•  

    Deux attaques du camp de Chiché...

     

     

    Je vous avais montré ici dans les grandes lignes à quoi pouvait ressembler le camp de Chiché. Afin de compléter cette série d’études sur les camps républicains en 1794, je vous propose de présenter deux combats qui se sont déroulés pour tenter de prendre le camp. Le 12 juillet 1794, les Vendéens projettent tout d’abord d’attaquer le camp de Chiché, puis les gars de la division de Cerizay s’étant dispersés suite à la mort de Marigny, l’armée de Stofflet changera d’objectif et préfèrera se diriger contre La Châtaigneraie (1). J’ai présenté le détail de ces combats ici. On sait que les Vendéens ont projeté plus d’une fois une attaque au cours de l’été (2) sans jamais pouvoir parvenir à se rendre maîtres du camp. Il est probable que le manque d’effectifs et l’éloignement de ce camp, plus près de la Gâtine que du Bocage n’aura pas encouragé les paysans à s’y rendre. Pourtant le village très royaliste de Boismé aura à subir plus d’une fois les pillages et exactions des soldats.

    Il faudra donc attendre le 2 septembre pour que le camp soit enfin attaqué. Il est dommage qu’il n’ait pas pu l’être plus tôt car en septembre, le camp de Largeasse, situé entre Chiché et La Châtaigneraie vient d’être constitué, ce qui rend encore plus difficile une éventuelle percée ou du moins une prise à revers. Voici ce que rapporte Vimeux de cette attaque (3) :

     

    «  Du 3 septembre 1794.

    Le général Vimeux, au comité de salut public.

    (Fontenay).

      

    Les brigands ont attaqué hier le camp de la Roullière, commandé par le général Jacob, et celui de Chiché, commandé par le général Legros. Ils ont été repoussés et poursuivis sur les deux points ».

     

    Vimeux à nouveau le lendemain 4 septembre (4) :

     

    « 18e fructidor

     

    Aux représentants du peuple dans les départemens de l’Ouest et près l’armée.

     

    Je vous fais passer copie d’une lettre que je vient de réçevoir du général de division Bonnaire, commandant a la Chataigneraye, dans la qu’elle vous verrez que dans une sortie faite par le camp de Chiché les Brigands ont été mis en déroute avec une perte de quarante a cinquante hommes.

    Signé le général en chef Vimeux. »

     

    A la même date, les représentants Dornier et Guyardin écrivent au Comité de Salut Public pour le prévenir (5)

     

    « Le général Legros commandant le camp de Chiché, dans une sortie qu’il a ordonnée de 560 hommes qui se sont portés sur Bressuire Breuil et Chaussé, il a rencontré deux postes de Brigands qu’ils ont mis en déroute. 45 ou 50 de ces scélérats ont été tués. On leur a enlevé 52 bêtes à corne et pris 38 personnes. »

     

    Deux attaques du camp de Chiché....

     

    C’est donc une toute petite affaire que cette tentative d’attaque qui en fait, n’aura même pas permis aux Vendéens de s’approcher du camp. Sans doute est-ce ici qu’il faut placer un document trouvé par l’ami Bruno Griffon de Pleineville dans les demandes de pensions de soldats vendéens des Deux-Sèvres. Le 8 août 1824, Pierre Marcheteau, journalier et demeurant à Noirterre, expose ses motifs pour une demande de pension (6). Après avoir exposé ses blessures au combat de la Châtaigneraie en 1794, il signale que :

     

    « Son déffunt père faisait partie d’une garde établie au chef lieu de la commune de Faye Labesse. Dans une ataque qui eut lieu au pont de la Porèrre près le camp de Chiché il y fut tué  et une grande partie de ceux qui étaient avec lui ; et dans la déroute qui s’en suivit. Sa mère qui habitait le village de Chaume près le dit pont et qui nourrissait un enfant fut massacrée chez elle avec deux de ses enfants.

    Tout leur mobilier a été détruit par le feu et le village. »

     

    Deux attaques du camp de Chiché....

     

    Situation de Chaume et de la Poraire (où se situe un magnifique prieuré évoqué ici) :

     

    Deux attaques du camp de Chiché....

     

    Le pont de la Poraire se situait à environ 3 km à vol d’oiseau du camp de Chiché, 4 km pour le village de Chaume.

    Puis, c’est une seconde affaire, beaucoup plus nébuleuse celle-ci, que l’on trouve dans différents ouvrages sur les Guerres de Vendée. Dans les « Itinéraires de la Vendée Militaire » de Philbert Doré-Graslin (1979), on trouve à la date du 5 février 1795 (7) :

     

    « Bien qu’il n’ait rassemblé qu’une partie de ses divisions, Stofflet attaque le camp de Chiché entre Bressuire et Parthenay. Mais son arrière-garde est surprise et battue par une colonne de Bleus sortie du camp de Vrines, près de Thouars. Stofflet essaie, alors, de rassembler les fuyards mais, devant la débandade de ses troupes, il regagne son quartier-général à Maulévrier. »

     

    En jetant un oeil dans l’ « Histoire de la Vendée Militaire » de Crétineau-Joly (je sais, encore lui !), on trouve effectivement une histoire semblable mais non datée avec précision (8). Crétineau-Joly note que 300 républicains sortis du camp de Vrines « fondent sur leur arrière-garde (des soldats de Stofflet) et la mettent en déroute. »

    Si Jacques Crétineau-Joly et plus près de nous, Philbert Doré-Graslin avaient regardé une carte, il auraient pu se poser des questions sur les distances parcourues pour se rendre à Chiché par Stofflet, qui était à Vihiers trois jours auparavant. Cinquante kilomètres en deux jours pour rencontrer un détachement du camp de Vrines qui en a parcouru près de trente ! Bon allez, on va dire que Doré-Graslin a mal compris Crétineau-Joly qui lui, précise que Stofflet « est en route pour attaquer le camp de Chiché » mais sans doute loin d’être arrivé. Et Chassin ? Il se prend littéralement les pieds dans le tapis et déclare (9) :

    « Il y avait encore eu, dans les derniers jours d’avril, des petites affaires, notamment en Maine-et-Loire, près de Chiché, où avait été tué un brave Mayençais, Wolf, à la tête d’un détachement de 150 hommes. »

    Voilà donc Chiché en Maine-et-Loire ! Hélas, Chassin n’a pas inventé la mode des historiens qui ne connaissent pas le pays ; ils sont légions, et encore aujourd’hui à nous raconter les Guerres de Vendée depuis le fond d’un bureau sans avoir jamais mis les pieds sur le terrain. Quant à recopier inlassablement des ouvrages datés de cent cinquante ans pour produire du nouveau, je préfère taire ce que j’en pense, à fortiori lorsque ceux-ci sont truffés d’erreurs. La seule explication cohérente que j’ai pu trouver est rapportée par Edmond Stofflet (10) :

    « A la fin de janvier, les divisions royales du Bocage étaient convoquées pour attaquer le camp de Vrine. Une longue inaction avait énervé l’ardeur belliqueuse des Vendéens, et les actes conciliants de la république, humiliée devant eux dans tout l’éclat de sa gloire, leur semblaient les présages d’une paix durable ; ils marchaient donc à regret et avec mollesse. Devant le bourg de Mauzé, trois cents républicains, sortis du camp de Vrine et décrivant un long circuit, les prirent en queue, tandis que le gros de la troupe se rangeait en bataille devant les cantonnements et leur infligeait une sanglante déroute. »

    Les différents mémorialistes ne citent pas ce combat, ni Poirier de Beauvais, ni Monnier, ni Pauvert, ni Coulon. Seul Gibert paraît y faire une allusion très sibylline à la date du 6 janvier 1795 (11) :

    « Cette tranquillité continuait toujours ; le chef de la Division de Chemillé voulut en profiter pour prendre le camp ennemi par derrière. Le 6 janvier 1795 il se mit en marche pendant la nuit avec un gros détachement, et pénêtre assez avant de l’autre côté de la rivière, mais sa marche ne peut être si secrète que les républicains n’en eussent vent. Ils lui tombèrent sur le corps, lui tuèrent environ 200 hommes, et il eut bien de la peine à s’échapper. Ce fut la dernière opération de la guerre. »

     

    Deux attaques du camp de Chiché....

    Deux attaques du camp de Chiché....

     

    Mais quel camp fut donc attaqué le 6 janvier 1795, jour des rois ? Eh bien, il s’agit du camp de Beaulieu-sur-Layon ! Rien à voir avec Chiché, ni même avec Vrines. Nous voici donc avec une attaque dont la date varie entre le début de janvier et la fin d’avril, et entre les trois camps de Beaulieu-sur-Layon, Vrines (Thouars si vous préférez) et Chiché, soit sur plus de 70 km, si l’on excepte un passage par Thouars. Une attaque du camp de Chiché en 1795 ? Non, décidément, je ne le crois pas.

     

    A suivre...

     

    RL

    Mai 2020

     

     

    Notes :

     

     

    (1) Poirier de Beauvais, op. cit., p. 302 et 303 avec une note de M. de La Bouère. Crétineau-Joly, tome II, édition de 1895, p. 284.

    (2) Savary, tome IV, p. 75 et 76, d’après les déclarations du notaire de Cerizay, Basty la Foye.

    (3) Savary, tome IV, p. 107.

    (4) SHD, B5/10-43, v. 1/16, bulletin analytique renvoyant au registre de correspondance B 5/81 p.252, v. 128/129

     

    (5) SHD, B 5/10-43, v. 13/16.

     

    (6) AD79, R 69/11.

     

    (7) Op. cit. p. 158.

     

    (8) Op. cit, tome II, p. 331.

     

    (9) « Les Pacifications de l’Ouest », tome 1er, p. 364. A noter avec ce qui suit, qu’un officier et un chasseurs avaient bien été tués, entre le Parthenay et le camp de Chiché, mais l’année précédente, le 20 mai 1794. SHD B 5/10-1, v. 21/26, repris par Savary, tome III, p. 502.

     

    (10) « Stofflet et la Vendée », 1875, p. 311.

     

    (11) « Précis historique sur la guerre de la Vendée » suivi des « Observations faites en l’an dix sur le précis historique donné au public par M. Bournizeau, de Thouars, sur la guerre de la Vendée », SHD, 1 M 499, p. 95 et 96, v. 49 et 50/59.

     

     


    votre commentaire
  •  

    Une nouvelle croix pour le « Val des Martyrs »...

     

     

    La croix des martyrs des Rinfillières (Cholet), près de Loublande était en piteux état ces derniers temps. On se souvient d’une petite sortie de quelques « Amis du Pont-Paillat » sur le site en août 2019.

    Une heureuse initiative privée a permis la pose d’une croix et d’un enclos neufs sur le site. On me souffle à l’oreille qu’une petite cérémonie a eu lieu très récemment. Ce lieu est bien entendu à marquer dans la liste des sorties à effectuer pour notre groupe dans les mois qui viennent.

    RL

     

    Mai 2020

     

    L’ancienne croix :

    Une nouvelle croix pour le "Val des Martyrs"....

          La croix neuve (photo : Anne-Dauphine et Jacques) : 

    Une nouvelle croix pour le "Val des Martyrs"....

     

     


    1 commentaire
  •  

    René Caillaud, de la Flocellière, 

    fusillé à Pouzauges le 9 février 1796 

                             

     

     

    René Caillaud, de la Flocellière....Il ne se passe pas grand-chose à La Flocellière en ce 8 de février 1796. La colonne de Grignon est passée par là en 1794 et il ne reste pas beaucoup de maisons debout ni d’habitants. Monsieur de Charette est-il dans le secteur à cette date ? Le 15, il est à la Boutardière dans la paroisse de Chauché.

    Toujours est-il que le 8 février René Caillaud est embarqué par les Bleus et conduit au camp de Pouzauges où il est fusillé le lendemain, (le 20 pluviôse de l’ an 4). A-t-il été vendu ? S’est-il trouvé au mauvais endroit au mauvais moment ?

     

    Le 18 Pluviôse de l’an 6, (6 février 1798) un acte de notoriété est établi par lequel quatre témoins attestent que René Caillaud, dont la mère, Marie Vincendeau demeure à La Flocellière, a été fusillé au camp de Pouzauges par les troupes Républicaines le 9 février 1796, soit le 20 pluviôse de l’an 4.

     

    « 18 pluviose an 6, 6 février 1798, notoriété de mort. N°33.  

     

    Par devant les notaires publics du département de la Vendée à la résidence du canton de Pouzauges soussignés et patantés. 

    Est comparu en personne la citoyenne Marie Vincendeau veuve de René Caillaud demeurant au bourg et commune de la Flocelière. 

    Laquelle désirant constater d’une manière positive et sure l’époque de la mort de René Caillaud son fils, pour y parvenir elle a fait comparaître devant nous les témoins par elle requis à cet effet ; 

    ont à l’instant comparu en personne les citoyens Jean Challet cultivateur et aussy Jean Challet égallement cultivateur, Marye Durand bordier et Jacques Huvelin aussy bordier demeurant tous au bourg et commune de la Flocelière, lesquels nous ont déclaré avoir une pleine et entière connaissance que le dit René Caillaud ayant été pris par les troupes républicaines en ce dit bourg de la Flocelière le huit février mil sept cent quatre vingt seize (vieux style) correspondant au dix huit vingt pluviose an quatre et le conduisirent à leur camp de Pouzauges où ils le fusilièrent le lendemain neuf février ou vingt et un pluviose an quatre la quelle déclaration ils ont affirmé sincère et véritable et de la quelle la ditte citoyenne Vincendeau, veuve Caillaud nous a requis acte que nous lui avons octroyé pour valloir et servir ce que de raison, fait et passé au dit bourg et commune de la Flocelière ce jourd’huy dix huit pluviose an sixième de la république française correspondant au six février mil sept cent quatre vingt dix huit (vieux style) ; lû aux dits témoins et partie qui ont déclaré ne savoir signer de ce enquis et interpeller fors le dit Mary Durand  qui s’est soussigné , deux mots rayés nuls.  

    signé : Mari Durand  - Brunet notaire. » 

     

    Brève généalogie de la famille Caillaud au moment de la Révolution :

     

    René Caillaud épouse le 11 septembre 1758 à la Flocellière, Marie Vincendeau, de cette union sont issus :

     

    1° Louis Caillaud, né le 16 avril 1760 à La Flocellière.

    2° Jacques Caillaud, né le 7 juin 1763 à La Flocellière.

    3° René Caillaud, né le 31 octobre 1765 à La Flocellière † fusillé à 

        Pouzauges le 9 février 1796. 

    4° Marie Caillaud, née le 15 avril 1768 à La Flocellière.

     

    Sources : 

     

    . Archives Départementales de la Vendée, tous droits réservés – Actes notariés ancien canton de Pouzauges, notaire Jean-Baptiste-Gabriel Brunet père, (an IV-1808) – class 3E66/2-3 an IV an IX (vues n°308/880). 

    . Registres paroissiaux de la Flocellière. 

    . Photo : de l’auteur. 

                                                   

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


    3 commentaires
  •  

    « Creux d’histoires » de Jacques Chauvet...

     

    Jacques Chauvet n’est pas un novice en littérature du terroir et il faut bien avouer que son roman, désopilant à souhait, « La Révolte d’un Fermier Vendéen », paru en 2009, n’a pas manqué du sel de l’humour et de la désinvolture, parmi d’autres œuvres, sans doute moins connues.

    Bien loin des « historiens de restaurant » et de tous ceux qui voient dans l’histoire de la Vendée l’occasion de larmoiements de circonstance autant que de « flatuler au-dessus de leur fondement » une coupe de mousseux dans une main et l’autre sur le cœur, garnie de colifichets rutilants, Jacques est un « vrai », un « authentique », un « gars de chez nous ». Passionné par la culture et l’histoire locale, jamais avare en matière d’initiative de terrain, relevant tantôt une vieille croix tombée en ruine, prêt à mille facéties contre le conformisme républicain de bon ton, il a su mettre en scène bien des anecdotes du terroir qui furent diffusées sur RCF Vendée entre 2016 et 2017, et relayées sur « Chemins secrets ». Ce sont ces récits hauts en couleur que les éditions «Le Lys et le Lin » vous proposent de retrouver d’ici quelques jours sous forme d’un ouvrage particulièrement pimenté, où jamais l’auteur ne sera surpris en délit de sérieux ou d’autosatisfaction.

    Merci à toi Jacques pour tous les coups de main à la cause vendéenne !

    RL

    Mai 2020

     

    "Creux d'histoire" de Jacques Chauvet....

     

    Jacques à la Chabotterie en 2016, contant l’arrestation de Charette :

     


    4 commentaires
  •  

     

    Dominique-Armand Panou de Faymoreau, 

    mort à l’armée de Charette ? 

                             

     

    S’il s’agit du même personnage, Jacques-Dominique-Armand Panou de Faymoreau n’est pas mort au fort de Penthiève lors de l’expédition de Quiberon, le 21 juillet 1795, mais dans l’armée de Monsieur de Charette dans le courant du mois de mai 1795, à Saint-Paul-en-Pareds. En effet, un acte de notoriété par lequel quatre témoins attestent que Dominique-Armand Panou de Faymoreau, beau-frère de Marc-Antoine Savary, de Fontenay le Comte, est mort de maladie à Saint-Paul-en-Pareds, dans le courant du mois de mai 1795 après avoir suivi l’armée insurgée commandée par Monsieur de Charette.

     

    « Du 1er Ventôse an V, notoriété de mort 

     

    Par devant nous les notaires publics du Département de la Vendée à la résidence des cantons de Pouzauges et la Flocelière soussignés duement patanté n°1er. 

    A comparu en personne le citoyen Marc Antoine Savary propriétaire demeurant en la ville de Fontenay le peuple. 

    Lequel nous a représenté que désirant constater d’une manière positive et sûre l’épocque de la mort du citoyen Dominique-Armand Panou Faimoraud son beau-frère lequel avait suivi l’armée insurgée commandée par Charette, il fait en conséquence comparaître les tésmoins cy-après par luy requis a cet effet. 

    Ont a linstant comparus en personne Louis Dubreuil, Pierre Bideau, Joseph Bordelais et Pierre Teillet demeurant tous les quatre séparément au village de la Proutière commune de Saint Paul en Parais. 

    Lesquels ont déclarés avoir une pleine et entière connaissance que le dit citoyen Dominique Armand Panou Faimoraud après avoir suivi l’armée insurgée commendée par Charette sétant retiré dans la commune de Saint Paul en Parais y mourut après quelque temps de maladie dans le courant du moi de may mil sept cent quatre vingt quinze (vieux setyle) corespondant au mois de frimaire an trois. La qu’elle déclaration ils ont affirmé sincère et véritable, et de la qu’elle le dit citoyen Savary a requis acte que nous dits notaires soussignés luy avons octroyé pour valloir et servir ce que de raison. 

    Fait et passé au bourg et commune du Boupère demeure de Brunet l’un de nous dits notaires. Ce jourd’huy premier ventôse l’an cinquième de la République française une et indivisible lû et se sont les dits témoins et le dit citoyen Savary soussignés.  

    signé : Bordelais, Bideau, Teillet, Dubreuïl, Savary, Barbot Greffier, Brunet notaire.  

    Enregistré à la Châtaigneraye, le le trois ventôse an 5, reçu 1 franc – signé Nepveu. » 

     

    Brève généalogie de famille Panou de Faymoreau au moment de la Révolution :

     

      Jacques-Louis Panou de Faymoreau, Maître ordinaire à la Chambre des Comptes de Bretagne avait épousé le 27 avril 1773, paroisse Sainte-Croix à Nantes, Marie-Anne-Adrienne Deurbroucq, de cette union sont issus :

     

    Jacques-Dominique Armand Panou de Faymoreau, né le 9 février 1774 à Nantes, paroisse Sainte Croix, Cadet gentilhomme au régiment de Rohan Soubise, officier, Armée des Princes, est dit tué au Fort Penthiève le 21 juillet 1795. D’après son beau-frère Marc-Antoine Savary, il serait mort à l’Armée de Monsieur de Charette en mai 1795.

     

    2° Marguerite -Sophie Panou de Faymoreau, née le 4 mai 1775 à Nantes.

     

    3° Jacques-Marie-Joseph Panou de Faymoreau, né le 10 mai 1776 à Nantes, paroisse Notre-Dame – sergent au régiment d’Hervilly - † le 21 juillet 1795,  champ des Martyrs à Auray

     

    4° Louise-Adélaïde Panou de Faymoreau, née le 12 décembre 1781 à Nantes, paroisse Notre-Dame, épouse le 21 novembre 1796, Marc-Antoine Savary sieur de L’espinnerays. Décédée le 14 avril 1840 à Poitiers.

     

    5° Jacques-Louis-Pierre Panou de Faymoreau, né le 25 novembre 1784 à Nantes, officier de marine, épouse le 16 juillet 1827 à la Nouvelle-Orléans (Louisiane), Rose-Virginie Ricord.

     

    Jacques-Dominique-Armand Panou de Faymoreau est donc mort de maladie à l’Armée de Charette en mai 1795.

     

    Dominique-Armand Panou de Faymoreau....

     

     Sources : 

     

    . Archives Départementales de la Vendée, tous droits réservés – Actes notariés ancien canton de Pouzauges, notaire Jean-Baptiste-Gabriel Brunet père, (an IV-1808) – class 3E66/2-2 an IV an IX (vues n°89/90). 

    . Famille de Faymoreau de la Maraîchine Normande du 15 novembre 2015. 

    . Généanet de Jacques Palyart. 

    . Photo : le château de Faymoreau de la Maraîchine Normande. 

                                             

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


    2 commentaires