général Tranquille.

     

    « L’histoire du général tranquille qui renverse les « gros talons »

    « Le 13 octobre 1799, un chouan très connu, Tranquille (le général Tranquille, de son vrai nom Jean Châtelain) est attablé dans une auberge à Suette, entouré de ses camarades, quand « entrent les gendarmes, après avoir attaché leurs chevaux près du sien (il s’appelait cocotte). Discrètement le chouan fait signe à ses compagnons de couper les sangles des chevaux des gendarmes. Puis l’air... tranquille, lui-même monte à cheval et crie à la maréchaussée : « Vous cherchez Tranquille ? Le voilà ! » Les gendarmes bondissent sur leurs montures et, dit l’histoire, Tranquille partit le coeur joyeux de voir tant de gros talons de bottes en l’air ! » Louis Maucourt, Seiches-sur-le-Loir p.260. »

    Ensuite, le 6 novembre 1799la malle poste est attaquée entre Suette et Bourg-Neuf sur la route de Durtal.

     

    Et pour terminer, l’attaque de la voiture de la recette de Baugé entre Jarzé et Suette par Sans-Peur et son équipe… le 5 thermidor de l’an 8, (24 juillet 1800), à 9 heures, à 6 km de Suette... (voir mon billet).

    Le maître de poste Guillaume Harmange, du relais de Suette, avait de quoi se faire du soucis...

     

    Sources :

     

    . Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés - Les Affiches d’Angers – 9 brumaire an 8 – n°22– vue 13/31.

    . Georges Cadoudal et la Chouannerie – achevé d’imprimer le 30 octobre 1992 sur les presses des Editions Téqui 53150 Saint-Cénéré. Extraits des pages166 et suivantes. Les Colonnes Mobiles.

     

    . Et fouett’ cocher – La poste aux chevaux de Suette près Seiches sur le Loir de Jacques Béguin – Cheminement 2006 – Groupe de recherche historique de l’université angevine du temps libre – pages 77 à 86.

    . Photos de l’auteur.

     

                                                            Xavier Paquereau pour Chemins secrets


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    Le dolmen du Marchais...

     

    La promenade du jour m’amenait à Pouzauges, au dolmen du Marchais. Ce mégalithe n’est pas conçu de la main de l’homme et n’a rien à voir avec l’époque néolithique ou celte. Il s’agit tout simplement d’un chaos rocheux naturel du même type que ceux du Rocher Branlant de Largeasse ou de la Pierre qui branle à la Verrie. Tout près d’ici, une rue et une impasse des Druides, ainsi que deux rues des Lutins et des Farfadets, semblent vouloir accréditer ce secteur de présences magiques. J’y serais bien resté cette nuit pour voir à quoi m’en tenir, mais le couvre-feu m’a obligé à retrouver mes pénates.

         Le panneau indicateur semble bien fatigué...

    Le dolmen du Marchais....

         Le chemin d’accès :

    Le dolmen du Marchais....

         Petit tour autour du mégalithe :

     

    Le dolmen du Marchais....

    Le dolmen du Marchais....

    Le dolmen du Marchais....

    Le dolmen du Marchais....

    Le dolmen du Marchais....

     

    RL

    Décembre 2020

     


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