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    Vacances… 

                

      

    Chers amis, chers lecteurs,

     

    Quand le confinement devient des vacances, il faut en profiter et tirer le meilleur parti de la situation, c’est pourquoi je prends cette liberté pour quelque temps.

    Il semblerait qu’une grande lessive soit en cours, comme une paralysie mortelle de la république, le coronavirus jouant le rôle d’accélérateur. Cette conjoncture permettra de débusquer d’immondes personnages à travers le monde. Il faudra donc attendre la fin de l’essorage pour voir la couleur du linge

    En vous souhaitant un Saint Carême et la fin du caractère luciférien de la secte républicaine, mutilant sauvagement les Français pris au piège d’une contestation stérile.

    Rendez-vous d’ici une dizaine de jours… au début de la fin du programme.

    A très bientôt.

    Vacances....

     

    . Photo : Tirée du G.A.R  - Groupe d’Action Royaliste. 

     

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Un capitaine de paroisse prisonnier à Chartres… 

                

     

     


    André-Félix Chavalard....André-Félix Chavalard
    est né le 22 décembre 1769 au May-sur-Evre. Il est le fils d’André-René Chavalard, tisserand-tailleur, puis Commis dans les Forêts et de Anne-Nicole Gilbert. Il se marie le 5 février 1788 à Saint-Laurent-des-Autels avec Jeanne Lambert, domestique, mineure, fille de René Lambert, bordager et de Françoise Codet, originaires du Fuilet. A cette époque, il exerce la profession de tailleur d’habits.

     

    De cette union sont issus, entre autres enfants :

    1° Jeanne Chavalard, née le 13 février 1789 à St Laurent.

    2° Antoine Chavalard, né le 16 Pluviôse an 4 (5 février 1796) à St Laurent.

    3° Jeanne Chavalard, née le 30 Pluviôse an 9 (19 février 1801) à St Laurent.

     

    En mars 1793, nommé capitaine de la paroisse de Saint-Laurent, il participe à tous les combats jusqu’au mois de novembre 1793 où il est fait prisonnier. Il fait partie des rares prisonniers rescapés des épurations de neuf prisons où il fut incarcéré. En effet, il est détenu à Saint-Florent-le-Vieil, à Angers, aux Ponts-de-Cé, à Brissac, à Doué, à Montreuil-Bellay, à Saumur, à Tours et à Chartres. Libéré le 21 frimaire de l’an 3 (11 décembre 1794), il quitte Chartres le 3 germinal (23 mars 1795), après dix mois de détention.

    Nous avons une petite idée de l’aspect physique d’André-Félix Chavalard, « il mesure 5 pieds, environ 1,63m, il a les cheveux et les sourcils châtains, les yeux gris, le nez et la bouche ordinaires, le menton rond, le front bas et le visage ovale. »

     

    Sa santé ruinée par un an de cachot et les persécutions inouïes qu’il a subies, il dépose une demande de pension au Roi le 28 mai 1825.

     

    « A Messieurs de la Commission Roiale Vendéenne de Beaupréau, 

    Le Sr Chavalard André Félix, ancien capitaine de paroisse à l’honneur d’exposer, qu’en 1793, il fu nommé au Ponceau, par les Sieurs Chetoux et Péron, capitaine de la commune de Saint Laurent des Autels, qu’il a assisté aux affaires d’Oudon, du Loroux, de l’Alloué et autres, et surtout à toutes les affaires de la Loire, enfin qu’il a fait toutes la campagne depuis mars 1793, jusqu’en novembre, qu’il fut fait prisonnier, conduit à Saint Florent, à Angers, aux Ponts de Cé, à Brissac, à Doué, à Montreuil Bellai, à Saumur, à Tours et enfin à Chartres d’où après un an de la captivité la plus affreuse, il fut rendu à la liberté le 21 Frimaire de l’an trois, pour preuve de ce qu’il avance il joint le passeport lui remis lors de sa délivrance. Et le récit des malheurs de sa captivité et des persécutions inouïes qu’il a éprouvées, ainsi que son extrait d’âge. Il déclare qu’il a tout perdu par les flammes, que sa santé est ruinée par  les suites de toutes les misères éprouvées dans les cachots que ses infirmités augmentes avec l’âge. Ce qui le force à  réclamer une portion des secours alloués par l’Ordonnance roiale d’autant qu’il a des droits comme infortuné et indigent. 

    Dans cette attente de toute justice il a l’honneur d’être très respectueusement,

    Messieurs de votre équité. 

    Le très humble et très obéissant serviteur.  

    signé Chavalard. 

    Saint Laurent des Autels, le 28 mai 1825. » 

     

    « Nous soussignés commandant et officiers de la division de Champtoceaux, armée Roiale Vendéenne d’Anjou, Gal Comte Charles d’Autichamp déclaron certifier et attester que le Sieur Chavalard André Félix domicilié de Saint Laurent des Autels a fait toutes les campagnes roiale Vendéennes depuis 1793 jusqu’en 1815, fors celles qui ont eu lieu pendant sa captivité depuis novembre 1793 jusqu’au 21 frimaire de l’an 3 conformément au passeport lui remis lors de sa délivrance, qu’il s’est toujours comporté en brave et loial Vendéen. 

    En foi de quoi nous lui délivrons le présent pour valoir et servir au besoin. 

    A Bouzillé, ce 28 mai 1825.  

     

    Signé : Oger de L’Isle – Chevalier de Saint-Louis chef de Division –  

    - Barbot Chevalier de Saint Louis, major de division - 

    - Landrin, Chevalier de Saint Louis, Chef de Bataillon. 

     

    André-Félix Chavalard....

     

    Sources : 

     

    . Archives Départementales de Vendée tous droits réservés  – Dossiers Vendéens – André-Félix Chavalard - class 1M9/106. 

    . Registres paroissiaux et d’état civil de la commune de Saint-Laurent-des-Autels - 

    . Vue n°5/7 Passeport délivré à Chartres le 21 Frimaire de l’an3. 

    . Photo : de l’auteur.

                                                                   

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Le « Souterrain au Trésor » au château de Pugny…

     

    C’était le 30 novembre 2019 que nous avions fait un peu en cachette, les photos de couverture du tome II du « Souterrain au Trésor » : « Le Secret du Château de Puy-Gaillard » dans les caves du château de Pugny. Notre ami Eric, propriétaire des lieux avait donné son accord avec enthousiasme au projet. Il a mis dernièrement quelques photos de la séance de prises de vue sur le blog de son association ici.

    Outre le photographe et les figurants que tout le monde aura reconnu aisément, étaient présents quelques amis et des membres de l’ACP. Je vous livre ici quelques images cocasses prises par Bryan, qui s’implique par ailleurs dans la sauvegarde des ruines et les recherches sur le château de Pugny.

    Encore merci à toi Eric !

    RL

    Mars 2020

     

    Les coulisses du "Mystère du Château de Puy-Gaillard"....

    Les coulisses du "Mystère du Château de Puy-Gaillard"....

    Les coulisses du "Mystère du Château de Puy-Gaillard"....

    Les coulisses du "Mystère du Château de Puy-Gaillard"....

    Les coulisses du "Mystère du Château de Puy-Gaillard"....

    Les coulisses du "Mystère du Château de Puy-Gaillard"....

    Les coulisses du "Mystère du Château de Puy-Gaillard"....

     

     

     

     


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    L’entretien d’Arnaud avec Grégoire Moreau sur RCF Vendée…

     

    Aux « Amis du Pont-Paillat », le travail sur la Vendée historique est réel et ne se borne pas à des effets d’apparat ou de « grande goule » comme on a pu le voir ailleurs.

    Bravo aux jeunes qui s’investissent réellement sur le sujet. Un exemple à suivre !

    RL

    Mars 2020

     

     

     


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    Louis-Nicolas Talbot, déserteur républicain et capitaine 

    dans les Armées Catholiques et Royales. 

                

     

    Louis-Nicolas Talbot....Louis-Nicolas Talbot est né le 12 novembre 1772 dans la paroisse de Sassetot-le-Malgardé en Normandie. Il est le fils de Jacques-Nicolas Talbot, laboureur, et de Marie-Anne Pesquet. Son parrain fut Louis Hébert, fils d’Isaac, régisseur de Monsieur Lebret, Seigneur de Bretteville et sa marraine, Marie Glatigni, fille de Jean Glatigni, fabricant.

    En 1793, il est enrôlé dans « les bandes républicaines », envoyé en Vendée en 1794, « il foule aux pieds la cocarde tricolore » et passe chez les royalistes.

    Par sa bravoure, ses frères d’armes le proclament capitaine d’une compagnie de la commune de La Chaussaire dans le Maine-et-Loire. Il participe à une centaine de combats et est blessé à la Regrippière près de Vallet, de plusieurs coups de crosses de fusils à la cuisse gauche, lui laissant un « ulcère atonique causé par une arme déchirante et contondante »

     

    A la pacification, pour se soustraire à la persécution, il reste à la Chaussaire où il exerce la profession d’aubergiste-cabaretier. Il s’y marie le 7 Brumaire an 13 (29 octobre 1804) avec Perrine Merlaud, âgée de 24 ans, fille de Jean Merlaud, laboureur, et de Perrine Petiteau. De cette union sont issus quatre enfants.

    1° Talbot Louis, né le 14 août 1807 † 17 août 1807 La Chaussaire.

    2° Talbot Louis, né le 5 septembre 1810 à La Chaussaire.

    3° Talbot Marie, née le 19 février 1814 à La Chaussaire.

    4° Talbot Julie, née le 26 mai 1816 à La Chaussaire.

     

    Le 18 juillet 1824 Louis-Nicolas Talbot dépose une demande de pension où il nous explique sa désertion et son élection au grade de capitaine.

     

    « Louis Talbot, du bourg de la Chaussaire Département de Maine et Loire, 

    A son Excellence Monseigneur le Ministre de la Guerre. 

     

    Monseigneur, 

     

      Contraint par la force des choses de marcher avec les bandes républicaines, le hazard me dirige vers le sol de la Vendée. Là, je foule aux pieds la cocarde tricolore, je me range sous la bannière des lys. Je suis reçu dans les rangs de ces nobles enfants de la gloire, de ces bons et loyaux et fidèles Vendéens.  

    Je m’y fait distinguer, mes frères d’armes me proclament capitaine. Et orgueilli d’un grade auquel je ne pouvait aspirer, je vole de nouveau au champ d’honneur, je m’expose dans cent combats divers, toujours la mort me respecte, je ne devais pas succomber. 

    La pacification arrive, pour me soustraire à la persécution, je reste parmi les braves habitants qui m’avaient accueilli. 

    Maintenant j’y suis attaché et par la reconnaissance et par les liens du mariage. 

    Mais Monseigneur, je suis sans fortune, sans état, ni aucun moyen d’existence, ayant trois enfants en bas âge, accablé de douleurs, seul héritage de mes fatigues, oserais-je dans ce moment où sa Majesté daigne récompenser la fidélité et le courage et le dévouement, supplier votre Excellence de me faire participer aux bontés du monarque chéri, surtout au déclin de mon âge, à l’hyver de ma vie ; quoique encore tremblant, je lui offre avec coeur, mon bras, mon sang. 

    Je suis avec le plus profond respect Monseigneur de votre Excellence, 

    Le très humble et très obéissant et très fidèle serviteur.  

     

    signé Talbot. » 

     

    Les signataires certifiant la valeur de Louis-Nicolas Talbot. : 

     

    1- Le Lieutenant Colonel du Doré, Chevalier de Saint-Louis – chef de division de l’armée royale d’Anjou. 

    2- Tristan Martin, Chevalier de Saint-Louis, colonel en retraite. 

    3- Recommandé au Ministre de la Guerre par Le Maréchal de Camps de Saint-Hubert. 

    4- de Sapinaud - Lt Général. 

    5- Lhuillier, colonel, Chevalier de Saint-Louis- chef de la division de Beaupréau. 

     

    Louis-Nicolas Talbot....

    Sources : 

     

    . Archives Départementales de Vendée tous droits réservés  – Dossiers Vendéens – Louis-Nicolas Talbot - clas 1M9/335. 

    . Registres paroissiaux et d’état civil de la commune de la Chaussaire. 

    Pièce n°9 du dossier – certificat médical. 

    . Photo : de l’auteur.                                                              

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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