•  

    Sur les chemins de Galerne… 

    Chouannerie ou règlement de comptes ? 

     

       

     

    Chouannerie ou règlement de compte ?Difficile de faire la part des choses en cette époque troublée, des attaques sont menées contre les acheteurs de biens nationaux, contre les patriotes notoires, ou tout simplement pour voler.

    Au cours du mois de pluviôse de l’an 9 (janvier 1801), cinq hommes, dont trois armés, font irruption chez le citoyen Pierre Triolet au lieu-dit Coin, commune de Chigné, district de Baugé dans le Maine-et-Loire.

     

    Les faits racontés par la presse de l’époque…

     

    « Tribunal Criminel.  

     

    Extrait des jugements rendus par le tribunal criminel du département de Maine-et-Loire, pendant le cours de la session du mois de pluviôse an 9. 

     

    « Séance du 16. (5 février 1801). Julien Moreau, âgé de 20 ans, apprentis charpentier chez le citoyen Fresteau, en la commune d’Auverse, département de Maine et Loire, où il demeurait lors de son arrestation ; et Jean Bourigault*, âgé de 17 ans, natif du Gué-Deniau, en ce département, garçon cultivateur, à l’époque de son arrestation, chez le citoyen Marchand, dite commune d’Auverse ; convaincus, par la déclaration unanime du jury de jugement, de s’être transporté avec trois autres particuliers, armés de fusils, dans le domicile de Pierre Triolet, au lieu de Coin, commune de Chigné, et d’avoir aidé et assisté volontairement et sciemment celui d’entr’eux qui a exigé dudit Triolet la somme de trente francs en numéraire, et ce dans l’intention de participer à cette exaction ; ont été condamnés à 22 années de fers, conformément aux articles 2 et 4 de la seconde section du titre deux de la deuxième partie du code pénal, et à l’article premier du titre trois de la seconde partie dudit code, et avant de subir leur peine, à être exposés pendant six heures sur un échafaud planté sur la place publique de la commune d’Angers, en exécution de l’article 28, première partie du même code, et au remboursement des frais de la procédure. » 

     

    Que pouvons-nous en penser ?

     

    1° - Pierre Triolet est un fermier, c’est à dire un gros dans le monde rural de l’époque, ce n’est ni un closier, ni un journalier. Il est né le 2 mars 1753 à Denezé-sous-le-Lude, fils de Louis Triolet et de Jeanne Choizeau, il épouse le 3 juin 1788 à Denezé, Marie Fournier. Il est donc fermier au Coin, commune de Chigné, où il décède le 20 octobre 1813 à l’âge de 60 ans.

     

    2° - Le Coin, est une ferme de la commune de Chigné qui, avant la Révolution, formait le temporel** de la chapelle du Château de Breil-de-Foin. On peut supposer que Triolet l’a achetée comme bien national.

    ** Revenu d’un bénéfice ecclésiastique. 

     

    3° - Un groupe composé de cinq hommes, dont trois armés de fusils, cela fait penser à une opération montée par les chouans du secteur, trois fusils et deux accompagnateurs plus jeunes.

     

    4° - Seulement deux d’entre eux ont été reconnus, les deux lampistes.

     

    Donc, Pierre Triolet n’a pas été choisi au hasard, c’est un patriote.

     

    - Jean Bourgault-Bourgaux et non Bourigault est né le 24 juin 1781 au Guédeniau, il est le fils de François Bourgault et de Perrine Vincent, qui ont été closiers à la Prairie à Auverse en 1779.

    - Julien Moreau, 20 ans : non identifié.

     

    Chouannerie ou règlement de compte ?

    Sources : 

     

    . Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés - Les Affiches d’Angers n°74 du 27 Pluviôse an 9 de la République – vue n°27/31. 

    . Dictionnaire Historique du Maine-et-Loire – Célestin Port – Tome I -  page 779 - Le Coin, commune de Chigné. 

    . Archives Départementales de Maine-et-Loire tous droits réservés – communes de Meigné-le-Vicomte – Le Guédeniau.- Auverse – Denezé-sous-le-Lude - Chigné. 

    . Photo de l’auteur : les armes du chouan. 

    . Manoir du Breil-de-Foin, photo tirée de la journée du patrimoine 2019 du guide touristique de France - Genneteil - clichés de J de Boissard. 

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


    votre commentaire
  •  

    Revue « Moyen Age » N° 123...

     

     

    Revue "Moyen Age", N°123....Le dernier numéro de la revue « Moyen Age » (1) propose en couverture un alléchant article de Georges Bernage sur « les châteaux forts de Vendée ». S’il est forcément dommage de se cantonner au découpage départemental, car ces châteaux relèvent d’une volonté de défense territoriale poitevine, l’article s’annonce comme l’ébauche d’un prochain livre ; peut-être cette limitation n’est-elle donc que temporaire pour l’amateur épris de cette région !

    Ce long article propose un voyage sur cinq siècles de bâti essentiellement civil , de Vouvant à Tiffauges, sur toute la façade Est du département, exception faite pour Talmont sur la côte Ouest. Nous sommes invités à découvrir ce qu’étaient Bazoges-en-Pareds, Pouzauges, et Saint Mesmin (dont le château est en Deux-Sèvres, pour l’anecdote !) et comment l’Histoire y a été écrite par les seigneurs de Mauléon, de Parthenay, , les Lusignan, Rorthais ou Surgères.

    De belles prises de vues des extérieurs et mobiliers, documents, plans et coupes permettent de comprendre la genèse et la finalité de ces ouvrages. Il donne aussi à voir les animations qui permettent de les rendre vivants et invitent à visiter ces hauts lieux de l’histoire poitevine.

    Quelques lieux, tels Sigournais ou la Flocellière, sont traités plus succinctement , d’autres telles les églises du Boupère ou de Parthenay sont juste évoqués. Tiens, ce dernier lieu n’est sur aucune des deux cartes de l’article qui, quoiqu’en apparence identiques, réussissent à comporter des erreurs différentes ! Mais il serait dommage de s’arrêter sur les quelques fautes d’édition dont ces cartes, même si cela hérisse un peu le poil vue la qualité – et le prix – de la revue !

    L’article se termine par un hommage aux spectacles et surtout aux reconstitutions de bâtis des époques médiévales au Parc du Puy du Fou. Les bâtiments couvrent cette même période entre l’an mil et la fin du XVe siècle et leur construction ayant commencé au milieu des années 90, ils ont encore gagné en réalisme grâce à la patine des ans. Il est vrai que c’est un plaisir de se plonger dans ce qui est plus qu’un décor car le soin donné aux matériaux, aux proportions permet de s’immerger sans difficultés dans ces époques, sentiment renforcé par la visite des bâtiments et le mobilier : meubles, ustensiles, sculptures et décors peints, particulièrement réussis dans la chapelle du village dit médiéval.

         Le village médiéval reconstitué du Puy du Fou : 

    Revue "Moyen Age", N°123....

    Dommage que l’existence d’un vrai château fort - dont l’emplacement correspond à l’arène du spectacle « le Bal des Oiseaux Fantômes » - ne soit pas mentionné. Pourtant les quelques ruines intégrées dans le décor et les fouilles effectuées sur le site au moment de la création du Parc mériteraient sans doute d’être publiées et restituées dans une telle étude.

         L'église Notre-Dame du Vieux Pouzauges : 

    Revue "Moyen Age", N°123....

    Les guerres de Vendée ne sont pas oubliées même si nous sommes ici loin de notre période de prédilection, ne serait-ce que pour déplorer les méfaits des « Colonnes Infernales ». En effet, comment passer sous silence que nombre de ces édifices ont été ruinés, incendiés et pillés, parfois à plusieurs reprises, par les troupes républicaines révolutionnaires à la fin du XVIIIe siècle ? L’émouvante Croix photographiée au pied du donjon de Pouzauges commémore ainsi les massacres du 30 janvier 1794 perpétrés en ce lieu par les colonnes de Lachenay et Grignon (2).

     

    Anne-Dauphine Docq pour Chemins secrets

     

    Notes :

    (1) Numéro 123 de Novembre, décembre 2020 et janvier 2021, Edition Heimdal, 11,70€.

    (2) Voir les photos de l’article sur la restauration de la croix par le Souvenir Vendéen, «La croix du château de Pouzauges entièrement restaurée», ici.

     

     


    votre commentaire
  •  

    Sur les chemins de Galerne… 

    Le 5 ventôse an 9, déjà des mesures privatives de liberté 

     

       

    Le 24 février 1801, le Préfet zélé de Maine et Loire se sent investi d’une mission divine et va nous pondre un arrêté digne d’un petit dictateur local. Il décide qu’on peut circuler dans notre département, mais avec un passeport, ouf ! c’est mieux qu’un kilomètre autour de son domicile, en deux siècles c’est fou comme l’espace de liberté s’est rétréci.

    Sous l’Ancien Régime, on pouvait aller voir sa grand-mère à l’Hôtel-Dieu de Segré tout en habitant Saumur, en 2020 c’est impossible, les vieux sont sous clé, et l’itinéraire est long et dangereux, la gendarmerie aux ordres rôde masquée comme le malveillant... passons.

     

    « PREFECTURE DE MAINE-ET-LOIRE.  

     

    Arrêté du préfet du département de Maine-et-Loire.

     

    Séance du 5 ventose an 9.  

     

    Le préfet du département de Maine-et-Loire, 

     

    Considérant que la sûreté publique fixe particulièrement l’attention et la sollicitude du gouvernement ; 

    Que les mesures administratives qu’il a prescrites, et les dispositions législatives qui ont été rendues dernièrement, ont pour objet de l’assurer sur tous les points de la république ; 

    Que ces dispositions et ces mesures, toutes sages et prévoyantes qu’elles sont, resteraient sans succès si elles n’étaient secondées par une surveillance spéciale et rigoureuse des autorités locales ; (histoire d’en remettre une couche).

    Considérant que les malveillants et les brigands* contre lesquels va se diriger l’action combinée d’une police active et d’une justice sévère, vont prendre toutes les formes et épuiser toutes les combinaisons pour s’y soustraire ;* royalistes. 

    Qu’il est important de prévenir et d’empêcher entr’eux toutes communications clandestines, en les mettant dans l’impossibilité de se transporter d’un point à un autre, à l’insu des autorités constituées,  

     

    Arrête : 

     

    Art Ier - Nul voyageur dans toute l’étendue de ce département, ne pourra être admis dans les voitures publiques, ni obtenir des chevaux de poste, qu’il n’ait préalablement justifié d’un passeport en règle. 

     

    II – Tous les entrepreneurs publics et particuliers de diligences ou voitures, et tous les maîtres de poste aux chevaux, se feront représenter les passeports des voyageurs, et seront personnellement responsables de la non-exécution de l’article précédent. Les maires d’Angers et de Saumur feront faire le plus souvent possible, par leurs commissaires de police, la vérification des passeports lors de l’arrivée et du départ des voitures.

     

    III - Tous lesdits entrepreneurs et maîtres de poste sont tenus d’avoir à partit du 15 de ce mois au plus tard, un registre in-folio à sept colonnes pour y inscrire I° le quantième du mois, 2° le nom du voyageur, 3° ses prénoms, 4° son âge, 5° sa profession, l’objet de son voyage, 7° le lieu de sa destination. 

     

    IV – Ils sont tenus en outre d’exhiber ces registres à toute réquisitions des maires et adjoints, des juges de pais, des commissaires de police, des officiers et sous-officiers de gendarmerie. 

     

    V – Les fonctionnaires désignés dans l’article précédent, sont expressément invités à donner une nouvelle vigueur aux lois et règlements concernant les hôtels et les auberges, et à y faire, ou faire faire de fréquentes et scrupuleuses visites. 

     

    En préfecture à Angers, le 5 ventose an 9 de la république française.  

     

    signé : Montault-Desilles » 

     

    Vous voyez, comme aujourd’hui,  cette manie maladive de tout verrouiller en permanence. Heureusement, il restait au chouan ses réseaux, ses jambes, son cheval, ses armes et la paille des granges pour se reposer, en évitant les cabarets et les auberges. Aujourd’hui, que nous reste t-il ?

     

    Mesures liberticides en 1801....

    Sources : 

     

    . Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés - Les Affiches d’Angers - 

     

    . Gravure : affiche du film « Jean Chouan », 1926. 

     

                                                                    

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


    3 commentaires
  •  

    Sur les chemins de Galerne en janvier 1801. 

    Forte activité des chouans au Nord de la Loire... 

     

     

     

    Activité chouanne en janvier 1801Le 26 pluviôse de l’an IX, au quartier général de Rennes, on est sur les dents. La gendarmerie traque les porteurs de cocardes blanches que l’on confond volontairement avec des voleurs, des scélérats, des brigands...

    Notre brave général du Baugeois, Jean Châtelain dit Tranquille, chef de Division de chouans, est arrêté le 29 nivôse avec promesse de lui régler son compte par un procès retentissant.

     

    « Le premier conseil de guerre de la 22e division militaire, a, dans la séance du 27 nivôse, condamné à la peine de mort les nommés Jean-Gaspard, Simon-François Fortin et François Monnier, convaincus de vols à main armée : ce jugement confirmé par le conseil de révision, a reçu son exécution. » 

     

    « Le 29 nivôse, on a saisi le nommé Châtelain, dit Tranquille, chef de division de chouans, dans la 22e division militaire. Le ministre de la police générale avait ordonné son arrestation dans le courant de fructidor an 8 : on va lui faire son procès. » 

     

     

    « Le 29 nivôse, le citoyen Chaplain, acquéreur de domaines nationaux, fut enlevé, sur les huit heures du soir, par quatre brigands, dans une auberge, à Saint Denis-Dorgues. Plusieurs brigades de gendarmerie, auxquelles se réunirent les gardes nationales de Blandouet et Saint-Denis, se livrèrent à la poursuite des ravisseurs, et les atteignirent au village du Rocher. 

    Deux brigands mordent la poussière, ce sont les nommés Guillot et Santer ; les deux autres quoique grièvement blessés, parviennent à s’échapper. Le citoyen Chaplain est délivré, et rendu à sa famille. 

    Le général en chef est satisfait du zèle et du généreux dévouement, dont les brigades de gendarmerie et les gardes nationales de Blandouet et Saint-Denis, ont fait preuve en cette occasion. » 

     

    « On est parvenu à arrêter, dans le département de la Mayenne, le fameux Roger, dit Sans-Peur, chef redouté d’une bande de voleurs. » 

     

    « Le 13 de ce mois, un détachement de gendarmerie a arrêté le nommé Julien Cadudal, frère de Georges chef principal des brigands qui désolent encore le Morbihan. Cet individu était major de la cavalerie pendant les dernières hostilités ; il était devenu depuis le dispensateur des grades, et le distributeur de l’argent de l’Angleterre : on a trouvé sur lui différents papiers, justifiant des sommes qu’il avait payées à différents sous-chefs de chouans. Il était aussi porteur d’une bague portant trois fleurs de lys, et d’une croix avec cette inscription : « Aimons Dieu et le Roi, défendons l’autel et le trône. » 

    Le 18 un détachement le conduisit d’Auray à Lorient, pour y être traduit au directeur du jury ; à peine arrivé à une lieue d’Auray, l’escorte de ce brigand est vivement attaquée par une embuscade. Il veut s’échapper, mais il est fusillé, et les brigands sont vigoureusement poursuivis. * 

    signé : Le lieutenant général commandant en chef l’armée de l’Ouest par intérim TILLY. Pour copie conforme le sous-chef de l’état-major général. ROPERT. » 

    * Les Affiches d’Angers sont prises en flagrant délit de désinformation et de mensonge, cette feuille de chou républicaine utilise déjà les mêmes procédés que l’on connaît aujourd’hui. 

    Julien Cadoudal a tout simplement été abattu par son escorte composée de 54 assassins, soldats et gendarmes. Le prétexte de l’embuscade n’est qu’une calomnie de plus. Le lieutenant général TILLY est un fabulateur. 

     

    Le Souvenir Chouan de Bretagne nous raconte :

     

     «  Julien Cadoudal est encadré par 54 soldats et gendarmes. Sur la vieille route d’Auray, au lieu-dit la croix de Léaulet, à 3 kilomètres de la ville, Julien est abattu par ses gardiens. Il n’y avait aucune charge contre lui et lors de son arrestation il n’avait rien été trouvé de compromettant ; mais il était le frère de Georges motif suffisant. »

     

    Julien, âgé de 23 ans, a été arrêté chez son père par les gendarmes d’Auray, mais il en ignore les motifs. Il avait remis ses armes lors de l’amnistie et vivait tranquille chez son père, occupé seulement aux travaux de l’agriculture ; et pour plus de précisions sur les faits :

     

    « Effectivement une troupe de chouans était apostée sur la route de Lorient, à l’embranchement de celle de Landaul, avec mission d’arracher Julien aux mains de ses gardiens. Mais rendus à plus d’une lieue de cet embranchement et par conséquent avant d’avoir subi la moindre attaque, l’escorte se jette sur son prisonnier et le fusille sans autre forme de procès. »

     

    « Il suffit de lire le procès-verbal de cette affaire, bien que le commandant ait fait tous ses efforts pour la déguiser sous le prétexte d’une attaque de chouans, pour comprendre que l’on se trouve en présence d’un de ces nombreux assassinats alors ordonné par l’autorité militaire elle-même. » 

     

    Le commanditaire de l’assassinat ? Bonaparte.

     

    Dans la Sarthe, le 12 ventôse…

     

    La gendarmerie de Sablé a arrêté un brigand nommé Boniface qui exerçait ses ravages dans le département de la Mayenne. Deux de ses complices ayant fait résistance, ont été tués, l’un se nomme Bigot et l’autre Frappe-à-Mort. Ce dernier est du Lion-d’Angers. 

     

    « La gendarmerie à pied, en résidence à Mûr (Côtes-du-Nord), a aussi arrêté le nommé Alaud, dit Lacoudre, courrier de Mercier ; ce brigand était armé, et avait un cheval fort bien équipé. » 

     

    « Le nommé Lecat, brigand depuis longtemps fameux et chef des assassins du citoyen Audrein, évêque constitutionnel du Finistère, a été arrêté avec l’un de ses compagnons, dans une auberge, à Pontaven. Ces deux scélérats sont en ce moment dans les prisons de Quimper. 

    Cette importante arrestation est due aux citoyens Laumone, brigadier de gendarmerie à pied Pontaven, Lecourt et Goulard, gendarmes à pied de la même résidence. » 

     

    Sources : 

     

    . Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés - Les Affiches d’Angers – n°82 - 12 Ventôse an IX de la République. 

    . Georges Cadoudal et la Chouannerie – édition Téqui 53150 Saint-Généré – achevé d’imprimer le 30 octobre 1992 – dépôt légal 1992. page 246 – Assassinat de Julien Cadoudal. 

    . Le Souvenir Chouan de Bretagne. 

    http://souvenirchouandebretagne.over-blog.com/article-julien-cadoudal-il-y-a-210-ans-66685040.html

     

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


    votre commentaire
  •  

    Sur les chemins de Galerne… 

    Joseph Préaubert dit la Musique, de Montigné-lès-Rairies 

     

     

     

    Joseph Préaubert, de Montigné-lès-Rairies....Joseph Préaubert est né le 25 octobre 1781 à Montigné-lès-Rairies près de Baugé. Il est le fils de François Préaubert, journalier, et de Marie Foureau. Il épouse le 5 avril 1809 à Durtal, Perrine Faray-Feret, domestique, née à Huillé le 7 janvier 1788, fille de René Farret et de Louise Drugé. En 1817, il est cultivateur aux Chevelleries à Durtal, puis au Champ Joly.

    De cette union sont nés quatre enfants dont Marie Préaubert née le 22 juillet 1817 à Durtal et mariée le 17 juillet 1848 dans cette même commune.

    Joseph Préaubert est décédé à Durtal le 25 mai 1846.

     

    Le 20 mai 1825 il dépose une demande de pension comme ancien soldat des Armées Royales du Nord de la Loire. En effet, il a chouanné en 1799 et 1800 sous les ordres de Jean Châtelain dit le Général Tranquille. Il a reçu deux blessures sous le commandement de Monsieur Auguste-François Bucher de Chauvigné dit Lowinski.

     

    Un certificat de service lui est délivré par le général Tranquille, le 12 mai 1825 :

     

    « Je soussigné, officier Vendéen, Chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis, Maréchal de Camp. 

    J’atteste et je certifie que le Sieur Joseph Préaubert  a servi dans les armées Royales de l’Ouest sous mes ordres, en qualité de soldat, a fait les campagnes de 1799 et 1800, ce brave a toujours mérité notre estime par sa bonne conduite et son amour pour son Roi. 

    En foi de quoi nous lui avons délivré le présent certificat pour lui servir et valoir ce que de raison. 

    Fait au château de Miné, le 12 mai 1825. 

    signé : Tranquille – Maréchal de Camp » 

     

    Joseph Préaubert, de Montigné-lès-Rairies....

    Charnassé, le capitaine de Joseph Préaubert, nous informe qu’il a été légèrement blessé à la jambe gauche et a reçu une autre blessure à la nature dans une déroute… L’ensemble certifié par deux officiers de santé.

     

    Joseph Préaubert, de Montigné-lès-Rairies....

    Joseph Préaubert, de Montigné-lès-Rairies....

    Joseph Préaubert, de Montigné-lès-Rairies....

    Joseph Préaubert, de Montigné-lès-Rairies....

    Joseph Préaubert, de Montigné-lès-Rairies....

     

     

    Sources : 

     

    . Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés -Les Dossiers Vendéens – class 1M9/302 – Certificat de service pièce n°4. 

    . Archives Départementales de Maine-et-Loire tous droits réservés – communes de Montigné-les-Rairies, Durtal, Huillé, Lézigné 

    . Photo de l’auteur: reportage photo à Montigné-les-Rairies. 

                                               

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


    2 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires