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    Perquisition à la métairie des ''Brosses'' à la Chapelle-Saint-Sauveur… 

       

     

    Les Brosses....Le 23 octobre 1793, le citoyen Benaben, Commissaire Civil près les armées de la rive droite de la Loire est au bivouac à la métairie des Brosses, commune de la Chapelle-Saint-Sauveur en Loire-Inférieure ; lorsque des gendarmes lui apportent des poignées de balles découvertes dans la maison...

    Le métayer et son fils sont immédiatement garrottés et mis en route vers Candé en queue de colonne... Embarqués dans une salle affaire, nous aimerions bien savoir qui ils sont et ce qu'ils sont devenus.

     

    «Le Citoyen Benaben, commissaire civil près l'armée de la rive droite de la Loire, aux Citoyens administrateurs du département de Mayenne et loire. 

    A Candé, ce 24 octobre 1793, l'an second de la République Une et Indivisible. 

     

    Citoyens, 

    Je vous écrivis hier, que nous étions établis à la métairie de ''Lesbrosses'' à une lieue d'Ingrandes sur la route de Candé.  

    J'étois occupé ce matin à faire l'état estimatif de la paille & du bois qu'avoit fourni le métayer pour le bibouaque, ainsi que le fourrage que nos chevaux avoient consommé, lorsque deux ou trois gendarmes sont venus m'apporter plusieurs poignée de balles qu'ils avoient trouvées dans différents endroits de la maison du dit métayer ; des dragons du seizième régiment m'en ont apporté d'autres quelque temps après, ce qui m'a engagé à vérifier la maison moi-même. J'ai trouvé dans différents tiroirs qui n'avoient point été ouverts, d'autres balles de tout calibre, des biscayens & des bidons que j'ai donnés à nos canonniers, pour en faire présent aux brigands. 

    Il n'en fallait pas davantage pour me faire regarder cet homme comme suspect, & pour le faire arrêter. 

    J'ordonnai une fouille générale de sa maison où on a trouvé un habit d'officier, un autre de canonnier, un bonnet de hussard, un bonnet de police, des gants de cavalier, des hardes de quelques grandes dames du temps jadis & des quittances du Comité de Châtillon, pour le bled qu'il avoit fourni à l'armée Catholique et Royale. 

    Je l'ai fait aussitôt lier et garotter avec son fils, & un chef de brigands qui marchent en ce moment à la queue de notre colonne, jusqu'à ce que je puisse vous envoyer un certain nombre de prisonniers à Angers. 

    Les dragons, de leur côté ont trouvé dans un bois des environs (Le bois d'Ardennes situé au Nord des Brosses ?), deux espèces de paysannes qui avoient, outre des livres suspects, vingt doubles Louis d'or, plusieurs écus de six francs & de trois livres, des pièces de vingt quatre et de 12 sols, & environ deux cents francs en assignats. J'ai consenti que le général laissa aux dragons qui avoient fait cette capture, la somme entière, à condition que l'argent monoyé vous seroit remis, pour être ensuite versé dans la trésorerie nationale.

    Nous sommes arrivés ce matin à Candé où nous avons été bientôt suivi d'une armée d'environ cinq mille hommes, presque toute composée de troupes de ligne. Nous aurions continué le même jour notre marche sur Châteaugontier, si nous avions eu le pain et le fourrage nécessaires pour notre armée, ce que nous n'avons pu faire aujourd'hui, nous le ferons demain à quatre heures du matin. 

    Je me contenterai de vous faire connoître la marche de l'armée, afin que vous puissiez pourvoir à ses besoins – Cette armée est forte actuellement d'environ cinq mille hommes & près de quatre cents chevaux, y compris les chevaux de trait. 

    Il nous tarde de nous mesurer avec les brigands & de leur rendre tous les maux qu'ils nous ont fait éprouver, j'espère que, dans quatre ou cinq jours il n'en sera plus question.» 

          

    Le recensement de la population de la Chapelle-Saint-Sauveur de l'an IV (1795) va nous apporter un début de réponse. Vue n°10/11 du «Tableau contenant les noms, âges, état ou professions de tous les habitants de la dite section, au dessus de l'âge de 12 ans, le lieu de son habitation, et l'époque de leur entrée sur la commune.

    Métairie des Brosses,  

    N°619 – Jacques Poirier – 55 ans – métayer – les Brosses - est entré dans la commune il y a 20 ans. 

    N°621 - Louis Poirier – 30 ans – métayer – les Brosses – est entré dans la commune il y a 20 ans. 

    N°622 – Julienne Antier – 26 ans – les Brosses – est entrée dans la commune il y a 3 ans. 

    N°623 – Sébastien – Gendre -13 ans – les Brosses – est entré dans la commune il y a 10 ans. 

    N°624 – Marie Bernier – 65 ans – les Brosses – est entrée dans la commune il y a 20 ans. 

    N°625 – Marie Poirier – 17 ans – les Brosses – originaire.» 

     

    Les Brosses....

    Les Brosses....

    Les Brosses....

    Les registres de l'état civil des communes de Saint-Sigismond et de la Chapelle Saint-Sauveur, vont nous confirmer que Jacques Poirier et sa famille étaient bien domiciliés en 1793, à la métairie des Brosses, commune de la Chapelle-Saint-Sauveur.

    Voici, entre autres enfants, la composition de la famille en 1793 :

     

    Jacques Poirier est né le 1er juin 1744 à Saint-Sigismond, il est le fils de Jacques Poirier et de Michelle Meignan. Il épouse le 10 octobre 1763 en ce lieu, Anne Bernier, née le 9 décembre 1741 à Montrelais et décédée le 30 octobre 1787 à la Chapelle-Saint-Sauveur. De cette union sont issus :

     

    Des jumeaux :

     

    1 et 2 / Pierre Poirier et Jacques-Joseph Poirier, nés le 6 août 1764 à Saint-Sigismond. Pierre Poirier est décédé le 29 août 1764 (âgé de 13 jours) - Jacques-Joseph se marie le 8 ventôse de l'an 2 (26 février 1794) à la Chapelle avec Julienne Antier. Il est donc vivant après les faits.

    3- Anne Poirier, née aux Brosses le 15 juin 1767 à la Chapelle.

    4- Louis Poirier, né le 31 août 1770 aux Brosses, marié le 9 avril 1802 à la Chapelle avec Marie Antier et est décédé le 8 octobre 1835 à la Chapelle. (vivant après les faits)

    5- Elie Poirier, né le 6 décembre 1772 aux Brosses et décédé le 26 février 1828 à Champtocé (vivant après les faits).

    6- Charlotte Poirier, née le 27 mai 1774 aux Brosses.

     

    Il semblerait donc que Jacques Poirier et un de ses fils aient échappé à la mort. Ont-ils été libérés? J'en doute. Se sont-ils échappés ? Ou alors délivrés par les chouans du Nord de la Loire ?

     

     

    Sources 

     

    . Archives Départementales de Maine et Loire – Affiches d'Angers n°165 – 5ème jour de la 1ère décade du 2ème mois de l'an 2 – samedi 26 octobre 1793. - vue n°30/35. Registres état civil de Saint-Sigismond. - vues n°30/225, 44/225.

     

    .Archives départementales de Loire-Atlantique, tous droits réservés – La Chapelle-Saint-Sauveur – Recensement de l'an IV, vue n°10/11- Année 1794, vue n°7/8 mariage. Etat civil de Montrelais, 3 frimaire an 7 (23.11.1798.) Cadastre de la Chapelle-Saint-Sauveur de 1813 TAAD044-7P3160F001 métairie de la Brosse 1813 D1 AD044 SECTION 01.

    . Photo : Une colonne républicaine tirée de Vendéens et Chouans. 

    . Géoportail et cadastre des AD44.

     

                                                                 

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Les vacances de « Chemins secrets »…

     

    Comme chaque année à cette période, « Chemins secrets » sera en vacances pendant une dizaine de jours. C’est bien sûr l’occasion pour votre serviteur de goûter un repos très attendu, mais aussi un moment de répit pour Xavier qui participe à tenir la boutique avec une persévérance rare dans le milieu vendéen.

    Pour ma part, les articles se sont quelque peu ralentis depuis ces derniers mois en raison de l’écriture du tome II du « Souterrain au Trésor », mais le travail sur les archives continue néanmoins malgré mes 40 h en usine par semaine. La rentrée sera riche en travail sur « Chemins secrets » mais aussi en événements pour la Vendée. Il faut noter en particulier le premier salon du livre de la Durbelière qui aura lieu lors du week-end des journées du patrimoine. Près de 40 auteurs y sont attendus, dont certaines têtes d’affiche particulièrement appréciées comme messieurs Viollier, Chamard, Villemain, Buisson et bien d’autres, tous réunis pour discuter avec vous de la Grande Vendée, mais aussi de vos goûts littéraires les plus divers.

    Bonnes vacances à tous et à très bientôt !

    RL

    Août 2019

    Les vacances de "Chemins secrets"....

     

     


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     Désertions dans la Colonne Infernale de Grignon… 

         

     

    Désertion dans la colonne infernale de Grignon....Commission Militaire. 

     

     « Le 27 Germinal, (16 avril 1794). 

     

    Pierre Tiercelin, natif de Neufchâtel, département de la Seine-Inférieure, adjudant-major au deuxième bataillon de l'Eure et, 

    Léonard Simon, natif de Caen, département du Calvados, hussard au huitième régiment ; atteints & convaincus d'avoir violé l'asyle, la liberté & la sûreté des citoyens ; usé de menaces & voies de fait envers la force armée, après avoir lâchement abandonné la colonne du général Grignon ; ont été condamnés à la PEINE DE MORT. » 

     

    Désertion dans la colonne infernale de Grignon....

    Sources 

     

    . Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés– Affiches d'Angers du 25 avril 1794 (6 Floréal de l'an 2 ) n°59, vue n°26/31. 

    . Gravure  : Extraite de l''Amicale du 8ème Hussards. 

    . Photo : Extraite du Parisien du 25 mars 2014 (Guillotine aux enchères).   

     

                                                             

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Les mystères de l’Aubrière…

     

     

    En dédicaces à Cerizay le 18 mai dernier, c’est là que j’ai à nouveau appris des choses, encore une fois sur Saint-André-sur-Sèvre ; décidément… Une dame vient me voir pour se faire dédicacer mon livre et la voici qui m’annonce qu’elle est lectrice de ce blog et qu’elle a lu avec un certain intérêt cet article, traitant du passage de la colonne infernale de Lachenay, tout près de chez elle, à l’Aubrière.

    A l’époque de l’article, je n’avais pas mentionné sa ferme comme incendiée, n’en ayant trouvé aucune preuve, notamment sur le cadastre napoléonien qui m’avait servi de support pour déterminer les bâtiments détruits en janvier 1794. Il semblait toutefois assez probable qu’elle le fut, se trouvant à proximité immédiate du passage d’un détachement de la colonne de Lachenay, qui pendant que ce dernier rattrapait le bourg de Saint-Mesmin par le Sud, se dirigeait vers le château médiéval de Saint-Mesmin-la-Ville.

    Les mystères de l'Aubrière....

    Le rendez-vous était donc fixé samedi dernier pour une petite visite sur place de la fameuse maison que l’on voit ici sur le cadastre de 1809, formant un angle droit ( AD79, 3 P 238/2 ) :

    Les mystères de l'Aubrière....

    Les choses ont bien changé depuis cette image, car aujourd’hui, cette maison est devenue un débarras que les propriétaires envisagent un jour de restaurer, tandis qu’une grande longère fut construite en face dans les années 1880.

    Ici, sur le plan cadastral de 1975 avec les bâtiments agricoles (AD79, 1908 W 64/3) :

    Les mystères de l'Aubrière....

    La maison semble très ancienne, peut-être sa première construction date-t-elle du XVI° siècle comme l’avancent ses propriétaires.

    Les mystères de l'Aubrière....

    Les mystères de l'Aubrière....

    Les mystères de l'Aubrière....

    Un curieux arrondi orne son angle Nord-Ouest :

    Les mystères de l'Aubrière....

    De nombreuses pierres portent des marques d’incendie (non visibles sur la photo) mais en ordre disparate, ce qui semble indiquer une reconstruction partielle.

    Les mystères de l'Aubrière....

    Rien ne prouve cependant que si incendie il y eut, qu’il soit nécessairement l’œuvre d’une colonne infernale. Un accident peut aussi avoir eu lieu, embrasant tout ou partie de l’habitation à une époque inconnue. Le four à pain, vu de l’extérieur, donne l’impression d’une reconstruction récente. Sa forme ne figure sur aucun des plans cadastraux mentionnés ci-dessus.

    A l’intérieur de la maison. Le four à pain :

    Les mystères de l'Aubrière....

    Les mystères de l'Aubrière....

    La cheminée :

    Les mystères de l'Aubrière....

    Les mystères de l'Aubrière....

    Le garde-manger :

    Les mystères de l'Aubrière....

    Que s’est-il passé ici le 26 janvier 1794 ? Nous avons peu de chances de le savoir, mais il ne faisait sûrement pas bon à traîner aux alentours…

    A quelques mètres de la maison, se trouve… je vous le donne en mille… un souterrain ! Celui-ci, aujourd’hui fermé pour des raisons de sécurité, longe le chemin d’accès à la ferme sous environ trois mètres de terre. Des tranchées furent creusées à un mètre de sa voûte pour passer des canalisations, sans que personne ne se soit aperçu de son existence. Le voici en quelques photos :

    Les mystères de l'Aubrière....

    Les mystères de l'Aubrière....

    Les mystères de l'Aubrière....

    Bien entendu, ces lieux appartiennent à une propriété privée et ne sont pas destinés à accueillir des curieux. Les photos sont aussi destinées à permettre à ceux qui ne sont pas sur place de voyager un peu dans les énigmes de notre Bocage.

    De cette escapade, je retiendrai comme à l’habitude, le plaisir qu’ont les gens à montrer leur petit patrimoine et à partager un café avec le chercheur du cru, bien loin des historiens officiels aussi encravatés qu’inconscient des réalités de terrain. Et pourtant, nous étions là, sans le savoir au départ, chez de vrais passionnés d’histoire. Merci à M. et Mme G*** !

     

    RL

    Juillet 2019

     

     

     

     


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    Toussaint Cordier et les ''singeries sacerdotales''… 

         

     

     


    Toussaint Cordier
    est le neveu de ''Jojo le chimiste'', vous savez, celui qui avant Hitler voulait gazer les Vendéens  : Joachim Proust*

    Il fait partie, avec son oncle, de la fine équipe du Comité Révolutionnaire d'Angers, que des gens bien... Hentz, Francastel, Louis-Denis Obrumier etc...

     

    *Joachim Proust : Selon Crétineau-Joly, le chimiste Fourcroy, membre du Comité de salut public, aurait demandé à Joachim Proust, frère de Joseph-Louis Proust, chimiste apothicaire, à la fin de 1793, de mettre au point des ''fumées soporifiques'' permettant d'exterminer les Vendéens insurgés. 

    Portrait de Joseph-Louis Proust :

    "Singeries sacerdotales"...

     

     

    Joachim Proust (1751-1819) est le fils d'un pharmacien d'Angers. Il fait partie du premier Comité Révolutionnaire d'Angers ; le 5 décembre (15 Frimaire an 2), il doit prendre la présidence de la seconde Commission Révolutionnaire, instituée par les Conventionnels Représentants du Peuple. 

    La Commission Proust est chargée, comme la sanglante Commission Félix, créée le 10 juillet, de suivre les armées avec la guillotine pour juger les Vendéens et les suspects arrêtés. 

     

    A l'instar de Louis-Denis Obrumier, en février 1794, Toussaint Cordier nous a laissé une profession de foi dont la teneur suit :

     

    « Profession de foi du sans-culotte Cordier, membre du Comitié Révolutionnaire d'Angers » - 

    «  Le nom de Toussaint est le maximum des singeries sacerdotales, c'est une vérité connue de tous les philosophes. 

    Mes pères ont été dupes, comme tous les papistes de l'orviétan que les commis de l'empoisonneur de Rome vendoient pour de bon remède. 

    Les malheurs des hommes en société causés par ces sangsues, ces antropophages qui ne vivent que de sang humain (depuis qu'ils se sont emparés des rênes des gouvernements) m'ont ouvert les yeux ; je ne veux pas être leur jouet, je ne veux pas de leurs joujous, ils sont trop chers & trop malsains. 

    Je ne veux rien des dons infects que ces mortifères nous ont débités depuis quinze siècles. Je ne veux plus de mon prénom, je le rejette ; il m'en faut un ; prendrai-je celui d'un héros ! Non, j'ai dans le chemin, mais je n'ai pas fourni ma carrière, & pour me rendre justice, je suis, & trop jeune & trop vrai, pour un nom que l'expérience seule peut faire mériter. 

    Je me décide : Sidney sera mon nom, son amour pour la Liberté dans un gouvernement monarchique, en fit une victime en 1685. Les Messieurs de son temps ne purent lui pardonner son républicanisme & la fierté de son âme ; quand je touche mon cœur, j'y trouve l'approbation de ses sentiments, & la force de les suivre. 

    Ami de l'indépendance et des lois, je suis libre; ami de la nature, j'aime l'égalité, la liberté. 

    La République une & indivisible, ou la mort, voilà le seul vœux de Sidney Cordier. » 

     

    Aujourd'hui, je dirais, Sidney a dû ''fumer de la bonne'', ou alors un reste de canicule ? Mais non, c'est quelqu'un de ''normal'', complètement intoxiqué par Rousseau et les ''philosophes'' maçons...

     

    Toussaint Cordier, est né le 5 janvier 1772, paroisse de la Trinité à Angers, il s'est marié à Angers, 1er arrondissement (vue n°22) le 18 février 1793 avec Françoise Guinehut et demeure paroisse Saint-Maurice, rue Baudrière. Il est le fils de Toussaint Cordier, marchand épicier et d’ Ambroise Proust.

    Françoise Guinehut est la fille de Maurice Guinehut, maréchal et de Jeanne-Perrine Rousseau, demeurant rue Boisnet, paroisse Saint-Pierre. Les témoins au mariage sont : ''Joachim Proust, appothicaire, âgé de 40 ans, demeurant place de la Constitution paroisse Saint-Maurice, oncle au maternel du futur, Anne Rabault, 29 ans, épouse de Joachim Proust''. 

     

    Sources 

     

    . Archives Départementales de Maine et Loire – Affiches d'Angers n°29, vues n°24 et 25/30, du 24.02.1794. 

    . Joseph Proust – Wikipédia. 

    . Photo : de l'auteur. 

                                    

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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