•  

    Puy-Renard…

     

    Nous avons été reçus ce dimanche par les propriétaires du Logis de Puy-Renard en Viennay, pour une visite des lieux. Les lecteurs de Chemins secrets connaissent ce lieu au moins de nom grâce à l’article concernant la Boissière-Thouarsaise.

    Le manoir de Puy-Renard fut construit au XV° siècle, après qu’une simple ferme et un logis fussent mentionnés dès 1352 dans les archives de la Roche- Guilgault. En 1375, Guillaume Oujard, Oujart ou Ojart en fut le seigneur de 1378 à 1398, puis son fils, Simon, écuyer, en 1429. La fille de ce dernier, Bertrande, épouse de Jean Guindron, seigneur de Villegoye  en hérite en 1453. Le couple reçut  le roi Louis XI en voyage pour l’abbaye de Celles-sur-Belle. Suit François des Francs, écuyer, gouverneur de Parthenay, qui meurt à « Puyrenard » le 10 novembre 1569.

    On sait que cette famille avait donné son nom à un petit fief appelé le Jardin des Francs, qui relevait de la baronnie de Parthenay. (1) Vint ensuite Hyppolyte de Liniers, chevalier, seigneur de la Bouredelière en 1625. (2)

     Le premier de Liniers paraissant être seigneur de Puyrenard semble être JOACHIM, écuyer, seigneur d'Amaillou, de Maulny et de Puyrenard ; fils d'Antoine et de Claude Guindron ; il épousa :

     

    1° Demoiselle Marguerine d'Elbène ; ils se faisaient une donation mutuelle le 20 mai 1586, et il partageait, le 27 mai 1588, avec Jean de Rechignevoisin, son beau-frère, conseiller au présidial de Poitiers, son beau-père, et de Renée Payne, sa belle-mère.

     2° le 27 décembre 1614, il épousa Madeleine Colzet, fille de Jean et de Radegonde Messeau. Il était chevalier de l'ordre du Roi dès le 26 juin 1604, et en prend le titre dans des lettres royaux qu'il avait obtenus pour annuler certains actes qu'il avait passés avec René de la Rochefoucault, seigneur de Neuilly à un petit fief appelé le Jardin des Francs, qui relevait de la baronnie de -le-Noble, son cousin - Il mourut sans postérité.

     

    René de Liniers, Écuyer ; Seigneur des Rochettes, Puyrenard et de la Bourbelière, qu'il acheta le 17 novembre 1602, céda à son frère Joachim ce qui pouvait lui revenir dans les successions de leur mère et de Claude leur frère, et reçut en échange le fief du Puy-Bodinet.(3)

     

    Après être tombé en simple exploitation agricole, le manoir fut restauré à plusieurs reprises jusqu’aux propriétaires actuels qui ne semblent pas manquer de projets. Nous en présentons ici quelques photos.

    RL

    Juin 2017

     

     

     

    Notes :

     

     

    (1) « Mémoires de la Société de statistique, sciences et arts des Deux-Sèvres - 3e série - Tome II – 1862.

    (2) « La Gâtine Historique et Monumentale », Bélisaire Ledain, 1876.

    (3) « Dictionnaire Historique Biographique et Généalogique des Familles de l’Ancien Poitou », Henri Beauchet-Filleau, 1840-1854.

     

    Puy-Renard sur la vue aérienne Géoportail :

    Puy-Renard....

    Sur le cadastre de 1834 :

    Puy-Renard....

    Puy-Renard....

    Puy-Renard....

    Puy-Renard.... 

    Puy-Renard.... 

    Puy-Renard....

    Puy-Renard....

    Puy-Renard.... 

    Puy-Renard....

    Puy-Renard....

    Puy-Renard....

    Puy-Renard....

    Puy-Renard....

    Puy-Renard....

    Puy-Renard....

    Puy-Renard.... 

    Puy-Renard....

     


    votre commentaire
  • L’association « La Durbelière »

     

     

    Le site Internet de l’association est enfin en ligne. Cliquer sur le logo pour y accéder !

     

    Association "La Durebelière"....


    votre commentaire
  •  

    Les Tambours de Feu…

     

     

    Le 21 janvier 1794, jour anniversaire de l’assassinat de Louis XVI, la république lançait contre la Vendée 104 000 hommes (si toutefois ce qualificatif peut leur être octroyé), avec pour mission d’exterminer tout être humain sur le territoire resté fidèle à l’Ancien Régime en agissant de la manière la plus abjecte possible avec les incendies, massacres, viols et abominations que l’on connaît. Ainsi retiendra-t-on pour toujours l'oeuvre des Colonnes Infernales.

    Cette vidéo, extraite du spectacle de la Cinéscénie du Puy du Fou nous rappelle de manière symbolique, la résistance désespérée d’un peuple contre l’horreur venue de Paris. Vendredi soir 16 juin 2017, le Puy du Fou célébrait ses quarante ans d’existence. C’était le triomphe de la Vendée et de ses valeurs, dans une société déculturée et de plus en plus abrutie.

    RL

    Juin 2017

     

     

     


    votre commentaire
  •  

    Les chroniques de Jacques Chauvet, N° 28…

     


    votre commentaire
  •                                                         

    ''Virée de Galerne'' la Pellerine, département de la Mayenne, 

    le 2 novembre 1793 

     

     

       

     

    La Pellerine....« Le 2 novembre 1793, les vendéens envahirent la ville d'Ernée dont ils s'emparèrent. 

    Le 3 novembre au matin, ils commencèrent à l'évacuer. 

    Ils se dirigèrent vers la Bretagne. Ils furent arrêtés sur la route d'Ernée à la Pellerine, près ce petit bourg, par les chasseurs du 19ème bataillon de Paris. Un détachement de gardes nationales séjournait depuis quelque temps à la Pellerine. Il venait de Mortain. 

    L'avant-garde alla pour porter secours aux chasseurs de Paris. C'était courir à une mort certaine. Toute résistance était impossible et les Bleus furent obligés de battre en retraite... On ignore combien d'hommes du bataillon des chasseurs de Paris furent mis hors de combat. Deux gardes nationaux de Mortain furent tués. L'un d'eux se nommait Aufray-Cotentinière* et était commissaire national près le tribunal du district de Mortain. Ses filles demandèrent que l'on fit une enquête sur les causes de sa mort. - C'est dans le procès-verbal de cette enquête faite le 28 nivôse an 2 par Jendry, assesseur du juge de paix d'Ernée que nous avons trouvé l'indication de cet engagement.»

     

      *André-Jean-Julien-Baptiste Aufray de la Cotentinière, maire de Mortain en 1792 – Avocat au Parlement, Conseiller du Roi, lieutenant des Eaux et Forêts du comté de Mortain ; marié le 23 avril 1765 à Mortain avec Anne-Vincente-Françoise de Lossandière, (vue n°285/319 mariages année 1765 Mortain),  décédée le 15 mai 1779 à Mortain. De cette union sont issus deux fils :

     

    1° Narcisse-Gilles- 1° André Aufray de la Cotentinière, né le 29 octobre 1765 à Mortain.. 

    2° Ferdinand-Eugène Anfray de la Cotentinière, né le 16 octobre 1778 à Mortain. 

    Et trois filles.

     

    Il est le fils de Gilles Anfray de la Cotentinière, ancien lieutenant de la Connétablie de France et de noble dame Elisabeth Tesson. 

      

    « Le général Vendéen Lescure, avait été grièvement blessé le 14 octobre 1793 à la bataille de la Tremblaye le 14 octobre 1793 entre Mortagne et Cholet. Depuis le passage de la Loire à Varades, on le portait à l'arrière garde de l'armée. La blessure était mortelle ; une balle lui avait fendu l'os du front jusqu'à la partie postérieure du crâne. 

    Dans les jours qui suivirent l'entrée des Vendéens à Laval, Lescure éprouva quelque soulagement, mais bientôt le mal empira et il ne se fit plus d'illusion sur sa fin prochaine. 

    Lors de son arrivée à Ernée, son état était désespéré. On dût néanmoins se décider à la transporter à Fougère. 

    Mme de Lescure, qui soignait son mari avec un grand dévouement, prit place avec un fidèle domestique, dans la voiture où l'on avait étendu le blessé sur un matelas. 

    Mais comme il était visible que l'infortuné général était près d'expirer, on voulut à tout pris arracher Mme de Lescure qui était en état de grossesse, au spectacle navrant qu'elle allait avoir sous les yeux. On parvînt à la décider à céder sa place dans l'intérêt même de son mari, à un chirurgien. Mme de Lescure plongée dans l'anéantissement se laissa placer sur un cheval. 

    C'est à trois kilomètres de la Pellerine que Lescure rendît le dernier soupir. 

    Mme de Lescure ayant entendu quelque bruit dans la voiture et des sanglots voulut s'y élancer. On la détourna de sa résolution, lui disant que l'état de Lescure n'avait pas empiré, et qu'il était nécessaire de ne pas ouvrir la portière à cause du froid qui pouvait saisir le blessé. C'est seulement en arrivant à Fougère qu'on lui apprit la fatale nouvelle. 

    Une croix de bois placée aux Bernardières sur le bord de la route d'Ernée à la Pellerine indique le lieux exact où mourut Lescure. 

    Son service funèbre fut célébré à Fougère. 

    Après l'échec sérieux que les Vendéens éprouvèrent sous les murs de Granville que ses habitants défendirent vaillamment (14,15,16 novembre), ils ne songèrent plus dès lors qu'à rentrer dans leur pays. 

    Ils repassèrent à la Pellerine le 24 novembre. 

    L'armée vendéenne était alors dans le plus triste état. On rapporte que les fossés des routes étaient remplis de cadavres de Vendéens, morts de fatigue et de la dysenterie. 

    Du fait de ces deux passages, la commune de la Pellerine éprouva de grandes pertes. »

     

    Ernée le 14 juillet – L'instituteur-adjoint d'Ernée chargé du travail

    signé J. Royer. 

     

    Il est très rare que les communes de ''Galerne'' enregistrent les décès des Vendéens. Les registres paroissiaux de  la Pellerine nous informent (décès 1793- vue n°30/96) du décès de cinq Vendéens à la ''Bicherie''. Cinq cadavres de l'armée Vendéenne sont découverts le 4 novembre 1793, au bord de la route près du bourg. (Cadastre de 1809, page 1/1- 3P2768/6 bourg (le). 

    La Pellerine....

     

    « Aujourd'hui quatrième jour du mois de novembre 1793 à huit heures du matin par devant nous Alexis Fauvel, membre du conseil général de la commune de la Pélerinne département des la Mayenne ; élu pour recevoir les actes destinez à constater les naissances, les mariages et décès. Sont comparus en la maison commune, Pierre Jugan journallier âgé virons quarante deux ans et domicilié dans la dite municipalité de la Pélerinne au village de la Bicherie et François Robichon native de la paroisse du May (Mée), âgé virons cinquante sept ans, lesquels Pierre Jugan et François Robichon déclaré que les dits corps sont morts, sans vie, une fille de dix huit ans viron et une autre de sept ans viron et deux hommes âgés viron vingt trois à cingt ans et un enfant âgé viron douze ans, lesquels ses cinq personnes sont morts de l'armée qui a passé par notre bourg en date ci-dessus marqué, d'après cette déclaration je me suis assuré du décès desdit personnes et ont été inhumé en ce cimetière de cette paroisse et jen ay dressé le présent acte que Pierre Jugan et François Robichon ont déclaré ne scavoir signé, fait en la maison commune de la Pélerinne le quatrième jour du mois de novembre mil sept cent quatre vingt treize ; »

     

    Signé Fauvel. 

     

    La Pellerine....

     

    Sources: Archives Départementales de la Mayenne et de la Manche tous droits réservés ; registres des baptêmes, mariages de Mortain, années 1765, 1767, 1778  - Bases monographiques communales de la Pellerine vue n° 18,19,20 – Registres de l'Etat-Civil de la commune de la Pellerine  décès 1793, vue n°30/96 - (Cadastre de 1809, la Pellerine, page 1/1- 3P2768/6 bourg (le). Photo : Marquis de Lescure, la Maraîchine Normande. 

                                                                      

                                                            

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


    votre commentaire