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    Le 11 nivôse de l’ an IX, 

    une troupe armée du côté de Cerizay ? 

     

     

     

    Troubles à Cerizay en l'an IX....Sous le Consulat, la Vendée fait toujours l’objet d’une surveillance très serrée…

    Le 1er janvier 1801 (11 nivôse an 9), la gendarmerie de Cerizay est informée qu’une bande de voleurs avait été vue dans les environs. Aussitôt, des fouilles et des patrouilles sont organisées sans résultat. S’agit-il d’une fausse nouvelle ? De royalistes irréductibles ? Des écorcheurs ?

    Après avoir fait buisson creux, la gendarmerie rend compte au Préfet et ce dernier transmet un courrier au Ministre de la Police Générale, dont voici la teneur :

     

    « A Fontenay le Peuple, le 12 Pluviôse, l’an 9 de la République Française, une et Indivisible. 

    Le Préfet du Département de la Vendée,  

    Au Ministre de la Police Général, 

     

    « Citoyen Ministre, 

     

    J’ai pris les informations les plus exactes sur le fait contenue dans votre lettre du 1er de ce mois et dont j’ai eu l’honneur de vous accuser réception le 9 frimaire. 

    La troupe d’hommes armés dont il est question, n’a point pénétré dans le Département de la Vendée : aucun chef de poste, ni commandant de Gendarmerie, n’en a eu connaissance, et certes leur surveillance est telle à cet égard qu’ils l’auraient su et m’en eussent de suite transmis la nouvelle.

    Le chef de la Gendarmerie de la Vendée que j’avais chargé de prendre tous les renseignements possibles ; m’instruit bien que le Citoyen Bernier Brigadier à Cerizay, Département des Deux Sèvres avait été prévenu qu’on avait vu le 11 nivôse une bande de voleurs aux environs du dit Cerizay, que de suite il avait été fait des fouilles et patrouilles par les Brigades de Gendarmerie environnantes ; mais qu’elles n’avaient rien rencontré, ce qui donne à croire que ces brigands s’étaient dispersés. 

    Le même commandant de la Gendarmerie, m’annonce par son rapport de ce jour, qu’il n’a eu l’éveil d’aucun trouble, qu’au contraire tout est parfaitement tranquile dans la Vendée : j’espère, Citoyen Ministre, que cet état de paix et de tranquilité, se maintiendra. Je vous assure que le Gouvernement n’a rien de sérieux à redouter dans ce pays et que même j’espère que les délits les plus ordinaires dans la société y seront maintenant fort rares : je fonde cet espoir sur l’assurance que me donnent tous les maires des différentes communes, que les habitants sont partout tranquiles, occupés à leurs travaux, et plus que jamais éloignés de céder aux insinuations perfides de gens qui voudraient encore ressusciter les troubles. 

    Je ferais tous mes efforts, Citoyen Ministre pour maintenir cet état paisible et même pour l’améliorer encore : c’est l’objet qui excite le plus particulièrement ma sollicitude et ma surveillance.  

     

    Salut et respect. » 

       

     

    Sources : 

     

    . Archives du Département de la Vendée, tous droits réservés –  Correspondances actives du Préfet, 399 lettres – Préfet de la Vendée Merlet  clas 2 Num/ 110/17 – vues 17 et 18/511.  

    . Portrait d’un gendarme d’Ordonnance premier Empire  - 1804-1815 – portrait huile sur bois de chez Bertrand Malvaux, Antiquaire-Expert. - Gendarme en surtout – collection René Van Der Nest n° 177.     

     

     

     X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Le 8 Floréal de l’an 9, le Préfet fiche les Citoyens 

    de la Vendée exerçant des fonctions publiques. 

    (2ème partie) 

     

    1ère partie ici  



    Fichage des élus (2)....- Rappel : Le 8 Floréal de l’an 9 (le 28 avril 1801), Le Ministre de l’Intérieur demande au Préfet de la Vendée une petite enquête : Il s’agit de donner un avis sur les notables occupant des fonctions publiques dans ce département.

    Voici quelques renseignements savoureux sur certaines pépites républicaines de l’époque et la liste des médiocres, des immoraux et des malhonnêtes s’allonge...

     

    « 6° Jagueneau – Prêtre -Membre du Conseil Général : Malfamé, d’une conduite peu régulière et très déplacé dans toute fonction publique. » 

     

    « 7° Payneau Fermier – Membre du Conseil Général : Sans connaissance et ne pouvant rendre aucun service dans le Conseil Général. » 

     

    « 8° Mourain – Notaire – membre du Conseil Général : N’a point encore paru aux sessions du Conseil Général et ce n’est pas une grosse perte, car pendant qu’il a été administrateur du District des Sables, il s’est fort mal conduit, n’est point estimé et j’ai lieu de croire qu’il n’est pas l’ami du gouvernement actuel, je demande son remplacement. »

     

    « 9° Gallot – Propriétaire-cultivateur – Membre du Conseil d’Arrondissement de Fontenay : Homme faible en moyens, d’une santé délabrée, a manifesté des principes exagérés à plus d’une époque de la Révolution. » 

     

    « 10° Saboureau-Sablière – cultivateur – Membre du Conseil d’Arrondissement de Fontenay : Connu par une très grande exagération de principes et d’un caractère turbulent, au surplus acquéreur de grands biens nationaux. » 

     

    Sabouraud de la Sablière Etienne, Ambroise – fermier général – né le 2 août 1738 à Nieul/l’Autise – propriétaire et décédé le 16 juillet 1813 à Nieul – conseiller municipal de Nieul – Membre du Conseil d’Arrondissement de Fontenay.

     

    « 11° Merland – Médecin – Membre du Conseil d’Arrondissement des Sables : Patriote très exalté, médecin médiocre, homme probe. » 

     

    Il existe plusieurs Merland médecins. Il doit s’agir de Julien Merland, né le 28 février 1759 à l’Ile d’Olonne, médecin, fils de Paul Merland et de Marie Guestay – décédé le 5 mai 1828 à Château-d’Olonne, médecin à Croix-de-Vie et maire de St Gilles-sur-Vie.

     

    « 12° MerletHomme de loi – Membre du Conseil d’Arrondissement des Sables. : A été plusieurs années administrateur du District de Challans : pendant ce temps on lui a reproché beaucoup d’exaltation : il paraît aujourd’hui revenu de ses erreurs. »

     

    «  13° Bodet-Lacroix – Propriétaire – membre du Conseil d’Arrondissement des Sables : Administrateur du District de Challans, où il a manifesté une très grande exaltation. » 

     

    Bodet-Lacroix Jacques ? - propriétaire et médecin, né le 6 août 1772 à Soullans. 

     

    « 14° Gourdon-Belair – Homme de Loi – Membre du Conseil d’Arrondissement des Sables : A été administrateur du District des Sables : on lui a toujours reproché une très grande exaltation, peu de droiture dans le caractère, il ne jouit d’aucune considération. » 

     

    Gourdon Jacques ? -Magistrat - Officier public.

     

    « 15° Buor de Setier Marais - ex noble – Membre du Conseil d’Arrondissement des Sables : Il s’est toujours occupé de l’agriculture : est connu sous les rapport d’une bonne moralité, dénué de talents et de connaissances. » 

     

    « 16° Gourraud -  laboureur – Membre du conseil d’Arrondissement des Sables : Absolument nul. » 

     

    «  17° Daniau – sans profession – Membre du Conseil d’Arrondissement de Montaigu : C’est un honnête homme, mais qui a peu de moyens. » 

     

    « 18° Perroteau – chirurgien – Membre du Conseil d’Arrondissement de Montaigu : Honnête homme, chirurgien médiocre, sans moyens. » 

     

    «  19° Sorin – Propriétaire – Membre du Conseil d’Arrondissement de Montaigu : Homme de bien, sans moyens d’administration. »  

     

    Sorin Pierre Etienne, né le 3 novembre 1740 à Montaigu et décédé le 24 avril 1817 à Montaigu. - Magistrat -Officier Public.

     

    « 20° Fidèle-Lemercier – Homme de loi – suppléant du juge au tribunal Criminel : Tête exaltée, ne jouit d’aucune considération et dangereux dans un tribunal à cause de ses prétentions. » 

     

    Pierre Fidèle Lemercier, né le 5 février 1751 à Fontenay, fils d’un avocat et décédé à Fontenay le 13 mars 1817, est désigné comme ancien magistrat, assesseur du juge de paix ( AD2EO92/41 - N M D 1817 Fontenay.).

     

    « 21° Fleury - Procureur – Juge au Tribunal civil de Fontenay : N’a aucun moyen, ne jouit d’aucune considération et plutôt sujet de dérision que d’estime. » 

     

    Quatre frères Fleury, issus de Jean Fleury, procureur, et de Jeanne Marthe Baissin. Il doit s’agir de Pierre-Jean Melchisedech Fleury, Procureur, né le 18 mars 1766 à Fontenay, décédé le 1er février 1848 à Fontenay.

     

    « 22° Vinet – Praticien – Substitut du Commissaire près le tribunal Criminel de Fontenay : Homme d’une rare ignorance, fort entêté, sans moyens et sans considération aucune : sa nomination qui a eu lieu depuis peu, a affligé tous les amis du Gouvernement. » 

     

    « 23° Rouillé – Praticien -  Président du tribunal civil des Sables – Peu de moyens: pendant trois ans il a été juge du Tribunal Civil du département il s’est particulièrement signalé par une inconduite et une immoralité publique. » 

     

    Rouillé Jacques-Marie né le 4 mai 1765 aux Sables, fils d’Augustin Rouillé, notaire et de Marie-Marguerite Mercier – Juge au tribunal de Bourbon-Vendée en 1818 – juge au Tribunal de Première Instance – s’est marié à Montaigu à l’âge de 53 ans,  le 30 mars 1818, avec Mélanie-Marie Trastour, âgée de 36 ans. Décédé le 8 mai 1843 à La Roche sur Yon.

     

     

    Sources : 

     

    . Archives du Département de la Vendée, tous droits réservés –  Correspondances de Fonctionnaires et d’Officiels – Préfet de la Vendée Merlet Activité officielle clas 1 Num 110/13-2 – vues 31 et suivantes. 

    . Archives Départementales de la Vendée, tous droits réservés - Dictionnaire historique des Vendéens.Registres d’état civil de la Roche sur Yon – Montaigu.

    . Gravure : Loup Bicentenaire de la Révolution Française 1989 - Nouvelles images - S.A éditeurs/ 45700 Lombreuil, France. - 

                                                                   

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Le 8 Floréal de l’an 9, le Préfet fiche les Citoyens 

    de la Vendée exerçant des fonctions publiques. 

    (1ère partie) 

         

     

     

    Fichage des élus (1)....Le 8 Floréal de l’an 9 (le 28 avril 1801), Le Ministre de l’Intérieur demande au Préfet de la Vendée une petite enquête : il s’agit de donner un avis sur les notables occupant des fonctions publiques dans ce département.

    Voici quelques renseignements savoureux sur certaines pépites républicaines de l’époque, des olibrius, pour certains des voleurs et des assassins, sortis des Loges maçonniques...

    Monsieur le Préfet ne va pas faire de cadeau,  malgré des précautions épistolaires évidentes et très perceptibles...

     

     « Vous m’adresserez prochainement

    1° un état complet et détaillé de tous les Citoyens du Département qui, dans toutes les branches de l’administration ou même dans les premières autorités de l’ Etat exercent des fonctions publiques. 

    2° Une notice de tous les hommes qui, à raison de leur capacité, de leurs talents, de leurs services, sont dignes d’être appelés à des employs publics. 

    3° Vous joindrez à chaque nom toutes les particularités qui peuvent fixer l’opinion sur l’individu qu’il désigne – Vous direz non seulement ce qu’il a fait, mais ce qu’on pense de lui, ce qu’on blâme, ce qu’on approuve tant dans sa conduite antérieure que dans son existence actuelle. » 

     

    « Vous vous ferez un devoir d’être juste, mais vous prendrez soin d’être explicite autant qu’impartial. 

    Si vous éprouvez quelque répugnance à ébranler des réputations usurpées ou à confirmer des rumeurs flétrissantes, vous en serez dédommagé par la conscience d’avoir rempli une obligation devant laquelle doivent disparaître toutes considérations personnelles. » 

     

    « 1° Dillon – Prêtre avant la Révolution – membre du corps législatif – Il a été député à l’Assemblée constituante, ensuite membre de l’administration centrale de ce département : Il est marié à la fille d’une veuve avec laquelle le public l’accuse d’avoir longtemps vécu frauduleusementsans moyen, sans principes, il a été le tourment de ses collègues pendant son administration, et le fléau de gens de biens : il est universellement méprisé, sans aucune considération quelconque et repoussé même par les exagérés. » 

     

    Dillon Dominique, né le 22 septembre 1742 à la Chapelle-Largeau, fils de Sébastien Dillon, marchand et de Marie-Jeanne Touchault – prêtre Assermenté – 1789-1799 - Est décédé le 15 octobre 1806 au Vieux-Pouzauges.

    L’acte de décès indique : « Homme marié » - Les témoins : son frère et un Maréchal des Logis de Gendarmerie (décès Vieux-Pouzauges année 1806, vue n°78/100).

     

    « 2° Chapelain - Médecin – membre du Conseil Général. - A été membre du Corps Législatif, il est peu estimé, ne jouit d’aucune considération par sa versatilité à toutes les époques de la Révolution. » 

     

    Fichage des élus (1)....

      Chapelain Vincent – né le 22 décembre 1757 - Les Epesses – de Vincent Chapelain, chirurgien et de Marie-Anne Gourdon. Décédé le 27 juillet 1818 à Fontenay.

     

    « 3° Houdet du Gravier - Prêtre - membre du Conseil général – Mauvaise tête, homme sans moyens, sans considération, même dans le conseil général qui est très mal composé dans sa majorité. » 

     

    Houdet du Gravier Daniel-Jacques – fils de Jacques Houdet sieur du gravier, avocat, sénéchal de Pouzauges (décédé à Pouzauges le 8 février 1784 et de Luce Marguerite Morand, décédée à Pouzauges le 29 mars1777, mariés à Ardelay en novembre 1749.

    Vicaire au Boupère en mai 1781 jusqu’en 1785, chanoine du Diocèse de Luçon en 1785 puis curé du Boupère. Assermenté, membre de la société populaire en février 1791 et abandonna même l’état ecclésiastique. Il devînt administrateur du district de la Châtaigneraie. De là, il se rendit à Fontenay, puis à Pouzauges où il était en 1797-1798. Commissaire du pouvoir exécutif près la municipalité du canton. Il fit l’acquisition de l’église du vieux Pouzauges et la revendit peu après à quatre personnes. En 1801, il fut nommé maire de Pouzauges et le resta jusqu’en 1814. Il fut Conseiller Général de la Vendée en 1811. Il se réconcilia avec l’Église et fut absout lors du Concordat. Il est enterré religieusement à Pouzauges (source : généanet).

     

    « 4° Birotheau l’aîné – propriétaire – membre du conseil général : 

      Homme nul et sans considération quoique non malfamé. » 

     

    « 5° Martineau – médecin – membre du Conseil Général - Pendant la Révolution et surtout pendant les guerres de Vendée, il s’est signalé par une extrême exagération : on lui reproche beaucoup d’actes répréhensibles : il a acquis une grande fortune qui ne lui a pas coûté cher. »

     

    Martineau Etienne Benjamin est un Franc-Maçon, il est membre de la Loge des Coeurs Réunis. Il est né le 16 juin 1765 à la Chapelle-Thénier, il est le fils de Jean-Baptiste-Alexandre Martineau, agriculteur et de Rose-Thérèse Martineau, décédé le 7 Novembre 1828 à Saint-Fulgent (Vendée) - (décès vue n°375/388 – année 1828 Saint Fulgent - source: dictionnaire des Vendéens A.D de Vendée).

     

    C’est un révolutionnaire très actif, haï pour cela dans la région de Saint-Fulgent, il déménagera à plusieurs reprises avant de s’installer comme Juge de Paix aux Herbiers. Il avait épousé le 17 mai 1791, Catherine-Marie-Sophie Guyet.

    A suivre ici

     

    Sources : 

     

    . Archives du Département de la Vendée, tous droits réservés –  Correspondances de Fonctionnaires et d’Officiels – Préfet de la Vendée Merlet Activité officielle clas 1 Num 110/13-2 – vues 31 et suivantes. 

    . Portrait de Vincent Chapelain Archives Départementales de la Vendée, tous droits réservés – Dictionnaire des Vendéens.

    . Gravure : Loup Bicentenaire de la Révolution Française 1989 - Nouvelles images - S.A éditeurs/ 45700 Lombreuil, France.  

     

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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  • Le nouveau Souterrain au Trésor arrive....


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    1804, la Vendée est toujours sous surveillance... 

     

        

     

    La Vendée sous surveillances en 1804....Le 18 mai 1804, c’est la fin du Consulat et le début de l’Empire. A cette époque, la gendarmerie de Vendée fait remonter scrupuleusement au Préfet tous les agissements et les renseignements portés à sa connaissance, sur les ennemis politiques du régime. Dans le cas présent, il s’agit d’une dénonciation faite à la gendarmerie concernant l’armement.

    Aujourd’hui des cellules renseignements sont en liaison directe avec les préfectures et prennent en permanence la température du populo, souriez, nous sommes tous fichés.

     

    Adresse du courrier :

     

    « Service de la Gendarmerie

    A Monsieur Merlet, Préfet du Département de la Vendée 

    Commandant de la Légion d’Honneur à Napoléon.  

     

    Fontenay, le 13 Vendémiaire an XIII (Vendredi 5 octobre 1804). 

    Le Capitaine de la Gendarmerie Nationale du Département de la Vendée. 

    A Monsieur Merlet Préfet du Département de la Vendée, Commandant de la Légion d’Honneur.  

     

    Monsieur, 

     

    Je vous préviens que le Lieutenant de gendarmerie des Herbiers, me marque qu’il tient pour certain, qu’il y a plusieurs fusils de chasse, chez Mr de Saint-Hubert* : Pour que vous preniez un parti d’après les circonstances actueles. 

    Il m’annonce, que la malveillance, dit, que la conscription sera dans ce Dpt de 18 à 25, et que la gendarmerie, est déjà sur pied pour arrêter ceux qui paraiteroient avoir la moindre mauvaise volonté. La gendarmerie s’occupe de dissuader, les habitants des campagnes mais j’en croient plutôt les mauvais sujets. 

      J’ai l’honneur de vous saluer.  

    signé : Depetit-Lasalle** - le capitaine du Dpt de la Vendée -Depetit. 

     

    * Georges-Alexandre Bertrand de Saint Hubert, né le 14 avril 1779 à Blou en Anjou. Il est le fils d’Etienne Hubert de Saint-Hubert et d’Angélique Odit.

    Il s’est marié le 21 floréal de l’an IX (11 mai 1801), à Ardelay avec Hortense de Hillerin (1) née le 20 janvier 1775 au Boitissandeau à Ardelay, fille de François de Hillerin et de Marie-Charlotte-Elisabeth de Villeneuve de Cazeau.

    Georges Alexandre Hubert de Saint Hubert fut aide camp et décoré de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis le 16 mars 1816. En 1815, il était commandant du 2ème corps de l’Armée Vendéenne.

    (1) La Maraîchine Normande - Boistissandeau – (billet du 20 novembre 2015). 

     

    ** Depetit-Lasalle, le capitaine de Gendarmerie, celui qui dénonçait les Royalistes en 1804, fut, bien entendu, décoré de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis, le 19 août 1818, comme chef d’Escadron de Gendarmerie retraité.  

     

    « La famille Despetit de la Salle est une famille sur laquelle les renseignements font défaut. 

    Cette famille ne figure, en tout cas, au nombre ni de celles qui ont été anoblies, ou qui ont reçu des titres, en France postérieurement à la Révolution. On ne voit pas non plus qu’elle ait fait enregistrer son blason à l’Armorial général de 1696. 

    Beauchet-Filleau mentionne, dans la généalogie de la famille Bonneau du Chesne de Beauregard, le mariage, contracté à Saint-Maixent le 25 avril 1721, de Louis Depetit, écuyer, Seigneur de la Salle, Chevalier de Saint-Louis avec Madeleine Bonneau, baptisée en 1690, décédée à Saint-Maixent, le 2 mai 1742, fille d’un docteur en médecine et veuve de Michel Boujeu, Sieur de la Vergnaye, élu de Saint-Maixent. 

    Jean-Louis Depetit de la Salle, Chevalier de Saint-Louis, capitaine de cavalerie, est un des inspecteurs de la Maréchaussée de France. » 

     

    François-Gabriel Despetit comte de la Salle, né vers 1760 est chef d’Escadron de Gendarmerie et décoré de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis. Il s’agit très certainement de notre capitaine qui écrit au Préfet de la Vendée le 5 octobre 1804.

    Le 22 août 1827 il est « Chef d’Escadron de Gendarmerie, retraité, Chevalier de Saint-Louis, âgé de 67 ans et époux de Dame Marguerite Marcaire âgée de 23 ans. »

     

    Sources : 

     

    . Archives du Département de la Vendée, tous droits réservés –  Correspondances de Fonctionnaires et d’Officiels – Préfet de la Vendée Merlet Activité officielle clas 1 Num 110/16 – vues 19,20/29. Etat civil - Ardelay NMD an 9 vue 47/69. 

    . Portrait d’un gendarme d’Ordonnance premier Empire  - 1804-1815 – portrait huile sur bois de chez Bertrand Malvaux, Antiquaire-Expert. - Gendarme en surtout – collection René Van Der Nest n° 177.   

    . Archives Nationales – Légion d’Honneur Dossier LH755/17 de Jules -Auguste Despetit de La Salle. - vue 15/17.   

    . Les Chevaliers de Saint Louis nommés durant la Restauration 1814-1830 François-Gabriel Depetit-Lasalle. 

    . Dictionnaire des familles de France, page 386 – famille Despetit de la Salle.   

                                                               

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 

     

     

                                 


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