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    Sur les chemins de Galerne... 

    Nicolas Reine de Lasse 

     

     

     

    Nicolas Reine, de Lasse....Les Chouans du Baugeois sont commandés par trois officiers supérieurs se partageant le territoire au niveau du recrutement : Sachant que Bernard de la  Frégeolière et de la Noüe chouannent de concert.

    La poursuite du général Royrand, mort de ses blessures à Baugé pendant la Virée de Galerne, et mes sorties détection de cet été m’ont fait découvrir un secteur de l’Anjou assez sauvage. Un pays couvert, coupé de haies et de forêts denses se prêtant aux coups de mains, de jolis villages, des églises romanes, des manoirs et très peu étudié au sujet de la chouannerie. Je n’ai pas trouvé grand-chose sur le sujet si ce n’est les Mémoires de Bernard de la Frégeolière. Il me semble utile, par devoir de mémoire, de faire ressurgir ces chouans hirsutes oubliés par l’histoire.

    Je vais certainement ennuyer les inconditionnels de la Vendée, mais  n’oublions pas que certains Vendéens de Galerne ont été sauvés par ces rudes hommes de guerre qui, pour certains, ont chouanné de 1793 à 1815.

     

    Henri-René Bernard de la Frégeolière, né à la Sionnière à Montigné-les-Rairies, émigré, rescapé de Quiberon, en 1799-1800 il est colonel de la 13ème Légion du Comte de Bourmont. Il sera fait Maréchal de Camp sous la Restauration, Chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis et Chevalier de la Légion d’Honneur.

     

    François-Nicolas de la Noüe, né le 2 juin 1758 au Vieil-Baugé, fils d’un ancien capitaine au Régiment de Limousin, lieutenant du Roi de la ville de Baugé. Il est sous-lieutenant au Régiment Commissaire Général Cavalerie, écuyer, seigneur du Cornillé en Vieil-Baugé. Capitaine de cavalerie, il émigre en 1791. En 1815 il est colonel de la 2ème Légion, sous les Ordres de Bernard de la Frégeolière. Il est maire du Vieil-Baugé en 1814, 1815 jusqu’en 1830 et Chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis. Ce personnage fera prochainement l’objet d’un billet.

     

    Jean Châtelain dit le Général Tranquille, est originaire de Cholet où il est né le 30 septembre 1765 et décède à Echemiré près de Baugé, le 11 juin 1848.

      Lors du soulèvement de 1793, il est tisserand à Cholet et traverse la Loire en octobre, s’échappe du Mans et prend le commandement des chouans de la région de la Flèche dans la Sarthe. Il recrute dans les communes du Baugeois, à Fougeré, Clefs, Vaulandry, Il sert sous les ordres de Scépeaux, puis de Bourmont. Il mène des attaques surprises contre les gendarmes et les diligences. Sous la Restauration il est anobli, fait Maréchal de Camp et reçoit la croix de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis.

     

    Nicolas Reine ou Raine est né le 24 février 1770 à Lasse. Il est le fils de Nicolas Reine, laboureur-closier et de Madeleine Guion ou Dion. Il est dit cultivateur-jardinier et est domicilié, tantôt à Lasse, tantôt à Pontigné.

    Nicolas Reine, de Lasse....

    Il épouse à Lasse, le 11 juillet 1803, Marie Dessas, née à Lublé le 15 avril 1775, fille de Jean Dessas et de Françoise Ribacain. De cette union sont issus de nombreux enfants, nés à Pontigné et Lasse. A son décès, le 31 octobre 1825, il est l’adjoint du Maire de Lasse.

    Nicolas Reine est sous-lieutenant de la compagnie Saint-Louis, sous les ordres de Bernard de la Frégeolière. Il reçoit deux blessures graves au combat de Foulletourte en 1800 et est évacué sur le cheval appartenant au chef commandant la Division et déposé en lieu sûr.

    Un certificat de service lui est délivré par Bernard de la Frégeolière le 30 septembre 1815 :

     

    « Nous Henri-René Bernard de la Frégeolière, commandant en chef la deuxième division militaire de l’Armée Royale de la rive droite de la Loire, Chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis et de la Légion d’Honneur, certifions, que le sieur Nicolas Reine sous-lieutenant de la compagnie Saint-Louis a servi le Roi avec distinction, qu’il est porteur de deux blessures reçues à l’affaire de Foulletourte constatées par l’officier de santé et que toujours il s’est comporté de manière à mériter notre estime et l’amitié de ses camarades...  

    Signé Bernard de la Frégéolière. » 

     

    Nicolas Reine, de Lasse....

     

    Les blessures :

     

    « Il porte à la partie antérieure de l’épaule gauche une large cicatrice, qu’une autre cicatrice se fait remarquer à la partie moyenne et interne du bras du même côté, lesquelles paraissent être le résultat d’un coup de feu, et qu’il paraîtrait que la balle qui les a occasionnées, a traversé une partie des muscles de l’épaule tel que le deltoïde et ceux du bras, comme le brachial, le biceps et les ravages qu’elle a dû y occasionner par l’abondante suppuration qui a dû en être la suite ont nécessairement diminué de beaucoup la force de ce membre et empêche cet homme de se livrer avec toute son activité aux travaux de la campagne. C’est pourquoi, j’ai délivré le présent. A Baugé le 5 janvier 1824.  

    Signé Cochon – officier de santé. » 

     

    Pour clôturer, quelques photos de l’église Saint Pierre  de Lasse, au nord de la nef, devant l’autel de la Vierge, une belle pierre tombale d’Isabeau de la Plesse, dame du Bouchet † en 1327, représentée avec un chevalier, son mari dont l’épitaphe est peu lisible. Cette paroisse  rendait un culte à Saint Méen et à Saint Férréol, qui avaient autel et reliquaire dans l’église.

     

    Nicolas Reine, de Lasse....

    Nicolas Reine, de Lasse....

    Nicolas Reine, de Lasse....

     

    Nicolas Reine, de Lasse....

     

    Sources : 

     

    . Archives Départementales du Maine-et-Loire, tous droits réservés – Dossiers Vendéen – Nicolas Reine 1M9/308. Copie du certificat de service : vue n°5/11. 

    . Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés -Registres paroissiaux et d’état civil de Lasse et Pontigné. Mariage Lasse : Vue 275/302. 

    Décès Pontigné : vue 376/379. 

    . Célestin Port – Dictionnaire Historique, géographique et biographique de Maine et Loire Tome II pages 338,339. 

    . Carte de Cassini 1744 – Lasse. 

    . Photos de l’auteur :  Lasse- Eglise de Lasse. 

                                     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Sur les chemins de Galerne... 

    Louis Fronteau de Pontigné 

     

     

     

    Louis Fronteau, de Pontigné....Louis Fronteau est né le 24 mars 1773 à Pontigné, il est le fils de Louis Fronteau, closier et de Magdeleine Brard, domiciliés aux Bijonnières, en lisière de la forêt de Chandelais, près du grand chemin de Baugé à Auverse.

    Au moment de la Révolution, il est tisserand, en 1799 et 1800 il chouanne dans la compagnie de Sans-Peur et sous les ordres de Mr Bernard de la Frégéolière, qui commande la 4ème Division de l’Armée Royale de la rive droite de la Loire.

    Il se marie le 2 août 1801 à Pontigné (14 Thermidor an IX) avec Marie Péan, née le 13 novembre 1777 à Pontigné et décédée le 28 mars 1823 à Baugé.

     

    De cette union sont nés six enfants :

    1° Louis Fronteau, né le 19 septembre 1804 à Pontigné.

    2° Louise Fronteau, née le 16 septembre 1806 à Pontigné.

    3° Jeanne Fronteau, née le 3 février 1809 à Pontigné.

    4° Marie Fronteau, née le 27 octobre 1810 à Pontigné.

    5° Anne Fronteau, née le 14 novembre 1811 à Pontigné.

    6° Rose Fronteau, née 31 mars 1816 à Pontigné et † le 17 mars 1819 à Pontigné.

     

    Louis Fronteau, de Pontigné....

    Louis Fronteau décède le 30 mars 1859 à Sainte-Colombe dans la Sarthe à l’âge de 86 ans.

    Le 21 mai 1825, il dépose une demande de pension :

     

      « A Monsieur le Préfet,  

     

    A l’honneur de vous exposer le nommé Fronteau Louis, cultivateur, demeurant au lieu de la Bijonnière commune de Pontigné, arrondissement de Baugé ; que pendant les années 1799 et 1800 il a servi le Roi sous les ordres de M. Bernard de la Frégéolière commandant la 2e Division de l’Armée Royale de la rive droite de la Loire ; 

    Que retiré depuis dans ses foyers et père de cinq enfants, dont le plus jeune n’est âgé que de quatre mois, il s’est trouvé placé dans une situation réellement malheureuse et se voit dans la nécessité de réclamer de votre justice les secours que sa Majesté dans sa constante sollicitude a bien voulu accorder et faire distribuer par vos soins aux anciens volontaires qui ont défendu la cause de ses Augustes prédécesseurs. 

    En conséquence le pétitionnaire a l’honneur de vous prier de le comprendre au nombre de ceux qui devront participer aux bienfaits du Roi assuré que ses intentions seront remplies lorsque des secours et des consolations soulageront dans l’attente la fidélité malheureuse. 

    Le soussigné a l’honneur d’être avec un profond respect, Monsieur le Préfet, votre très humble et très obéissant serviteur. 

    signé Fronteau.  Pontigné le 21 mai 1825. » 

     

    Le certificat établi par M. de la Frégéolière.

     

    « Armée Royale de la Rive droite de la Loire – deuxième Légion 5ème Corps d’armée. 

     

    Nous Henry René Bernard de la Frégéolière, commandant en chef de la deuxième Légion de la rive droite de la Loire, sous les ordres de M. le général de Bourmont, certifions que le nommé Louis Fronteau natif de la commune de Pontigné y demeurant, soldat dans la compagnie de Sans Peur a servi le Roi avec distinction dans les années 1799, 1800 et que depuis il est à notre connaissance qu’il a mené toujours une bonne conduite ; en foi de quoi nous lui avons délivré le présent certificat. 

    A Baugé le 16 mai 1825.  

    Signé : Bernard de la Frégéolière, Commandant en chef la 2ème Division de l’Armée Royale, Chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis et de la Légion d’Honneur. » 

     

    Et pour terminer, quelques photos de l’église de Pontigné...

     

    Louis Fronteau, de Pontigné....

    Louis Fronteau, de Pontigné....

    Louis Fronteau, de Pontigné....

    Louis Fronteau, de Pontigné....

    Louis Fronteau, de Pontigné....

     

    Sources : 

     

    . Archives Départementales du Maine-et-Loire, tous droits réservés – Dossiers Vendéen – Louis Fronteau 1M9/167. 

    . Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés -Registres paroissiaux et d’état civil de Pontigné. 

    . Carte de Cassini 1744 – Pontigné. 

    . Photos de l’auteur :  Pontigné - Eglise de Pontigné.

     

    Xavier Paquereau pour Chemins secrets 

     


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    Les dix ans de Chemins secrets...

     

     

    Le 3 septembre 2010, je lançais ce blog dans le but de partager quelques photos de promenades, puis petit à petit des articles sur les Guerres de Vendée. Vous êtes actuellement 63 abonnés qui le suivent et je vous en remercie vivement. En dix ans, certaines choses ont changées et aujourd’hui je n’ai plus guère le temps de l’alimenter, donnant plus de champ à l’ami Xavier qui y dépose ainsi le fruit de ses recherches. Travaillant actuellement sur trois ouvrages à la fois, sans compter une collaboration que j’aimerais étoffer avec le journal le « Courrier de l’Ouest » pour lequel je produis quelques articles sur l’histoire de ma petite région natale, il m’est de plus en plus difficile de fournir un travail aussi régulier qu’auparavant pour Chemins secrets. Comme par ailleurs il n’est pas question d’abandonner cette aventure dont on me parle souvent lors de séances de dédicaces ou simplement de réunions de passionnés d’histoire, je pense désormais produire moins d’articles, tout en les ciblant davantage sur mes deux régions préférées de Vendée : le pays de Charette et celui de Marigny. Outre les Guerres de Vendée, je pense également vous proposer d’autres thèmes de temps à autre, comme le Moyen-Age ou les souterrains refuges et d’une manière générale tout ce qui peut inciter à la balade et aux rêveries du dimanche après-midi, quelque soit la saison. Ne sachant par ailleurs comment évoluera dans l’avenir la plateforme Eklablog dont les administrateurs semblent se désintéresser depuis au moins quatre ans, les articles les plus marquants seront bientôt compilés et diffusés sous forme de brochures avec l’appui de ma maison d’édition. J’espère toutefois que les blogs seront encore conservés longtemps.

    Encore un grand merci aux fidèles de cette aventure que je n’aurais sûrement jamais cru si longue lorsque je l’ai lancé un vendredi soir sur un petit coup de blues qui a eu pourtant des conséquences inattendues...

    Si vous avez des commentaires, n’hésitez pas !

    RL

    Septembre 2020

     

    Les dix ans de Chemins secrets....

     

     


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    Sur les chemins de Galerne... 

    François Corvaisier de Cuon 

     

     

     

    François Corvaisier, de Cuon....François Corvaisier est né le 15 décembre 1777 à Cuon en Anjou. Il est le fils de Sébastien Corvaisier, closier, et de Anne Brard. Il est cultivateur à Chaumont-d’Anjou puis à la Gauvellière à Cuon. Il chouanne sous les ordres de Henry-René Bernard de la Frégéolière en 1799 et 1800.

    Il épouse à Cuon, le 4 mars 1810, Renée Gaudais, veuve de Pierre Travers. De cette union sont issus deux fils :

    1° François Corvaisier, né le 24 septembre 1812 à Cuon.

    2° Joseph Corvaisier, né le 14 mai 1814 à Cuon.

     

    François Corvaisier est décédé à Cuon le 28 mars 1850.

     

    « 13e Légion – Armée Royale de la rive droite de la Loire. 

     

    Certificat de service.  

     

    Nous, Henry-René Bernard de la Frégéolière, ancien commandant en chef de la 13ème Légion, sous les ordres de Monsieur le général de Bourmont  certifions que le nommé François Corvaisier, soldat, compagnie Foussard, domicilié à Cuon département de Maine et Loire, a servi le Roi avec distinction, qu’il a fait la campagne de 1799 et a assisté à la bataille de Foulletourte* et à la prise de Mouliherne** en 1800, que dans toutes les circonstances il nous a donné des preuves de bravoure et de fidélité au Roi. En foi de quoi, et pour preuve de notre satisfaction, nous lui avons délivré le présent certificat que nous avons signé et scellé aux armes de France.

    A Baugé le 8 juin 1825. 

    Signé : Bernard de la Frégéolière, Chevalier de Saint-Louis et de la Légion d’Honneur – Foussard, ex-capitaine – Reine sous-lieutenant, seul officier restant de la compagnie de Saint-Louis. » 

     

    « Mairie de Cuon,  

     

    Nous soussigné Maire de la commune de Cuon, certifions sous notre responsabilité personnelle, que le nommé Corvaisier François, natif de Cuon, y demeurant, cultivateur, chargé de deux enfants, ne jouit d’aucune pension ni secours sur les fonds de l’État ; que ses seuls moyens d’existence consistent dans le salaire qu’il retire de son travail et qu’en conséquence, cet homme est réellement dans le besoin. 

    En foi de quoi nous lui avons délivré le présent. 

    A la mairie de Cuon le trente et un mai 1825.  

    signé : Raveneau. » 

     

    François Corvaisier, de Cuon....

    * Que s’est t-il passé à Foulletourte dans la Sarthe en cette fin de janvier 1800 ?

     

    « La troupe de Chapdelaine obtient de nouveaux succès. A Foulletourte il rejette, avec l’aide de Bernard de la Frégéolière, les républicains hors de ce bourg, leur tue 18 hommes, en blesse un  certain nombre, leur enlève des bagages, un canon et s’attache à la poursuite d’une demi-brigade d’infanterie légère. Il donnait suite à sa victoire, en se dirigeant sur le Lude par Saint-Jean-de-la-Motte lorsqu’il apprend la suspension d’armes de Bourmont. Obligé de s’arrêter, il en éprouve le plus profond chagrin et ses soldats frémissent d’indignation... » 

     

    **La prise du village de Mouliherne n’est qu’un coup de main sur ce gros bourg, organisé par Bernard de la Frégéolière. Je n’ai trouvé aucune trace de la prise de Mouliherne par les chouans.

     

     

    Sources : 

     

    . Archives Départementales du Maine-et-Loire, tous droits réservés- Registres paroissiaux et d’état civil de Cuon. Vue 33/308 mariage 1810 -Décès 1850  – vue n°284/325. 

    . Dossiers Vendéens, archives Départementales du Maine et Loire, tous droits réservés. François Corvaisier. Dossier n° 1M9/122. 

    . Histoire de la Guerre de la Vendée – Abbé Deniau – Tome VI page 52,53. 

    . Carte de Cassini lexilogos 1744 – Cuon – Sud de Baugé (Entre Baugé et Longué.) 

    . Photo de l’auteur. Petit reportage photos à Cuon. 49. 

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 

     

    François Corvaisier, de Cuon....

    François Corvaisier, de Cuon....

    François Corvaisier, de Cuon....

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    Le prix La Rochejaquelein 2020 en délibéré...

     

    Samedi 5 septembre avait lieu au château de la Flocellière le délibéré du jury en vue de l’attribution du prix littéraire La Rochejaquelein. Un lauréat a été choisi après un débat d’environ deux heures au sein d’un panel d’écrivains,  de journalistes, d’historiens et d’habitués de la lecture.

    Il faudra cependant attendre l’ouverture du salon littéraire le 19 septembre en fin de matinée pour connaître le nom de l’heureux élu. Rendez-vous donc sur le salon pour deux jours de fête autour de la littérature.

    RL

    Septembre 2020

     

    Le prix La Rochejaquelein en délibéré....

     

     


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