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    Louis, Charles, marquis de Fesque de la Roche-Bousseau de la paroisse de 

    Hommes (Touraine) tué en Vendée par les Républicains en 1793. 

     

     

     

                

      

     Louis-Charles de Fesque.... En 1819, Madame la marquise de Fesque de la Roche-Bousseau demeurant à Chanteloup dans le Maine et Loire dépose une demande de pension concernant son mari, le Marquis de Fesque ''massacré par les républicains en 1793 en Vendée''. Elle précise qu'elle a été elle-même emprisonnée à Tours et à Saumur.

      Effectivement, deux chefs Vendéens dont le Chevalier de Fesque de l'Armée d'Anjou ont été tués au cours des guerres de Vendée. Nous ignorons les lieux et les circonstances de leurs décès.

      Louis, Charles de Fesque, Seigneur de la Coudre et de Belair est le fils de Charles, Joseph de Fesque et de Marguerite, Anne de Quirit*. Certainement apparenté à  Charles, Marie, Joseph de Crozé, il est né et été baptisé le 11 janvier 1757 à Montreuil-Bellay en Anjou. Fils de Charles-Joseph-René de Crozé, chevalier de Saint-Louis, né le 12 septembre 1730 au château de la Treille à Montreuil-Bellay et décédé en ce lieu le 31 mars 1777 qui avait épousé le 24 février 1756 à Chinon Demoiselle Marie-Madeleine Quirit de Coulaines de la Motte-Usage, née le 21 juillet 1735 au château d'Usage à Huisme et décédée au château de la Treille à Montreuil-Bellay, le 20 décembre 1775.

      Il épouse Céleste,Yves, Marie Desmé du Buisson, née et baptisée le 6 décembre 1760, paroisse Saint-Pierre à Saumur, fille de Messire Joseph Desmé du Buisson, Chevalier, Mousquetaire du Roi, puis Lieutenant-Colonel de cavalerie, né le 16 décembre 1733 au Cap Français d'Haïti qui avait épousé le 22 mars 1756 à Saint-Germain-sur-Vienne, Damoiselle Anne, Marie, Hyacinthe, Céleste, Aubert du Petit Thouars.

      Un mot sur le parrain de Céleste Desmé du Buisson : Il s'agit de Claude-Thomas Desmé sieur du Buisson, né le 1er janvier 1729 au Cap Français (St Domingue). Il était depuis 1757 lieutenant-général et sénéchal du Saumurois. Quand se réunit en 1790, l'Assemblée Electorale, il prononça un discours d'allure très réservée, montrant ainsi combien il souffrait de s'incliner devant une autorité autre que celle du Roi. Il fut néanmoins nommé président du Tribunal de District, et là encore, quand il dût prêter serment, il prononça un discours froid et laconique, déclarant que le patriotisme seul lui faisait jurer le maintien de la constitution décrétée par l'Assemblée et acceptée par le Roi. Après le 10 août, il est signalé comme entaché d'aristocratie et fréquentant les milieux les plus gangrenés du district, il fut révoqué.

      Après la prise de Saumur par les Vendéens, il fut choisi comme président du comité royaliste. Il se retira à Brain lorsque les républicains réoccupèrent la ville, puis à Breil, et enfin à Hommes près de Langeais. Dénoncé par le curé de cette paroisse, chez qui il s'était réfugié pendant 10 mois, il fut emprisonné à Saumur. Interrogé par le Comité Révolutionnaire, il ne renia pas ses convictions et fut renvoyé devant le tribunal Révolutionnaire. Mais après deux mois, il mourut de froid et de misère le 7 pluviôse de l'an 2 (26 février 1794) à la tour de l'infirmerie Grainetière.

      Ses meubles, gravures, tableaux furent vendus en Vendémiaire de l'an 3.

     

      Le 24 juin 1819, le Conseiller d'Etat, Commissaire délégué pour instruire les demandes de secours ou pensions s'adresse à Monsieur le Préfet d'Angers en ces termes :

     

     

      «  Paris, le 24 juin 1819

      Le Conseiller d'Etat, Commissaire délégué pour instruire les demandes de secours ou pensions sur la liste civile,

      A Monsieur le Préfet du Département de Maine et Loire ;

      Monsieur le Préfet,

      Madame la marquise de Fesque de la Roche-Bousseau, demeurant à Chinon, Maine et Loire (???) a demandé une pension sur la liste civile.

      Elle expose que M. de Fesque, son mari, né à Bel-Air près de Chinon, a servi plusieurs mois dans les armées Royales de la Vendée : qu'il a été massacré en 1793 par les républicains : que quant à elle, elle a été détenue à Tours et à Saumur, que tous les biens de son mari qui étaient situés dans le département d'Indre et Loire ont été vendus ; qu'elle a perdu tous ceux qu'elle possédait personnellement et qui étaient situés à Saint-Domingue. Elle ajoute qu'elle n'a que 400 Frs de rente.

      Je vous serai obligé, Monsieur, de prendre sur cette demande les renseignements indiqués par l'instruction du 15 juillet dernier.

      J'ai l'honneur d'être avec une considération très distinguées.

      Monsieur le Préfet, votre très humble et très obéissant serviteur.

      Signé  : Rochefort. »

     

    Louis-Charles de Fesque....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

       La Marquise Céleste-Yves-Marie Desmé du Buisson, veuve de Louis-Charles, Marquis de Fesque de la Rochebousseau est décédée le 2 février 1823 à trois heures du matin, à l'âge de 62 ans à Chanteloup-les-Bois .

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés - dossiers Vendéens – Rochebousseau, marquise de.1M9/320 et Fesque de la Roche-Bousseau, marquise de. 1M9/159. - Etat civil de la commune Saumur et Chanteloup-les-Bois, vue 31/148 - Dictionnaire Historique, Géographique et Biographique du Maine-et-Loire Célestin Port – Tome II H Siraudeau et Cie Angers. - Blogue : ''Les Cousins de la Marquise'', la Noblesse d'Anjou en 1789 – Ministère de la Maison du Roi, vue n°1/3 - Photo de l'auteur.  

                                                                           

     

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets.²² 


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  • Communiqué pour les gens du "ch'Nord", et d'ailleurs....


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    Pierre, Jacques Bordereau-Bordreau de la paroisse de la Boissière sur Evre, 

    Blessé d'un coup de feu à l'affaire de Tournebride. 

                

     

     

     Pierre, Jacques Bordereau.... Pierre Jacques Bordereau-Bordreau est né et a été baptisé le 18 décembre 1770 à la Boissière-sur-Evre. Il est le fils de Pierre Bordreau demeurant à la Boissière-Saint-Florent et de Martine Chasteigner, mariés à la Chapelle-Saint-Florent le 27 février 1767. Le parrain a été Jacques Chasteigner, son oncle et la marraine Elisabeth Chasteigner, sa tante de Saint Rémy.

      En 1793 il exerce la profession de marchand de fil et rejoint l'Armée Catholique et Royale. Il participe à pratiquement tous les combats et est blessé à Tournebride près de Nantes.  Son père est tué à la bataille du Mans le 12 décembre 1793. Un de ses frères, René ou Louis est tué à Savenay le 23 décembre 1793.

      René Bordreau est né le 20 juin 1773 à la Boissière-Saint-Florent.

      Louis Bordreau est né le 20 janvier 1776 à la Boissière-Saint-Florent.

     

      Il se marie le 6 Vendémiaire an 11 (28 septembre 1802) à la Boissière avec Jeanne Raimbault âgée de 27 ans de la commune de Botz-en-Mauges, domiciliée au Moulin de ''Courossé'' à la Chapelle Saint-Florent, fille de Louis Raimbault, domicilié du ''Marchais'' et de Renée Halbert. De cette union sont issus :

     

    1° Perrine Bordreau, née le 4 février 1806 à La Boissière.

    2° Marie Bordreau, née le 4 février 1806 à la Boissière – Jumelles -

    3° Jeanne, Martine Bordreau, née le 10 vendémiaire an 12 à la Boissière (3 octobre 1803).

    4° Pierre Bordreau, né le 17 février 1809 à la Boissière.

    5° François Bordreau, né le 29 juin 1811 à la Boissière.

    6° Jean Bordreau, née le 25 mai 1814, à la Boissière.

     

      Le 19 mai 1815 il dépose une demande de pension à la Boissière-Saint-Florent.

     

      «A la Boissière Saint Florent le 19 mai 1815, Pierre Bordereau, marchand de fil, demeurant au bourg de la Boissière Saint Florent.

      A son Excellence, Monseigneur, le Ministre de la Guerre.

     

      Monseigneur,

      J'ai l'honneur de vous exposer que, je servi et pris les armes dès 1793, que dans la même année je fut blessé d'un coup de feu* à la bataille qui a eû lieu à Tourne Bride entre l'armée Royale dont je faisais partie et celle des républicains, que j'ai assisté à la majeure partie des combats qui se sont donnés dans la Vendée en 1794-1795.

      J'ai perdu mon père qui a été tué à la bataille du Mans et un frère qui a été tué à Savenai en combattant dans les mêmes rangs que moi.

      En 1815, je fais partie de l'armée Royale Vendéenne et je marche jusqu'à la Restauration, ayant abandonné ma femme et six enfants.

      Depuis le fin de 1793 je élevé et pris soins d'un mineur orphelin qui resta à ma charge après le décès de son frère qui fut noyé à Nantes, comme ayant fait partie de l'armée Royale Vendéenne.

      Les malheurs et les pertes que je éprouvés m'ont mis dans un grand besoin aussi suis-je dans la plus triste position, si sa Majesté ne vient à mon secours, comme je viens de l'exposer, d'après son Ordonnance du 29 décembre dernier.

      Je vous prie Monseigneur de prendre en considération mon exposé, et de proposer à sa Majesté de m'accorder un secours duquel je lieu de prétendre par suite de l'Ordonnance prédatée.

      J'ai l'honneur d'être avec respect, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur  ».

     

      Ledit Bordreau ne sait signer.

     

    * Le certificat du chirurgien mentionne une blessure par baïonnette. 

     

    Pierre, Jacques Bordereau....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés - dossiers Vendéens – Pierre Bordereau n°1M9/68,  vue n°4, certificat des officiers - Etat civil de la commune de la Boissière-Saint-Florent – Photo de l'auteur. 

                                                                            

     

    Xavier  Paquereau pour Chemins Secrets. 


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    Le Pont-Paillat, édition 2017…

     

     

     

    Ce samedi 18 février était particulièrement beau et c’était la date qui avait été choisie pour notre sortie annuelle au Pont-Paillat. Un premier rendez-vous avait lieu à la maison à 9 h 15 pour les nouveaux, avant de rejoindre le gros de la troupe à 10 h 00 à la Croix de Bel-Air. Il fallu chausser les bottes et enfiler les tenues tout terrain avant de débuter la marche. Mes derniers soucis de santé ne me permettant pas de faire la totalité du parcours, je partis au devant en voiture, accompagné de Guy et Jacqueline, qui eux aussi ont quelques soucis de marche. Une fois arrivé à l’entrée du chemin de terre, c’est là que commence la vraie Vendée historique.

     

    Le Pont-Paillat, édition 2017....

    Le Pont-Paillat, édition 2017....

    Le Pont-Paillat, édition 2017....

     

    L’arrivée sur le Pont-Paillat :

    Le Pont-Paillat, édition 2017....

     

    Pendant la petite conférence de Nicolas. On reconnait Marie-Odile, Guy, et au premier plan, Pierre, notre « monsieur sécurité » :

    Le Pont-Paillat, édition 2017....

     

    Il était temps à présent, de remonter et de nous diriger en covoiturage, jusqu’au mémorial du Bois des chèvres. C’est là qu’après une nouvelle allocution de Nicolas, qui nous brossa les portraits de Henri Allard et de Louis Renou, c’est là disais-je, que se fit la pause déjeuner. Déjeuner qui se conclut par le gâteau d’anniversaire de Dominique, qui tombait ce jour-même.

     

    Le Pont-Paillat, édition 2017....

    Le Pont-Paillat, édition 2017....

    Le Pont-Paillat, édition 2017....

    Le Pont-Paillat, édition 2017....

     

    Le début d’après-midi commença par une visite au cimetière de Nueil, sur la tombe de Pierre Chabeauty, capitaine de paroisse, à qui nous rendons hommage chaque année.

    Le Pont-Paillat, édition 2017....

     

    Puis ce fut le cimetière des Aubiers, au pied des tombes des curés Fossey et Osouf, derniers prêtres de la Petite-Eglise. Je brossai ici, les grandes lignes de l’histoire des « dissidents », sous l’écoute attentive d’un descendant direct des célèbres Texier de Courlay.

    Le Pont-Paillat, édition 2017....

    Le Pont-Paillat, édition 2017....

     

    La journée n’était pas terminée et nous rejoignîmes l’ancien logis de Puy-Louet, demeure de Louis-Joseph de Calais, l’un des promoteurs de la révolte de la Saint-Louis en 1792.

    Tout près du logis, et de la chapelle en ruine, reposent 14 victimes des colonnes infernales :

    -   Jean Michaud, époux de Marie-Anne Gueri, du village de la Gannerie, environ 40 ans. 

    -      Marie-Anne Guéri, femme de Jean Michaud, environ 44 ans. 

    -      Jacques Michaud, de la Gannerie, 6 ans. 

    -      Jean Michaud, 4 ans. 

    -      Marie-Anne Michaud, 3 ans. 

    - Jeanne Favreau, épouse de Louis Papin, métayer à la Claudière, 44 ans 

    -      François Marie (?), époux de Marie liegre, 40 ans. 

    -      Jeanne Billy, femme d'Antoine Boileau, du bourg, 40 ans. 

    -      Laurence Challet, femme de Pierre Vivier, du bourg, 80 ans. 

    -      Pierre Racaud, fils de Jean et de Marie-Anne Béraudé (?), de la Vacherasse, 25 ans. 

    -     Louis Girardeau, fils de Jacques et de Françoise Grellier, de la Veillerie d'Étusson, 20 ans. 

    -  Jeanne Finet, femme de Pierre Dehoue (ou de Houe), de la Claudière, 42 ans. 

    - Marie-Thérèse Dehoue, fille de Mathurin et de Jeanne Lusseau, 31 ans. 

    -   Renée Dehoue, fille de Mathurin et de Marie Labosseau (?), 2 ans. 

      

    Le Pont-Paillat, édition 2017....

    Le Pont-Paillat, édition 2017....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le Pont-Paillat, édition 2017....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le Pont-Paillat, édition 2017....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Nous terminâmes la sortie au Pin, où Nicolas évoqua le massacre de la famille Tricot par la colonne infernale de Grignon, ainsi que la mort du notaire François Roucher, au logis de la Coussaye, en septembre 1793, tandis que le propriétaire du lieu nous en retraça l’historique.

     

     

    Le Pont-Paillat, édition 2017....

    Le Pont-Paillat, édition 2017....

     

    Le Pont-Paillat, édition 2017....

     

    Le Pont-Paillat, édition 2017....

     

    Après cette journée bien remplie, il y eut encore quelques amis pour un dernier café à la maison. Rendez-vous désormais le mois prochain, ainsi qu’en avril, pour de nouvelles aventures…

    Le compte-rendu de Nicolas ici.

     

    RL

    Février 2017

     

     


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