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    Problème avec les impôts à Chanteloup et à la Chapelle-Saint-laurent…

     

     

    Nous avons déjà vu de gros soucis avec la perception des impôts à Largeasse et dans ce que vous allez voir à présent, il ne fait guère de doutes que la bande de Vrignault ou des gens de l’escapade de Montravers ne soient passés à la Chapelle-Saint-Laurent en ce mois d’octobre 1799.

    Voici ce que l’on trouve aux archives départementales dans le registre des contributions le 23 ventôse an VIII (14 mars 1800) (1).

    RL

     

    Octobre 2018

     

    « Vu le procès verbal rédigé par l’administration municipale du canton de la Chapelle St Laurent le 10 vendémiaire dernier (2 octobre 1799) duquel il résulte qu’une bande de huit à dix brigands à cheval le 12 du même mois (il est étonnant que le procès verbal ait été rédigé deux jours avant les faits !) a fait une incursion dans la commune de la Chapelle St Laurent y ont pillé et lacéré tous les papiers de l’administration et notamment volé 1267 # (livres) provenant de la perception de la contribution financière de l’an 6 de la commune de Chanteloup.

    Vu aussi le bordereau décadaire tenu par le percepteur de cette commune lequel constata que cette somme avoit été perçu dans la décade précédente.

    Vu enfin les différentes pièces de procédure qui a eu lieu devant le tribunal civil de ce département en exécution de la loi du 10 vendémiaire an 4, pour raison de ce vol.

    L’administration centrale du département des Deux-Sèvres considérant que le vol est constant et que le percepteur ne peut en demeurer responsable dans son privé nom, puisqu’il n’étoit pas en demeure d’en faire le versement à la caisse du préposé à la recette générale.

    Oui, le substitut du commissaire du gouvernement, arrête que le percepteur de la commune de Chanteloup est déchargé des poursuites qui pourroient être dirigées contre lui par le préposé du receveur général pour raison de ladite somme de 1267#.

    En conséquence qu’il lui sera délivré une expédition du présent arrêté au pied du procès verbal cidessus mentionné qu’il portera pour comptant au préposé pour raison de la somme cidessus, en diminution de son débet de la contribution foncière de l’an 6.

    Signatures »

     

    Note :

     

    (1)  AD79, L 15, N° 1412.

    Problème avec les impôts à Chanteloup et à la Chapelle-Saint-Laurent....

     


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    Pierre Robichon de Coron, 

    Ordre du Lys.

     

           

                   

      

    Pierre Robichon est né le 20 septembre 1769 à Coron. Il est le fils d’ André Robichon, bordager à la Rimbretière et de Marie Guindon. Il fait partie des rares rescapés de la Virée de Galerne et est autorisé à porter l'Ordre du Lys par le comte d'Autichamp lors du passage du Duc d'Angoulême à Beaupréau.

    Il prend les armes dès le début de la guerre et sert sous Cathelineau, d'Elbée, La Rochejacquelein, Stoffflet et d'Autichamp et assiste aux batailles de : Coron, Beaupréau, Argenton-Château, Thouars, la Châtaigneraie, Vihiers, Doué, Montreuil, Cholet, Saint-Florent.

    Il traverse la Loire en octobre 1793 avec la Grande Armée et fait toute la campagne : Laval, Fougères, Dol, Château-Gontier, Avranches, Pontorson, Entrammes, Granville, le Mans, Savenay.

     

    Il est blessé à plusieurs reprises :

    1° Blessé au Mans d'une balle à l'épaule droite.

    2° Dans une affaire à Cholet, a reçu un coup de sabre sur un doigt, qui la estropié.

    3° Blessé au côté gauche à Montreuil par une balle.

    4° Blessé à la tête d'un coup de sabre à l'affaire de Savenay...

     

    « Il a tué un chef de cavalerie de l'armée ennemie et a pris le cheval de ce chef. »

    Son père, André Robichon, est mort en combattant. Ce brave a été autorisé à porter l'ordre du Lys.

     

    Sous le Consulat, le 15 décembre 1801, (24 Frimaire an 10), il épouse à Coron  : Marie, Martine, Louise Lahaye, fille de Pierre Lahaye et de Martine Besson de Coron. Il semble que ce mariage soit resté sans postérité (vue N°158/174 – mariages Coron).

     

    En juin 1824, il dépose une demande de pension :

     

    « A son Excellence Monseigneur le secrétaire d'état au département de la Guerre.

    Monseigneur,

    A l'honneur de vous exposer Robichon Pierre, né et demeurant à Coron, canton de Vihiers arrondissement de Saumur département de Maine et Loire, qu'il s'est constamment montré avec zèle et dévouement dans la cause sacrée du trône et de l'autel pendant la durée de la guerre tant dans le pays que dans les campagnes d'Outre Loire ; qu'il a reçu trois blessures qui le gênent considérablement et l'empêchent de vaquer à ses travaux ordinaires.

    Ce considéré, Monseigneur, il supplie votre Excellence de daigner le faire jouir des bienfaits accordés par sa Majesté, par son Ordonnance du 23 décembre dernier aux vrais Vendéens et surtout aux blessés et indigents. Ce qu'octroyant ayant égard à ses blessures et à son indigence ferez justice. Le suppliant prend la liberté d'assurer de ses sentiments respectueux – Votre Excellence de se dire, Monseigneur votre très humble et très obéissant serviteur et de notre auguste Monarque, le fidèle sujet. 

    signé Robichon Pierre. »

     

    Pierre Robichon, cultivateur, est décédé à Beaulieu, commune de Coron le 28 mai 1833.

            Marie Lahaye est décédée à Coron le 11 avril 1825.

     

    Pierre Robichon....

     

    Sources:   

    Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens : Robichon Pierre - dossier 1M9/317.  

    Registres d'état civil de Coron. 

    Photo : Ordre du Lys extrait du Guide des ordres et décorations et médailles militaires 1814-1963 de André Souyris-Rolland - édition 5.1.1979.   

                            

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Louis-Auguste de Mondion, 

    Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis.

     

     

                

    Louis-Auguste de Mondion....Nous commencerons par les courriers échangés entre le Ministère du Roi et les autorités locales afin de réunir les éléments qui nous permettrons d'identifier Monsieur ''Demondion''.

    Le 26 mars 1827 le Duc de Doudeauville transmet un courrier à Monsieur le Préfet de Maine et Loire.

     

    « Monsieur le Préfet,

    Je vous prie de vouloir bien prendre confidentiellement et me transmettre le plus tôt possible les renseignements très circonstanciés sur les ressources, les charges la conduite, les services et les causes d'infortunes de Mr le Chevalier Demondion  qui a demeuré à Angers et qui habite Parthenay.

    Il sollicite une pension et des secours des bontés du Roi ; mais avant de statuer sur sa demande, je désire savoir positivement si le pétitionnaire a des titres aux bienfaits de sa Majesté, s'il en est digne et s'ils lui sont indispensables.

    Je voudrais enfin savoir, si cette personne a des indemnités a réclamer et quelle en serait la quotité.

    Recevez je vous prie Monsieur le Préfet, tous mes remerciements et l'assurance de ma considération distinguée.   

     

    Le Ministre secrétaire d'état au Dpt de la Maison du Roi

    signé : Duc Doudeauville. »

     

     

    Lettre de la Mairie d'Angers du 29 mars 1827.

     

    « Monsieur le Préfet,

      En réponse à votre lettre confidentielle du 28 de ce mois (bureau particulier n°69), j'ai l'honneur de vous informer qu'il a existé à Angers pendant quelques années un Monsieur Demondion qui est sans doute le même que celui à l'égard duquel vous me demandez des renseignements.

    Etranger à ce pays-ci Mr Demondion vint se fixer à Angers avec sa Dame et 2 enfants, il y a 15 à 18 ans, et travailla pendant quelque tems dans les bureaux de la Préfecture, ensuite obtint un bureau de lotterie qui est encore dans le nom de Madame Demondion. 

    Lors de la réorganition de l'armée en 1816, il fut nommé capitaine dans une légion, et je crois qu'il a quitté le service avec le grade de  chef de bataillon. 

    Pendant le temps qu'il a demeuré à Angers, il a jouit de l'estime et de la considération due à un homme d'honneur et appartenant à une famille distinguée ; ses ressources alors se bornaient au produit des différents emplois qui lui avaient été accordés : j'ignore quelle est sa position actuelle et il me serait impossible de vous donner aucun renseignement sur la nature et la durée de ses services.   

    J'ai l'honneur d'être avec respect Monsieur le Préfet, votre très humble et obéissant serviteur.

    Le maire de la ville d'Angers.

    Signé : le Cte de Terves Mre Adjt. » 

     

    Il s'agit donc de Louis-Auguste de Mondion décédé à Parthenay le 24 octobre 1829. « Ancien chef de bataillon d'infanterie de ligne, entreposeur des tabacs, Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis, né à Ceaux-en-Loudun département de la Vienne. » (Vue n°152/262 Parthenay).

    Louis-Auguste de Mondion....

    Louis-Auguste de Mondion est né le 10 avril 1768 au château d'Artigny à Ceaux-en-Loudun. Il est le fils de Louis-Joseph-Vincent de Mondion, comte de Mondion d'Artigny, lieutenant des Maréchaux de France pour l'Election de Richelieu et le Haut-Poitou - Chevalier de Saint-Louis et de Marie Henriette de Bournizeaux.

    En 1784 il est sous-lieutenant au régiment de Brie Infanterie, lieutenant au même régiment le 25 octobre 1785. Il émigre le 3 septembre 1791.

     

    « Au début de septembre 1791 il est à Lille et sort de France vers Bruxelles. En fait, deux Mondion ont émigré en 1791 Louis-Auguste et Charles-Emery-Marie, l'un Lieutenant et l'autre sous-lieutenant dans le même régiment. 

    On trouve aussi qu'un de Mondion prit part à la guerre de Vendée et vînt, d'après Crétineau-Joly, rejoindre l'armée vendéenne à Thouars en mai 1793. On le retrouve le 17 octobre à la bataille de Cholet sous Bonchamps, d'Elbée et la Rochejacquelein, à Savenay, le 23 décembre, où il a protégé la retraite avec Donissan et Desessarts : ils se réfugièrent tous les trois dans la forêt du Gâvre. Ils rassemblent ensuite deux ou trois cents paysans se portent sur Ancenis, pour passer la Loire. Ils sont pris et envoyés à la Commission Militaire d'Angers, ses compagnons sont fusillés, mais on ne parle pas de lui. 

    Enfin en décembre 1816, un Chevalier de Mondion est nommé capitaine, dans l'armée Royale, comme ancien chef vendéen. Le cahier dont j'ai parlé tout à l'heure est assurément du Chevalier Louis-Auguste, il le dit lui-même, dans son récit, en s'intitulant lieutenant dans le régiment de Brie. Son frère Charles-Emery vint le rejoindre en Allemagne, comme on le verra aux dernières pages de cet opuscule. 

    D'après le certificat d'amnistie du 8 janvier 1803, ce que raconte Crétineau-Joly, et le brevet de décembre 1816 qui qualifie de Chevalier et d'ancien chef vendéen, le Mondion qui en fut qualifié, il paraît tout probable que ces trois pièces concernent le même personnage et, par conséquent, c'est à Louis-Auguste qu'il faut les attribuer. » 

     

    Louis-Auguste de Mondion est capitaine de la légion du Maine-et-Loire le 5 avril 1816, chef de bataillon de la Seine-Inférieure le 12 février 1817, réformé le 2 juin 1819 et Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis le 31 janvier 1816.

    Monsieur de Mondion « a de l'instruction, une très forte moralité et de très bons principes. Il a peu de fortune, marié, deux enfants, un physique passable. (rapport du 29 octobre 1816). »

    Il s'est marié le 21 août 1798 à Karlsruhe dans le Bade Wurtemberg avec Elizabeth Hummel, fille de Georg-Friedrich Hummel et de Justine-Elizabeth Jäeger, décédée à Poitiers le 24 août 1835 sous le nom de Houlme Elisabeth, (acte n°369-vue 81/147 Poitiers). De cette union sont issus :

     

    1° Amélie de Mondion, née le 21 août 1799 à Karlsruhe, décédée le 31 janvier 1800 à Karlsruhe.

    2° Victor de Mondion, né le 2 janvier 1801 à Ceaux-en-Loudun. décédé à Ceaux-en-Loudun le 7 janvier 1801.

    3° Louis-Auguste-Eugène de Mondion, né le 17 avril 1803 à Karlsruhe.**

    4° Eugène-Frédérique-Guillaume de Mondion, né le 17 avril 1803 à Karlsruhe, décédé au château de Parthenay le 8 mai 1823 (20 ans).

     

    Nota : Louis-Auguste de Mondion est un des descendants de César de Mondion, Chevalier, mousquetaire et gendarme de la garde du Roi, né le 20 juin 1673 à Velue – Nueil-sous-Faye (86). 

     

    **Entra le 15 juin 1820 au service étranger dans le Grand Duché de Bade. Promu lieutenant au 3ème régiment d'infanterie de Steckhom en garnison à Mannheim en 1822, puis lieutenant en 1832. 

     

     

    Sources:   

     

    Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens: de Mondion - dossier 1M9/268. 

    Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés – BIB PC 16/27 ''Cahier de route d'un émigré depuis le 1er septembre 1791'', jusqu'au mois de janvier 1793'' éditions Georges Loquet 1909. Accès thématique aux notices des inventaires et catalogues en ligne des archives départementales de la Vendée. 

    Généanet – Base collaborative Pierfit.

    Registres d'état civil de la Vienne et des Deux-Sèvres, tous droits réservés.

    Etat civil de Parthenay, 1827-1831 2MI788 collection communale.

    Etat civil de Poitiers. 

    Photos : de l'auteur.

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Sortie des Amis du Pont-Paillat à Cholet,

    22 octobre 2018.

    4ème et dernière partie…

     

     


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  •  

    Sortie des Amis du Pont-Paillat à Cholet,

    22 octobre 2018.

    3ème  partie…

     

    Sortie des Amis du Pont-Paillat à Cholet, 3ème partie....

     

     

    Sortie des Amis du Pont-Paillat à Cholet, 3ème partie....


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