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                   Après les Colonnes Infernales, les Colonnes Agissantes...

     

      

     

    Les colonnes agissantes....Le 13 mai 1794, c’est le terminus pour Turreau, le 20 mai, il est prié d’aller planter des choux à Belle-Ile, c’est la fin des Colonnes Infernales et la continuation des massacres... avec les Colonnes Agissantes.

     

    Penser que les républicains sont devenus doux comme des agneaux après le mois de mai 1794 relève du conte de fée. Ils continuent allègrement les massacres d’hommes occupés aux travaux des champs, de femmes et d’enfants à l’instar des colonnes des généraux de division Cambray et Delaage dans la région de Clisson, ce ne sont en fait que des criminels de guerre comme les autres.

      En définitive le bon républicain relève du mythe, ça n’existe pas, et rien n’a changé à ce jour. Le républicain reste un anti-clérical et un adversaire acharné des Catholiques. Aucune compromission ni aucun accommodement n’est possible avec cette idéologie et ce régime politique, tant qu’il ne vous a pas réduit ou exterminé.

    Comment être neutre alors que cette république-maçonnique a organisé et planifié la disparition par le meurtre des opposants politiques du pays et en particulier ceux de la Vendée Militaire. Rester neutre devant ce génocide ou ce populicide (au choix), c’est passer dans le camp des criminels.

    Le Nord Vendée et la région de Clisson sont des lieux qui me sont très chers. C’est dans cette région, qu’en mars 1794, la Colonne de Cordelier avec le capitaine Liger-Belair et son équipe de voyous, en remontant des Lucs, en ont profité, le 6 mars 1794, pour liquider une partie de mes ancêtres : la famille Bourdet au manoir du Pin et à la métairie de la Grange à Cugand.

     

    Voici «L’extrait de la correspondance de l’Adjudant Général Delaage depuis le 5 Prairial de l’an 2 :»

     

    « Le 19 Prairial (7 juin 1794) : 

     

    Ordre est donné à Cambray (général de brigade) de se porter de suite sur Montaigu, St Fulgent ou ailleurs. Il part et s’arrête à minuit dans les landes au-dessus de St Philbert près le bois de la Regrippière – Il se met en marche à 3 heures du matin pour se rendre à Montaigu, les ponts de Tiffauges étant coupés, il est forcé de revenir à Clisson où il se repose à six heures du soir – Arrestation d’un courrier de Charrette à St Philbert – Charrette et Stofflet sont réunis, les brigands qui étoient avec Stofflet l’ont abandonné pour la plupart beaucoup de laboureurs et d’ouvriers ont été tués à leurs travaux habituels - à Roussé (Roussay) et Saint Macaire il a été tué beaucoup de monde, 4 ordonnances en ont tué 29.  Ces deux jours de marche ont couté à l’ennemi au moins 300 hommes, sans compter les femmes et les enfants. » 

     

    « Le 22 Prairial (10 juin 1794). 

     

    « 50 brigands tués dans les villages voisins, 400 paquets de cartouches, trouvées par un chasseur du 3e dans l’église de Saint Crespin, 20 barriques d’eau de vie et 40 pièces de vin enfoncées, environ 80 hommes passés à la bayonnette près le village de Cugan (Cugand), 60 tués dans la fuite 140 platines de fusils prises chez un armurier, et environ 100 femmes conduites à Montaigu – La colonne de Delaage étoit de 4 à 5 mille hommes. » 

     

    Du côté des colonnes agissantes de Dusirat, c’est une armée de poivrots « ivres du matin au soir. »

    « Extrait de la correspondance de l’adjudant-général Dusirat depuis le 29 Floréal. » 29 et 30 Floréal et 9 Prairial – rapports. 

     

    « Il n’a point rencontré de Brigands sur la rive gauche de la Loire – 2 colonnes parcouraient le pays pendant que Delaage arrivoit à Chantoceaux – 12 à 15 brigands tués – 2 hommes 15 femmes et 9 enfants massacrés dans une grotte où étoient leurs cadavres – Il se propose de camper le lendemain près le Loroux – 2000 pièces de vin enfoncées depuis son passage au Marilais - les soldats ivres du matin au soir... » 

     

    Sources : 

     

    .Archives du Département de la Vendée, tous droit réservés.Correspondances des Armées de l’Ouest class B5/10-1- 22 mai au 8 août 1794 – vue n°7/26. Les colonnes Agissantes de Cambray Gal de Brigade et Delaage Gal de Brigade, adjudant général Dusirat. 

    . Photo : Les Colonnes Infernales – Vendée Novopress- Info. 

                    

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 

     


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    2020...

     

    Chemins secrets souhaite à vous lecteurs et amis une bonne année 2020. Santé, prospérité et le Paradis à la fin de vos jours…

    RL

    Jour de l’An 2020

     

    2020....


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    L’énigme de l’abbé Legrand…

     

     

    On ne présente plus l’abbé Legrand, curé de Montigny et qui fut l’un des pères de la Petite-Eglise, comme je vous l’avais présenté ici.

    Sur sa tombe, encore présente dans l’ancien cimetière de Montigny, près de l’église, les inscriptions largement érodées indiquaient : « Ci-Gît le corps de Charles Legrand, curé de Montigny. Il a remis son âme à Dieu, le 2 octobre 1822, âgé de 82 ans. Il fut bon pasteur, bon parent, bon ami et d’une intrépidité à toute épreuve. AVE. »

    L'énigme de l'abbé Legrand....

    Charles Joseph Legrand est mort en état de quasi-infirmité. Ainsi Mgr de Bouillé, évêque de Poitiers écrivait-il le 17 octobre 1822 au préfet des Deux-Sèvres (1): « Depuis longtemps, ce n’est plus qu’une machine qu’on porte à l’autel et à qui on fait dire la messe, ou plutôt qu’on dit pour lui. » 

    Au-delà de cette réflexion peu amène et bien peu chrétienne de la part d’un évêque, se pose la question de ce que fut la vie de ce prêtre. Qu’avait-il traversé à l’époque de l’insurrection vendéenne et de la terreur révolutionnaire ? Tout reste à faire en ce domaine et en particulier ses origines. A Montigny, comme dans la plupart des communes du Nord des Deux-Sèvres, il n’y a pas ou plus de registres pour la période des Guerres de Vendée. Cependant, on sait par son acte de décès ci-dessous que son neveu se nommait Michel Pierre Legrand et qu’il était marchand à Bressuire.

    L'énigme de l'abbé Legrand....

    Grâce à Geneanet et la généalogie entreprise par un descendant, nous savons que Michel Pierre, né le 25 janvier 1773 à Bressuire et mort dans la même ville le 23 septembre 1841 était qualifié de Marchand épicier et propriétaire. Son père, Pierre Legrand, marchand mercier, marié dans un premier temps avec Marguerite Gendreau, puis avec Jeanne Berloin était adjoint au maire de Bressuire vers 1819. Il pourrait être né à la Châtaigneraie à une date inconnue. Il s’agit du frère de notre brave curé de Montigny, qui pour être âgé de 82 ans en 1822 est probablement né vers 1740. Même si la piste de la Châtaigneraie est plausible en regard de la présence d’une famille Legrand (dont un Charles, beaucoup plus âgé que le curé de Montigny), je ne l’ai pas trouvé en 1740. Il se pourrait qu’il soit né en 1739 mais cette année manque dans les registres…

    A suivre…

    RL

    Dernier jour de l’année 2019

     

     

    Note :

     

    (1)  Abbé Billaud, « La Petite-Eglise dans la Vendée et les Deux-Sèvres »,1962, reprint 1982, Nouvelles Editions Latines, p. 526. Auguste Billaud se réfère aux AD79, 25V1.

     


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    Mathurin Emeriau, fusillé à Savenay... 

     

     

    Mathurin Emerieau....Quand on voit ce mépris de la mort, si jeune, il est tentant de reprendre une citation de cet officier de Légion, le colonel Charton, héros de la guerre d’Indochine, qui, excédé, s’exclama un jour :

    « Il y a la Légion et puis il n’y a rien, ou du moins il y a le reste, et le reste c’est de la merde. » 

     

    Quand je réalise ce que fut la Virée de Galerne au niveau des combats, des fatigues, des privations endurées et des massacres : j’affirme au sujet de Mathurin Emeriau, de ses camarades et de toute l’Armée Catholique et Royale :

    « Il y a effectivement les Royalistes et puis il n’y a rien, ou du moins il y a le reste et le reste c’est ce que vous voudrez… sauf du bon...».

     

    La république, donneuse de leçons aux autres peuples en matière de génocides, va bientôt disparaître sans avoir reconnu le génocide Vendéen. Elle n’a même pas abrogé ses honteuses lois génocidaires, c’est dire toute la perversité de ce système.

    Âgé de 19 ans, blessé d’un coup de sabre à Laval, ivre de fatigue, fait prisonnier à Savenay, il est entraîné avec ses camarades de combat vers les lieux de fusillades de masse, Mathurin Emeriau est épargné par les balles, il s’échappe ; à nouveau fait prisonnier par des grenadiers saoulés de tueries, il est sauvé. Il nous raconte : « A Savenay, étant excédé de fatigue, je suis fait prisonnier avec nombre de mes camarades. On nous fusille, mes camarades tombent, sont tués et moi le plomb me respecte, je cours et me sauve ; quelques heures après je trouve des grenadiers ennemis qui me font encore prisonnier. Lassés de verser le sang me conduisent à Nantes. Là, je suis réclamé ; ma jeunesse inspire de la pitié, on me donne la liberté. 

    En 1815 j’ai repris les armes, j’étois à Roche Servière, je suis sans fortune, aucune ressource m’appui. J’ai deux enfants dont un ne pourra jamais gagner sa vie. Une forte surdité lui ôte l’usage des facultés intellectuelles, le rend impropre a toute espèce de travail. Par suite de la première guerre, je suis accablé de douleur, parfois je ne puis travailler. Arrivé au déclin de l’âge je me vois aux portes de la misère... » 

    « Enumération des noms des batailles, combats et sièges où a assisté et figuré Mathurin Emeriau, journalier, âgé de 50 ans de la commune du Puiset Doré, au cours de la guerre de la Vendée dans les année 1793, 1794 et 1815, comme simple soldat dans les armées Royales de l’Ouest, savoir :

     

    1°   A Beaupréau. 

    2°   A Chantonnay, où il a contribué à la prise d’un canon. 

    3°   A Saumur, Doué et Montreuil. 

    4°   A Nantes. 

    5°   A Luçon. 

    6°   A Château Gontier où il s’est battu pendant six heures de chemin. 

    7°   A Château Briand. 

    8°   A Laval. (où il reçoit un coup de sabre). 

    9°   A Fougères. 

    10° A Avranche. 

    11° A Granville. 

    12° A Angers. 

    13° A La Flèche. 

    14° Au Mans. 

    15° A Ancenis. 

    16° A Nord. 

    17° A Savenay où il a été fait prisonnier et s’est échappé de la fusillade. 

    18° A divers autres petits combats. 

    19° Enfin à Rocheservière en 1815. 

     

    Certifié par nous chef Vendéens le 18 mai 1825. 

     

    Martin Baudinière - Chv de St Louis – ancien colonel  

    B;Du Doré – Chv de St Louis – ancien chef de division. 

    Tristan Martin – Chv de St Louis – ancien adjudant général Vendéen. 

     

    Mathurin Emeriau est né au Fief-Sauvin le 19 janvier 1775, il est le fils de Mathurin Emeriau et de Marie Roullier. Il se marie le 29 Pluviôse an VIII (18 février 1800) au Puiset-Doré avec Julienne Foulonneau, âgée de 26 ans, du Puiset-Doré, fille de Louis Foullonneau et de feue Julienne Libeau. De cette union sont issus :

    1° Mathurin Emeriau, né le 5 frimaire an IX au village des Gastines.

    2° Pierre Emeriau, né le 25 pluviôse an X.

    3° Jean Emeriau, né le 26 brumaire an XIII.

    4° Alexis Emeriau, né le 8 juin 1807.

     

    Laboureur-closier, Mathurin Emeriau décède au village des Gastines, le 24 avril 1841.

     

    Sources : 

     

    . Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés – registres paroissiaux et d’état civil de la commune du Puiset-Doré. Mariage, vue n°56/87. 

    . Demandes de pensions des combattants Vendéens – dossier 1M9/156.- dossier Mathurin Emeriau. 

    . Dessin : Le génocide Vendéen de Le Honzec. 

                                                                        

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Les Amis du Pont-Paillat au Pin…

     

    C’est une sortie informelle qui avait lieu ce jour pour un petit groupe des Amis du Pont-Paillat. Le rendez-vous était fixé à 14 h 30 sur la place de l’église du Pin. Après avoir montré l’emplacement du souterrain que j’avais déjà évoqué ici, on se dirigea vers l’église pour y admirer les peintures murales du XV° siècle.

    Les Amis du Pont-Paillat au Pin....

    De là, nous fîmes une halte devant la plaque du Souvenir Vendéen rappelant le massacre du 25 janvier 1794, puis devant le logis de la Coussaie, où une autre plaque, posée par Vendée Militaire, rappelle le meurtre du notaire Roucher en septembre 1793.

    Les Amis du Pont-Paillat au Pin....

    Je proposai ensuite au groupe une petite marche sur la route de Combrand, puis jusqu’au dolmen de la Voie, dit aussi de « Prouette », dont il a été question ici.

    Au carrefour de la route du Pin au moulin de Claveau et du moulin de l’Etang au moulin de la Voie. Lieu réputé pour ses phénomènes paranormaux. On y racontait que les ânes des meuniers y étaient souvent arrêtés par une force invisible ou que leur charge tombait d’elle-même.

    Les Amis du Pont-Paillat au Pin....

    Le dolmen de la Voie :

    Les Amis du Pont-Paillat au Pin....

    Notre marche à pied terminée, nous avons rejoint nos voitures pour repartir par la même route, passant par le moulin de Claveau et sa route pittoresque, jusqu’à Combrand. Là, bien entendu, un arrêt s’imposait sur la tombe du général Marigny.

    Les Amis du Pont-Paillat au Pin....

    Photo de famille…

    Les Amis du Pont-Paillat au Pin....

    Notre balade s’est terminée au cimetière de Montravers, sur la tombe Coudrin, restaurée en 2017 par les Amis du Pont-Paillat et sur laquelle nous avions posé une plaque. Un peu de nettoyage serait le bienvenu car l’herbe à poussé. J’en profitai pour montrer à l’assistance la tombe du curé réfractaire Charles Violleau, décédé en 1829, ainsi que celle de l’abbé Gabilly, historien de la commune, décédé en 1924.

    Tombe du curé Violleau :

    Les Amis du Pont-Paillat au Pin....

    Ainsi se terminait cette petite sortie bien sympathique, en attendant la prochaine, samedi prochain, qui sera assortie d’une veillée.

    RL

    Décembre 2019

     

    Crédit photos : Nicole Pain-Naud, Wilfried Deborde.

     

     

     

     

     


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