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    Pierre Querré, de la paroisse de la Boissière-de-Montaigu, 

    tué au combat de la Grandinière en avril 1794.

     

           

                 

    Pierre Querré....Le hasard des recherches offre parfois des surprises, le petit clin d'oeil de la Providence. En effet, Pierre Querré est le fils de Pierre Querré et de Marie Pépineau de la Boissière-de-Montaigu. Un de mes ancêtres, Pierre Paquereau, a épousé au début du XIX siècle Jeanne Pépineau issue de cette même famille Pépineau originaire de La Boissière et de La Guyonnière, le monde est petit...

     

    Un combat à la Grandinière ? Il semblerait que ce soit encore le passage d'une  Colonne Infernale à laquelle des groupes de soldats Vendéens essaient de résister de façons sporadique, pour ''sauver leurs peaux''. En avril 1794, le père de Pierre, Pierre Querré, né le 14 février 1723 à Boussay, époux de Marie Pépineau, née le 11 septembre 1715 à la Boissière, est également tué dans ce bourg à l'âge de 71 ans.

    Pour vous donner une idée de l'ampleur des massacres à l'échelle de deux paroisses Vendéennes : En 1789, la Boissière-de-Montaigu compte 1100 âmes et seulement 360 âmes en 1802. Pour la Guyonnière, la population passe de 1200 habitants avant la Révolution à quelques centaines à la paix de Montfaucon en janvier 1800. Ce constat se passe de commentaires, il s'agit bien d'un génocide pensé et voulu par Robespierre et ses ''satellites'' malfaisants de la Convention... Et le 12 avril 1794, un personnage peu recommandable se trouve près de ces deux villages : Turreau, le général-en-chef des Colonnes Infernales est à Montaigu.... Une lettre datée du 12 avril 1794 en apporte la preuve. «  Lettre du Général Turreau commandant en chef de l'Armée de l'Ouest, écrite au quartier général de Montaigu du 23 Germinal an 3 de la République Une et indivisible – 12 avril 1794 ». (Class SHD5/8-112 vue n°1/7).

    Pierre Querré....

    Pierre Querré....

     

    Pierre Querré est né le 9 mai 1755 à La Boissière-de-Montaigu. Il est le fils de Pierre Querré, originaire de Boussay, né le 16 septembre 1723, tué par les troupes républicaines à la Boissière-de-Montaigu, en avril 1794 et de Marie Pépineau, née le 11 septembre 1715 à La Boissière. En 1793 il exerce la profession de charpentier, veuf en première noces de Jeanne Guérin, il épouse le 30 novembre 1786 à La Boissière, Marie-Anne Belouard-Bellouard-Belloire, née en 1754 à La Guyonnière, fille de Jean Belouard et de Marie-Anne Simoneau.

    La reconstitution des actes de décès pour les années 1788-1801 établie en juillet 1819, nous informe que Pierre Querré, âgé de 32 ans, charpentier, demeurant au bourg a été tué par les troupes de la République à la Grandinière, commune de la Boissière au mois d'avril 1794. Quatre témoins confirment ce décès : Pierre Marteau, propriétaire, 54 ans, demeurant au bourg ; Jean Chevalier, cultivateur, 59 ans, demeurant à la Grandinière ; Jean Landreau, journalier 55 ans de Saint-Symphorien à la Bruffière. (Reconstitution d'actes 1788-1801, vue n°8/8, acte n°33 – année 1819 - commune de La Boissière). En 1794, ces témoins étaient âgés de 34 ans pour le plus vieux et de 21 ans pour le plus jeune, ce qui laisse supposer qu'ils avaient participé, comme soldats Vendéens, au combat de la Grandinière.

      

    De son union avec Marie Anne Bellouard, Pierre Querré laissa  :

    1° Marie-Rosalie Querré, née le 13 janvier 1789 (vue n°134/181).

    2° Jean-Baptiste Querré, né le 18 juillet 1791 à la Boissière. (vues

        n°167,168/181). 

    3° Gabriel Querré, né le 18 juillet 1791 -idem -

    4° René Querré, né le 18 juillet 1791 – idem -  ces triplés sont décédés

        les 20 et 21 juillet 1791.

    5°Marie-Julie Querré, née le 8 avril 1793 à la Boissière. (vue n°4/14).  

     

    Marie-Anne Belloire dépose une demande de pension comme veuve d'un ancien combattant Vendéen qui est enregistrée le 15 février 1817.

     

    «  N°75 – Belloire Marie-Anne, née à la Guyonnière en 1754, veuve de Pierre Querré – soldat des Armées Vendéennes, tué au combat de la Grandinière – indigente – domiciliée à la Boissière-de-Montaigu, deux enfants – proposée pour une pension de 40 francs  ».

    Pierre Querré....

    Pierre Querré....

     

        Marie-Anne Bellouard est décédée au bourg de la Boissière-de-Montaigu le 10 janvier 1829. (Vue n°272/296 année 1819).

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions, - vue n°7/41, SHD XU 39-5 - Registres d'état civil de la Boissière-de- Montaigu, de la Guyonnière, Boussay – Cadastre de 1819 de la Boissière-de-Montaigu- Googlemap, village de la Grandinière, commune de la Boissière - Photo de l'auteur. 

                                                                

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Troubles au château de Pugny (3° partie)…

     

    Nous terminons la liasse F7 3695/1-10 des Archives Nationales avec le point de vue du département de la Vendée sur l’insurrection du château de Pugny. Dans l’avenir, nous passerons en revue les correspondances des différentes administrations des autres départements sur l’ensemble des échauffourées de 1792. Un peu de patience, le travail sera long…

    RL

     Septembre 2017

     

    Troubles au château de Pugny (3° partie)....

     

     

    Extrait du procès verbal de la séance du conseil permanent du département de la Vendée

    Du mercredi soir 22 août 1792 l’an 4° de la liberté.

    Deux commissaires l’un du district et l’autre de la municipalité de la Chataigneraie, se sont introduits et déposent sur le bureau une lettre des deux administrationts, relative à l’attroupement qui a fait l’objet de la séance de ce matin. Ils annoncent avoir des renseignements plus étendus que ceux contenuts dans la lettre remise à l’assemblée qui les invitent en conséquence à s’expliquer, ce qu’ils ont fait par le rapport suivant qu’ils ont déposé par écrit.

    Un rassemblement considérable s’est formé dans les paroisses qui avoisinent le ci-devant château de Pugny, que l’on assure être au nombre de quatre mille hommes, portant pour la plupart des cocardes blanches. Il parait que le lieu central de ce rassemblement est dans le château de Pugny et dans lequel sont plusieurs ennemis et notamment des prêtres réfractaires à la loi et à l’arrêté du département des Deux-Sèvres. Ces gens attroupés qui ont grossi leur nombre en forçant les citoyens des paroisses sur lesquelles ils ont passés à se réunir a eux sous peine de mort, se transportèrent dimanche dernier jour d’assemblée de canton pour l’ élection des gardes nationales qui marehassent (sic) aux frontières, au bourg de Moncoutant, où ils firent une explosion des plus considérables et ravagèrent une partie de la maison du sieur Duvivier, et blessèrent presqu’à mort un citoyen de cette paroisse. Le lundi a été assé tranquile ; mais le rassemblement a toujours  continué à se faire au château de Pugny. Hier 21 ils retournèrent au bourg de Moncoutant, où ils se mirent à ravager les maison du sieur Duvivier, ainsi que celle de plusieurs autres citoyens. Sortant de là il se sont rendus de suite à la Forêt Sur Sèvre chez le sieur Bugeau, administrateur de Châtillon, où ils ne trouvèrent que l’Epouze et le fils, avec un citoyen de la Forêt Sur Sèvre leur fit toutes les représentations possibles ; malgré ces représentations il ne put empêcher le pillage et l’incendie de cette maison. L’argent et les assignats ont été volés et les meubles et linges coupés et brûlés. Cette troupe a ensuite marché au nombre de trois mille sur le district de Chatillon dans les vues ouvertement manifestées de l’incendier ; le surplus s’est répandu par peloton sur les paroisses de Saint Pierre du Chemin, Menomblet, Cheffois, Montournais, St Mémin et autres paroisses circonvoisines., toujours en forçant les citoyens sous peine de mort à se réunir à eux. Ils sont armés de différents intruments aratoires et même de plusieurs fusils qu’ils ramassent dans les endroits où ils passent.

    Les chefs désignés de cet attroupement, tant par le sieur Bugeau fils qu’autres citoyens, sont les sieurs Delouche, et Fineau (ou Fesneau, NDLR) le premier maire, et le second procureur de la commune de la municipalité de Bressuire, Baudry d’Asson, demeurant près de la Forêt-sur-Sèvre et Dean de la Saumorière (de Hanne de La Saumorière) du bourg de Moncoutant.

    Le sieur Feneau et Delouche à l’occasion d’une insurrection arrivée depuis peu dans la ville de Bressuire, dont ils sont les auteurs son poursuivis et ont été obligés de se cacher pour se soustraire aux peines qu’ils ont encourues.

    Dimanche dernier dans le moment où est attroupé étaient à Moncoutant ils forcèrent la gendarmerie nationale de Bressuire à laisser la cocarde tricolore et la désarmèrent.

    Ce rapport ayant fait connaître la gravité des circonstances, la nécessité de prendre des mesures promptes et efficaces pour dissiper un attroupement inquiétant par le nombre d’hommes dont-il est formé, alarmant par les excès aux quels il s’est déjà livré dans plusieurs communautés du département des Deux-Sèvres et dont une partie paraît menacer la sûreté du citoyen des communautés de ce  département voisines du lieu où l’attroupement s’est formé. M. le commissaire procureur-général-syndic a demandé que les six compargnies du département de la Loire Inférieure qui sont maintenant à Chantonnay soient requises de se porter dans les endroits inquiétés par l’attroupement qu’elles dissiperont de concert avec la force publique déjà requise.

    Cette demande est appuyée, un membre propose de nommer un commissaire qui sera chargé de la réquisition et de tous les pouvoirs de l’administration.

    Un autre membre demande qu’au lieu d’un commissaire il en soit nommé deux.

    Cette dernière demande et les autres propositions précédemment faites sont adoptées par l’arrêté suivant.

    Le conseil général sur le rapport qui lui a été fait par deux commissaires l’un du district et l’autre de la municipalité de la Châtaigneraie et duquel il résulte que l’attroupement qui s’est déjà formé au château de Pugny, qui s’est ensuite porté sur plusieurs communautés du département des Deux-Sèvres et dont une partie inquiète maintenant quelques communautés du département de la Vendée.

    Considérant qu’il est nécessaire de prendre les mesures les plus promptes pour arrêter les progrès de ce rassemblement et les malheurs qui en sont la suite.

    Considérant que les gardes nationales de cette ville qui pourraient être requises ne sont pas en nombre suffisant et que d’ailleurs leur présence est indispensable pour maintenir la tranquilité publique au chef lieu du département.

    Instruit qu’il se trouve maintenant à Chantonnay six compagnies du département de la Loire Inférieure qui dont marche pour l’armée du midi et qui sont suffisamment armés et pourvus de munitions, attendu la nécessité et l’urgence des circonstances et convaincus du zèle et du civisme des gardes nationales du département de la Loire inférieure.

    Le commissaire procureur-général-sindic entendu a arrêté et arrête ce qui suit.

    Art 1er

     

    Il sera fait sur le champ une réquisition au commandant de ces six compagnies du département de la Loire Inférieure pour se porter aussitôt avec les commissaires du département ci-après nommés dans tous les endroits du district de la Châtaigneraie et partout où besoin sera et où la tranquilité publique est menacée.

    Art 2

     

    Le conseil nomme pour ses commissaires MM Mercier et Bourdin deux de ses membres, lesquels sont investis de tous les pouvoirs de l’administration et autorisés à faire tout réquisitoire nécessaire, donner les ordres et délivrer les mandats pour les payements, faire fournir l’étape et générallement remplir toutes les fonctions et employer s’il est nécessaire tous les tous les pouvoirs de l’administration du département.

    Autorisant encore les commissaires à faire au détachement de la garde nationale de cette ville partie ce matin et aux autres parties de la force publique du département qui seront employés au rétablissement du bon ordre et a dissiper les attroupements, toutes les réquisitions qu’ils jugeront convenables.

    L’assemblée invite ses commissaires à instruire les municipalités des lieux de leur passage, des mouvemens  qui existent et à les prévenir de surveiller et à faire surveiller par les gardes nationales de leurs communautés les ennemis du bien-public.

    Et pour subvenir aux premières dépenses l’assemblée arrête qu’il sera délivré à ses commissaires une somme de trois mille livres à prendre par emprunt sur les fonds des chemins vicinaux de 1788 versés entre les mains du sieur Laval receveur-général des finances de l’exercice 1788, à l’ffet de quoi il sera délivré sur le dit sieur Laval et au profit du secrétaire général qui en remettra le montant aux dits commissaires un mandat de la dite somme de trois mille livres payable savoir quinze cents livres en assignats de 100 # et quinze cents livres en assignats de cinquante livres.

    Fait à Fontenay en conseil général du département de la Vendée le 22 août 1792 l’an 4° de la liberté.

     

    C.J Girard Président

    Jn Ma Cougnaud

     

    Troubles au château de Pugny (3° partie)....

     

     


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    Troubles au château de Pugny (2° partie)…

     

    Nous poursuivons la publication des correspondances entre le ministre de l’intérieur et les autorités du département de la Vendée à propos de l’insurrection d’août 1792. La liasse concernée des Archives Nationales concernée est toujours la F7 3695/1-10. Dans l’avenir, d’autres dossiers seront exploités d’avoir les vues des administrations des Deux-Sèvres et du Maine-et-Loire sur les événements.

     

    RL

    Septembre 2017

     

     

    Fontenay le 23 août 1792 ; l’an 4° de la liberté

    A M. Roland ministre de l’intérieur

     

    Monsieur,

    Un attroupement considérable de mécontens formé le 19 de ce mois, au cy-devant château de Pugny, district de Châtillon, département des Deux-Sèvres, grossi le lendemain par des circonstances même qui, en d’autres lieux eussent dû le dissiper c’est dire à dire le rassemblement des gardes nationales au bourg de Moncoutant chef lieu de canton, en exécution des la loi du 22 juillet dernier, a commencé à se répandre avant-hier dans plusieurs paroisses de notre département contigües dans cette partie a celui des Deux-Sèvres dès la première nouvelle que nous en reçûmes hier matin, nous prîmes des mesures aussi actives et efficaces que la faiblesse de nos forces pouvait nous le permettre. Sur l’avis qui nous fut donné hier soir que le rassemblement devenait de plus en plus nombreux, nous profitâmes de l’heureuse circonstance du passage de six compagnies des gardes nationales du département de la Loire Inférieure sur notre territoire, pour attaquer cette insurrection avec des grandes forces. Nous ne pouvons encore vous donner des détails plus étendus que ceux que nous ont transmis le directoire du district de la Châteigneraye, son commissaire et celui de la municipalité de celui ( ?) ; détails transcrits dans les deux arrêtés que nous vous adressons quoi que l’insurrection paraisse se propager rapidement, nous avons tout sujet d’espérer que les mesures que nous avons prises ainsi que celles aux quelles le conseil général des Deux-Sèvres à eu recours de son côté et dont il vous aura rendu compte ne tarderont pas à procurer le rétablissement de la tranquillité publique.

    Les administrateurs composant le conseil général permanent du département de la Vendée

    C.J. Et. Girard Président

    Jn Ma Cougnau

    Secrétaire

     

    Troubles au château de Pugny (2° partie)....

     

    En note sur l’entête de la lettre :

    Dire que les nouvelles reçues du département des deux-Sèvres annoncent que les mesures prises par les administrateurs, le courage des citoyens, les secours du départemens voisins étoufferont l’insurrection. Que l’administration de la Vendée servira beaucoup pour le succès et que le ministre ne peut qu’applaudir à la rapidité avec laquelle on a arrêté un incendie qui pourrait faire des progrès allarmans. Qu’il attend des nouvelles ultérieures : qu’il ne peut se dispenser de leur dire un mot du danger qui menace tout la France et qu’il faut des défenseurs si on veut qu’elle reste libre.

     

     

    *****

     

    Du 22 août 1792, l’an 4° de la liberté

    Sur les huit heures du matin le conseil rassemblé un exprès dépêché par le district de la Chateignerayë a reçu sur le bureau un arrêté du conseil de ce district et une lettre du directoire du du 21 de ce mois et de ce matin deux heures, qui annoncent une insurrection qui à éclaté dans les communautés de St Etienne (La Chapelle-Saint-Etienne NDLR), Moncoutant, St Marceau, la Ronde et plusieurs autres et un rassemblement porté à quatre mille hommes au cy-devant château de Pugny département des Deux-Sèvres.

    L’assemblée, le commissaire procureur général-syndic, entendu, voulant s’empresser de concourir au rétablissement de l’ordre et de la paix, dans communautés du département des Deux-Sèvres, où la tranquillité publique est compromise, et à dissiper l’attroupement formé à Pugny a arrêté 1° que Monsieur Fayau commissaire nommé par l’assemblée sera invité a se transporter sur le champ au département des Deux-Sèvres, pour lui offrir le secours de la force publique et de la garde nationale du département de la Vendée ; se concertera a cet effet avec le département des deux-Sèvres et faire la plus prompte diligence, 2° que provisoirement le commandant de la garde nationale sera requis de faire partir a l’instant, soixante hommes de la garde, commandée par un capitaine, un lieutenant, deux sergents, quatre caporaux et un tambour pour se rendre à la Châteigneraye et rester à la réquisition des autorités constitués, soit du département de la Vendée, soit du département, qui seront dans le cas de l’employer pour concourir au rétablissement de la tranquillité publique dans les paroisses du département des Deux-Sèvres où l’insurrection s’est manifesté et pour dissiper l’attroupement formé à Pugny. 3°

    Que le commandant de la gendarmerie nationale de Fontenay sera également requis de faire partir six hommes de la gendarmerie dont trois de la brigade de Fontenay et trois de la brigade d’Oulmes, lesquels se réuniront au détachement de la garde nationale et agiront avec lui d’après les réquisitions des autorités constitués. 4° que le détachement qui marchera recevra attendu la distance des lieux les dépenses qu’il est nécessaire de faire une solde double de celle fixée par la loi ce que pour subvenir aux premières dépenses il sera avancé aux commandant du détachement une somme de six cent livres dont cinq cents livres en assignâts de (illisible) et cent livres en monnaye.

     

    Fait en conseil permanent du département de la Vendée le 22 août 1792 ; l’an 4° de la liberté.

     

    Signés : idem lettre précédente.

     

    Troubles au château de Pugny (2° partie)....

     


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    Troubles au château de Pugny en 1792 (1ère partie)…

     

     

    Cet article est le premier d’une série consacrée aux événements de la Saint-Louis 1792 dans le Bocage Bressuirais et plus particulièrement sur ce qui concerne le château de Pugny, berceau des premières insurrections de la région, bien avant le déclenchement officiel de la première Guerre de Vendée, le tout vu depuis Paris. Nous commençons si vous le voulez bien par le dépouillement de la liasse F 7 3695/1-10 des Archives Nationales (1).

     

    A suivre…

    RL

    Septembre 2017

     

    Note :

    (1       (1) On pourra consulter les différents documents relatifs aux événements d’août 1792 aux cotes suivantes des AN :

    F7 3695/1-10

    F7 3695/1-11

    F7 3695/1-15

    F7 3690/1-5 à 9

     

    Troubles au château de Pugny en 1792 (1ère partie)....

     

     

    « Vendée. Messieurs les administrateurs du département de la Vendée (District de la)

    Troubles et insurrection

     

    A Paris le 4 7bre l’an 4° de la liberté.

     

    Lorsque j’ai reçu messieurs votre lettre du 23 août j’étais instruit de l’attroupement qui s’était formé au ci-devant château de Pugny département des Deux-Sèvres. Je connaissais les mesures qui avoient été prises tant par nous que par plusieurs départements voisins pour le dissiper.

    Des nouvelles qui nous ont été envoyées depuis m’annoncent que les troubles paraissent apaisés et que l’on a saisi un grand nombre de révoltés. Je ne puis messieurs qu’applaudir à votre zèle dans cette occasion et à la célérité avec laquelle nous avons contribué à éteindre cet incendie (dont les progrès –rayé dans le texte) allarmant.

     

    Je vous recommande messieurs à nouveau de veiller et d’employer tous les moyens capables d’empêcher qu’il ne se rallume. Je dois vous rappeler aussi messieurs que vos soins ne doivent pas se borner à la sûreté de votre territoire. La France est menacée de toutes parts. Elle a un besoin urgent de défenseurs. Il faut donc que tous les patriotes la servent à la fois. C’est à vous messieurs à montrer à vos concitoyens les dangers dont ils sont environnés, à réchauffer leur zèle à leurs représentants, qu’ils ne resteront libres qu’autant qu’ils se réuniront tous pour écraser les tirans et les traitres. J’attend de votre ardent amour pour la liberté (des dispositions de vos administrés - rayé dans le texte) que vous ne laisserez pas ignorer ces dispositions de vos administrés ni l’effet des mesures que vous vous empresserez sans doute de prendre d’après que j’ai l’honneur de vous marquer.

     

    Le ministre de l’Intérieur (Roland, NDLR)

     

    Troubles au château de Pugny en 1792 (1ère partie)....

     

     


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    René Petiteau de la paroisse des Essarts, 

    tué au combat des Frênes le 10 septembre 1794. 

                

                 

     

    René Petiteau....Du mois de mai au mois de juin 1794, ce sont les derniers mois de la Terreur, mais les massacres continuent. La chute de Turreau ne bouleverse pas les événements et des expéditions meurtrières sporadiques sont lancées à travers le Bocage.

    Alors que se passe-t-il du côté des Essarts et de Sainte Cécile ? Pas grand chose. Le 9 septembre, Monsieur de Charette regagne son camp de Belleville-sur-Vie ; le 13 septembre il est à Beaufou, Saint-Etienne-du-Bois, les Grandes-Landes et Falleron où il stationne. Le 14 septembre il attaque le camp de Fréligné situé entre Falleron et Touvois...

     

    Une demande de pension d'une veuve de soldat Vendéen fait état d'un combat qui se serait déroulé au village des Frênes à Sainte Cécile le 10 septembre 1794 où sont mari, René Petiteau a été tué. Ce qui confirme que des détachements Bleus sillonnent toujours le pays. Le village du Fraigne* existe toujours et se situe à l'Ouest de Sainte-Cécile, non loin du chemin des Essarts à Sainte-Cécile.

     

    *Le fraigne, frâgne désigne en patois vendéen un bel arbre de nos forêts, le frêne.

    René Petiteau....

     

    Il semblerait qu'il s'agisse d'un petit combat local, car aucune Colonne Infernale n'est signalée à cette date dans le secteur. Je pencherais pour une expédition de la garnison Bleue des Essarts et un accrochage avec un groupe de combattants Vendéens au village du Fresne, ce village se trouvant près du chemin des Essarts à Sainte-Cécile. En effet, en consultant l'acte de mariage d'une fille de René Petiteau, Marie-Anne Petiteau à Sainte-Cécile, en 1825 ( vue n°168/412), quatre témoins oculaires certifient la date de décès de René Petiteau comme étant survenue le 10 septembre 1794. Il s'agit de : Gabriel Couaud, Jean Benesteau, Louis Moreau et de René Drapeau ; ce qui laisse supposer qu'ils auraient, eux aussi, participé au combat.

    L'acte de mariage d'une autre fille : Madeleine Petiteau, le 15 octobre 1825 (vue n°39/181) à Saint-André-Goule-d'Oie ne fourni aucun renseignement sur la date de décès de René Petiteau.

    Le décès de Renée Petiteau, le 23 mai 1813 (vue n°88/311) au village de la Brossière à Saint-André-Goule-d'Oie n'apporte, lui non plus, aucun renseignement à ce sujet.

     

    René Petiteau est né vers 1750 aux Essarts ? Il est le fils de Jacques Petiteau et de Jeanne Boisseleau. Il est laboureur au village du Frêne ou des Frênes, paroisse de Saint-Cécile. Il se marie le 10 juillet 1776 aux Essarts avec Charlotte Drouaud, fille de Pierre Drouaud et de Jeanne Gréau. (vue n° 204/309, année 1776).  De cette union sont issus :

     

    1° Marie-Anne Petiteau, née le 15 septembre 1778 aux Essarts.

    2° Madeleine Petiteau, née le 12 octobre 1780 aux Essarts.

    3° Renée Petiteau, née le 26 décembre 1785 à Sainte-Cécile.

    4° François Petiteau, né le 4 novembre 1790 à Sainte-Cécile.

     

    La Commission Mixte de 1814 décide d'octroyer une pension de quarante cinq francs à Charlotte Drouaud, orthographiée Drouard Charlotte.

     

    « N°38 – Drouard Charlotte, née aux Essarts en 1748, veuve de Petiteau René, soldat des Armées Vendéennes – tué au combat des Frênes – indigente – domiciliée à Sainte-Cécile – trois enfants – proposée pour une pension de quarante cinq  francs. »

    Elle ne touchera jamais cette pension puisqu'elle décède le 9 novembre 1816 au Freigne, commune de Sainte-Cécile.

    (vue n°83/239).

     

    René Petiteau....

    René Petiteau....

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions, - vue n°4/41, SHD XU 39-5- Registres d'état civil des Essarts, de Sainte-Cécile, de Saint-André-Goule-d'Oie – Cadastre de 1825 Sainte-Cécile- Googlemap village des Fraignes commune de Sainte-Cécile – Itinéraire de la Vendée Militaire de Doré-Graslin, Editions Garnier 1979 pages 152&153 - Photo de l'auteur. 

                                                                

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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