•                           

    Jean Gaboriau, de Saint-Paul-en-Pareds 

    tué à la Mosnière le 31 janvier 1794. 

                

                 

     

    Jean Gaboriau, soldat de l'Armée Vendéenne est dit « tué à Lamaunière*, à Saint-Paul-en-Pareds, le 31 janvier 1794 à l'attaque d'une colonne mobile.»

     

    *La Mosnière ou La Monière ; La Mosnière du Pas. 

     

    Il n'est pas tout jeune pour prendre les armes, puisqu'il est âgé de cinquante six ans. C'est un homme déterminé et convaincu qui va s'opposer aux horreurs des colonnes républicaines.

     

    La Colonne Infernale de Grignon témoigne d'un zèle acharné à exécuter les ordres : « On suivait la colonne autant à la trace des cadavres qu'elle avait faits, qu'à la lueur des feux qu'elle avait allumés. »

     

    Le 31 janvier 1794, « De grand matin, Grignon quitte la Flocellière pour gagner les Herbiers. Sa colonne se divise en plusieurs parties au village de l'Epaud. L'une d'elles prend le chemin de Saint-Paul-en-Pareds, massacrant un groupe de Vendéens cachés dans le bois de la Bonnelière*, et tuant et incendiant les hameaux et fermes le long de leur chemin. Ce détachement parvient le soir à Saint-Paul-en-Pareds et enferme soixante douze personnes dans la cour du château. Après les avoir nourries, abreuvées et forcées à danser, ils les massacrent.... »

     

    * Curieusement, le logis de la Bonnelière de St Michel-Mont-Mercure échappe à l'incendie.

    Jean Gaboriau....

     

    Plusieurs Vendéens sont également tués au logis de la Barbère. Photo du lieu, ci-dessous :

    Jean Gaboriau....

     

    C'est donc en fin d'après midi, ce 31 janvier 1794, que Jean Gaboriau est tué, s'est-il opposé à la colonne de Grignon près de chez lui, à la Monière avec un groupe de combattants Vendéens ? Nous n'en saurons pas plus, les archives restant muettes à ce sujet.

    Jean Gaboriau....

     

    Jean Gaboriau est né le 8 avril 1738 aux Herbiers. Il est le fils de Mathurin Gaboriau et de Françoise Pasquier. Veuf, il épouse le 28 novembre 1786 à Saint-Paul-en-Pareds Perrine Libaud-Libeau, née le 5 juin 1764 aux Herbiers, fille de René Libaud et de Perrine Pasquier. (vue n°23/68 année 1786). En 1794 il est fermier à la Monière, près du logis des Noyers.

    De cette deuxième union sont issus :

     

    1° Marie-Jeanne Gaboriau, née le 19 décembre 1787, la Monière à St Paul-en-Pareds.

        (vue n°33/68 année 1787).

    2° Perrine Gaboriau, née le 4 novembre 1790 à St Paul-den-Pareds. (Vue n°62/68

         année 1790).) 

    3° Louise Gaboriau, née le 3 avril 1793 à St Paul-en-Pareds (vue n° 2/7 année 1793, registre clandestin).

     

      Le 20 mai 1820, Perrine Libeau dépose une demande de pension :       

     

    « N°813– Libeau Perrine,  née le 4 juin 1764 aux Herbiers, veuve de Gaboriau Jean, soldat de l'Armée Vendéenne, tué à Lamaunière, le 31 janvier 1794, à l'attaque d'une colonne mobile, fermière à Saint-Paul-en-Pareds, cinq enfants, proposée pour une pension de cinquante francs   » (Vue n°5/10 du 20 mai 1820 SHD XU 39-9).

     

     

    Sources:   Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions, - vue n°5/10, SHD XU 39.9 du 20 mai 1820 – Registres d'état civil de communes de Saint-Paul-en-Pareds, Les Herbiers – Cadastre  de 1838 de St Paul-en-Pared, vue n° 1/1  La Mosnière-du-Pas - Les 12 Colonnes Infernales de Turreau de Pierre-Marie Gaborit et de Nicolas Delahaye éditions Pays et Terroirs, 1995 -  Itinéraires de la Vendée Militaire  Doré-Graslin éditions Garnier  1979, page 115 - Photo du logis de la Barbère de Louis-Marie Caillaud ; du château de Saint-Paul en Pareds de Vendéens et Chouans – Photo de l'auteur. 

                                                                    

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Interrogatoires et rapports divers…

     

     

    Issus des archives militaires : SHD B 5/10-1.

    J’ai cette fois-ci conservé la majeure partie de l’orthographe ainsi que les noms de lieux assez curieux pour certains. Certaines informations demeurent toutefois des plus intéressantes sur la vie des combattants Vendéens.

    RL

    Août 2017

     

     

       « Déclaration du nommé Henri Brouet, brigand, natif de St Lambert âgé de 14 ans, faite le 27 prairial. (15 juin 1794)

     Dans un arrondissement du pays rebelle qui comprend les communes de St Aubin, Chanteloup,  St Laurent de la Plaine, Nivi, Jallais, Chemillé, Lajumellière, St Lembert.

       Il ne s’est encore fait aucun rassemblement général dont le nombre peut atteindre 1500 hommes capable de porter les armes, Stofflet établi à Ysernai avec son armée n’a avec cette partie, que des relations indirectes et peu fréquentes, il envoie quelque fois des ordonnances dans les différentes communes, pour requérir des voitures et des chevaux que le plus souvent on lui refuse ;  mais, il n’a poin encore requis les hommes pour faire partie de son armée, et il est vraisemblable que lorsque des communes se rassemblent, elle se donneront un chef particulier don le choix parois se diriger sur un nommé Cady chrirurgien de St Laurent comme le plus capable.

       Jusqu’ici chaque commune a fait un service indépendant l’une de l’autre, les postes les mieux gardés sont le pont Barré et de Bazillon, le 1er est composé de 20 hommes et le second de 10.

       L’état précaire, dans lequel vivent les habitants, qui peuvent être pris des deux côtés, les avait porté à se réunir le 22 prairial à St Aubin, mais l’approche de la colonne commandée par Cambray les fit renoncer à leur projet, leur dessein étoit d’attaquer nos postes de Thouarcé et autres sur le Layon, se répandre dans la forêt de Brissac, se procurer du sel, dont ils manquent absolument, du tabac et des munitions. Jusqu’ici ils s’en sont procuré et continuent à s’en procurer par le moyen des femmes qui se répandent dans le voisinage, avec de vieux ou de fau passeports. Les femmes de beaulieu, suivant le rapport du nommé Henri Brouet, se prêtent à ce manège, leur position près du Layon favorise infiniment leur démarches. Si toute cette population en état d’agir étoit réunie, la tête de la colonne pouroit avoir environ 400 fusils, partie de calibre, partie de chasse, mais ils ont très peu de cartouches, et c’est à leur…en procurer que s’exercent surtout les femmes qui communiquent froduleusement au dehors. Beaucoup se dirigent souvent vers les Ponts de Cé, d’où elles en apportent quelques unes.

       Sur la hauteur de Beaulieu, ils étoit établi un poste surveillant cette communication deviendroi impossible. C’est tous au plus s’il existe dans cette partie de quoi composer 50 hommes de cavalerie. Ils ont abondament de grains et des moulins suffisants.

       Beaucoup de hameaux et de granges ont échappé à l’incendie, et les habitans vacquent à leurs travaux munis de fusils, beaucoup couchent la nuit dans les champs crainte d’être surpris.

      La situation négligée, dans laquelle vivent les habitans de cette partie du pays rebelle, est une preuve qu’ils sont plus dominés par la crainte que par la confiance de pouvoir échapper aux coups républicains. Les hommes qui commandent ces communes sont plus ardents ; Stofflet ne les a jamais compris dans ses mouvements et si une colonne peu nombreuse des républicains y enrtoit par le Pont barré, les habitans seroient facilement exterminés, les vilages brulés, et il seroit extrait une immencité de subistances qui jusqu’ici sont restées intactes.

       Pour copie conforme, les généraux divisionnaires signé Grignon, Caffin.

     

    ******

     

       PV autre rapport fait le 28 par les mêmes.

      Les brigands ont à St Denis du savon, du sel du tabac pour leur provision que leurs produisent les habitants du Marais. Ils se rassemblent en ce momen à deux endroits différents qui sont Jalais et izernay dans le bourg même.

       Ils n’on d’autres mot de ralliment, que, (qui vive Royaliste et vive le Roy) et qu’il n’y a pas d’autre moyen pour les prendre la nuit.

       Il y’a dans la forest de Vezin, proche l’hôpital, une grande quantité de bœufs, vaches et autres viandes de toute essence.

    ******

     

       Le document suivant est cité par Savary (tome IV p. 560) mais ne le cite qu’en partie.

       Déclaration d’Alexis Plan, place de Vezin faite le 27 prairial.

       Berard est à Jalais avec 6. à 700 hommes armés de piques et va du côté de Beaupreau.

      Loiseau commande la cavalerie de Stofflet, composée de 50. à 60. hommes, Marigné habite Cerizai avec 6000. hommes don un tiers armés et trente chasseurs à cheval.

      Charette habite les 4 chemins, son armée y comprise celle de Sapino, est à peu près de 10,000 hommes dons les trois quarts son armés, et au moins 200. hommes de cavalerie.

       Stofflet tire ses vivres du côté de la Fougereuse et St Aubin ils vons eux même chercher le sel, le tabac et les vivres aux Aubiers et tirent leurs fourages de Vezin.

     Carabas est avec Stofflet et fait fonction d’adjudant général. Charrette, Stofflet et Sapino ons leur correspondance établie par Châtillon, ils font moudre leurs grains à la Saivre, il y a deux moulins à St Laurent et deux à Malièvre, où les paroisses ammènes du grain.

       Deux autres moulin à eau à Cerisai et six moulins à vent trois à St Pierre, deux à notre Dame sur la rivière du Romdeberge, deux à eau sur la rivière de Jeu à Jalais.

       Ils dont des affuts de canons dans le forêt de Vezin, au chêne du Marchais près d’izernay.

        Le charron de Vezin se nomme Bonpas.

        Joli est adjudant général de Charette.

     

        Pour copie conforme  les généraux divisionnaires, signé, L. Grignon, Caffin.

     

    Interrogatoires et rapports divers....

     


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    Interrogatoires de deux soldats de Charette…

     

     

    Voici deux interrogatoires trouvés aux archives du Fort de Vincennes concernant deux pauvres gars de l’armée de Charette. Je me suis permis de modifier un peu l’orthographe des documents afin de les rendre plus compréhensibles mais j’en ai gardé l’essence, le style et surtout le contenu, avec ses erreurs, ses incohérences et quelquefois ses touches d’humour. J’avoue que « Moutiers des Moufflets » m’a beaucoup amusé (Moutiers-les-Mauxfaits avaient pris le nom de « Les Moutiers-Fidèles durant la Terreur», ce qui est étrange en regard du sens du mot moutier). Les documents sont consultables au « Service Historique de la Défense », depuis le site des AD85  (anciennement « SHAT », « Service Historique de l’Armée de Terre » sous la cote B 5/10-1). D’autres interrogatoires suivront prochainement et concernant les Mauges.

    RL

    Août 2017

     

     

     

     

    " Déclaration de Pierre Prudhomme arrivant de l’armée de Charette lequel s’est rendu le 26 messidor.

    Après lui avoir demandé quels étoient leurs chefs brigands il nous a répondu qu’ils étoient dernièrement rassemblés pour nommer un chef que toutes les voix avoient tombées sur Charette général en chef et sur les noms ci après détaillés.

    Charette général en chef, Stofflet, Marigné, Sovagne ( ?), Joly, Delaunay, Decomte commandant St Philbert, Lescon ( ?) commandant de la Copechanière, Cailleau à Ste Cécile, de St Pal commandant 1500 hommes à la Roche des Sables (sic), de la Roberie, Pageau, Quely (Bulkeley ?) commandant dans le marais de Soulans, Sapineau commandant de Beaupreau, Guérin commandant du Lay, Jean Fougeres nommé pour le remplacer, Debirse commandant quatre mille hommes qui après la déroute de Chalans s’en sont retournés dans le Poitou.

    Nous lui avons demandé s’il y avoit de la troupe de ligne avec les brigands, et s’ils étoient encore bien nombreux.

    Il nous a répondu qu’ils étoient au nombre de 1500 hommes de troupes de ligne, bien habillés et armés dans le château de Boulogne près la Châtaigneraie ( ?), que Charette n’a que deux cavaliers allemands et quatre mille hommes, deux cent cavaliers et vingt canoniers qui font journellement de la poudre et des cartouches ; et que Charette fait rétablir tous les moulins de la Berreherry ( ?) près leger où ils se tiennent actuellement et que quand tous les brigands sont rassemblés ils sont au nombre de trente mille et quinze cent cavaliers.

    Stofflet après la déroute de Chalans, promis à Charette qu’ils auroient Chalans morts ou vifs et qu’il s’en retournoit pour ces éffer (sic) dans le Poitou que d’après la mort d’Haxo, s’ils nous avoient pas attaqués on les auroient toujours laissés tranquille, sur ces propos nous lui avons demandé s’il avoit vu servir Haxo, il nous a répondu que non mais qu’il avoit entendu dire que Haxo avoit dit qu’il étoit bien malheureux de mourir de la main de la canaille et qu’il s’étoit brûlé la cervelle, que Charette avoit actuellement son cheval, et qu’avant de mourir il avoit dit à Charette ma mort levau (sic) 30 000 hommes, Charette dit que si Haxo avoit encore vécu quelque temps, il auroit détruit son armée, vu qu’il ne le laissoit point tranquille que Charette avoit sans cesse dispute avec Guérin, que celui-ci vouloit revenir dans le pays, et que Charette employoit tous les moyens pour l’en empêcher, disant que s’il y alloit il y périroit.

    Nous lui avons demandé si Charette avoit du canon, il nous a dit qui les avoit (sic) tous cachés en terre, et qu’il avoit laissé proche des Sables, une pièce de dix-huit cachée en terre.

    Signé Bouchard Capitaine du 4° Bataillon de la Sarthe.

    Pour copie conforme, l’adjudant général chef de brigade signé Maugen."

     

    *****

     

    "L’interrogatoire de Pierre Jofry, brigand pris à l’attaque de Chalans du 18 prairial.

    Le dit Pierre Joffry a dit, Charette n’est pas d’accord avec Joly, ce dernier à qui Charette a fait tuer 2 hommes hier, n’était pas pour l’attaque de Chalans aujourd’hui 18.

    Il y a dix mille hommes y compris 500 hommes de cavalerie moitié du tous armée de fusils, St Pal a 80 cavaliers bien armés. Arnault a été tué à l’affaire de Moutiers des Moufflets, il a été remplacé par Caillaud de la commune de St Florent où il demeurait. Cette troupe se tient au couvent des Cerisiers, il a 400 hommes d’infanterie, moitié piques, moitiés fusils, et 40 cavaliers bien ou mal armés et équipés.

    Caillaud s’est rassemblé avec Charette à Boulogne près St denis dimanche (8 Sre) se sont réunis à la Bésilière, près le bois Chevalier contre Leger, où ils jeunent, n’ayant ni pain ni, ni vin, mais de l’eau de vie et de la viande.

    Du côté de Nemy, les cerisiers, de la Chaize, laboissière il y a encore des moulins à eau et à vent et au Tablier également. Le poste de St Pal est à Nemy.

    Le dit Joffry, habitant du Noireau près le Bourg sous la Roche.

    Certifié le présent véritable

    L’adjudant général. Signé Chadau."

     

    Interrogatoires de deux soldats de Charette....

     


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    René Vigneron, de la paroisse des Epesses, 

    tué aux Epesses le 21 janvier 1794. 

              

     

                 

    René Vigneron....René Vigneron, soldat de l'Armée Vendéenne est dit « tué aux Epesses le 21 janvier 1794. » Que s'est-il passé en ce lieu pour cette période ?

      Le 21 janvier, c'est le départ des Colonnes Infernales, jour anniversaire de la mort du Roi Louis XVI....

    « La Colonne n°3 commandée par Boucret, se divise en deux colonnes d'environ 8.000 hommes chacune :

    - La colonne de Boucret (Cholet, Maulévrier et ses environs, Saint-Laurent-sur-Sèvre).

    - La colonne de Caffin (Cholet, La Tessoualle, Châtillon (Mauléon) Saint-Amand et Les Epesses.  »  

     

    La fameuse colonne de Boucret, «  part de Cholet, au centre de la Vendée. Le 21 janvier, Boucret campe à la Tessoualle qu'il pille. Sa seconde colonne, commandée par Caffin, va s'établir quelques jours à Maulévrier pour en razzier les alentours. Le lendemain Boucret abandonne la Tessoualle en feu, et se dirige vers Moulins dévastant toutes les métairies sur son chemin. Caffin ravage tout le pays maulévrais : Yzernay, Toutlemonde, les Echaubrognes, etc... Un détachement détruit toutes les métairies entre Maulévrier et Saint-Laurent-sur-Sèvre, massacrant les habitants. Boucret progresse vers Châtillon le 23 janvier, Saint-Amand le 25, les Epesses le 26. Le bourg est pillé, incendié, le château du Puy-du-Fou s'embrase. Pendant trois jours, la colonne va s'acharner sur ce pays... »

     

    « Le Dimanche 26 janvier 1794, la colonne de Boucret arrive aux Epesses à cinq heures du soir et rassemble les officiers municipaux pour obtenir des renseignements sur la position des Brigands. Ceux là les prétendent aux Herbiers. Boucret exige de la municipalité qu'on cuise du pain pour la troupe. » (page 111, Itinéraires de la Vendée Militaire).

    « Le mardi 28 janvier, Boucret campe toujours aux Epesses. Ses soldats ont découverts un prêtre insermenté, l'abbé Chapelain, caché dans un arbre creux. Il est immédiatement fusillé. Il envoie à Cholet deux voitures, l'une de grains et de fusils, l'autre de vases sacrés et de linge, escortées par quatre gendarmes. » (page 113, Itinéraires de la Vendée Militaire).

    Le 1er février, Boucret est à Saint-Laurent-sur-Sèvre. Il fait sabrer et empaler deux religieuses de la Sagesse, trois frères coadjuteurs de la Compagnie de Marie et fait fusiller quinze hommes. Boucret est l'un des pires commandants des Colonnes Infernales républicaines. C'est le parfait criminel de guerre.

    C'est aussi aux Epesses que le criminel de guerre républicain Amey, dont le nom est inscrit sur l'Arc de Triomphe, a fait jeter des femmes et des enfants dans des fours chauffés à blanc en mars 1794....

     

    C'est donc au cours de cette période que René Vigneron disparaît, son épouse, lors de la demande de pension, affirme qu'il a été tué le 21 janvier 1794, je pencherais pour la date du 26, mais....

     

    Un mot sur Jean-Baptiste Boucret, général républicain - criminel de guerre : 

     

    Jean-Baptiste Boucret a 30 ans en 1794. Il serait né à Paris le 21 mai 1764, il est le fils d'un maître tapissier, Jean-Baptiste Boucret et de Dame Anne-Charlotte Baugé. En 1782, il est soldat au régiment du Vivarais, en 1785 au régiment d'Orléans jusqu'en 1789, le 12 mai 1793 il est capitaine au 6ème bataillon des volontaires de Paris et général de brigade le 30 octobre de la même année. En 1794 il commande une Colonne Infernale, en 1795 il est à Belle-Ile-en-Mer et est réformé en 1797.

    Il épouse Marie-Françoise Conard (ça ne s'invente pas). En 1820 il est domicilié au n°127 faubourg Saint-Vincent à Orléans, où il est qualifié d'ancien général de division, et décède en ce lieu le 17 août 1820 à trois heures de l'après-midi. (Acte de décès n°908 année 1820, vue n°305/500 archives municipales de la ville d'Orléans.)

    René Vigneron....

     

    René Vigneron est né le 29 mai 1752 à Chambretaud. Il est le fils de Pierre Vigneron et de Marie Ayrault. Il épouse le 25 juin 1781 aux Epesses, Marie-Anne Pasquereau, (vue n°22/152 année 1781, Les Epesses), née le 8 mai 1766 aux Epesses  ; fille de Jean Pasquereau et de Marie Merlet. A cette époque il exerce la profession de serviteur-domestique.

    De cette union sont issus cinq enfants :

     

    1° René Vigneron, né le 14 février 1783 la Ganache Les Epesses, † le 20 février.

    2° Marie-Anne Vigneron, née le 24 mars 1785, Les Epesses.

    3° René Vigneron, né le 10 mars 17888, Les Epesses.

    4° Prudence Vigneron, née le 30 décembre 1791, Les Epesses.

    5° Jean Vigneron, né le 10 janvier 1794, Les Epesses.

     

    Le 20 mai 1820, Marie-Anne Pasquereau dépose une demande de pension  :       

     

    '' N°808– Pasquereau Marie-Anne, née le 8 mai 1766 aux Epesses veuve de René Vigneron, soldat de l' Armée Vendéenne, tué aux Epesses le 21 janvier 1794, exerçant la profession de fileuse, indigente, domiciliée aux Epesses, quatre enfants, proposée pour une pension de cinquante francs – décision du 18 janvier 1815 ''-.

    Marie-Anne Pasquereau est décédée à la Bretèche aux Epesses, le 4 juin 1830 (vue n°294/397 les Epesses année 1830).

    René Vigneron....

    René Vigneron....

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions, - vue n°4/10, SHD XU 39-9 du 20 mai 1820 – Registres d'état civil des communes de Chambretaud, Les Epesses, - Archives Municipales de la ville d'Orléans, tous droits réservés – Les 12 Colonnes Infernales de Turreau de Pierre-Marie Gaborit et de Nicolas Delahaye éditions Pays et Terroirs 1995 -  Itinéraires de la Vendée Militaire  Doré-Graslin éditions Garnier  1979 - Photo de l'auteur. 

                                                                    

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    La Chapelle-Seguin

     

     

     

    La chapelle-Seguin est une paroisse disparue qui fut transférée à l’Absie par une ordonnance du 14 juillet 1836. Par la même ordonnance, la « commune » devenait l’Absie.

     

    On sait par les archives de l’administration des Deux-Sèvres que la paroisse fut traversée plusieurs fois par des bandes de 30 à 50 royalistes notamment la journée du « 17 prairial an VII » ( jeudi 6 juin 1799). La paroisse subit la disparition tragique du chapelain de l’abbaye de l’Absie qui venait dire la messe de temps en temps dans l’ église abandonnée. Celle-ci était déjà déclarée en ruine à la veille des guerres de Vendée. La Statue de la Vierge de l’église fut d’ailleurs cachée au moment de ces tristes événements. L’église fut fermée par une ordonnance départementale du 22 mai 1797 malgré une pétition des habitants. Elle sera démolie en 1850 par le conseil municipal. Le RP Drochon fait construire en 1874 une nouvelle église gothique qui hélas ne sera pas entretenue. La statue de la Vierge ira donc à l’Absie…

     

    RL

    Avril 2011

     

      

     

    Un petit complément qui peut intéresser les amateurs de généalogie en ce qui concerne la période révolutionnaire.

     

    On retrouve trois noms pour la Chapelle-Seguin, dans l’ouvrage d’Antonin Proust, « La justice révolutionnaire à Niort ».

     

    Dans la « Liste des prisonniers exécutés à Niort, le 3 mars 1794 et dont les arrêts de mort n’émanent pas du tribunal criminel des Deux-Sèvres », on trouve :  « Sèvre (Jacques), âgé de 20 ans de la commune de la Chapelle-Seguin. »

     

    Dans  « L’état des détenus arrêtés comme suspects de crimes contre-révolutionnaires ou pour cause d’incivisme et qui sont dans la maison de Brémond l’ainé « , on trouve :  « Sersier (Marie-Louise), native de la commune de la Chapelle-Seguin, ci-devant servante de la Saumorière, ex-noble de la commune de Moncoutant, arrêtée sans armes, prévenue d’avoir tenu les propos les plus sanguinaires contre les patriotes. Une seule pièce. »

     

    Dans la « Liste des personnes arrêtées dans différentes communes, par la force armée ou autrement et sur le compte desquelles, il n’y a aucune pièce au tribunal criminel, 25 germinal an III » (14 avril 1795), on trouve :

     

    « Richard (Marie), femme de Jacques Michonneau, commune de la Chapelle-Seguin. »

     

              Dans Prudhomme ("Histoire Générale et Impartiale...") on trouve :

     

    JANIN Pierre, serrurier, domicilié à la Chapelle-Seguin, département des Deux-Sèvres, condamné à mort, le 29 frimaire, an 2, par la commission militaire séante à Saumur, comme brigand de la Vendée.

      

    RL

     

    Octobre 2012

      

     

    Un nouveau complément sur le blog de mon épouse, nous donne de précieuses et nombreuses indications sur la vie et le décès tragique du curé constitutionnel de la Chapelle-Seguin, ainsi que sur le chapelain de l’Absie cité plus haut. Nous y reviendrons prochainement.

      

     

    http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2013/01/16/26168959.html

     

     

     RL

    Janvier 2013

     

    Comme on l’a vu sur le blog de la Maraichine Normande, le curé Burnet-Merlin fut assassiné en avril 1794.

    http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2013/01/16/26168959.html

     

    Le fait d’avoir prêté le serment constitutionnel ne mettait les prêtres aucunement à l’abri de la mort, puisque l’idéologie dominante était justement basée sur l’anticléricalisme. Un vitrail représentant la scène de son assassinat existe dans la petite chapelle qui tient lieu d’église au village de la Chapelle-Seguin.

     

    Lieu approximatif de la mort du curé Burnet-Merlin.

     

    La Chapelle-Seguin...

     

    C’est tout au fond de ce paysage que le drame a eu lieu…

     

    La Chapelle-Seguin...

     

     Vitrail de la chapelle représentant la mort de l'abbé Burnet-Merlin. Crédit photo: François Hélie de la Harie, avec son aimable autorisation.

     

    La Chapelle-Seguin...

     

     

    RL

    Juin 2013

     

     

    Nouvelle mise à jour sur cet article après les précisions d’un lecteur, M. Aiguillon qui nous indique ceci :

    « Je suis né à la Baraudière de la Chapelle Seguin oû mon père fermier cultivait la ferme de la Bourdetterie (1ere ferme à droite en entrant dans le hameau de la Baraudière). Au sud de la ferme il y avait deux champs. "Le champ de l'aire" sans particularité et "le champ d'en haut" qui était tout plat et qui avait au sud à 20 mètres de la haie un grand chêne. Bien que gênant pour la culture mes parents m'ont toujours dit qu'il ne fallait pas le couper parce qu’un prêtre avait été assassiné à cet endroit.  Etait ce le curé Burnet Merlin ? Je ne sais pas. »

     

    M. Aiguillon m’a envoyé aujourd’hui un plan cadastral avec des annotations permettant de visualiser les lieux :

    La Chapelle-Seguin...

     

    Voici approximativement l’emplacement du grand chêne où aurait été assassiné le curé Burnet-Merlin et marqué d’une croix rouge :

    La Chapelle-Seguin...

     

     

    Comme on pouvait s’y attendre, l’arbre a disparu. Rendez-vous sur place d’ici quelque temps…

     

    RL

    Août 2017

     


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