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    Revue « Moyen Age » N° 123...

     

     

    Revue "Moyen Age", N°123....Le dernier numéro de la revue « Moyen Age » (1) propose en couverture un alléchant article de Georges Bernage sur « les châteaux forts de Vendée ». S’il est forcément dommage de se cantonner au découpage départemental, car ces châteaux relèvent d’une volonté de défense territoriale poitevine, l’article s’annonce comme l’ébauche d’un prochain livre ; peut-être cette limitation n’est-elle donc que temporaire pour l’amateur épris de cette région !

    Ce long article propose un voyage sur cinq siècles de bâti essentiellement civil , de Vouvant à Tiffauges, sur toute la façade Est du département, exception faite pour Talmont sur la côte Ouest. Nous sommes invités à découvrir ce qu’étaient Bazoges-en-Pareds, Pouzauges, et Saint Mesmin (dont le château est en Deux-Sèvres, pour l’anecdote !) et comment l’Histoire y a été écrite par les seigneurs de Mauléon, de Parthenay, , les Lusignan, Rorthais ou Surgères.

    De belles prises de vues des extérieurs et mobiliers, documents, plans et coupes permettent de comprendre la genèse et la finalité de ces ouvrages. Il donne aussi à voir les animations qui permettent de les rendre vivants et invitent à visiter ces hauts lieux de l’histoire poitevine.

    Quelques lieux, tels Sigournais ou la Flocellière, sont traités plus succinctement , d’autres telles les églises du Boupère ou de Parthenay sont juste évoqués. Tiens, ce dernier lieu n’est sur aucune des deux cartes de l’article qui, quoiqu’en apparence identiques, réussissent à comporter des erreurs différentes ! Mais il serait dommage de s’arrêter sur les quelques fautes d’édition dont ces cartes, même si cela hérisse un peu le poil vue la qualité – et le prix – de la revue !

    L’article se termine par un hommage aux spectacles et surtout aux reconstitutions de bâtis des époques médiévales au Parc du Puy du Fou. Les bâtiments couvrent cette même période entre l’an mil et la fin du XVe siècle et leur construction ayant commencé au milieu des années 90, ils ont encore gagné en réalisme grâce à la patine des ans. Il est vrai que c’est un plaisir de se plonger dans ce qui est plus qu’un décor car le soin donné aux matériaux, aux proportions permet de s’immerger sans difficultés dans ces époques, sentiment renforcé par la visite des bâtiments et le mobilier : meubles, ustensiles, sculptures et décors peints, particulièrement réussis dans la chapelle du village dit médiéval.

         Le village médiéval reconstitué du Puy du Fou : 

    Revue "Moyen Age", N°123....

    Dommage que l’existence d’un vrai château fort - dont l’emplacement correspond à l’arène du spectacle « le Bal des Oiseaux Fantômes » - ne soit pas mentionné. Pourtant les quelques ruines intégrées dans le décor et les fouilles effectuées sur le site au moment de la création du Parc mériteraient sans doute d’être publiées et restituées dans une telle étude.

         L'église Notre-Dame du Vieux Pouzauges : 

    Revue "Moyen Age", N°123....

    Les guerres de Vendée ne sont pas oubliées même si nous sommes ici loin de notre période de prédilection, ne serait-ce que pour déplorer les méfaits des « Colonnes Infernales ». En effet, comment passer sous silence que nombre de ces édifices ont été ruinés, incendiés et pillés, parfois à plusieurs reprises, par les troupes républicaines révolutionnaires à la fin du XVIIIe siècle ? L’émouvante Croix photographiée au pied du donjon de Pouzauges commémore ainsi les massacres du 30 janvier 1794 perpétrés en ce lieu par les colonnes de Lachenay et Grignon (2).

     

    Anne-Dauphine Docq pour Chemins secrets

     

    Notes :

    (1) Numéro 123 de Novembre, décembre 2020 et janvier 2021, Edition Heimdal, 11,70€.

    (2) Voir les photos de l’article sur la restauration de la croix par le Souvenir Vendéen, «La croix du château de Pouzauges entièrement restaurée», ici.

     

     


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    1788-1789, un pays terrorisé par la famine... 

     

     

     

    Souvenez-vous de la famine organisée par la clique maçonnique en juillet 1788-1789 pour le premier grand reset des illuminatis…

    1789, famine et troublés organisés....

    Pour ceux qui dorment, un petit rappel « du Franc-Maçon Marmontel*, nous montrant à quel point une minorité décidée et sans scrupule peut imposer ses volontés à un pays terrorisé » :

     

    * Marmontel Jean-François (1723-1799) – écrivain, membre de l’Académie Française – Franc-Maçon, membre de la Loge parisienne « Les Neufs Soeurs ». 

     

    « L’argent surtout et l’espoir du pillage sont tout puissant parmi ce peuple. Nous venons d’en faire l’essai au Faubourg St Antoine, et l’on ne saurait croire combien peu il en a coûté au duc d’Orléans pour faire saccager la manufacture de cet honnête Réveillon qui, dans ce même peuple, fait subsister cent familles. Mirabeau soutient plaisamment qu’avec un millier de louis on peut faire une jolie sédition.

    Avons-nous à craindre l’opposition de la grande partie de la nation, qui ne connaît pas nos projets et qui ne serait pas disposée à nous prêter son concours ? Sans doute, dans ses foyers, à ses comptoirs, à ses bureaux, à ses ateliers d’industrie, la plupart de ces citadins casaniers trouveront peut-être hardis des projets qui pourraient troubler leur repos et leurs jouissances. Mais s’ils les désapprouvent, ce ne sera que timidement et sans bruit. Du reste, la nation sait-elle ce qu’elle veut ? On lui fera vouloir et on lui fera dire ce qu’elle n’a jamais pensé. Si elle en doute, on lui répondra comme Crispin au légataire : C’est notre léthargie. La nation est un grand troupeau qui ne songe qu’à paître et qu’avec de bons chiens les bergers mènent à leur gré. Après tout, c’est son bien que l’on veut à son insu. Ni son vieux régime, ni son culte, ni ses mœurs, ni toutes ces antiquailles de préjugés ne méritent qu’on les ménage. Tout cela fait honte et pitié à un siècle comme le nôtre ; et pour tracer un nouveau plan, il faut faire place nette… 

      La bourgeoisie ne produit que d’élégants parleurs ; tous ces orateurs de tribune ne sont rien en comparaison des Démosthènes à un écu par tête qui, dans les cabarets, dans les places publiques, dans les jardins et sur les quais, annoncent des ravages, des incendies, des villages saccagés, inondés de sang, des complots d’assiéger et d’affamer Paris (Les merdias d’aujourd’hui).

    Ainsi le veut le mouvement social. Que ferait-on de tout ce peuple en le muselant aux principes de l’honnête et du juste ? Les gens de bien sont faibles et timides : il n’y a que les Vauriens qui soient déterminés. L’avantage du peuple dans les révolutions est de n’avoir point de morale. Comment tenir contre des hommes à qui tous les moyens sont bons. Il n’y a pas une seule de nos vieilles vertus qui puisse nous servir ; il n’en faut point au peuple, ou il lui en faut d’une autre trempe. Tout ce qui est nécessaire à la révolution, tout ce qui lui est utile est juste ; c’est là le grand principe. » 

     

    Réveillez-vous ! Les porteurs de masques, les terrorisés du COVID, il est déjà trop tard !  

    Vous ne pourrez pas dire que vous n’avez pas été déjà avertis, il y plus de deux siècles. Le soulèvement et le génocide de la Vendée, ça vous dit quelque chose ? 

     

    Sources : 

     

    . La Franc-Maçonnerie d’après ses documents secrets (quatrième édition) de Léon de Ponçins – Diffusion de la Pensée Française – Chiré-en-Montreuil 86 – Vouillé. - pages 115 et 116. 

    . Photo :  Tirée de Démocratie Royale. 

    http://www.democratie-royale.org/article-revolution-fran-aise-la-famine-organisee-par-l-orleans-franc-ma-on-111495734.html 

     

                                                                   

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    En septembre 1799, 

    les soldats républicains n’ont toujours pas de souliers... 

     

     

     

    Problèmes de souliers en 1799....Système merveilleux ! En sept ans la république maçonnique a totalement ruiné et mis à sac, dans un bain de sang, un des royaumes les plus prospère au monde.

    Le 19 septembre  1799 (le 3 complémentaire de l’an 7) à Angers, la troupe se mutine, les soldats sont pieds nus et le font savoir… Les buveurs de sang commencent à en avoir marre, leur république n’a pas le sou pour leur offrir des godillots, c’est encore le citoyen de base qui se dévoue et met la main à la poche...

     

    « Hier 3 complémentaire, la 2e compagnie du 1er bataillon de la 28e demi-brigade d’infanterie légère, arrivée la veille à Angers, rassemblée sur la place, après avoir passé la revue du commissaire des guerres, refusa de se mettre en marche au commandement des officiers, sous le prétexte de réclamations auxquelles il était impossible de faire droit. Disséminé dans les auberges à la suite de sa désobéissance, le soldat, insubordonné, instigué par les chefs de la révolte, et dans l’état d’ivresse, n’écouta aucune représentation, et persista avec obstination dans son refus. 

    Le général Siscé, sorti à cheval, dès le matin, de retour à une heure après midi, apprit avec étonnement que cette compagnie était en pleine insurrection ; de suite il se transporte sur le lieu du rassemblement, où se trouvaient 3 escadrons du 4e régiment de dragons ; il se présente devant le front de la troupe mutinée, demande aux officiers les motifs d’une semblable insubordination ; et après avoir représenté au soldat, que les réclamations les plus justes devenaient criminelles, lorsqu’elles étaient faites collectivement et en armes, ordonna, au nom de la loi, à cette compagnie d’exécuter l’ordre de son départ ; sa voix fut couverte par les cris des factieux qui méconnurent son autorité ; le général les somma de nouveau, et ne leur donna qu’un délai de 6 minutes pour se décider. 

    Des mesures vigoureuses allaient être prises ; déjà des ordres étaient donnés pour en assurer le succès, lorsque des citoyens de cette commune, mus par des sentiments qui décèlent les belles âmes, vinrent offrir de faire délivrer des souliers à la troupe, pour lui ôter le prétexte de sa désobéissance, et dans la vue d’ éviter les malheurs qui seraient indubitablement arrivés. Le soldat, satisfait dans ses besoins, promit dès lors de se mettre en marche. Les souliers furent distribués, et la compagnie partit aux cris de vive la république. 

    Quoique l’opinion du général ne fût pas qu’on livrât des souliers à ses soldats indisciplinés, il ne peut qu’applaudir à l’élan généreux des citoyens qui les ont offerts, et il s’acquitte avec plaisir, en leur témoignant publiquement sa satisfaction. Il s’est opposé à la distribution de l’argent que réclamaient aussi le soldat ; il se réserve de faire connaître les auteurs de l’insurrection, dont un fut arrêté après le départ, et qui va être traduit au conseil de guerre qui en fera justice. » 

     

    Et si nous parlions du suivant, le nain de un mètre soixante huit à la redingote grise : Bonaparte.

     

    « L’armée consulaire ne sera guère mieux pourvue, car depuis plusieurs années les manufactures de drap sont arrêtées, et les ateliers de confection fermés faute de matières premières. 

    Nul ne se souciait d’ailleurs de travailler pour un gouvernement démuni de toutes finances et dont l’insolvabilité est trop connue... » Déjà ? 

     

    Le militaire français vu par un Berlinois en 1806  :  ça ressemble à un pouilleux, le bel uniforme, juste pour une minorité, pour la façade, c’est un peu le village Potemkine en quelque sorte…

     

    « Le premier qui passa sous la porte de Brandebourg fut un fantassin. C’était un homme grand et maigre, avec un visage pâle, couvert d’une chevelure en broussaille, qui fut notre étonnement, habitués que nous étions aux perruques poudrées et aux queues bien tressées de nos soldats. Une capote courte couvrait son corps, sur sa tête un petit chapeau tout décati, plus rouge que noir et d’une forme indescriptible, mais ajusté si insolemment que cette tête et ce chapeau était pour nous un sujet d’étonnement. Les pantalons étaient de toile sale et déchirée, les pieds nus dans des souliers troués, une mauvaise pipe brillait à sa bouche, tandis qu’en même temps il arrachait tout en fumant, des bouchées d’un gros morceau de pain. 

    Qu’on s’imagine un soldat, avec chien en laisse, un demi pain enfilé sur sa baïonnette ; à son briquet pendait une oie, et sur le chapeau, fixée à la ganse du pompon, brillait une cuillère étamée. » 

     

    Et les godasses dans tout ça ? :

    Une paire de chaussure s’use de Fontainebleau à Poitiers, où il faut la remplacer, voilà qui pose le problème qui ne sera jamais résolu, il dure depuis 1792, date à laquelle l’armée du peuple s’est mise en marche.

    Cette armée de greloteux, qui va infester toute l’Europe avec son mauvais état sanitaire, ses maladies, ses vices et ses idées subversives... Elle disparaîtra en Russie, en Espagne, Waterloo l’achèvera.

      

    Sources : 

     

    . Archives Départementales de Maine et Loire, tous droits réservés- Les Affiches d’Angers n°182 an 7 de la République – vue n°4/5 - Quartidi 4e jour complémentaire. 

      

    . La vie quotidienne dans les Armées de Napoléon de Marcel Baldet – pages 36 et 37. Hachette 1964. 

     

    . Photo de l’auteur. 

     

                                                                   

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Combrand : Le crâne du général Marigny

     

     

    Né à Luçon le 2 novembre 1754, Gaspard de Bernard de Marigny fut le commandant de l’artillerie de l’Armée Catholique et Royale en 1793. Après la défaite de Cholet le 17 octobre, il suivit la foule de Vendéens qui s’engageait outre-Loire, espérant un appui de la part des Anglais et des Chouans du Maine et de Bretagne. La bataille de Savenay du 23 décembre mit fin à cette triste aventure et ce n’est qu’à la mi-mars 1794 qu’il put revenir dans le pays cerizéen pour combattre les colonnes infernales du général républicain Turreau, entouré des paysans qui l’adulaient. Malheureusement, suite au serment de la Boulaye le 22 avril 1794, Marigny manqua de se réunir à Stofflet, Charette et Sapinaud de la Rairie pour aller combattre les républicains, en Anjou du côté de Saint-Florent-le-Vieil deux jours plus tard. Arrivé en retard, il se brouilla avec Stofflet et rentra du côté de Cerizay sans avoir participé au combat. Les Vendéens gagnèrent cependant la bataille mais sans en tirer l’avantage qu’aurait pu leur procurer la présence des troupes de Marigny.

    Il fut donc condamné à mort par les gens de son propre camp. Malade, il se trouvait en repos au château de la Girardière à Combrand lorsque le 10 juillet, des chasseurs de Stofflet se présentent pour l’arrêter. On le fait sortir par la porte de la cuisine du château. Il est fusillé soit dans le dos, soit en ayant présenté sa poitrine et commandé lui-même le tir selon les versions. Le propriétaire du château, M. Serin de la Cordinière, prit l’un de ses plus beaux draps pour servir de linceul à celui qui était son ami. En 1844, le neveu de Marigny, Augustin de Mont de Benque, fit élever sur sa tombe un monument en forme de pyramide que l’on retrouve dans le cimetière actuel de Combrand. Cependant, cette tombe se trouvait à l’origine dans l’ancien cimetière qui fut transféré à l’emplacement que l’on connaît en 1904. Lors du transfert des ossements, le 29 novembre, on découvrit, en présence du député de l’arrondissement, M. Savary de Beauregard, que la tombe contenait plusieurs squelettes dont celui de M. Serin de la Cordinière et un autre dont le crâne était perforé d’une balle. Ce dernier ne pouvait être que celui de Marigny, qui ne fut pas tué tout de suite mais achevé à coup de pistolet. On doit cette information au témoignage d’Elie Tricot, adjoint au maire de l’époque, rapporté par son gendre, M. Verdon. Le bulletin municipal de Combrand de l’année 1989 rapporte ces détails sous la plume de monsieur Gérard Gaborit, ancien maire.

    RL

    Octobre 2020

    Article également transmis au Courrier de l’Ouest

     

         Croix du Souvenir Vendéen à la Girardière :

    Le crâne de Marigny....

     

           Tombe du général Marigny dans le cimetière de Combrand :

    Le crâne de Marigny....

     

     

     


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    16 octobre 1793... 

     

     

     

    16 octobre....Le 16 octobre 1793, il y a 227 ans, la reine Marie-Antoinette qui n’était plus que la « veuve Capet » gravissait les marches de l’échafaud pour être guillotinée à l’âge de trente huit ans ; le sang de la Reine va teinter les nuages...

     

    « Dès cinq heures, dans Paris on bat le rappel, les canons sont placés « aux endroits stratégiques ». A sept heures toutes les troupes sont sur pied, des patrouilles sillonnent les rues. Le jour est à peine levé lorsque Rosalie entre dans le cachot de la condamnée. Les deux bougies achèvent de se consumer. 

    Un jeune officier de gendarmerie se tient dans l’angle gauche de la pièce. Ce n’est plus Busne. Il vient d’être arrêté, sur la dénonciation de l’un de ses hommes qui l’a vu offrir un verre d’eau à la Reine et la raccompagner chapeau bas…. » 

     

    16 octobre....

    Commencement des malheurs de la France….

     

    Sources : 

     

    . Marie-Antoinette d’André Castelot juillet 1993 imprimerie Hérissey à Evreux (Eure). Pages 546, 547.

    . Photo de l’auteur :  Un soleil rouge d’octobre, le sang de la Reine teinte les nuages...

    . Guillotine : Le blogue de Maître Chat Lully.

     

                                                                    X. Paquereau pour Chemins Secrets


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