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    Une adresse supplémentaire pour Chemins secrets

     

     

    En raison d'un grand nombre de mails reçus chaque jour, j'ai créé une nouvelle adresse pour ceux qui voudraient me contacter à propos des Guerres de Vendée, de l'histoire et du patrimoine de leur ville ou village dans le pays du Bocage. Il s'agit de :

    cheminsecrets.bocage@gmail.com

    Vous pouvez y envoyer des informations dont vous avez connaissance sur des faits ou anecdotes méconnues, annoncer l'ouverture d'un monument historique ou la création d'une association dont le but est en rapport avec l'histoire et le patrimoine.

     

    Merci à tous,

     

    RL

    Septembre 2020

     

    Une adresse supplémentaire de contact....

     

     

     

     

     


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    Cerizay : La Gourre d’Or, entre légende et réalité...

     

    S’il est une bien un lieu qui a fait fantasmer des générations de Cerizéens c’est bien la Gourre d’Or, effrayant trou d’eau non loin de l’avenue de la Promenade. Une excavation en forme de cône renversé creusé par la main de l’homme avec sûrement grand’ peine.

    La légende raconte qu’à une époque reculée, peut-être au temps des Romains, une bergère laissa tomber son fuseau et en le ramassant, découvrit un petit morceau de métal jaune. Elle courut alerter son maître qui découvrit un filon de la taille d’une cuisse humaine. Des hommes venus de partout se relayèrent jour et nuit pour tenter d’extraire le précieux métal. Celui-ci montré à des chimistes, on découvrit que c’était de l’or faux. Des bagarres éclatèrent, les mineurs s’entretuèrent, puis une trombe d’eau jaillit des entrailles de la terre emportant tout sur son passage, condamnant les hommes à une mort atroce au fond des galeries. L’endroit fut réputé maudit, on dénomma plus tard la ferme voisine du nom de « L’Orfosse », nom qu’elle porte encore aujourd’hui. Un paysan y disparut avec sa charrette et quatre boeufs. Personne ne les retrouva jamais. Des disparitions inquiétantes y eurent lieu, des hommes attirés par la soif de l’or, des jeunes filles parties pour d’obscurs rendez-vous secrets ne revinrent jamais et la réputation du lieu était faite dans tout le pays. Il était impossible de faire baisser le niveau de l’eau et l’endroit n’avait pas de fond. D’autres versions de cette légende existent mais la plus fiable est probablement celle qui raconte que Jean Moreau dit « Goutte d’Or » racheta sa seigneurie à Guillaume Chabot, seigneur de Puy-Guyon et fit creuser une mine d’or après la découverte d’un filon entre 1275 et 1285. Il aurait ainsi échangé son or contre leurs châteaux avec les seigneurs en partance pour les croisades. Petit bémol à cette histoire : il n’y avait plus de croisades en 1275. Saint-Louis mena l’avant-dernière en 1270 et Edouard d’Angleterre terminera l’ultime dans les deux années qui suivirent. Reste l’origine du creusement de la mine qui est très probablement du Moyen-Age, ce fait pouvant être appuyé par le terme « Gourre » employé à l’époque et provenant de l’occitan « Gour » et qui signifiait gouffre, mare ou autre cuvette d’eau géologique. Le site se présente comme une cuvette dont les parois, plus ou moins en terrasses, sont bordées d’arbres séculaires. Le sous-sol du site présente une étonnante couleur jaune, sans doute à l’origine de la recherche du précieux métal. La Gourre d’Or fut classée dans les « sites et monuments naturels à caractère artistique » par un arrêté du ministre de l’Instruction Publique et des Beaux Arts le 8 juin 1909. Le site était alors la propriété de Madame Marolleau. Il a donné son nom à une rue et un quartier de Cerizay dont les anciennes barres de HLM ont récemment été rasées et remplacées par des petits pavillons pour un meilleur confort de vie des habitants. Dernièrement, après la mise en vente du site, la ville de Cerizay a usé de son droit de préemption dans le but d’un rachat par la collectivité. La Gourre d’Or pourrait ainsi devenir un lieu de promenade ouvert au public. C’est donc une excellente nouvelle !

    RL

    Août/septembre 2020

    (article également transmis au Courrier de l’Ouest)

     

    La Gourre d’Or sur le cadastre napoléonien de 1809, avec son ruisseau alimentant également l’étang du château de la Roche (AD79, 3P51/4) :

    La Gourre d'Or, entre légende et réalité....

    Ici en vue aérienne Géoportail :

    La Gourre d'Or, entre légende et réalité....

    Photos sur place :

    La Gourre d'Or, entre légende et réalité.... 

    La Gourre d'Or, entre légende et réalité....

    Le ruisseau, aujourd'hui canalisé et menant à l'étang de la Roche :

    La Gourre d'Or, entre légende et réalité....

    La Gourre d'Or, entre légende et réalité....

       Attestation de classement de la Gourre d'Or, datée de 1907 : 

     

     

     


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    Détails méconnus sur Beauchêne...

     

    A l’issue de la conférence que j’ai donnée ce samedi à l’abbaye de Beauchêne, j’ai été entraîné chez monsieur Joseph Guilloteau, habitant tout près de la chapelle et avec qui j’ai pu découvrir plusieurs éléments étonnants du patrimoine local. A vous de juger :

    Tuile du clocher de la chapelle, brûlée et rescapée de l’incendie de janvier 1794 :

    Détails méconnus à Beauchêne....

    Détails méconnus à Beauchêne....

    Près de ce noisetier existait une mare. C’est sur ce terrain que furent enterrés pour les cacher les vases sacrés et les ornements de la chapelle durant les Guerres de Vendée :

    Détails méconnus à Beauchêne....

    Une curieuse grange, qui fut une maison autrefois. Les fenêtres aujourd’hui murées étaient pourvues de coussièges, évoquant clairement le XV° siècle, voire plus ancien. Quelle était cette maison apparemment d’importance ?

    Détails méconnus à Beauchêne....

    Détails méconnus à Beauchêne....

    Détails méconnus à Beauchêne....

    L’intérieur d’une autre maison, où jadis couchaient les bâtisseurs de la chapelle. Dans un mur, un placard aménagé et dans lequel la statue de la Sainte-Vierge fut cachée pendant la révolution.

    Détails méconnus à Beauchêne....

    Détails méconnus à Beauchêne....

     

    RL

    Septembre 2020


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    Sur les chemins de Galerne... 

    Petite sortie détection dans le Baugeois.... 

     

      En cette fin d’été et ce bel automne qui s’annonce, aux sorties photos sur les pas des Chouans, nous étions accompagné de notre ami inséparable : le détecteur.

    Les immenses massifs forestiers du secteur, propices aux embuscades, n’ont pas fini de livrer leurs secrets, et en sortant de la forêt… des monnaies...

    J’avais d’ailleurs trouvé, sur la même commune, il y a une vingtaine d’années un bel étrier du XVIIIe, offert à la propriétaire, une passionnée de cheval ; cette fois-ci deux balles de fusil, vraisemblablement du 1763-1777, un bouton d’étain accompagné d’une boursée plus ancienne, datant vraisemblablement de la période troublée de la Fronde (1648-1653).

    Quelques photos afin de faire partager la découverte et nous laisserons les balles pour nous attarder sur les monnaies, restées dans leur jus… 49 doubles tournois Louis XIII et Bourbon- Conti et trois reales d’argent de Philippe IV d’Espagne (1605-1665), un de huit et deux de deux reales.

     

    Source : 

     

    . Photo de l’auteur. 

                                                 

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 

     

    Détection dans le Baugeois....

    Détection dans le Baugeois....

    Détection dans le Baugeois....

    Détection dans le Baugeois.... 

    Détection dans le Baugeois....

     

     

     

     


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    Sur les chemins de Galerne... 

    René Leseigneur de Bocé. 

     

     

     

    René Leseigneur, de Bocé....René Leseigneur cultivateur à Bocé, près de Baugé, sert sous les ordres de Bernard de la Frégéolière, il est présent à la bataille de Foulletourte en 1800 et nous dit « qu’il a fait toutes les guerres de la Vendée, mais que ses chefs étant morts, il n’en connaît plus pour certifier ses services et a été blessé. »

    René Leseigneur est né le 4 mai 1775 à Brion, il est le fils de René Leseigneur bêcheur et de Marie Le Roi. Il épouse Françoise Trudelle, fille de Jean Trudelle et de Louise Marchand d’Echemiré. De cette union sont issus au moins deux fils :

     

    1° René Leseigneur, sabotier au bourg de Bocé.

    2° Jean Leseigneur, né le 9 avril 1809 à Echemiré.

     

    Ce brave chouan décède le 15 novembre 1857 à la Boivinière, près de la forêt de Chandelais, véritable coupe gorge pour tout patriote isolé... son épouse étant décédée le 10 octobre 1845 à la Brosse à Echemiré.

    René Leseigneur, de Bocé....

    Le 8 juin 1825, un certificat de service lui est délivré par Henry-René Bernard de la Frégéolière :

     

    « 13ème Légion – Armée Royale de la rive droite de la Loire - certificat de service. 

     Nous Henry, René Bernard de la Frégéolière, ancien commandant en chef, 13ème Légion sous les ordres de Monsieur le comte de Bourmont. 

    Certifions que le nommé Seigneur, domicilié de la commune de Bocé, département de Maine et Loire a servi le Roi avec distinction, que sous nos ordres il a fait la campagne de 1799 et a assisté à la bataille de Foulletourte en 1800, certifions en outre que ce brave militaire déclare avoir fait toutes les guerres de la Vendée, mais que ses chefs étant morts, il n’en connaît plus pour certifier ses services et déclare en outre y avoir été blessé et en fait preuve par l’attestation de deux officiers de santé. En foi de quoi pour preuve de notre satisfaction nous lui avons délivré le présent certificat que nous avons signé et scellé aux armes de France. 

    A Baugé le 8 juin 1825. 

    signé : Bernard de la Frégéolière, Chevalier de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis et de la Légion d’Honneur.» 

     

    Les blessures :

     

    « Nous soussigné Alexandre Guérin du Grand Launai, docteur en médecine et Jean-Louis Cochon, officier de santé soussignés et demeurant tous les deux ville de Baugé, département de Maine et Loire certifions avoir visité le sieur René Leseigneur âgé de cinquante et un ans, lequel porte à la nuque une tumeur stéatomateuse du volume d’un œuf qu’il nous a dit être le fruit d’un coup de crosse de fusil reçu sur cette partie en combattant dans les armées royales de la Vendée et qu’un flexion accompagnée d’ankylose que nous avons remarqué au doigt indicateur de la main droite était aussi la suite d’une blessure reçue dans le même temps sur le doigt.

    Baugé, le 6 juin 1825. 

    Signatures des deux praticiens. » 

     

    Un mot sur l’église de Bocé : L’église Saint Martin de Vertou a été construite dans les dernières année du XIe. On remarque quatre retables de la fin du XVIIe : Annonciation, Saint François, le Couronnement de la Vierge et la Vierge et Saint Jean. Nous remarquons aussi une Sainte Anne et l’Enfant et diverses statues anciennes.

    Dans le bourg, le Prieuré, est un corps de logis couvert d’un toit d’ardoises avec une tourelle d’escalier hexagonale présentant des baies surmontées d’arc en accolade et des crochets sculptés (XVIe).

     

    René Leseigneur, de Bocé....

    René Leseigneur, de Bocé....

    René Leseigneur, de Bocé....

     

    René Leseigneur, de Bocé....

    René Leseigneur, de Bocé....

    René Leseigneur, de Bocé....

    René Leseigneur, de Bocé....

    René Leseigneur, de Bocé....

    René Leseigneur, de Bocé....

    René Leseigneur, de Bocé....

    René Leseigneur, de Bocé....

     

    Sources : 

     

    . Archives Départementales du Maine-et-Loire, tous droits réservés- Registres paroissiaux et d’état civil de Bocé, vue 178/221 décès et d’Echemiré, décès, vue 168/206. 

    . Dossiers Vendéens, archives Départementales du Maine et Loire, tous droits réservés. Dossier René Leseigneur 1M9/243. 

    . Dictionnaire historique ; géographique et biographique de Maine-et-Loire – Célestin Port – page 388. 

    . Carte de Cassini lexilogos 1744 – Bocé. 

    . Photo de l’auteur. Petit reportage photos à Bocé. 

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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