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    Pierre Lehy, un éclat de sabre dans le crâne…

                

     

     

    Pierre Lehy....Pierre Lehy est né le 15 janvier 1760 à Trémentines. Il est le fils de Louis Lehy et de Marie-Anne Girard. Il épouse le 7 juin 1791 à Melay, Anne Albert, fille de Pierre Albert et de Martine Benêteau de la paroisse de Saint-Georges-des-Gardes.

    En 1793, il est laboureur à Melay, et il semblerait qu’il soit métayer à la Boulaie – Boulaye, métairie incendiée en 1794.

    De son mariage sont issus dix enfants :

    1° Pierre Lehy, né le 5 septembre 1793 à Melay ?

    2° Jeanne Lehy, née le 20 décembre 1796 à Melay ?

    3° Marie-Anne, née le 5 février 1799 à Melay.

    4° Perrine Lehy, née le 11 octobre 1800 à Melay.

    5° Jean Lehy, né le 15 mars 1803 à Melay.

    6°Anne Lehy, née le 8 octobre 1805 à Melay.

    7° Rose-Jeanne Lehy, née le 9 septembre 1809 à Melay.

    8° Louise Lehy, née le 19 septembre 1812 à Melay.

    9° Joseph Lehy, né le 30 juillet 1814 à Melay.

    10° Jeanne Lehy, née le 22 janvier 1819 à Melay.

     

    Pierre Lehy....

    Pierre Lehy....

     

    Au combat de Rablay « il reçoit un coup de sabre sur la tête et un morceau de ce sabre resta plusieurs jours dans sa blessure ». Il fut fait prisonnier à ce même combat et conduit dans les prisons d’Angers où il fut accablé de tous les maux que l’on faisait subir aux Vendéens. Sa métairie fut brûlée et tous ses biens volés par les républicains.

    Le 16 décembre 1828, il demande une pension.

     

    « A son Altesse Royale, la Duchesse de Berry,  

    A l’honneur d’exposer très humblement,  

     

    « Pierre Lehy, laboureur, âgé de près de soixante neuf ans, né à Trémentines et demeurant à Melay, canton de Chemillé, département de Maine et Loire. 

    Qu’il n’a cessé de donner les preuves les plus grandes de son attachement pour la cause de l’auguste famille des Bourbons ; que pendant tout le temps de la guerre de Vendée, rangé sous la bannière des lis ; il n’a pas craint d’exposer  mille fois sa vie pour la défense de cette noble cause ; qu’il a assisté à toutes les batailles et qu’au combat de Rablay ; il reçut un coup de sabre sur la tête, un morceau de ce sabre resta plusieurs jours dans sa blessure ; 

    qu’à la même affaire il fut fait prisonnier et conduit à Angers par les républicains qui lui firent endurer tous les maux dont ils ne cessaient d’accabler les Vendéens. 

    Que, pendant qu’il souffroit ainsi pour la défense de la cause à laquelle il est resté entièrement attaché, les républicains pilloient, saccageoient, incendioient tout ce qu’il possédoit, 

    qu’échappé de sa prison  par suite d’une amnistie accordée aux Vendéens, il revînt dans son pays où il ne trouva plus rien, la métairie qu’il exploitoit avait été brûlée ; et la chance pillée par l’ennemi. 

    qu’il se trouva réduit à la misère, ne pouvant se livrer à un travail assidu, et n’ayant aucun moyen d’existence. 

    Qu’aujourd’hui, père de huit enfant dont un voudroit se destiner à l’état ecclésiastique, et que ses moyens ne permettent pas de faire instruire ; étant avancé en âge, et ne pouvant travailler, sa vue devenant faible et son entendement étant diminué par les suites de sa blessure ; Il ne jouit que d’une pension  de cinquante francs bien insuffisante à ses besoins et à ceux de sa famille. 

    Pourquoi il vous supplie très humblement Madame, de vouloir bien vous intéresser à lui et de le soulager dans son infortune en lui accordant une pension qui l’aide à vivre dans ses vieux jours et en ayant d’avoir la bonté de vouloir bien prendre en considération le désir que son fils âgé de quinze ans manifeste de se livrer à l’état ecclésiastique et l’impossibilité où il se trouve de dépenser pour son instruction. 

    Il ose recommander son fils à votre charité et humanité. 

    et de dire Madame, 

    de votre Altesse Royale, 

    le très humble, très obéissant et très dévoué serviteur. 

    signé : 

    Ange de la Béraudière Maire. 

    Melay, le 16 septembre 1828. 

    De la Sorinière, Chevalier de Saint-Louis, chef de la division de Chemillé. » 

     

    Sources : 

     

    . Archives Départementales du Maine-et-Loire - tous droits réservés  – Dossiers Vendéens – Pierre Lehy - class 1M9/237. 

    . Registres paroissiaux et d’état civil de la commune de Melay.- Famille Lehy de Melay - Généanet. 

    . Cadastre Napoléonien 3P4/207/1 Melay Tableau d’assemblage plan Napoléonien de 1827 – et la Boulaye 3P4/207/3 Melay  A2 de la Gastée – Plan Napoléonien de 1827 – Archives Départementales de Maine et-Loire, tous droits réservés. 

    . Photo : de l’auteur. 

                                                         

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Incendies à Nueil-sous-les-Aubiers… (1)

     

     

    A plusieurs reprises, sur ce blog, j’ai donné les cartes concernant les dévastations des colonnes infernales dans les pays cerizéen et mauléonnais. Pour les Aubiers, j’avais publié un martyrologe avec les noms des villages concernés par les tueries. Un travail reste néanmoins à faire à propos des habitations ruinées par le passage de la colonne de Grignon du 14 mars 1794. En revanche, pour Nueil, outre de probables effets similaires pour une cause semblable, c’est tout d’abord l’habitat le long de l’ancienne route de Bressuire à Châtillon qui interroge immédiatement en consultant le cadastre napoléonien. Connaissant plutôt bien le parcours des colonnes infernales dans ce secteur, je suspecte tout autant les œuvres de Westermann que celles de Grignon et ce, dès son premier passage le 4 juillet 1793 et plus particulièrement lors du second passage en octobre de la même année.

    Je vous ai mis ici une carte générale des lieux à partir de celle de Cassini (Géoportail) qui montre l’importance des ruines constatées sur le cadastre napoléonien de 1813. Au vu du nombre très important de villages ruinés, il est plus que probable qu’il faille ajouter les incendies de la colonne de Grignon au 14 mars 1794 en sus des davastations de Westermann. Bien entendu cette étude n’a qu’un but indicatif car tout état de ruine ne signifie pas forcément un incendie dû à la Guerre, pas plus qu’un état habitable sur le cadastre ne signifie que rien ne s’est passé ; en effet, bon nombre d’habitations furent l’objet d’une campagne de reconstruction antérieure à 1808 (en voir les détails aux Archives Nationales en F13/1822 ainsi qu’aux AD79 en série M). C’est notamment le cas pour Les Aubiers, mais nous verrons cela dans un autre travail.

    Liste des hameaux et villages comportant un nombre important de bâtiments ruinés :

    Le Plessis, Le Bailly, La Rochetrie, La Thibauderie (+ moulin), Rigalle, Le Haut-Chaillou (+ moulin à vent), La Faubertière, La Favrière, Le Bas Regueil, Chaudrie, Les Brardières, Le Grand Perray, Le Petit Perray, Le Marchais, La Basse Madeleine, La Madeleine, La Vergnaie Bureau, La Poulinière, La Vergnaie Sorin, La Sorinière (moulin), La Grande Varenne (moulin), Bel Air (intégralement disparu de nos jours), La Chagnelais, Montourneau, La Paleine, La Papelièvre, La Marière, La Marquisière (moulin), La Sarenière, Le Lineau, La Blanchardière, La Grassière, La Morinière, L’Antaisière (ces trois derniers proches de Rorthais qui fut incendié par Westermann en octobre 1793).

    Des photos sur place devaient compléter cet article. Elles n’ont pu être réalisées en raison des mesures de confinement dues au coronavirus.

    Les flammes indiquent les bâtiments en ruine, les crânes, les lieux connus de tueries dans ce même secteur. On voit nettement une partie du tracé de l’ancienne route de Bressuire à Châtillon (Mauléon), ici entre Beaulieu-sous-Bressuire et Rorthais. Merci à Mélissa pour son aide.

    A suivre…

     

    RL

    Mars 2020

     

    Note :

     

    (1)  Nueil-les-Aubiers est né de la fusion en 2001 des Aubiers et de Nueil-sur-Argent qui portait avant le 1964 le nom de Nueil-sous-les-Aubiers.

     

    Incendies à Nueil-sous-les-Aubiers....

     

     

     


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    Maisons détruites à Cerizay…

     

    Cet article n’est pour l’instant qu’une ébauche sur l’état de l’habitat à Cerizay au lendemain des Guerres de Vendée. Lorsque les salles d’archives rouvriront après la crise du coronavirus et qu’enfin, votre serviteur aura le temps de s’y déplacer, il faudra consulter les dossiers de demande de secours, qui étaient encore récemment si je ne m’abuse, en cours de classement.

    Si Cerizay fut épargné par la colonne infernale de Grignon, en raison de sa « garde nationale bien établie » et peut-être également en raison de son église qui pouvait constituer un magasin à blé et fourrages, il y eut toutefois de nombreux dégâts dans les fermes et villages alentours.

    Le vieux château de Cerizay en 1856 (Album Drake et Lemarchand) :

     

    Maisons détruites à Cerizay....

    Voyons un peu l’état dressé en 1813 dans les demandes de secours des Archives Nationales (1). Peut-être que des généalogistes pourront retrouver le nom d’un ancêtre et situer où se trouvaient les maisons dévastées.

    Maisons détruites à Cerizay....

    Le tableau détaille les choses suivantes pour « Cerisais » (sic) :

    « Bremand François. Maison détruite en 1794, composée de 3 chambres basses et de 3 hautes et d’un grenier.

    Partie réconstruite en 1809 et 1810

    On estime cette dernière réconstruction à 500 F.

    Legrand Pascal. Maison détruite en 1794, composée de 3 chambres basses et d’un grenier. Partie réconstruite avant le 8 août 1808. Partie réconstruite en 1809 ; on estime cette dernière réconstruction à 400 F.

    Torterue Cossin ( ?). Métairie détruite en 1794, partie réconstruite avant le 8 août 1808. Partie réconstruite en 1810.

    On estime cette dernière réconstruction à 600 F.

    Gourmaud (Jean). Maison détruite en 1794 composée de deux chambres basses d’un grenier et d’un toit.

    Réconstruite en 1809 et 1810.

    On estime cette réconstruction à 550 F.

    Coutant (Mari) (sic). Maison détruite en 1794 composée d’une chambre basse, d’un grenier et d’un toit. Réconstruite en 1810 ; on estime cette réconstruction à 500 F.

    Guedon (Baptiste). Maison détruite en 1794. Composée d’une chambre et d’un grenier. Réconstruite en 1810. On estime cette réconstruction à 450 F.

    Baudri (Pierre). Maison détruite en 1794. Composée de 3 chambres basses et d’un grenier. Partie réconstruite avant le 8 août 1808. Partie réconstruite en 1809. On estime cette dernière réconstruction à 900 F.

    Turpeau (Jean). Ecurie détruite en 1794. Réconstruite en 1809. On estime cette réconstruction à 800 F.

    Triem (Alexis). Maison détruite en 1794, composée de 2 chambres basses de 2 hautes et d’un grenier. Réconstruite en 1810. On estime cette réconstruction à 1000 F. Noté 250 en marge dans la colonne « quotité de la prime. »

    Clochard (Louis). Maison détruite en 1794 composée de cinq chambres basses et grenier. Partie réconstruite avant le 8 août 1808. Partie réconstruite en 1810. On estime cette dernière réconstruction à 700 F.

    Rousseau (Louis). Maison détruite en 1794 composée de 2 chambres basses et deux hautes. Partie réconstruite en 1809. On estime cette réconstruction à 650 F. La réconstruction peu importante qui reste à faire est estimée à 100 F. »

     

    A suivre…

    RL

    Mars 2020

     

     

    Note :

     

    (1)  AN, F13/1822-22, v. 6/16.


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    Les moulins de Cerizay en 1809…

     

     

    Les archives départementales des Deux-Sèvres et de la Vienne ont fusionné leurs sites internet et petit à petit les collections s’enrichissent de documents numérisés inédits. Parmi ceux-ci, deux états des moulins à farine en 1809 pour chacun des deux départements concernés. A voir ici (AD79, 6M464 pour les Deux-Sèvres).

    Comme je pense que vous allez vous-même vous préoccuper de votre commune ou du moins de celle qui vous tient à cœur, je vous propose pour exemple d’étudier la mienne, celle de Cerizay. Charité bien ordonnée commence par soi-même... Voici donc ce que l’on trouve avec l’affectation desdits moulins :

    Les moulins de Cerizay en 1809....

    Les moulins de Cerizay en 1809....

     

    Dans la catégorie moulins à eau, on trouve le moulin de la Branle, situé sur la Sèvre nantaise et qui existe toujours. Il a visiblement deux affectations : froment et seigle. Est aussi recensé le « Petit Moulin », dont la roue n’existe plus mais qui se situait au lieu-dit du même nom, sur l’actuelle avenue du 25 août 1944. Ce dernier est également noté « Petit Moulin de Puyguyon » sur le cadastre de 1957 (AD79, 1908 W 16/1).

    Pour les moulins à vent, on retrouve le « Moulin de Cerizay », qui à mon avis n’est autre que le moulin à vent aujourd’hui disparu et dénommé « Petit Moulin de Cerisais » sur le cadastre de 1809 (AD79, 3 P 51/5). Ce moulin fonctionnait probablement avec celui précité :

    Les moulins de Cerizay en 1809....

    Le «Moulin de la Roche » n’était pas situé quant à lui, près du château de la Roche, mais davantage près du logis de la Vannelière. Ici sur le cadastre de 1809 (AD79, 3 P 51/2) :

    Les moulins de Cerizay en 1809....

    Celui de « Vrignay », en fait « La Vergnaie » était situé non loin de la ferme éponyme, pas très loin de la Douarnière. Il est dénommé « Moulin de la Veniais » sur le cadastre de 1809 (AD79, 3 P 51/5) :

    Les moulins de Cerizay en 1809....

    On sait que c’est ici que s’est arrêté l’un des détachements de la colonne de Grignon le 25 janvier 1794. Le ruisseau de l’Anguillette étant en crue, les soldats ne purent le franchir et aller brûler le château de la Girardière de Combrand, pourtant tout proche. En outre, il existait un moulin à eau à la Vergnais, là où est mort de maladie le curé Jahan de Cerizay quelques jours avant le passage de la colonne infernale. Il n’en existe plus aucune trace mais je vous en reparlerai bientôt...

    Nous avons fait le tour des moulins de Cerizay ? Eh bien non, car deux moulins à vent sont manquant dans l’état que je viens de citer : les deux moulins à vent de la Branle, fonctionnant sans doute en alternance avec le moulin à eau du même nom. Ces deux moulins n’apparaissent pas en état de ruine sur le cadastre de 1809. Dénommés «Moulins de la Branlle», ils étaient situés près d’Algon («Allegand», sur le plan) :

    Les moulins de Cerizay en 1809....

    Pourquoi ne sont-ils pas enregistrés dans cet état ?

    De ces deux derniers moulins, il subsiste aujourd'hui que des ruines, sur une propriété privée. Ne pouvant vous offrir des photos sur place pour mes articles pour cause de coronavirus, je vous présente ici l’un d’eux en vue aérienne Géoportail, émergeant de la végétation :

    Les moulins de Cerizay en 1809....

    Pour finir, ici trois cartes IGN de Cerizay et de ses moulins, du moins de leur emplacement, car l’urbanisme à depuis longtemps fait son œuvre…

    Les moulins de Cerizay en 1809....

    Les moulins de Cerizay en 1809....

    Les moulins de Cerizay en 1809....

     

    A bientôt…

    RL

    Mars 2020

     

     

     

     


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    Chemins secrets et le coronavirus…

     

    Les lois du marché étaient incontournables, la mondialisation était l’avenir. Il fallait faire tout fabriquer dans le pays le plus crado du Monde parce que c’était rentable. On admirait le sens du sacrifice de l’ouvrier chinois, qui pourtant sous la coupe d’un régime communiste, travaillait 60 heures par semaine, sans toilettes dans son usine et pour un salaire lui permettant à peine de manger. C’était beau, c’était l’avenir. Ces idiots de Français auraient dû en prendre de la graine tellement c’était magnifique (on pourrait citer un communiqué de la banque Goldman & Sachs sur le sujet). Seuls ceux qui connaissent le monde du travail savent de quoi je parle, les autres, tous plus ou moins payés à branler les mouches ne voient cela que comme un coup de gueule « giletjauniste », mais c’est pourtant la réalité.

    « A Paris », on avait la solution : il suffisait de mettre des affiches dans les aérogares pour que le virus se barre chez lui, la queue basse, devant la formidable puissance de la république française. Et puis petit à petit « à Paris », la pandémie a gagné et les bobos oisifs sont venus, la trouille au ventre, s’installer dans leurs résidences secondaires des côtes normandes, bretonnes, vendéennes et charentaises. Et alors, nous les ploucs, qui puont, et chez qui « il n’y a pas de boulot à part bûcheron » (je cite), on a pu profiter à plus grande échelle des « grands progrès » que la capitale apportait à nous les péquenauds, qui ont des cloches qui sonnent, des grenouilles qui coassent et des coqs qui chantent. Le souci, c’est que chez nous, il n’y pratiquement pas de médecins et pas davantage d’hôpitaux, ce à quoi « à Paris » on n’a évidemment pas réfléchi vu que les populations de « preuvince » ne sont peuplées que d’infâmes illettrés sans le sou, à qui il faut tout apprendre parce que s’ils sont pauvres et que c’est « parce qu’ils n’ont pas suffisamment travaillé à l’école » et que pour trouver du boulot « il suffit de traverser la rue ».

    On voit la notion de rentabilité aujourd’hui.

    Pendant ce temps, le service public est aux abonnés absents, faute de moyens, mais pas faute d’impôts, taxes et prélèvements débiles en tout genre (sauf les radars sur les routes qui doivent bien se faire ch*** en ce moment).

    Ainsi va la république et ses énarques et le problème n’est pas que chez nous mais dans toute cette Europe qui a cru au chant des sirènes.

    De grâce, évitez tout contact avec des gens avec qui vous ne vivez pas au quotidien. Merci pour tout le monde.

    RL

    Mars 2020

     

    Chemins secrets et le coronavirus....

     

     


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