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    François Chavignon, de Saint-Pierre-des-Echaubrognes 

    Ordre du Lys...

     

     

               

    François Chavignon....François Chavignon est un homme modeste, il demande juste au Roi de prendre en considération les demandes des blessés dans l'indigence. Mais en parcourant l'état de ses services, on s'aperçoit qu'il est décoré de l'Ordre du Lys et qu'il totalise quatre blessures...

    Dès 1793, il sert sous les ordres de Cathelineau, d'Elbée, La Rochejacquelein et Stofflet. Simple soldat, il sert jusqu'en 1795, puis en 1796 jusqu'en 1800 avec d'Autichamp. Il est à toutes les grandes affaires, mais ne passe pas la Loire à cause de ses nombreuses blessures.

     

    1° Il est blessé par une balle à la tête au combat de Saint-Lambert.

    2° Dans cette affaire il reçoit un fragment de mitraille

    3° Une autre balle au côté gauche, toujours à Saint-Lambert.

    4° A la grande bataille de Cholet, il est blessé par une balle au pied gauche.

     

    Dans les observations de ses états de services, nous constatons qu'en 1825 il est dans l'indigence et père d'une famille de quatre enfants. Décoré de la Fleur de Lys en reconnaissance des services qu'il a rendu dans ces guerres, il a perdu un frère mort au combat pour la cause légitime. Il a également perdu une sœur massacrée par les républicains.

     

    François Chavignon....

    François Chavignon est né le 6 février 1773 à Saint-Pierre-des-Echaubrognes. Il est le fils de Nicolas Chavignon, laboureur et de Marie Gabillié-Gabilly, née le 14 janvier 1744 aux Cerqueux-de-Maulévrier. Il épouse le 28 novembre 1802 à Somloire  Marie-Anne Moreau, née le 23 juillet 1782 à Somloire, décédée également à Somloire le 31 janvier 1815. De cette union sont issus :

     

    1° François Chavignon, né le 12 octobre 1803 à Somloire.

    2° Louis Chavignon, né le 6 décembre 1806 à Somloire.

    3° Jeanne-Françoise Chavignon, née le13 mars 1809 à Somloire.

    4° Louise Chavignon, née le 23 août 1810 à Somloire.

    5° François-René Chavignon, né le 29 avril 1812 à Somloire.

     

    Le 23 mai 1825 il dépose une demande de pension en ces termes :

     

    « A son Excellence Monseigneur le secrétaire d'état au département de la guerre. 

     

    Monseigneur, 

    A l'honneur de vous exposer Chavignon François, demeurant à Somloire, canton de Vihiers, arrondissement de Saumur département de Maine et Loire, qu'il s'est constamment montré avec zèle et dévouement dans la cause sacrée du trône et de l'autel pendant toute la durée de la guerre de la Vendée, qu'il a reçu quatre blessures au combat qui le gêne considérablement et qu'il a toujours témoigné une franche opinion et un vrai bon royalisme. 

    Ce considéré, Monseigneur, il supplie très humblement votre Excellence de daigner le faire ainsi jouir des bienfaits accordés par sa Majesté aux vrais Vendéens et surtout aux blessés et indigents, suppliant prendre la liberté d'assurer de ses sentiments respectueux votre Excellence et de se dire, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur et de notre auguste Monarque et fidèle sujet.» 

     

      François Chavignon est décédé le 20 avril 1836 chez Boitard à Somloire.

     

     

    Sources:   

    Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens : François Chavignon - dossier 1M9/106. - copie de ses états de services vue2/4). 

    Registres d'Etat civil de la commune des Echaubrognes et de Somloire. 

    Photo : Ordre du Lys extrait du Guide des ordres et décorations et médailles militaires 1814-1963 de André Souyris-Rolland - édition 5.1.1979. 

     

                                                         

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Décès de M. David Jean, maire de Montravers…

     

     

    C’est avec beaucoup de tristesse que les Amis du Pont-Paillat ont appris le décès soudain de monsieur David Jean, maire de Montravers, le 6 août dernier, à l’âge de 45 ans. M. Jean avait été élu maire en septembre 2014, à la suite de M. Garnier, décédé subitement lui aussi. Aide-soignant dans une maison de retraite, il était originaire du Boupère et père de trois enfants.

    Le 28 octobre 2017, lors de l’inauguration de la première plaque des Amis du Pont-Paillat, en l’honneur de l’ancien capitaine de paroisse François Coudrin, il avait répondu présent. En effet, soucieux du petit patrimoine de son village, nous lui devons les arrêtés municipaux qui ont permis de sauver les concessions de Rose Coudrin et de son mari, que nos amis Jacques, Pascal et Jean-Marie avaient restaurées avec soin.

    Que sa famille et ses amis reçoivent l’expression de nos plus sincères condoléances.

    RL et les APP

    Août 2018

     

     

     

    David Jean tenant dans ses mains le fusil d’honneur de François Coudrin lors de notre cérémonie d’octobre 2017 (photo : Nicolas Delahaye).

    Décès de M. David Jean....


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                Pierre-Michel Cesbron, de la paroisse de Neuvy,

                           prend un drapeau à Westermann…

     

     

               

    Pierre-Michel Cesbron....Avec Pierre-Michel Cesbron, nous franchissons la porte étroite par laquelle passent les héros, ''de ceux qui en reviennent''.

    Ses états de services établis à Neuvy, le 10 mai 1816 mettent en relief ses faits d'armes les plus marquants.

    En 1793, Pierre-Michel Cesbron est maçon à Neuvy-en-Mauges. Il participe aux premiers rassemblements et est nommé officier à cheval chargé de la garde du drapeau.

    Très intrépide, il prend avec son cousin, qui sera tué par la suite à Doué, le drapeau de Westermann où figurait l'inscription « La République ou la Mort » et il eut son cheval blessé. Au combat de Sainte-Christine ''il eut le poignet gauche grièvement attaqué d'un coup de sabre'' et il fut deux mois en convalescence, sans pouvoir servir.

    A peine remis, le 29 octobre 1799 il reçoit une balle au combat du bois de la Pouëze à la Poitevinière, qui lui traverse la bouche et ressort près de l'oreille.

    Au moment des Colonnes Infernales, à la Poitevinière, dix grenadiers entrent dans la maison où reposait son épouse malade, il se lance seul sur eux en appelant quelques camarades, les dix grenadiers furent tués. Sur les huit ou neuf royalistes présents à ce combat singulier, deux furent blessés.

    Le Sieur Cesbron, par sa bravoure, obtient la confiance des généraux, il est nommé capitaine par le général Stofflet et dans les intervalles de la guerre ''il a beaucoup servi la correspondance, il était en course jour et nuit''.

    Au moment de la Restauration il sert à nouveau le Roi. Le 31 mai 1814, il est autorisé par le Duc de Berry à porter l'ordre du Lys. En 1815, il est breveté capitaine d'infanterie et obtient un secours annuel de cent francs.

     

    Pierre-Michel Cesbron....

     

    Pierre-Michel Cesbron....

     

    Pierre-Michel Cesbron est né le 15 octobre 1760 à Neuvy. Il est le fils de Jean Cesbron, maçon et de Renée Bondu. Il épouse le 3 mars 1783 à Neuvy Jacquine-Jeanne Bertault, née le 18 août 1754 à Beaulieu, domestique au château de la Morosière, fille de Pierre Bertault et de Marie Martin. De cette union sont issus entre autres enfants :

     

    1° Marie Cesbron, née le 15 janvier 1785 à Neuvy.

    2° Jean Cesbron, né le 21 avril 1786 à Neuvy, † 16 février 1738 à Neuvy.

    3° Perrine Cesbron, née le 14 décembre1788 à Neuvy.

    4° Jeanne-Marie Cesbron, née le 27 septembre 1790 à Neuvy.

    5° Jeanne Cesbron, née le 9 octobre 1791 à Neuvy.

     

    Le 24 mai 1825 il dépose une demande de pension dans laquelle il parle peu de ses faits d'armes :

     

    «Monsieur le Préfet du département de Maine et Loire président de la Commission départementale nommée pour faire le recensement des pièces produites par les militaires des armées royales de l'Ouest. 

    Monsieur le Préfet, 

    A l'honneur de vous exposer le nommé Cesbron Pierre, Michel, maçon journalier, né à Neuvy canton de Chemillé arrondissement de Beaupréau département de Maine et Loire, le quinze octobre mil sept cent soixante, demeurant dite commune de Neuvy, Maine et Loire : que depuis l'année 1793 jusque y compris l'année 1815 il a constamment figuré dans les armées royales Vendéenne d'Anjou et Haut Poitou division de Chemillé dans une des compagnies de Neuvy en qualité de simple soldat jusqu'à la reprise d'armes de 1799 il fut nommé capitaine et en 1815, il fut par Monsieur le comte Charles d'Autichamps breveté capitaine d'infanterie et a toujours montré le plus pur dévouement à la cause royale et a même été plusieurs fois employé à des communications très importantes au parti du Roi et a toujours assisté à tous les rassemblements ordonnés par ses chefs. 

    Comme il le justifie par son état de service, son brevet de capitaine et autres pièces authentiques conformément à son exposé qui sont ci-joints et qu'il s'est comporté avec honneur et bravoure dans les différentes actions qui y ont eu lieu et pour coopérer à la restauration de l'auguste famille des Bourbons ; qu'il a été blessé deux fois, la première un coup de sabre au poignet et la seconde fois une balle à la tête à une affaire qui eut lieu au bois de la Pouèze en 1799, pour lesquelles il a déjà reçu de la bienveillance du Roi un secours annuel de cent francs, mais bien insuffisant pour lui donner un moyen d'existence.  

    Monsieur le Préfet, le réclamant vous supplie humblement de prendre en considération son exposé et de vouloir bien le mettre sous les yeux de Messieurs les membres composant la commission du département.... etc.... 

    à Neuvy le 23 may 1825.   

    signé Cesbron capitaine » 

     

    Certificat des Officiers : 

     

    « Nous officiers Vendéens soussignés, certifions que le Sieur Cesbron Pierre, capitaine de Nevy (Neuvy) a bien fait dans ce grade en avant à la garde du drapeau toute la première guerre, qu'il a également bien servi dans la 2ème et à la 3ème, que les faits qu'il avance sont exacts quoiqu'il en a dit avoir perdu les preuves, en foi de quoi nous lui avons signé.

     

    signé Le colonel chef de la Subdivision de Cacqueray chevalier de St Louis. 

    Le chef de la 1ère subdivision de Chemillé, chevalier de St Louis de la Sorinière – Coulon, chef de bataillon, ancien officier de l'armée Vendéenne. » 

     

    Pierre-Michel Cesbron....

    Pierre-Michel Cesbron est décédé à Neuvy le 1er novembre 1837, au lieu-dit

    le Coin où il possédait une maison avec un jardin.

    Jacquine Bertault est décédé à Neuvy le 13 février 1818.

     

     

    Sources:   

    Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens: Pierre-Michel Cesbron - dossier 1M9/-97. - copie autorisation de port de l'Ordre du Lys, pièce n°2/9).- copie de ses états de services vue 9/9) et le certificat des officiers, vue n°7/9). 

    Registres d'Etat civil de la commune de Neuvy-en-Mauges et Beaulieu sur Layon.. 

    Photo : Ordre du Lys extrait du Guide des ordres et décorations et médailles militaires 1814-1963 de André Souyris-Rolland - édition 5.1.1979. 

     

                                                          

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Michel Cassin de la paroisse de Chanteloup, 

    reste onze heures sous les cadavres de Savenay… 

     

               

     

    Michel Cassin, onze heures sous les cadavres de Savenay....La survie de Michel Cassin relève du miracle car la campagne d'outre-Loire fut un véritable calvaire pour l'armée Vendéenne, coupée de tout ravitaillement avec ses femmes, ses enfants, ses vieillards.

    Déjà le 17 Frimaire de l'an deux (7 décembre 1793), le froid est si vif du côté de la Flèche que les soldats et les enfants couchés au bivouac, sur le sol ne peuvent se relever. Le Dimanche 22 décembre, les Vendéens arrivent à Savenay sous une pluie de neige fondue (Abbé Deniau p. 334 et 429 du Tome III). Les 22 et 23 Décembre, la bataille se déroule par un froid humide accompagné d'un épais brouillard, ce sera le linceul de l'Armée Catholique et Royale...

             Le capitaine Cassin va rester onze heures parmi les morts, ''couchés parmi les morts et y fut pris comme tel''. Il va perdre son oncle, sa tante et tous ses frères et sœurs. On ne sait absolument rien des circonstances de sa survie, sauvé par des mains charitables? Gracié? Il n'en dit mot dans sa demande de pension.

     

    Michel-Joseph Cassin est né le 19 mars 1768 à Chanteloup. Il est le fils de Jacques-Gabriel Cassin, propriétaire-marchand de bois à Chanteloup et de Renée Brunet qui se sont mariés le 3 juillet 1747 à Chanteloup et auront huit enfants, dont six disparaîtront au cours des guerres de Vendée :

     

    1° Marie Cassin, née le 27 janvier 1750 à Chanteloup – tuée.

    2° Perrine Cassin, née le 11 novembre 1752, idem – tuée.

    3° Gabriel Cassin, né le 15 décembre 1754, idem – tué.

    4° Jacques Cassin, né le 20 avril 1757 et décédé le 4 décembre 1767.

    5° François Cassin, né le 29mars 1760, idem - tué.

    6° Pierre Cassin, né le 17 janvier 1763 idem, - tué.

    7° Louise Cassin, née le 18 juillet 1765, idem - tuée.

    8° Michel-Joseph Cassin, né le 19 mars 1768 à Chanteloup. 

     

    Il se marie le 27 janvier 1812 à Trémentines avec Marie-Anne-Catherine-Georgette Maugin née le7 juin 1777 à Trémentines, fille de Martin Maugin marchand de vin et de Marie-Anne Huau dame de la Bernardrie. De cette union sont issus : 

     

    1° Désiré-Joseph Cassin, né le 12 juillet 1814 à Trémentines.

    2° Marie-Joséphine Cassin, née le 12 novembre 1815, idem.

    3° Aimé-Henry Cassin, né le 22 août 1817 et qui sera maire de Trémentines.

     

    Le 14 septembre 1827 il dépose une demande de pension à Trémentines, en ces termes :

     

    «  A son Excellence le Ministre de la Guerre, en son hotel à Paris. 

            

    Monseigneur,

     

    Le Sieur Cassin Michel, Joseph, né à Chanteloup, le 19 mars 1768, et domicilié à Trémentines (Maine et Loire) a l'honneur de vous exposer qu'il a servi avec bravoure et distinction en qualité de capitaine dans les Armées Catholiques et Royales de la Vendée à toutes prises et reprises d'armes depuis 1793 jusqu'en 1815, et qu'il n'a cessé en toutes circonstances de prouver son dévouement pour la cause sacrée de la légitimité de l'autel et du trône du prince auguste qui nous gouverne et de son auguste famille, ainsi qu'il résulte de l'état de ses services ci-joint ; qu'il perdit lors de la Révolution une partie de sa fortune, qu'il a été blessé à la tête et qu'il faillit perdre la vie à l'affaire de Savenais étant resté près de onze heures parmi les morts. 

    D'après cet exposé Monseigneur, il prie votre Excellence, de lui faire obtenir une pension à la quelle il croit avoir droit. 

    Il attend cette faveur de votre justice et de votre humanité, et il est avec un profond respect, Monseigneur, de votre Excellence le très humble et très obéissant serviteur.   

    Signé : Michel Cassin, ancien capitaine. A Trémentines, le 14 septembre 1827. » 

     

    Michel Cassin, onze heures sous les cadavres de Savenay....

     

             Le certificat de service:

     

    «  Nous soussignés anciens officiers dans les armées royales de l'Ouest, certifions que le Sieur Cassin Michel, Joseph, né à Chanteloup le 17 mars 1768 et domicilié à Trémentines a servi en qualité de capitaine sous les ordres de Messieurs Cathelineau, d'Elbée, de Bonchamps, de la Rochejaclin, Stofflet et d'Autichamp, depuis 1793  ; jusqu'en 1815 à toute prise et reprise d'armes, qu'il a assisté à tous les combats qui furent donnés notamment à Cholet, Vihiers, Thouars, Montreuil, Nord et Nantes  ; à Châtillon il fut blessé à la tête, aussitôt guéri, il marcha de rechef et assista à toutes les autres affaires qui eurent lieu dans la Vendée  ; et ensuite il passa la Loire. 

    Il s'est battu avec bravoure et distinction à Laval, à Château Gontier, à Granville il monta un des premiers à l'assaut sur le fort d'où il tomba de haut en bas, et il en a éprouvé un effort dont il se ressentira toute sa vie. De là à la Flèche, Blin et Savenais, où il faillit perdre la vie ; il fut près de onze heures couché parmi les morts, et y fut pris comme tel. 

    Il perdit son oncle, sa tante, ses frères et sœurs qui furent victimes de la Révolution et une partie de ce qu'il avait. 

    En foi de quoi nous lui avons délivré le présent pour valoir ce que doit. 

    Fait à Trémentines le treize septembre mil huit cent vingt sept. 

     

    signé : Jean Brunet capitaine – Pierre Dénécheau, capitaine – Legeay Chevalier de l'ordre de la Légion d'Honneur- commandant la subdivision de Montfaucon. » 

    Michel-Joseph Cassin est décédé à Trémentines le 2 janvier 1850. 

    Marie-Anne-Catherine-Georgette Maugin est décédée à Trémentines le 25 juin 1825. 

     

    Sources:   

    Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens:Michel-Joseph Cassin - dossier 1M9/-96. - copie du certificat de services- pièce n°2/2). 

    Registres d'Etat civil de la commune de Chanteloup et de Trémentines.  

    Photo: de l'auteur et la bataille d'Eylau d'Eugène Delacroix. 

                                                        

     X. Paquereau pour Chemins Secrets 

     

     


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    La maison natale de Carrier…

     

     

    Nos courtes vacances nous amenaient cette année dans les monts du Cantal. Et si bien sûr,  ce fut l’occasion de s’imprégner d’une autre culture et de quelques bons restaurants, avec en sus, la gentillesse des habitants, jamais avares d’anecdotes sur leurs belles montagnes, nous n’en avons pas oublié notre Vendée pour autant. Nous étions à 50 kms de Yolet, village natal de Jean-Baptiste Carrier et l’occasion était belle de me livrer à quelques plaisirs automobiles par la « Route des Crêtes » et ses lacets jusqu’aux abords d’Aurillac, plus précisément au lieu-dit « Sémilhac » de Yolet, là où naquit le « monstre ». Si certains Cantaliens connaissent bien la triste histoire de Carrier, d’autres sont moins loquaces sur place sans que l’on sache s’il s’agit d’une véritable ignorance ou d’une certaine honte pour le village. Peut-être aussi la peur de voir débarquer des extrémistes d’un camp ou de l’autre.

    Bon nombre de cartes postales et photographies ont circulé dans divers ouvrages à propos de cette maison natale de Carrier, souvent confondue avec d’autres habitations ayant appartenues à la même famille, d’ailleurs assez peu glorieuse d’avoir eu un tel personnage dans ses membres. Je conseille à cet égard l’article concernant, Basile, le frère de Jean-Baptiste, sur le blog de ma femme, ici.

    Parvenus à Sémilhac, nous avons pris plusieurs photos, pensant être au bon endroit. Une anecdote que je raconterai à l’occasion, au cours d’une veillée des Amis du Pont-Paillat, confirma notre impression. Après quelques échanges avec l’érudit Noël Stassinet, président du Souvenir Chouan de Bretagne, nous avons eu la certitude de ne pas nous être trompés.

    Jean-Baptiste Carrier ne vécut ici que jusqu’à l’âge de 6 ans, avant que ses parents ne déménagent au Barrat dit aussi Barral à l’Est d’Aurillac. Il semble en tout cas au vu des photos que vous allez voir, que les acheteurs ne soient pas précipités dernièrement autour de la bâtisse. Je vous fais grâce des rideaux qui ne sont probablement pas d’époque. Pauvres symboles dérisoires de ce qui fut une maison…

     

    RL

    Août 2018

     

     

    La maison natale de Carrier....

     

    Tout près de la maison, une croix datant de 1716.

    La maison natale de Carrier....

    La maison natale de Carrier....

    Cette croix a changé de place et se trouvait de l’autre côté de la route sur le cadastre de 1813 (AD15 3 NUM 1358/2). La maison natale de Carrier colorisée en vert par nos soins et l'emplacement de la croix marqué d'une flèche :

    La maison natale de Carrier....

     

    La croix à son emplacement actuel sur la vue aérienne Géoportail. On s’aperçoit que la maison de Carrier possédait encore un toit au moment du cliché :

    La maison natale de Carrier....

     

    Photos de la façade Est, le côté Ouest étant inaccessible :

     

    La maison natale de Carrier....

    La maison natale de Carrier....

    La maison natale de Carrier....

    La maison natale de Carrier....

    La maison natale de Carrier....

    La maison natale de Carrier....

    La maison natale de Carrier....

    La maison natale de Carrier....

    La maison natale de Carrier....

     

      


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