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    "Virée de Galerne'', Clefs... le vendredi 7 décembre 1793... 

          

     

      

     

    La Virée de Galerne, Clefs....«L'armée vendéenne passe la journée du 6 décembre à Baugé, pour se remettre de ses fatigues. Le Vendredi 7 décembre (17 frimaire de l'an II), elle quitte Baugé de grand matin et prend la route de la Flèche, par Montpollin et Clefs. N'ayant pas de vivres, les Vendéens sont forcés de se livrer à la maraude, et de courir les plus grands dangers, car les Patriotes les accueillent ordinairement à coup de fusil.

      Avant d'arriver à Clefs, trois ''Patriotes'' font les malins et tentent de résister, ils sont abattus ; l'un au lieu-dit  les Puits Neufs, l'autre dans les terres de Chalou,  et le dernier, domestique de l'auberge de la Croix Blanche dans le bourg de Clefs est également tué. Au sortir du village, les Vendéens livrent bataille dans les Landes de Clefs avant d'arriver à la Flèche.

      Voici les actes de décès :

     

      Décès de Pierre Coudret.

     

    « Le neuf (rayé), Le quatorze décembre mil sept cent quatre vingt treize, l'an second de la république Française à cinq heures du soir par devant moi Joseph-Marie Drouyneau membre du conseil général de la commune de Clefs, élu le dix sept février dernier pour recevoir les actes destinés à constater la naissance, les mariages, le décès des citoyens sont comparus en la maison commune, Jean Anjard, closier, âgé de soixante ans et Urbain Chalumeau, journalier, âgé de soixante ans, domiciliés dans cette municipalité, lesquels m'ont déclarés ; que Pierre Coudret, veuf de …........... âgé de quarante six ans, domestique du citoyen Louis Dry, aubergiste, demeurant dans cette municipalité a été tué le sept du courant à onze heure du matin à la porte du domicile dudit Louis Dry à la Croix Blanche dudit Clefs, par les brigands ; d'après cette déclaration je me suis transporté sur le champ au lieu de ce domicile, je me suis assuré du décès dudit Pierre Coudret et j'en ai dressé le présent acte. Jean Anjard et Urbain Chalumeau ont déclaré ne savoir signer. Fait en la maison commune de la municipalité de Clefs les mêmes jour, mois et an susdits. »

     

    Signé J.M Drouyneau, officier public.

     

     

      S'agit-il de Pierre Coudret, marié le  13 juillet 1779 à Fougeré avec Anne Meffray, veuf et remarié le 8 octobre 1782 à Fougeré avec Anne Allory et de nouveau veuf ??

     

      Décès de Julien Chauvelier.

     

      « Le neuf (rayé), Le quatorze décembre mil sept cent quatre vingt treize, l'an second de la république Française à cinq heures du soir par devant moi Joseph-Marie Drouyneau membre du conseil général de la commune de Clefs, élu le dix sept février dernier pour recevoir les actes destinés à constater la naissance, les mariages, le décès des citoyens sont comparus en la maison commune, Jean Anjard, closier, âgé de soixante ans et Julien Lusson âgé de soixante trois ans, closiers, domiciliés en cette municipalité, lesquels m'ont déclarés ; que Julien Chauvelier, époux de Marie Freslon, âgé de cinquante ans, demeurant dans cette municipalité a été tué le sept du courant à une heure du soir à la porte de son domicile aux Puits Neufs dudit Clefs, dans la poursuite des brigands ; d'après cette déclaration je me suis transporté sur le champ au lieu de ce domicile, je me suis assuré du décès dudit Julien Chauvelier et j'en ai dressé le présent acte. Jean Anjard et Julien Lusson ont déclaré ne savoir signer. Fait en la maison commune de la municipalité de Clefs les mêmes jour, mois et an susdits. »

     

    Signé J.M Drouyneau, officier public.

    La Virée de Galerne, Clefs....

     

     

      Il s'agit de Julien Chauvelier, maçon, fils de Julien Chauvelier et de Marie Sanceau qui a épousé le 15 novembre 1768 à Saint-Quentin-les-Beaurepaire, Marie Freslon.

     

      Décès de René Courau.

     

     « Le neuf (rayé), Le quatorze décembre mil sept cent quatre vingt treize, l'an second de la république Française à cinq heures du soir par devant moi Joseph-Marie Drouyneau membre du conseil général de la commune de Clefs, élu le dix sept février dernier pour recevoir les actes destinés à constater la naissance, les mariages, le décès des citoyens sont comparus en la maison commune, Julien Lusson, closier, âgé de soixante trois ans et Urbain Chalumeau, journalier, âgé de soixante ans, domiciliés en cette municipalité, lesquels m'ont déclarés ; que René Courau, époux de Toussainte Sanceau, âgé de trente ans demeurant dans cette municipalité a été tué le sept du courant à deux heures du soir sur les terres des Challoux dans la commune susdite de Clefs, dans la poursuite des brigands; d'après cette déclaration je me suis transporté sur le champ au lieu de ce domicile, je me suis assuré du décès dudit René Courau et j'en ai dressé le présent acte, Julien Lusson et Urbain Chalumeau ont déclaré ne savoir signer. Fait en la maison commune de la municipalité de Clefs les mêmes jour, mois et an susdits. »

     

    Signé J.M Drouyneau, officier public.

    La Virée de Galerne, Clefs....

     

     

      Il s'agit de René Courault, né le 9 août 1762 à Clefs, closier, marié le 26 juin 1787 à Clefs avec Toussainte Sanceau, née le 11 avril 1759 à Fougeré. Toussainte Sanceau se remarie le 26 février 1794 à Clefs avec Pierre Brault.

     

     

    Sources: Histoire de la Guerre de la Vendée- Abbé Deniau - Tome III, pages 325 à 327. Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés- Registres d'état civil de la commune de Clefs, décembre 1793 vue 246/384, décès.- Cadastre de Clefs 1836 - Photo de l'auteur. 

                                                              

     

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Le curé de Faye-l’Abbesse…

     

     

    Tiré de « La Vendée historique », 1899, N° 55, 5 avril.

     

     On les avait arrêtés, pourquoi ? En leur âme et conscience ils l'ignoraient. L'un n'était qu'un simple charpentier, venu on se sait d'où, peut-être de Bressuire la ville voisine. Il s'était établi à Faye-l'Abbesse, afin d'y gagner sa vie. Il avait voulu profiter de la pacification de la Vendée, et s'en était reposé sur les promesses des conquérants. La politique lui était fort étrangère : son métier le préoccupait davantage. Il n'en fut pas moins saisi comme réfractaire.

    Tant on avait peur encore de cette Vendée que l'on proclamait partout anéantie ! On la disait sur les dents. On lui avait, criait-on brisé les reins. Et les moindres secousses de ce cadavre faisaient trembler d'effroi les farouches vainqueurs.

    Hoche, toujours prudent, et surtout habile, conseillait les voies de la douceur. Mais le Directoire, s'imaginant que l'on pouvait, impunément désormais, persécuter la Vendée, ne reculait pas devant les moyens de rigueur. Et parce que son administration louche et injuste mécontentait les populations, parce que mécontentement se traduisait vivement et menaçait de dégénérer en sédition, on crut bon d'en faire retomber le poids sur les prêtres, et on les choisit comme victimes.

    Ils étaient d'autant plus faciles à saisir que croyant, eux aussi, à la pacification annoncée avec tant de fracas, ils reprenaient peu à peu leur ministère dans leurs anciennes paroisses. Et voilà pourquoi le compagnon charpentier, Picard, marchait, en ce jour, aux côtés du vieux et bon curé de Faye-l'Abbesse.

    Pour achever de terroriser le pays, on avait établi, en grand, la délation, et l'on arrêtait, sur un simple soupçon, quiconque gênait. L'arrestation c'était la dure prison, c'était souvent le dernier supplice. Ils appelaient ça : pacifier.

     

    ***

     

    La côte était rude à monter. La pluie, tombée la veille et les jours précédents, avait détrempé la poussière du chemin, et l'on glissait sur cette boue légère. Harassés déjà par une longue marche, les deux prisonniers se soutenaient à peine. A chaque pas, leur corps défaillait et menaçait de cheoir. Leur âme était forte, mais ne faiblirait-elle pas, elle aussi ?

    La côte était rude à monter. Ce matin-là, le ciel, d'un coup de vent, s'était débarassé des nuages, et l'ardent soleil dardait ses premiers chauds rayons sur les prisonniers. Les Hautes moissons souriaient à l'astre bienfaisant ; et de chaque côté de la route, inconscients du drame lugubre qui allait se jouer, les oiseaux concertaient à l'envi dans les arbres voisins.

    La côte était rude à monter. Ce n'était pas la beauté de la Nature qui pouvait en adoucir la pente aux malheureux prisonniers. Le prêtre, calme et résigné, priait. Le compagnon charpentier commençait à trembler : il était jeune, lui et plus que jamais il aimait à vivre. C'est quand la vie va s'enfuir, qu'on en sent toute la douceur.

    La côte était rude à monter sous les injures des soldats de la République. L'occasion était trop belle pour eux ; ils ne la manquaient pas. Aussi, les propos insultants, les plaisanteries grosses, les blasphèmes pleuvaient sur le prêtre surtout, lequel ne répondait que par la patience et la résignation.

    Ne triomphez pas, ô Bleus ! Voyez les blés sont hauts, et peut-être que la faux de la mort vous aura coupés avant eux. Les blés sont haut. Bleus, prenez garde, il n'y a pas que des cailles et des perdrix dans les sillons profonds.

     

    ***

     

    Le vieux curé a dressé la tête : un souffle d'espoir vient de passer et son âme en est toute rafraichie. Son regard, sans rien laisser soupçonner, se fixe au loin, de côté, sur l'extrémité du champ de seigle dont les premiers sillons se déroulent à la gauche du triste cortège. La tête de tiges ondule légèrement, d'un mouvement lent qui se prolonge dans la direction de la route. Il faut l'oeil exercé d'un homme du pays pour deviner la manoeuvre qui s'accomplit là-bas : on se glisse en rampant, à travers les blés. Est-ce la délivrance qui approche ? Un imprudence peut tout perdre. Heureusement le compagnon charpentier ne se doute de rien, les soldats républicains non plus. Méfiez-vous, ô Bleus, de la hauteur des blés.

    Tout est perdu : l'un d'eux s'arrête : il a entendu un bruit suspect. Il regarde là, tout près maintenant, puis il se retourne menaçant vers les prisonniers.

    Il va parler : il n'en a pas le temps : une terrible détonation retentit : et les Bleus sont couchés, avant les blés, dans le sillon. Seuls d'eux d'entre eux restent debout, les deux qui conduisaient les prisonniers. La balle qu'on leur eût destinée, eût pu s'égarer sur leurs victimes. Mais ils n'ont pas le temps de respirer : les sabres les abattent.

    Les Blancs avaient bien travaillé : chacun d'eux, ayant choisi son homme, ne l'avait pas manqué. Et dans l'exubérance de leur joie, coupant les liens des prisonniers, ils riaient, criaient, sautaient, puis embrassant à pleine bouche et à plein coeur leur bon curé qu'ils avaient arraché à la mort, ils répétaient bruyamment : "Oh ! M. le Curé, c'était bien temps ! "

     

     

    Adolphe Durtaille.

     

     

    L’histoire que nous venons de publier est sujette à caution. En effet, de quel curé de Faye-l’Abbesse s’agit-il ? Hyacinthe Jollivet sera guillotiné le 22 janvier 1794 à Niort. Le blog de « La Maraîchine normande » en a raconté l’exécution ici, reprenant un ouvrage de votre serviteur. Dans son acte de condamnation daté du 1er janvier, on le dit âgé de 40 ans. Il n’a donc pu connaître, ni la vieillesse ni la pacification. Son vicaire se nommait Auriault et exerça d’août 1790 à décembre 1792. On perd sa trace ensuite. Il y a peu de chances que ce vicaire  se soit trouvé âgé à la Pacification. Quant au curé Dézanneau, ancien vicaire du célèbre curé Barbarin de Nueil, il ne desservira Faye-l’Abbesse qu’à partir de 1801, après son retour d’exil en Guyanne…

     

    Quant au charpentier Picard, il a bien existé et s’appelait Auguste. Il déclare la naissance d’un fils à Faye-l’Abbesse le 8 prairial an V de la république (samedi 27 mai 1797). Le fils est prénommé Pierre, Augustin, Julien. Sa femme est Marie Courgeault et le parrain Pierre-Henry Chevalier (parent du notaire de Faye-l’Abbesse ?) et la marraine Henriette-Julie Bonin. En l’an V (1797) Picard est âgé de 31 ans, ce qui est compatible avec la jeunesse décrite dans le récit. En revanche, on le trouve agent municipal à la même époque, en même temps que charpentier, ce qui réduit les chances de l’avoir vu fait prisonnier par les bleus deux ans auparavant. Il savait écrire et nous avons sa signature ci-dessous.

     

    Le curé de Faye-l'Abbesse....

     

    L’article reste donc en suspens jusqu’à de plus amples informations.

     

    RL

    Avril 2017

     

    Le curé de Faye-l'Abbesse....

     


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  • Charles-Augustin-Jean Arrial, de la paroisse de Saint-Rémy-en-Mauges, 

    rescapé d'Outre-Loire, trois frères tués au combat. 

     

          

      

    Charles Augustin Arrial....Charles-Augustin-Jean Arrial-Arial est né et a été baptisé le 15 novembre 1767 à Saint-Rémy-en-Mauges. Il est le fils de Julien Arrial, laboureur et de Marie-Guy Derisecourt, mariés le 20 janvier 1761 à Saint-Rémy et domiciliés à la Maison Neuve. Le parrain a été le Sieur Etienne Porchet, vicaire de Saint-Rémy et la marraine Marie-Pélagie de Boisy* de cette paroisse. De cette union sont issus :

     

    1° Julien Arrial, né le 19 février 1762 à Saint-Rémy. Tué outre-Loire.

    2° Pierre-Jean Arrial, né le 17 décembre 1763 à Saint-Rémy. Tué outre-Loire.

    3°  ?.......  Arrial, né entre 1763 et 1766, à ?. Tué Outre-Loire.

    4° Charles-Augustin-Jean, né le 15 novembre 1767 à Saint-Rémy.  

    5° Anonyme Arrial, né et décédé le 18 avril 1770 à Saint-Rémy.

    6° Claude-Pierre Arrial, né le 9 décembre 1771 à Saint-Rémy. Soldat Vendéen.

    7° Charlotte-Jeanne Arrial, née le 2 avril 1774 à Saint-Rémy, sabrée par les républicains dans le bourg de la Chaussaire en 1794.

    8° Perrine Arrial, née le 2 avril 1774 à Saint-Rémy, décédée le 22 octobre 1779 à Saint-Rémy.

     

      * Marie-Pélagie de Boisy est née le 14 septembre 1749 à Saint-Rémy-en-Mauges, elle est la fille de Jacques-Prosper de Boisy, de Saint-Rémy-en-Mauges et de Marie-Anne-Marthe d'Escoubleau de Sourdis de Saint-Hilaire-le-Loulay. Elle s'est mariée le 6 février 1786 à la Gaubretière avec François-Joseph de Tinguy, officier, né le 23 janvier 1760 à Saint-Fulgent. 

     

      Charles-Augustin rejoint l'armée Catholique et Royale dès 1793 où il sert comme caporal. Il participe à la ''Virée de Galerne'' et est blessé au siège d'Angers en 1793 d'un coup de feu ; trois de ses frères périront outre-Loire et une de ses sœurs sera sabrée par les républicains dans le bourg de la Chaussaire en 1794 et sa mère est morte de transport par la peur la même année. Il se marie le 23 Pluviose de l'an 12 à Saint -Rémy à l'âge de 36 ans avec Anne Dupont âgée de 26 ans, née le 28 mai 1778 à la Chaussaire, fille de René Dupont, closier et de Jeanne Chevalier. Il est laboureur à la Maison-Neuve, puis journalier et tisserand à Bohardy. De cette union sont issus :

     

    1° Charles Arial, né le 8 ventôse an 12 (28 février 1804) à St Rémy.

    2° Anne Arial, née le 9 mars 1806 à St Rémy.

    3° Marie Arial, née le 17 novembre 1810 à St Rémy.

    4° Julien Arial, né le 16 avril 1813 à St Rémy.

    5° Françoise Arial, née 6 janvier 1817 à St Rémy.

    6° Jean Arial, né le 28 mars 1819 à St Rémy.

      Charles-Augustin-Jean Arrial décède le 3 février 1827 vers six heures du soir à Bohardy  commune de St Rémy

     

      En 1824, il dépose une demande de pension au Roi : Document en partie déchiré.

     

      «  A son Excellence, Monsieur le Ministre de la Guerre,

    Monseigneur,

      Vous expose, Charles-Augustin-Jean Arial journallier et tisserand, demeurant à Bohardy, commune de St Rémy en Mauges a pris les armes en 1793 et se trouva à la première........... à  St Florent, qu'il a servi dans les armées Royales de la Vendée en 1793,94, 95 et 99, qu'il a assisté à la majeure partie des combats qui sy sont livrés, qu'il passa outre Loire, et fut nommé caporal d'une compagnie, et fut blessé d'un coup de feu en 1793 à la bataille d'Angers, à la jambe droite, blessure grave qui n'est pas encore cicatrisée l'empêche de marcher et souvent du........... que malgré son âge et sa blessure, a repris les armes en 1815 et a marché jusqu'à la Restauration. Qu'il a perdu trois de ses frères qui ont été tués en combattant aussi dans les armées Royales- L'un à Angers l'autre à........ et le troisième à Savenai (outre Loire). Les républicains ont massacré une de ses sœurs en 1794 au bourg de la Chaussaire, et sa mère qui était logée chez elle a perdu son mobilier. Il est en jouissance d'un secours de 50 francs que lui a donné sa Majesté Louis 18. Vue la modicité de ce secours, il a droit à son accroissement d'après l'ordonnance de sa Majesté Charles 10 du 29 décembre dernier ; comme étant dans un extrême besoin, fort âgé et ayant une famille nombreuse (6 enfants) et seul à leur gagner leur vie.

      Il vous supplie Monseigneur, de prendre en considération son exposé et la fâcheuse position où il est réduit. Et de proposer à sa Majesté de lui accorder une augmentation des secours vous...........   justice.

      Il a l'honneur d'être Monseigneur, avec son profond respect, votre très humble et très obéissant serviteur. »

     

    Réponse du Ministère de la Guerre  : 

     

    «  Je vous prie de faire savoir au pétitionnaire que sa demande est inadmissible, attendu que le secours de cinquante francs qui lui a été accordé est celui pour lequel il a été compris dans le travail du Comité du premier corps ; et auquel il est impossible de rien changer. »

    Charles Augustin Arrial....

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés. Dossiers Vendéens n° 1M9/ 26 – copie de la vue n°8/8 - Registres état civil de la commune de Saint-Rémy-en-Mauges et de la Chaussaire - Photo de l'auteur. 

                                                               

     

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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  • Vendée,  Dimanche 31 mars 1793...

     

          

     Pâques 1793.... Pâques. Dans leurs églises réouvertes au culte grâce à leurs récentes victoires, les Vendéens chantent l'Alléluia de Pâques.

      Les ''bons prêtres'' sortis de leurs cachettes célèbrent les saints mystères dans leurs églises retrouvées. «  La Vendée était alors le seul lieu en France où l'office divin était célébré publiquement  ».

      «  Tous espéraient, plus que jamais, que le bon Dieu, pour la gloire duquel ils avaient prit les armes, les rendrait définitivement victorieux.  »

     

    Sources: Histoire de la Guerre de la Vendée- Abbé Deniau - Tome I page 586. Photo de l'auteur. 

                                                              

     

    Xavier  Paquereau pour Chemins Secrets 


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    La Morinière de Saligny 

    La sépulture de Prudent de la Robrie

    Deux prêtres massacrés...

     

     

    C’est ici que les Vendéens passeront la nuit suivant le combat des Landes de Boisjarry. Beaucoup d'historiens pensent que c'est ici que Prudent de la Robrie fut inhumé au soir de la bataille, et pourtant...

     

      

     

    La Morinière de Saligny....

    La Morinière en vue aérienne Géoportail : 

    La Morinière de Saligny....

    Et sur le cadastre de 1837 :

     

    La Morinière de Saligny....

     

    Dans le numéro 180, septembre 1992, p.18, de la Revue du Souvenir Vendéen, Hubert de la Robrie écrit ceci dans un article intitulé "Les trois frères La Robrie, officiers de l'Armée de Charette" : « Le cadavre du jeune commandant de la cavalerie [Prudent de La Robrie] fut ramené au bourg de Saligny, où Charette l'embrassa en pleurant. Il fut inhumé en cette commune, à droite de la route qui conduit à Saint-Denis-la-Chevasse, aussitôt passé le Pont-Cailloux sur la Mangeoire. » (un grand merci au passage, à Nicolas Delahaye, rédacteur en chef de la revue, pour cette communication).

     

    Ci-dessous, le lieu de sépulture du malheureux :

    La Morinière de Saligny....

     

    Plus précisément ici, près du ruisseau de la Mangeoire :

    La Morinière de Saligny....

     

     

    Ce même lieu fut également le théâtre du massacre de deux prêtres si l’on en croit les mémoires de l’abbé Remaud (publiés dans la Vendée Historique, 1899). Ces deux prêtres, MM Jagueneau et Payraudeau, respectivement vicaire du Bourg-sous-la-Roche et curé de Saligny étaient parents et furent un jour surpris près de la forêt de Grasla où ils s’étaient réfugiés avec les femmes, enfants et vieillards. Ils furent conduits jusqu’au Pont-Caillou (ou Pont-Caillaud), dans « un bas-fond »  et massacrés sur place. A en voir la topographie du terrain, il ne fait guère de doute que cette scène eut lieu au même endroit que ce qui sera la sépulture de Prudent de la Robrie…     

     

    RL

     

    Lundi de Pâques 2017

     

    Saligny, Prudent de la Robrie....

     

     

    Saligny, Prudent de la Robrie....

    Ici, à gauche, sur la rive de la Mangeoire…

    Saligny, Prudent de la Robrie....

     


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