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    Jean Baudouin de la paroisse de Saint-Hilaire-de-Loulay, 

    tué à Montaigu. 

                     

     

     

                                     

    Jean Baudouin....Le 15 février 1817, Françoise Paquereau-Pasquereau, veuve de Jean Baudouin, de Saint-Hilaire-de-Loulay fait partie des veuves de combattants vendéens pouvant bénéficier d'une pension.

     

    « n°146 – ''Pacraud'' Françoise de Saint-Hilaire-de-Loulay – veuve de Baudouin Jean, soldat Vendéen, tué à Montaigu – elle possède un peu de fortune avec trois enfants à charge – domiciliée à Saint-Hilaire-de-Loulay – est proposée pour une pension de 35 francs.

     

    Jean Baudouin....

    Jean Baudouin....

     

    Jean Baudouin est né le 18 juillet 1750 à Saint-Hilaire-de-Loulay (vue n°232/241, 1750), il est le fils de Jacques Baudouin et de Catherine Goulet. En 1775 et exerce la profession de serviteur-domestique à la métairie des Noües à Saint-Hilaire-de-Loulay.

    Le 26 juin 1775 il épouse dans cette paroisse Françoise Pasquereau, née le 17 mai 1759, fille mineure de Louis Pasquereau et de Catherine Clenet du village de l'Epinassière à Saint-Hilaire-de-Loulay (vue n°84/534-contrat mariage du 27 mai 1775 à Montaigu et acte mariage du 26 juin 1775 à St-Hilaire-de-Loulay, vue n°42/356).

    Jean Baudouin....

     

    De cette union sont issus :

    1° Louise Baudouin, née vers 1777, à St Hilaire de Loulay, décédée le 16 mai 1801.

    2° Jeanne Baudouin, née le 28 avril 1780, à St Hilaire de Loulay, décédée le 7 août 1829.

    3° Anne-Françoise Baudouin, née vers 1783.

    4° Mathurin Baudouin, né le 11 mars 1786 et décédé le 3 avril 1786.

    5° Marie Baudouin, née le 15 novembre 1791.

     

    Au moment de l'insurrection de 1793, Jean Baudouin est laboureur-métayer à l'Epinassière, située près du chemin de Vieillevigne à Montaigu et non loin du château de la Peinerie. La paroisse de Saint-Hilaire a été bien sûr visitée par les Colonnes Infernales et l'église à été incendiée.

    Jean Baudouin....

     

    Françoise Pasquereau est décédée à l'Epinassière, le 27 août 1837 (vue n°439/550 décès 1837).

     

    Sources:     

    - Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés – (SHD XU 39-5 – pensions accordées aux veuves). 

    - Archives Départementales de la Vendée, Etat civil de Saint-Hilaire-de-Loulay – Montaigu  

    - Cadastre Napoléonien de 1818- Section J de la Marionnière 

    - Photos: de l'auteur. 

                                                  

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Etat du pays de Pouzauges en 1796…

     

     

    Le texte qui va suivre va vous permettre de constater, s’il en était besoin, combien il est difficile d’arrêter une guerre civile vieille de trois années avec des mesures de pacification édictées par ceux qui l’ont provoquée. On se souvient de la célèbre phrase du député des Deux-Sèvres Louis-Prosper Lofficial, devant la Convention le 8 vendémaire de l’an III (dimanche 19 octobre 1794) (1) :

    « La terreur et l'épouvante précèdent les colonnes révolutionnaires, qui achèvent d'exaspérer les quelques Vendéens restés paisibles, et Charette peut dire, en voyant tous ces volontaires nouveaux accourir sous ses drapeaux : tel jour ma femme est accouchée de quinze mille hommes. »

    Visiblement, l’auteur de la missive qui suit est très modéré vis-à vis de la Vendée et n’hésite pas à faire de la publicité pour Willot, franc-maçon prorévolutionnaire, mais royaliste tout de même (2). C’est toujours compliqué chez les FM et on ne sait pas toujours à quel saint se vouer… J’ai respecté au mieux l’orthographe originale et souligné comme l’auteur l’a souhaité. Je n’ai pas jugé utile de surcharger la lettre avec les entourages à la plume de mots ou de paragraphes.

    Nonobstant, on comprendra aisément que les propos du sieur Leféron sont plein de bon sens, un bon sens que seul le général Bonaparte appliquera, sauf peut-être pour le concordat, mais cela est une autre histoire…

     

     

    RL

    Avril 2018 

     

    Pouzauges, 1796....

     

     « Copie de la lettre du citoyen Leféron chef de la ½ brigade des deux Sêvres,

    ________

     

    Au citoyen Cochon membre du Conseil des anciens au camp de Pouzauges le 1er Pluviose 4e année Républicaine.

    21 janvier 1796

    Citoyen représentant,

    Ajout : extrait d’une lettre adressée au directoire

    L’événement a justifié mes craintes, les chefs de l’armée ditte du centre se jouent encore de leurs promesses, à l’aide d’une paix platrée ils se ménagent les moyens de frapper des coups plus assurés.

    Pour couper le mal dans la recine, le citoyen Hoche a ordonné l’arrestation de tous ces généraux de nouvelle fabrique. Cette mesure me paroit fort sage, je n’envisage pas sous ce point de vue l’incarcération des commissaires de paroisses qui demeureront en charte privée jusqu’à l’époque ou s’opérera une remise complette des armes en attendant la quelle, les troupes vivront aux dépens du pays.

    Ce dernier moyen produira encore les meilleurs éffets pourvû qu’on en fasse point un pernicieu abus ; mais si vous enlevez les commissaires la plupart tirés de la classe précieuse des laboureurs, si vous gardez en otage le petit subdélégué dans lequel l’habitant a établi sa confiance, indiquez moi ceux qui rassembleront les paysans alarmés ?

    Désignez moi ceux qui feront rendre les fusils convoités depuis si longtemps ? Montrez moi ceux qui procureront aux militaires les comestibles qui doivent leur fournir les communes insurgées ? Comment établirez-vous une juste répartition ? Comment obtiendrez vous le contingent affecté à chaque forme ? Il faudra donc nommer de nouveaux commissaires ; mais de bonne foi qui voudra se charger d’un pareil fardeau ? Le fort qui a frappé le prédécesseur n’effrayera-t-il pas le futur titulaire ?

    Inéxorable envers les chefs j’aurois voulu épargner l’intéressant agriculuteur fatigué, obsédé de la guerre. Pour presser le désarmement, qui est à coup sûr indispensable j’aurois fait vivre les troupes aux dépens du pays. Mais enlever les commissaires est une folie caractérisée, c’est rendre inéxecutables nos demandes malgré qu’elle reposent sur la justice.

    Trompés par quelques intriguans qui veullent à tout prix ralumer les flambeaux mal éteints d’une guerre intestine, le Directoire exécutif vient d’ordonner l’enlèvement des grains et des bestiaux ! Les mangeurs d’hommes Huchet, le bruleur Grignon seroient-ils encore écoutés ? Auroient-ils en lettres de sang tracé cet ordre barbare ? Il n’est plus à en douter, on veut perpétuer nos malheurs… La paix est un fléeau pour cette engeance scélérate.

    La guerre étoit terminée lorsque Grignon la torche à la main incendie cet infortuné paÿs, fit égorger indistinctement et les royalistes et les républicains ; saisissant àlors l’arme terrible du désespoir le cultivateur, pour préserver ses jours, alla grossir la bande de Charrette.

    Sous le commandement de Villot la guerre étoit terminée puisque quatre hommes pouvoient avec sécurité parcourir le paÿs insurgé, puisque le paysans satisfait d’avoir obtenu la paix fournissoit avec empressement aux besoins de nos frères et signaloit les coquins dont il fallait purger la contrée. Quels moyens devoient donc employer les ambitions qui ne comptent pour rien les malheurs publics pourvû qu’ils servent leurs perfides projets ? Il falloit réduire au désespoir le misérable agriculteur, en exigeant l’impossible, il falloit le contraindre à abandonner sa chaumière et chercher un azile parmi les cohortes des chouans, où les débris de la horde vendéenne. (3)

    Ce plan est suivi par le successeur de Villot, il exige l’impossible en réclamant un bon fusil par chaque homme en état de porter les armes…. pourqu’on fournit ce contingent il faudroit supposer que tous habitans étoient bien armés, il faudroit supposer que, depuis peu, ils auroient acheté de nouveaux fusils, car il est notoire que lors du 1er enlèvement de bestiaux, il avoient remis quelques armes, tandis que d’un autre côté, il est constant qu’une foule d’habitans n’en ont jamais possédé. Il réduira au désespoir le malheureux laboureur en lui enlevant ses grains et ses bestiaux. Plongé dans la plus affreuse misère, il se rangera pour s’y soustraire parmi nos plus cruels ennemis.

    L’intrigue de certains individus pétris d’orgueil, dévorés d’ambition a écarté le brave Villot ; on a rassasié de dégoût les amis de l’ordre et de la discipline, on voit d’un mauvais œil les vainqeurs des Pyrénées, on trouve ridicule que des chefs permettent d’hazarder quelques réflexions dictées par l’amour du bien public, on veut enfin commander en despote, on veut pêcher dans l’eau trouble. Prévenez, citoyen représentant. Prévenez les maux qui sont prêts à fondre sur nos têtes. Je vous ai dit la vérité, toute la vérité, tirez-en un parti avantageux.

    Je suis &c.    Leféron.

    P.S. Si l’on s’obstine à nous garder dans les parages, ne pouvant prêter les mains aux iniquités qui se commettent et se commettront encore, ne pouvant favoriser le pillage qui infailliblement résultera des mesures qu’on adopte, indiquez-moi la marche à prendre pour obtenir ma démission, aux offres de servir comme volontaire dans une autre armée.

    Pour copie conforme

    Charles Leféron »

     

     

    Notes :

    (1)  Ma femme a publié cette documentation ici.

    (2)  Archives de Vincennes, SHD, B 5/34-44.

    (3)  Rappelons que le débat fait toujours rage pour les débutants, sur les notions de « Vendéens » ou de « Chouans ». On sait que les Vendéens opéraient une guerre organisée au Sud de la Loire et que les Chouans jouaient des coups de mains, quelquefois très efficaces et beaucoup plus longs dans le temps, au Nord de celle-ci, en Bretagne, dans le Maine et en Normandie. Pour qui est habitué des archives, ces distinctions s’effacent pour l’année 1799, où l’ensemble des insurgés sont appelés « Chouans ». J’ai pu constater de par de nombreuses sources originales, que les Vendéens sont nommés de la même manière que leurs frères d’armes de l’autre rive du grand fleuve dès 1795. Autant le débat pédagogique est nécessaire, autant il n’a pas lieu d’être pour ceux qui sont habitués à la consultation des sources.

      


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    Julien Drouet de la paroisse de Vallet, lieutenant chez 

    Monsieur de Bruc de Cléray et ancien gendarme.

     

     

                                     

    Julien Drouet....Le 16  février 1816, Julien Drouet, fait partie de la liste de 16 officiers de la Loire-Inférieure recevant des gratifications en raison de leurs services dans les armées royales de la Vendée.

     

    « N°7 – Drouet, Julien, lieutenant - demeurant à Vallet – âgé de 44 ans – charpentier, peu aisé – A reçu deux coups de feu, l'un au bras droit, l'autre à la jambe droite, reçus à Granville – proposé pour une pension de 200 francs. »

    Julien Drouet est né le 5 mars 1770 à la Regrippière, près de Vallet. Il est le fils de Julien Drouet et de Marie Petiteau. D'une famille de charpentiers, il exerce ce métier au moment du soulèvement de la Vendée.

    Il sert en qualité de lieutenant chez le Chevalier de Bruc, participe à la ''Virée de Galerne'' et est blessé de deux coups de feu devant Granville. Malgré ses blessures, il repasse la Loire et continue le combat.

    Julien Drouet....

     

    Au début de l'Empire il épouse Louise Brosseau-Brosseaud, née vers 1765, fille de Louis Brosseau et de Renée Rotureau du Loroux-Bottereau, décédée le 22 juillet 1833 à Vallet (Décès n°84 -vue n°17/30).

     

    De cette union est né un fils connu :

     

    1° Julien-Louis Drouet, né le 11 mars 1808 à Vallet.

    Julien Drouet....

     

    Julien Drouet est resté très fidèle à la cause royale et à ses officiers, puisque le premier témoin apparaissant dans l'acte de naissance de son fils est «  Louis-Marie-Julien de Bruc du Clairay* » (Cléray) domicilié au château de la Noë à Vallet (vue n°7/31- année 1808 – naissances - Vallet).

     

    *Ce jeune homme est le fils de Claude-Louis-Marie de Bruc, Chevalier Seigneur de Bruc, comte de Cléray, Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis, officier de cavalerie, général de l'Armée d'Anjou (chef de la Division de Vallet) et maire de Vallet ; et de Marie Danguy de Vüe, Amazone de l'Armée Vendéenne qui a été tuée le 14 février 1794 près de Beaupréau. Il est mousquetaire en 1814 et chef de bataillon sous Suzannet en 1815. 

    Claude-Louis-Marie de Bruc est décédé le 9 juillet 1819 à Vallet (décès de Vallet, vue n°16/33) 

     

    A l'issue de sa demande de pension, Julien Drouet est incorporé dans la Gendarmerie Royale...

    Julien Drouet....

     

    Voici un extrait de son acte de décès du 22 décembre 1831 - (vue n°29/32, n°133-décès de Vallet année 1831) : « Julien Drouet, ex-Gendarme, décédé à onze heures du matin à la Regrippière âgé de soixante deux ans, époux de Louise Brosseau, fils de feu Julien Drouet et de Marie Petiteau, né à Vallet.... », témoins : François Drouet, charpentier, cinquante six ans de la Regrippière, frère du défunt, Jean Papin, époux de Rose Drouet, charpentier, quarante sept ans, beau-frère...

    Julien Drouet....

     

    Sources:     

    -Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés – (SHD XU 36-2 - gratifications accordées à 16 officiers, n°7 - Loire-Inférieure du 16 février 1816) 

    -Archives Départementales de la Loire-Atlantique, tous droits réservés-Registres d'Etat civil de Vallet, le Loroux Bottereau. 

    -Famille de Bruc - branche de Livernière. 

    -Photos: de l'auteur. 

                                                 

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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  • Communiqué de la Durbelière....


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                               En juillet 1796, du côté de Froidfond...  

     

          

                                     

    Falleron, Froidfond, 1796....Il n'y aura jamais de mots assez forts pour décrire les horreurs commises par la République dans notre malheureux pays.

      En 1796, la Vendée n'est plus qu'un immense cimetière et un amas de ruines encore fumantes, le silence fait place aux hurlements des femmes violées et éventrées, aux cris des enfants égorgés et aux crépitements des incendies. En 1796 c'est la ''pacification'', les armes se taisent, nous verrons par ces anecdotes comment la République ''pacifie'' ses adversaires politiques et ses amis patriotes...

    Nos généraux sont morts, le 25 février 1796, Stofflet est fusillé à Angers et le 29 mars 1796 Le Chevalier de Charette est fusillé à Nantes.

    La République ''pacifie'' en s'acharnant sur les survivants du génocide.

     

    Voici le récit de Pierre Pelletier, patriote, domicilié à la Briscottière-Briscotière commune de Froidfond (Vendée).

     

    « Déclaration de Pierre Pelletier (*), cultivateur à la Briscottière, commune de Froidfond.

    Vingt à trente volontaires passent chez lui le 28 Messidor an 4. (Samedi 16 juillet 1796) Ils forcent les coffres, le fouillent, lui, son oncle et son domestique ; leur prennent leur argent et tous les effets qu'ils ont sur eux ; ils volent du beurre, des mouchoirs de femme ; et tout ce qu'ils trouvent.

    Dans les maisons voisines, ils font la même chose. Un mois avant, une colonne de Machecoul leur avait enlevé sa femme et son fils, avec deux bœufs, une vache et plusieurs autres pièces de bétail. »

     

    (*) Pierre Pelletier-Peltier est originaire de Falleron, il est le fils de Mathurin Peltier et de Louise Goldreau. Il se marie le 15 février 1779 à Froidfond avec Riant Jeanne, fille de Jean Riant et de Marie Bertret. Patriote, il se réfugie à Tours où l'un de ses fils, François, meurt le 8 Prairial de l'an 2 (28 mai 1794). Voici un extrait de l'acte de décès : « François Pelletier, réfugié de la Vendée, situé en cette commune dans les batteaux de Louis Besnard et de Louis Delaunay aussi voiturier par eau est décédé François Pelletier âgé de six ans, né en la commune de Fredefond district de Chalans, fils de Pierre Pelletier et de Jeanne Riant est décédé ce jour d'hier à cinq heures du matin... » (Décès Tours, an 2, page 96).   

    Pierre Pelletier est donc de retour en Vendée en 1796... 

    Falleron, Froidfond, 1796....

     

    Commune de Froidfond – veuve Pillet.

     

    « Au commencement de mars (1796), son mari se rendant chez lui est rencontré par un détachement, comme patriote et reconnu comme tel par ses concitoyens, il s'avance pour se faire reconnaître. Sans vouloir l'entendre, on le fusille, ainsi qu'un de ses camarades, patriote comme lui. Quelque tems après, sa ferme et ses bâtiments avec leurs grains et fourrages sont incendiés. Dans une borderie qui lui appartenait, tous les bestiaux sont enlevés. Le 3 Thermidor (an 4) – jeudi 21 juillet 1796, une colonne revenant de Legé entre dans la commune, mettant tout à feu et à sang ; malgré la proclamation qui avait été publiée la veille par les agens, pour faire rentrer les habitants dans leurs possessions. Tout est volé chez la veuve jusqu'à ses provisions, plusieurs particuliers sont tués dans leurs maisons avec leurs femmes, et d'autres en rentrant chez eux.

    Pierre Peltier, cité ci-dessus, témoigne avoir entendu dire que de pareils massacres ont été commis par la même colonne dans la commune de Falleron. Pour lui, il trouva moyen de se cacher, mais il entendit tirer plus de 5000 coups de fusil. »

     

    Aimé Dupont, guide de la colonne, a vu les tirailleurs incendier deux bâtiments et tirer beaucoup sur la commune de Froidfond. Placé ensuite à la queue de la troupe pour conduire une voiture, il a vu des traîneurs emporter des effets et une femme pleurer en disant qu'il était bien affreux d'être ainsi traîtée par les Républicains. Mais ils insultèrent à ses représentations et la menacèrent.

    Cependant à la commanderie de la Coudrie, le chef de la colonne obligea tous les pillards de déposer là sur le chemin ce qu'ils avaient pris.

    Une fille de 14 ans avait été violée et tuée par d'autres scélérats de la trouppe. C'est ce que François Barraud atteste avoir entendu dire à des volontaires qui blâmaient ce crimes de leurs camarades.   »

     

                                     VIVE LA REPUBLIQUE !

     

     

    Sources:     

    - Archives Départementales de la Vendée, tous droits réservés - 

    sous-série F10, Agriculture – AN F10/268-4, Paris et Vendée, page 1/10. 

    - Registres état civil de Froidfond. 

    - Registres d'Etat civil de Tours, décès an 2 page 96. 

    - Photo: de l'auteur. 

                                                           

     

    X.P pour Chemins Secrets 


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