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    Louis Charbonneau, tué à la deuxième bataille de Luçon... 

     

       

     

    Louis Charbonneau....Le Conseil supérieur de l’Armée Catholique et Royale, en rendant compte de cette bataille du 30 juillet 1793, s’exprima de la sorte :

     

    «  Nos troupes s’avancèrent, le 30, sur Luçon. L’armée républicaine les attendait rangée en ordre de bataille au delà de Bessay ; on l’attaqua avec vigueur. Nos troupes essuyèrent le feu le plus terrible de sa part sans en être effrayé. Notre artillerie, mieux servie que jamais leur répondit par des décharges multipliées ; chaque boulet plongeait directement dans les rangs ennemis et les sillonnait. Déjà les bataillons républicains se disposaient à fuir, leur centre était enfoncé, leurs soldats effrayés, tout nous présageait une victoire assurée, quand les lâches pillards, qui se traînaient à l’arrière garde, semèrent l’alarme dans tous les corps de l’armée, en prenant la fuite. Ce contre-temps fâcheux nécessita la retraite. M. le prince de Talmond la protégea avec un bataillon de cavalerie qui s’élança plusieurs fois dans les rangs de l’ennemi, détruisit presque entièrement un détachement de hussards et fit des prodiges de valeur. Les Suisses et les dragons ne se distinguèrent pas moins. Le nombre des prisonniers, des morts et des blessés est peu considérable de notre côté ; nos troupes ont laissé entre les mains de l’ennemi deux pièces de canon ; au reste, notre armée n’était forte que de douze à quinze mille hommes réunis à la hâte dans les paroisses voisines. 

    Le général en chef et ses braves compagnons d’armes se sont exposés aux plus grands dangers ; la Providence et leur sang-froid les ont préservés de tout accident funeste. Le cheval de Monsieur de Lescure a été blessé ; un gros de cavalerie qui s’acharnait à sa poursuite fut mis en déroute. Le Riche de Langerie, qui faisait ses premières armes, a eu son cheval tué sous lui. 

    Tel est le récit de cette action de cette action que, par intérêt pour la vérité, nous nous faisons un devoir de rapporter avec autant d’exactitude et de fidélité que nos succès et nos victoires. » 

     

    Très peu de morts du côté Vendéen, mais Louis Charbonneau de Rochetrejoux est resté sur le champ de bataille... 

       

     

    « 2 pluviôse an 14 – acte de notoriété n°49 .  

     

    Par devant Jean François Barbot, notaire  public du canton de Pouzauges au département de la Vendée résidant commune de Saint Michel Mont Mercure et Brunet son collègue résidant au Boupère, les deux soussignés : 

    Fut présente Catherine Préau-Péault veuve de Louis Charbonneau demeurant à la métayrie de Boismoraud  commune de Saint Paul en Paraid. 

    Laquelle a dit qu’il luy était impossible de justifier et faire connaître l’époque de la mort du dit Louis Charbonneau son défunt mary sans recourir à la notoriété publique attendu qu’il a été tué # à une des batailles qui a eu lieu près Luçon : #  entre les insurgés et les troupes républicaines quy a déterminé ladite Préau à faire comparaître volontairement devant nous et à cet instant : les citoyens Charles Préaut cultivateur âgé de trente cinq ans, Jacques Préault, cultivateur, âgé de trente trois ans, et frère de la dite Catherine Préault demeurant au dit lieu de Boismorand, (Bois-Morand) Jean Suaudeau, journalier âgé de vingt sept ans demeurant à Lachenaud. Charles Ravelaud, laboureur, demeurant à la Coudrinière ; Pierre Gautier laboureur demeurant à la Nardussière ?, âgé de quarante deux ans, René Bauchet, journalier, demeurant à Lachenaud, âgé de vingt six ans et Pierre Texier, bordier demeurant à la Coudrinière, âgé de vingt neuf ans : les tous de la commune de Saint-Paul-en-Paraids. 

    Lesquels ont déclaré et attesté avoir connu parfaitement le dit Louis Charbonneau mary de la requérante demeurant alors à la Baudière en la commune de Rochetrejou lequel sêtant trouvé à la deuxième bataille de Luçon lequel y fut tué et resta sur la place, ce que les déclarants disent être à leur connaissance et certifient exact tel que la vérité. 

    Dequoy laditte Catherine Préau veuve Charbonneau a requis acte que nous notaires soussignés : reçu : pour luy servir ce que de droit ; fait et passé à la Chanbeaudière commune Saint Michel Mont Mercure étude de Barbot, lu de nous, cejourd’huy avant midi le deux pluviose an douze de la République française une et indivisible ; lecture faite y ont tous persisté et déclaré ne savoir signer, de ce interpeller suivant la loy. Deux mots rayés nuls. # en l’an deux de la République.  

     

    signé: Brunet Notaire – Barbot Notaire. » 

     

    Louis Charbonneau....

      Louis Charbonneau est né le 17 mai 1754 au Boupère, il est le fils de Pierre Charbonneau et de Louise Gaborit. Il épouse le 18 février 1784 à Saint-Paul-en-Pareds, Jeanne Bedon, puis, le 27 juin 1792 à Rochetrejoux Catherine Péault-Préau, née le 21 avril 1767 à Saint-Paul-en-Pareds.

     

     

    Sources : 

     

    . Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Registres paroissiaux et état civil du Boupère, de Saint-Paul-en-Pareds.

     

    . Cadastre Napoléonien de 1825 - hameau de la Baudière à Rochetrejoux -class 

      3P192-1 Tableau Assemblage. 

    . Histoire de la guerre de la Vendée – Abbé Deniau, Tome II- pages 417, 418. -  

      Siraudeau éditeur à Angers. 

    . Photo : de l’auteur 

     

                                                                   

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    L’arsenic et la Vendée...

     

     

    C’est un article complètement revu que je vous propose en remplacement de celui paru sur ce blog en décembre 2013 et qui était très incomplet. Ce n’est pas que celui-ci sera nécessairement exhaustif mais au moins repartons-nous sur de bonnes bases.

    Les idées les plus diverses ont fleuri pour tenter de se débarrasser des Vendéens entre 1793 et 1794 et tout le monde connaît les essais de fumigènes mentionnés par Savary, qui pourtant favorable au régime républicain (1) s’en désole. Nous allons voir à présent un autre moyen qui fut tenté, du moins dont il fut question : l’arsenic. Là aussi, beaucoup de tri à faire entre les vérités attestées et ce qui pourrait n’être que de pures inventions. Pures inventions ? Oui, je me permets de le dire car les sources les plus fréquemment citées sur le sujet proviennent de Crétineau-Joly, certes très doué pour raconter les choses, mais peu regardant sur les sources et toujours prêt à vous dénicher un document qui va dans le sens de ses opinions politiques. Moi aussi, j’ai des opinions politiques, mais il me semble qu’il faut savoir de temps en temps les mettre dans sa poche et étudier sérieusement les documents avant d’en tirer un moyen de persuasion idéologique qui risque de vous revenir dans la figure si l’on a pas suffisamment vérifié ses assertions.

    Jacques Crétineau-Joly cite une lettre de Savin à Charette du 25 mai 1793 (2) qui me paraît bien longue et bien écrite, seulement deux mois après le début de la guerre :

    « Je dis que, quel que soit le nombre de nos ennemis, nous devons peu nous en inquiéter. Tout ce dont nous sommes certains, c’est qu’ils sont implacables. Ils tuent tous les prisonniers ; ils emploient contre nous tous les genres de destruction possible : le fer, le feu et le pillage leur sont familiers. Ils séduisent et emmènent avec eux nos gens des paroisses qu’ils soumettent. Nous devons aussi par représailles n’avoir aucune indulgence et employer tous les moyens qui sont en notre pouvoir pour les détruire. La ruse est souvent plus utile que la force. On nous fait une guerre atroce ; le poison est le seul moyen que nos ennemis n’aient pas encore employé contre nous, mais il est à craindre que leur scélératesse n’en vienne jusque là. Trop de gens nous ont averti à cet égard pour que nous puissions douter qu’ils n’aient pas eu cette idée. Nous fûmes vraiment étonnés de la quantité prodigieuse d’arsenic que nous trouvâmes à Palluau au commencement de la guerre, lorsque je les ai chassés de Palluau jusqu’au delà d’Aizenay. On nous a même constamment assuré qu’un étranger, qu’ils avaient avec eux et qui fut tué à cette affaire, était chargé d’exécuter le projet d’empoisonnement contre nous. »

    Une bien curieuse lettre, dont Crétineau-Joly nous dit : « Si cette pièce est publiée, la Révolution ne doit s’en prendre qu’à elle-même qui l’a conservée comme un monument de ses excès. » Fort bien ! Mais où est-elle cette lettre ? Comme pour celle de Westermann « écrasant les enfants sous les pieds des chevaux » à Savenay, on n’en trouve aucune trace nulle part, sauf dans l’ouvrage de Crétineau-Joly...

    Et à présent, c’est Carrier lui-même dans une lettre duquel, le même Crétineau-Joly met les mots suivants, le 9 novembre 1793 à « ses collègues et aux officiers sous les armes » (3) :

    «  Ce que vous faites est bien beau sans doute, mais où cela mènera-t-il la nation ? A une victoire peut-être. Que font au peuple vos victoires qui ne terminent rien ? Il faut employer les moyens extrêmes. Vous avez à délivrer le pays d’un chancre qui le dévore (4). Le poison est plus sûr que toute votre artillerie. Ne craignez donc pas de le mettre en jeu. Faites empoisonner du pain, que vous abandonnerez à la voracité de cette misérable armée de Brigands, et laissez faire l’effet. Vous avez des espions parmi ces soldats du pape qu’un enfant conduit. Lâchez-les avec ce cadeau, et la patrie est sauvée. Vous tuez les soldats de La Rochejaquelein à coups de baïonnette, tuez-les à coup d’arsenic ; cela est moins dispendieux et plus commode. Je vous ouvre cet avis, auquel j’ai fait adhérer ma société populaire, et, avec des sans-culottes comme vous, je n’ai pas besoin d’en dire davantage. »

    L'arsenic et la Vendée....

    Crétineau-Joly donne force détails et précise :

    « A la lecture de cette proposition dont Santerre et Rossignol ont conçu l’idée, Kléber pousse ce cri d’indignation : « Si Carrier était ici, je lui passerais mon sabre à travers le corps. » Mais Turreau et Prieur, les collègues de Carrier à l’assemblée conventionnelle, se gardent bien de manifester un pareil sentiment d’honnêteté. Ils hésitent d’abord, et, après s’être interrogés du regard : « Il y a pourtant bien quelque chose à faire, dit Prieur. - Oui réplique Kléber, il y a combattre les Brigands jusqu’à la mort, mais non pas jusqu’à l’infamie ; et si cette discussion s’entame, je me retire, citoyens. »

    Aucune trace de cette missive ni d’un quelconque compte-rendu de séance. Il est à craindre que Crétineau-Joly n’ait une fois de plus monté ces textes à partir de bribes de lettres diverses comme il l’a probablement fait pour la fameuse fausse lettre de Westermann à Savenay (5). Bien d’autres tomberont dans le panneau, ou plutôt « les panneaux », de Henri Bourgeois à Reynald Sécher et tous ceux qui encore aujourd’hui les recopient pour « faire du neuf avec du vieux ».

    Le 2 novembre 1793, soit sept jours avant cette « réunion », Carrier participe à  un conseil de guerre à Nantes en compagnie de Bourbotte, Merlin, Turreau et Francastel, mais il n’y est nullement question d’arsenic. Par souci d’éviter une longueur inutile à cet article, je ne publie pas ce rapport mais Kléber est également présent et il ne semble pas qu’il ait passé son « sabre au travers du corps de Carrier » (6)...

    Pour preuve, les individus présents à ce conseil de guerre, ci-dessous :

    L'arsenic et la Vendée....

     

    Mais alors, cette histoire d’arsenic ne serait qu’une pure invention ? Eh bien, non, mais ce n’est pas de Carrier que l’idée provient mais de notre ami François-Joseph Westermann....

    On trouve aux archives de Vincennes un bulletin analytique précisant ceci (7) :

    « 27 novembre 1793 (8)

    Le général Vestermann (sic) (9) à Rennes au Comité de Salut Public.

    Extrait :

    Il demande pour en finir avec les rebelles, qu’on lui envoie six livres d’arsenic dans une voiture d’eau de vie.

    Voir au 7 décembre 1793

    Feuillet d’extraits à la correspondance. »

     

    L'arsenic et la Vendée....

     

    A ma connaissance, deux historiens ont vu ce bulletin analytique : Henri Bourgeois qui le cite dans un numéro de « La  Vendée Historique » et plus près de nous, Claude Petitfrère (10). Comme on pouvait s’y attendre, le « feuillet de correspondance » inventorié par ce bulletin analytique est introuvable mais ce dernier a au moins le mérite d’exister. Et s’il existe, c’est qu’il renvoie ou renvoyait forcément à une pièce que nous n’avons pas ou plus... Ce fait est corroboré par une autre pièce des archives militaires, à nouveau un bulletin analytique isolé (11) :

     

    « 3 frimaire an 1er

    23 novembre 1793

     

    Westermann Général

    Propose la mesure du poison pour exterminer les brigands en cas de revers de la part des troupes de la république. 

    Copie »

     

    L'arsenic et la Vendée....

     

    L’inventaire des archives militaires précise la source de l’information : registre de correspondance n° 4933. Celui-ci n’est visiblement pas en ligne. Sans doute se trouve-t-il aux Archives Nationales en AF II. Il serait curieux de lire ce qu’a écrit Westermann et je suis très étonné que les partisans de la thèse du « génocide » qui agitent constamment les mêmes sources souvent erronées ou apocryphes ne se soient pas davantage penchés sur cet écrit de Westermann. Longtemps j’ai été partisan d’une reconnaissance de génocide pour la Vendée avant, finalement de m’apercevoir que je faisais fausse route car l’emploi de ce terme est inutile. François-Noël (dit Gracchus) Babeuf avait le premier eu la meilleure définition de ce qui s’était passé en Vendée : un « populicide ».

    En quoi est-ce différent ?

    Si le génocide est : « un crime consistant en l'élimination physique intentionnelle, totale ou partielle, d'un groupe national, ethnique ou religieux, en tant que tel, ce qui veut dire que ses membres sont détruits ou rendus incapables de procréer en raison de leur appartenance au groupe » ; le populicide lui, est l’assassinat du Peuple, tout simplement...

     

     

    RL

    Mai 2020

     

     

    Notes :

     

    (1) Savary, tome II, p. 51. Crétineau-Joly, tome 1er, p. 248 et 249. A lire également ici, l’article de Nicolas Delahaye qui tente de démêler le vrai du faux dans cette affaire. 

    (2) Crétineau-Joly, tome 1er, p. 249 et 250.

    (3) Ibid. p. 381 et 382.

    (4) On se souvient du discours de Barère de Vieuzac à la Convention le 1er août 1793, qui parlait justement de « chancre qui dévore le cœur de la république ». L’analogie avec le discours de Carrier est curieuse, voire suspecte.

    (5) J’avais déjà démonté ce mythe ici. Noël Stassinet m’avait emboîté le pas dans la revue du « Souvenir Chouan de Bretagne », N° 47, juin 2019, p. 62 et 63, en puisant aux mêmes sources. En outre, une très intéressante étude de la méthodologie de Crétineau-Joly sur cette fameuse lettre a été publiée par Paul Tallonneau dans le « Bulletin de la Société Historique et Scientifique des Deux-Sèvres », tome 1er, 2ème semestre 1993, p. 527 à 537. Je n’arrive pas à comprendre comment encore aujourd’hui, on peut publier ce faux document à tout-va, y compris dans les ouvrages d’historiens réputés sérieux.

    (6) SHD B 5/7-33, v. 6 à 8/10. Un rapport à consulter pour ceux qui s’intéressent au véritable rôle de Haxo, souvent vu comme un « gentil général ».

    (7) SHD B 5/7-57, v. 1/11.

    (8) Le calendrier révolutionnaire entré en vigueur le 6 octobre 1793 n’est pas encore totalement adopté dans les correspondances. Le décret qui officialise son utilisation date du 4 novembre 1793.

    (9) Westermann (« Homme de l’Ouest » en Allemand ! Ce n’est pas une blague !) se prononçait « Vestermann ».

    (10) In « Annales historiques de la Révolution française », « La Vendée en l’an II : défaite et répression », N° 300, année 1995,  p. 183, note n° 37.

    (11) SHD B 5/16-29, v.15/15.

     

     


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              Pierre Bazot, compagnon d’armes du général Tranquille...                      

     

      

     

    Pierre Bazot ...Pierre Bazot est né le 11 mars 1771 à Gouis près de Durtal en Anjou. Il est le fils de Vincent Bazot et de Louise Perdreau. Le 21 Vendémiaire de l’an 6 (12 octobre 1797), il épouse à Durtal, à l’âge de 26 ans, Anne Gautier, âgée de 20 ans, fille de Pierre Gautier, serger à Gouis et de Jeanne Jary. A cette époque il exerce le métier de tisserand. De cette union sont issus onze enfants dont six survivront, entre autres :

    1° Pierre Bazot, né le 16 thermidor an 6 (3 août 1798) à Gouis.

    2° Louis-Jean Bazot, né le 23 nivôse an 8 (13 janvier 1800) à Gouis.

    3° Anne Bazot, née le 5 juin 1807 à Gouis.

     

    Pierre Bazot ...

    Le 17 mai 1825, il présente un certificat de Monsieur le Maréchal de Camp Tranquille*, un autre de son capitaine et un extrait du chirurgien constatant ses blessures, comme ancien soldat des armées Royales.

     

    « A Monsieur le Préfet du département de Maine et Loire Chevalier de l’Ordre Royal de la Légion d’Honneur.  

     

    Monsieur le Préfet, 

     

    A l’honneur de vous exposer, Pierre Bazot, tisserand demeurant commune de Durtal, section Gouis, que dès le commencement des malheurs qui renversèrent le thrône et l’autel, il suivit les principes que lui avoient inspirés les auteurs de ses jours en lui apprenoit qu’il devoit sans cesse combatre pour le rétablissement de son souverain légitime, ces ce qu’il a constemment fait. 

      C’est pourquoi, Monsieur il vous adresse sa supplique ; pour que vous lui veniez en aide, pour lui aider à élever sa femme et les six enfants, et joint à la présente. 

    1° un certificat de service de Monsieur le Maréchal de Camp Tranquille, 

    2° une autre de son capitaine, 

    3° un certificat du chirurgien de Beaugé qui constate ses blessures, 

    4° son extrait de naissance. 

    5° un certificat du premier adjoint au maire de Durtal, qui constate sa position actuelle. 

      Veuillez, Monsieur le Préfet, prendre le tout en considération vous obligerons. 

      Votre très humble serviteur, ne sait signer.  

      Durtal le 17 mai 1825. » 

     

    « Je soussigné, officier Vendéen, Chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de St Louis, Maréchal de Camp, 

    J’atteste et certifie que le Sieur Pierre Bazau a servi dans l’armée Royale de l’Ouest, a fait la campagne de 1793 dans l’armée de Vendée commandé par Monsieur le général de Larochejacquelin, est entré sous nos ordres en 1794, 1795 et 1796, ce brave militaire a toujours mérité notre estime par sa bonne et loyale conduite, en foi de quoi nous lui avons délivré le présent certificat pour lui servir et valoir ce que de raison, fait au château de Miné  le 14 mai 1825.  

    Signé : Tranquille, Maréchal de Camp*.  

     

    Vu à la Mairie d’Echemiré, le 14 mai 1825. » 

     

    Pierre Bazot a servi sous le commandement du « Général Gollier dit Grand-Pierre » et a commencé le service dans la Grande Armée de la Vendée. ; a continué dans la compagnie du capitaine Charnassé et a participé aux affaires de Châteauneuf (Châteauneuf-sur-Sarthe), Daumeray et Montinier (Montigné-les Rairies) et autres. « A été blessé à Montinier dans le bras droit et l’épaule gauche par armes à feu. Il est père de onze enfants dont six vivants. »

     

    Au moment de sa demande, il touche déjà une pension de 50 francs.

     

     Sources :

     

    . Archives Départementales du Maine-et-Loire, tous droits réservés, commune de Durtal-Gouis.  Registres paroissiaux et état-civil -Vue 40/90 mariages an 6 – etc. 

    Dossiers Vendéens class 1M9/38 

    . Cadastre Napoléonien de 1831, Durtal-Gouis – class 3P4/133/1 Durtal.

    . Généanet – arbre généalogique famille Bazot-Basot. 

    . Photo : de l’auteur 

     

                                                                   

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Honoré Chapelain des Epesses, guillotiné à la Rochelle... 

                            

     

    Honoré Chapelain est guillotiné à la Rochelle le 2 novembre 1793.

    Au moment de la Révolution, il est chirurgien aux Epesses, puis à Saint-Prouant, père de dix enfants il avait épousé le 10 octobre 1775 aux Epesses, Louise Fonteneau de Mallièvre, fille de Louis Fonteneau et de Louise Lhomedé. Le 14 octobre naissait sa première fille, Louise-Victoire Chapelain, (vue 93/118 registre paroissial 1775 des Epesses).

     

    Voici l’acte de notoriété certifiant sa mort violente :

     

    « Du 29 Thermidor an 8 n° 42 – acte de notoriétté publique. 

     

    Par devant nous nottaires publics du département de la Vendée soussignés, Fut présenté Louise Fonteneau veuve de feu Honoré Chaplin demeurante au bourg et commune de Saint Prouant ; la quelle a dit que les recherches quelle a pu faire à La Rochelle ou est mort son mary au temps de la terreur. Elle n’a pu se procurer son extrait mortuaire quy luy devient nécessaire c’est en conséquence qu’elle à recours à la notoriété publique, pourquoy elle a fait comparaître en cet endroit les témoins dignes de foy, savoir Charles Braud fabricant âgé de trente ans Henriette Gourault veuve Buroy, âgée de ...  ans demeurant les deux séparément au dit lieu de St Prouant, Pierre Bonnenfant cultivateur âgé de soixante quatre ans, demeurant à la Naulière à Rochetrejoux, de Mathurin Bourasseau cultivateur demeurant commune Chassais âgé de soixante quinze ans : Les quels ont attesté et affirmé que réellement le citoyen Honoré Chapelin mary de la dite Louise Fonteneau est mort à la Rochelle par la guillotinne dans le courant du mois de novembre 1793 (vieux setile). De laquelle attestation et affirmation, la ditte citoyenne Fonteneau a requis acte que nous luy avons octroyé pour luy servir ce que de raison. 

      Fait et passé au Boupère demeure du citoyen Harouet aubergiste où nous nous sommes transportés avec les dits témoins ; a la réquisition de la ditte Fonteneau ce jourd’huy vingt neuf thermidor avant midi an huitième de la République française une et indivisible lecture faite y ont persisttés et signés avec nous nottaires, approuvé le mot veuve Buroy retouché pour valloir. 

    Signé : Charles Braud - Bonenfant – L Fontenau – V Chapelain – Bourasseau -Hanriette Gouraud – René Buroy – Brunet Ntre – Barbot Ntre.  

     

    Enregistré aux Herbiers le 8 fructidor 8ème année – n°43/3 Reçu 1 franc et dix centimes. » 

     

    Aperçu d’une brève généalogie de la famille Chapelain au moment de la Révolution :

     

    Honoré Chapelain, est né vers 1751 à Palluau ? aux Epesses ? † Guillotiné le 2 novembre 1793 à la Rochelle. Il est le fils de Vincent Chapelain, employé des gabelles, employé du bureau des tabacs de Palluau, puis notaire et de Marie-Anne-Céleste Trastour, fille de « maîstre Jean Trastour, apothicaire et de Marie-Anne Trottin, veuve de Maîstre François Henry, des Essarts.

    De son mariage avec Louise Fonteneau sont issus :

     

    1° Louise-Victoire Chapelain, née le 14 octobre 1775 aux Epesses.

    2° Louis-Honoré Chapelain, né le 15 novembre 1776 à Saint-Prouant.

    3° Honoré-François-Marie Chapelain, né le 22 juin 1778 à Saint-Prouant.

    4° Louise Chapelain, née le 20 octobre 1779 à Saint-Prouant.

    5° Marie-Aimée Chapelain, née le 30 janvier 1781 à Saint Prouant.

    6° Sophie-Louise Chapelain, née 6 septembre 1783 à Saint-Prouant.

    7° Marie-Anne Chapelain, née le 30 janvier 1785 à Saint-Prouant.

    8° Prudence-Victoire Chapelain, née le 13 mai 1787 à Saint-Prouant.

    9° Henri Chapelain, né le 6 septembre 1789 à Saint-Prouant.

    10°Charles Chapelain, né le 11 décembre 1790 à Saint-Prouant.

     

    Honoré Chapelain est l’oncle de :

     

    - Pierre-Marie Chapelain, né le 3 mars 1763 aux Epesses, prêtre réfractaire † tué le 27 janvier 1794 au lieu-dit les Fourneaux dans cette paroisse.

     Et de

    - Vincent Chapelain, médecin, né le 22 décembre 1757 aux Epesses, député de la Vendée au Consqeil des Cinq cents le 22 vendémiaire an IV et sous-Préfet sous le Consulat.

     

     Sources : 

     

    . Archives Départementales de la Vendée, tous droits réservés – Actes notariés de Saint-Michel-Mont-Mercure - Barbot père, (an IV-1808) – class 3E68/2-1 vues 88,89. 

    . Registres paroissiaux des Epesses, Palluau, Les Essarts, Saint-Prouant. 

    . Archives Départementales du Maine-et-loire, tous droits réservés, communes de La Plaine, Saint Hilaire-du-Bois. 

    . Généanet – arbre généalogique famille Chapelain. 

    . Photo : Vincent Chapelain, député de la Vendée. 

     

    Honoré Chapelain, guillotiné....

                                                                  

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Déconfinement pour les Amis du Pont-Paillat...

     

     

    Afin de profiter de ce premier week-end de déconfinement, j’avais proposé à notre petit groupe via Facebook, de nous retrouver dans le chemin des Roches entre Cerizay et Cirières pour environ 7 km de marche. Partis de la rue des Joncs dans le quartier du Plessis de Cerizay, nous avons rejoint Cadiou et les Roches de Cirières avant de revenir sur nos pas par un chemin parallèle. Ce fut l’occasion de montrer les lieux fréquentés par les personnages de Jérôme et Aurélie dans mes deux premiers romans et aussi une sympathique balade sous le soleil printanier.

    Voici quelques photos faites par Nicolas et moi-même.

    RL

    Mai 2020

     

    Déconfinement pour les Amis du Pont-Paillat...

    Déconfinement pour les Amis du Pont-Paillat...

    Déconfinement pour les Amis du Pont-Paillat...

    Déconfinement pour les Amis du Pont-Paillat...

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    Déconfinement pour les Amis du Pont-Paillat...

    Déconfinement pour les Amis du Pont-Paillat...

    Déconfinement pour les Amis du Pont-Paillat...

    Déconfinement pour les Amis du Pont-Paillat...

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