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    Jacques Girard, de la paroisse de Grosbreuil, 

    cavalier chez Monsieur de Saint-Pal, très grièvement blessé 

    de cinq coups de sabre et d'un coup de feu au combat de Nesmy… 

                 

                                    

      

    Jacques Girard....La paroisse de Nesmy se situe au Sud de la Roche-sur-Yon. A première vue, pas de combats d'envergure faisant la ''une'' chez les auteurs connus, spécialistes des guerres de Vendée. Le 28 mars 1794, l'église du village est incendiée et 200 personnes sont massacrées dans le bourg par une Colonne Infernale.

    En parcourant le tableau des opérations de l'Armée de l'Ouest depuis que le commandement provisoire en a été donné au général Vimeux, du 3 Prairial au 21 Thermidor de l'an 2 (class SHD5/10-1- 22 mai – 8 août 1794) la correspondance du général de brigade Guillaume nous informe que Charette est à Nesmy et dans ses environs le 5 Thermidor de l'an 2, mercredi 23 juillet 1794, (vue N°9/26). Que le 9 thermidor il y a toujours des rassemblements à Nesmy, les Cerisiers, le Tablier, et la Chaise.

    Le 11 Thermidor de l'an 2, mardi 29 juillet 1794, (vue n°4/26), « 1100 hommes ont marché la nuit dernière en deux colonnes pour se porter sur Nesmy où se retiroit Saint-Pal* qui a prit la fuite après avoir perdu 60 hommes, quelques bons fusils et deux pistolets. Il y avoit 700 brigands et une 60e de cavaliers. On a trouvé dans leur camp deux bœufs tués et beaucoup de pain. »...... (Extrait de la correspondance du général de brigade Dutruy).

     

    C'est dans ce combat que Jacques Girard est très grièvement blessé.

     

    * Mais avant de nous intéresser à Jacques Girard, un mot concernant le Seigneur de Saint-Pal : Monsieur Joseph-Claude-Léon de Saignard de Saint-Pal est un officier Vendéen, né le 30 avril 1750 à Mareuil-sur-le-Lay. Il s'occupe particulièrement des cantons du Poiroux, Talmond et Angles qui se trouvent sous son commandement et a, entre-autres chefs pour l'aider dans sa tâche, le jeune Duchaffault de la Guignardière et le Chevalier de la Voyerie. Il est donc le chef des divisions de Moutiers-les-Mauxfaits et du Tablier sous Charette. Il se spécialise dans une guerre de coups de main, d'embuscades, de razzias, s'acharnant sur les colonnes de vivres ennemies. 

    C'est un brave, mais un incompétent, ses talents militaires ne jouissent pas d'une grande réputation. Il est d'ailleurs remplacé à la tête de sa division par le Moelle, et devint inspecteur des divisions de Charette, responsable de l'intendance et membre de l'état major. Il dépose les armes en février 1795 avec la paix de la Jaunaye et ne les reprit pas. Contraint, il reprend les armes en 1799, mis sous surveillance en 1800, il mourut à Saint-Vincent-sur-Graon le 3 août 1805. Il avait épousé le 4 juillet 1774 à Saint-Florent-des-Bois Marie-Louise-Françoise de Rorthays. « Ce mariage, peut-être heureux au début, fut troublé dans la suite par les dilapidations du mari, par les mauvais rapports qu'il entretînt avec sa femme, et sans doute aussi par un libertinage plus délicat à dévoiler....... »  

     

    Jacques Girard – n°306 – 47 ans – demeurant à Grosbreuil – sabotier – 2 enfants – Cavalier – blessé à Nesmy : « Deux coups de sabre sur le bras – un coup de sabre sur l'index de la main gauche – deux coups de sabre sur la tête et un coup de feu à la jambe gauche. »

    « Proposé pour une gratification de 100 francs. » 

     

    Jacques Girard est né à la fin de janvier 1766 en la paroisse du Givre. Il est le fils de Louis Girard, marchand de blé et d’ Anne Girard. Il se marie le 10 Floréal an 7 (29 avril 1799) à Angles (vue n°129/163 mariages Angles) avec Roze Tesson, fille de confiance, née vers 1773 à la Ferrière, fille de Jean et de Marie Druillard.

    De cette union sont issues :

    1° Marie-Rose Girard, née le 1er Brumaire de l'an 10 23 octobre 1801 à Grosbreuil.

    2° Jeanne-Julie Girard, née le 12 ventôse an 13 (3 mars 1805) à Grosbreuil, servante.

     

    Ce brave soldat royaliste est décédé à une heure du soir le 23 février 1839 à la Lande commune de Grosbreuil. (vue n°5/485 année 1839 Grosbreuil)

     

    Jacques Girard....

    Jacques Girard....

     

    Sources: Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions vue n°33/80 SHD XU 33-1 du 16 mai 1816 – Registres d'état civil des communes de Grosbreuil et Angles - Le Seigneur de Saint-Pal dans sa vie privée et publique / G Loquet - BIBPC 16/27 – Vendéens et républicains dans la guerre de la Vendée, par F.Augris, Editions du Choletais, 1993, pp 139,140 -  Photo de l'auteur. 

                                                                     

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    14 juillet 2017 des Amis du Pont-Paillat…

     

     

    Si les Amis du Pont-Paillat ont plaisir à se retrouver tous les deux mois pour parler des Guerres de Vendée et organiser des veillées les soirs d’hiver, la sortie du 14 juillet en mémoire de Jacques Cathelineau s’est désormais institutionnalisée chaque année. La proximité dans le temps avec la sortie d’Angers avait un peu bousculé nos habitudes et bien des membres se sont inscrits un peu à la dernière minute. Malgré cela, la journée fut encore une fois une belle réussite qui s’est traduite sur les visages réjouis des participants, heureux de retrouver à nouveau ce qui est désormais une grande famille. Quelques membres de la Troupe des Cœurs de Chouans nous avaient également rejoints, tant nos deux groupes sont dorénavant liés par une amitié irréfragable.

    C’est Nicolas, qui nous avait concocté le programme cette fois-ci et le rendez-vous était fixé à 10 h 00 au cimetière de la Chapelle-Heulin. Le premier arrivé était comme à son habitude Patrick, notre chouan breton, toujours impatient de retrouver ses amis vendéens. Petit à petit le groupe prît de l’ampleur et nous pénétrâmes dans le cimetière sous la conduite de Gérard Biteau, président de l’association « SOS Calvaires » qui avec l’appui de Nicolas, nous raconta la vie de la famille de Bruc, devant le tombeau familial qui aurait bien besoin d’être restauré. Nicolas nous rappela ensuite la mémoire d’André Ripoche, enterré dans un lieu inconnu du cimetière, après avoir été horriblement torturé suite à son refus d’abattre une croix, dans son village de Bas-Briacé.

    14 juillet 2017 des Amis du Pont-Paillat....

    14 juillet 2017 des Amis du Pont-Paillat....

    14 juillet 2017 des Amis du Pont-Paillat....

    14 juillet 2017 des Amis du Pont-Paillat....

    14 juillet 2017 des Amis du Pont-Paillat....

    14 juillet 2017 des Amis du Pont-Paillat....

    Photo : Nicolas.

    14 juillet 2017 des Amis du Pont-Paillat....

    14 juillet 2017 des Amis du Pont-Paillat....

     

    Le café offert par Jacqueline avant de rejoindre Bas-Briacé :

     

    14 juillet 2017 des Amis du Pont-Paillat....

    14 juillet 2017 des Amis du Pont-Paillat....

    14 juillet 2017 des Amis du Pont-Paillat....

    14 juillet 2017 des Amis du Pont-Paillat....

     

    Après être passés sur le lieu du supplice d’André Ripoche et vu les restes de ce que fut sa maison, il était déjà temps de nous rendre à la Boissière-du-Doré chez Jean-Camille, à « L’Auberge des Brigands » comme chaque année.

    14 juillet 2017 des Amis du Pont-Paillat....

    14 juillet 2017 des Amis du Pont-Paillat....

    14 juillet 2017 des Amis du Pont-Paillat....

    Un vestige de la maison d’André Ripoche :

    14 juillet 2017 des Amis du Pont-Paillat....

    Monument à sa mémoire :

    14 juillet 2017 des Amis du Pont-Paillat....

    14 juillet 2017 des Amis du Pont-Paillat....

     

    Suite à un repas très animé et dans une ambiance que l’on ne retrouve que chez les Amis du Pont-Paillat, nous rejoignîmes Saint-Florent-le-Vieil pour les commémorations animées par nos amis du Souvenir Vendéen. La journée s’acheva enfin et chacun regagna son foyer la tête pleine de souvenirs en pensant déjà aux sorties de septembre et octobre qui sont en train de se préparer en coulisses…

    RL

    Juillet 2017

     

    Le compte-rendu de Nicolas est ici.

     

    14 juillet 2017 des Amis du Pont-Paillat....

    14 juillet 2017 des Amis du Pont-Paillat.... 

    14 juillet 2017 des Amis du Pont-Paillat....

    14 juillet 2017 des Amis du Pont-Paillat....

    14 juillet 2017 des Amis du Pont-Paillat....


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    Les chroniques de Jacques Chauvet, N° 32…

     

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    Les chroniques de Jacques Chauvet, N° 32....


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    François Rotureau, cavalier du pays de Monts, 

    reçoit six coups de sabre au combat de Fréligné, le 14 septembre 1794.

     

                     

                         

    François Rotureau....« Le 14 septembre (2 fructidor an 2) Charette fait un  rassemblement général et, le 15, il est en vue de Fréligné*. Ce camp était de forme carrée, et, sur toutes les faces, il était entouré de palissades et de fossés. Le 11e bataillon d'Orléans, une partie du 39e de ligne (ci-devant Ile-de-France), soixante cavaliers, en tout deux mille hommes y étaient retranchés. Prat, ex-chevalier de Saint-Louis, et Mermet, ex-tailleur, y exerçaient le commandement, le premier comme chef de brigade et le second comme lieutenant-colonel. La discipline la plus sévère y avait été soigneusement maintenue, et les soldats étaient solides et aguerris. Une lutte sérieuse allait donc s'engager. Il ne s'agissait plus de, en effet, d'emporter le camp par surprise, mais de l'attaquer de vive force. Dans le moment, il est vrai, les Républicains ne se tenaient pas sur leurs gardes ; beaucoup étaient répandus dans la campagne ; Prat et Mermet logeaient hors du camp, près le ruisseau de la Cochaire  ; mais, au premier signal d'alarme, ils se jetèrent tous dans le camp. De part et d'autre on n'avait pas de canons, on avait cessé de s'en servir ; les fusils et la baïonnette étaient alors les seules armes en usage. Les Royalistes sont excités par le souvenir de leur récent triomphe, on leur distribua de l'eau-de-vie, comme à la Roullière pour fortifier leur courage, et on donne le signal de l'assaut. Pour empêcher la colonne républicaine qui est à Saint-Christophe-du-Ligneron de venir au secours du camp, Charette envoie Savin faire une fausse attaque contre ce poste, puis il tourne le camp de Fréligné par le bois de l'Epiardière, et le fait attaquer de trois côtés. Mais trompé par de faux renseignements, il dirige la principale attaque sur l'endroit le plus solidement défendu. A ce moment, Couëtus lui amène deux mille hommes, ce renfort arrivait à point. Dès les premiers coups de feu, les Royalistes s'avancent jusqu'à quarante pas des retranchements. Là, pendant près d'une heure, se fit entendre une vigoureuse et terrible fusillade. Les Bleus, blottis derrière leurs palissades, foudroyaient les Blancs sans éprouver de pertes sensibles et semblaient se rire de tous leurs efforts.

     

    Déjà plusieurs officiers vendéens avaient succombé. Delaunay, traversé par une balle, était mis hors de combat ; Saint-Sauveur, chef de la division du Poiré, mourait à ses côtés, et beaucoup d'autres braves gisaient à terre. L'aile gauche semblait plier. Hyacinthe de la Robrie, qui, dans le moment, remarque le côté faible du camp, en averti Charette, et, sans hésitation, se porte de ce côté à la tête de sa division de Saint-Philbert......

    Guérin le jeune et le brave Colin, tous deux chefs de la cavalerie du pays de Retz, sautent dans la brèche et pénètrent dans le camp. Les paysans les suivent et repoussent l'ennemi à coups de baïonnette......

    Les Bleus sont écrasés par les paysans qui ne leur font aucun quartier. Le massacre fut général, car aucun Bleu n'obtînt grâce. De deux mille qu'ils étaient dans le camp, il y en eut douze cents à périr parmi lesquels on trouva quinze femmes.

    Ceux qui, pour se dérober au premier carnage, s'étaient mis sous la conduite du chirurgien Demouch, et avaient fui vers Saint-Christophe, tombèrent dans la troupe de Savin qui avait fait une fausse attaque de ce côté et furent immolés en partie comme leurs camarades. Un certain nombre cependant réussirent à s'échapper à travers la campagne. »

     

    * Après étude du cadastre et de la vue aérienne de Google-map, le camp de Fréligné se trouverait non loin de l'étang du château de l'Epiardière...  

     

    C'est donc au cours de l'attaque du camp de Fréligné avec la cavalerie Royaliste que François Rotureau est grièvement blessé de six coups de sabre.

     

    François Rotureau est répertorié dans le dossier des demandes de pensions du 16 mai 1816 sous le numéro 459 :

    François Rotureau....

    François Rotureau....

     

    Rotureau François – 44 ans- domicilié à la Garnache – journalier – Cavalier – Blessé à Fréligné - '' Trois coups de sabre, un au pli de l'aine gauche avec fistule – un sous le tendon d'Achille gauche – un au coup de pied gauche – Trois coups de sabre sur l'épaule droite, est estropié''.

      Il est aussi répertorié sous le n°42, comme cavalier et ayant fait les campagnes de 1799-1800-1815 dans la compagnie de Saint-Jean-de-Monts appartenant à la Division de Palluau, domicilié à Saint-Christophe en Vendée.

     

    François Rotureau....

    François Rotureau....

    Il est proposé pour  une pension de soixante dix francs, il recevra cette pension du Roi puisqu'en 1841, il est ''pensionnaire de l'Etat''. La généalogie de ce combattant royaliste a été assez difficile à reconstituer étant donné sa mobilité. Il dépose sa demande de pension à la Garnache mais est originaire du pays de Monts.

     

    En parcourant la liste nominative des recensements de 1816 pour la Garnache (vue n°21/34) Nous découvrons la famille Retureau qui est signalée comme ''famille très pauvre''

    1° Retureau François-45 ans - meunier et retraité-

    2° Coutouis Rose, sa femme, 48 ans.

    3° Retureau Charles, 15 ans, né le 9 mai 1804 Saint-Hilaire-de-Riez.

    4° Retureau François, 10 ans (qui est marin en 1834), marié le 18 juin1834 à l'Ile d'Yeu avec Marie-Rosalie Dugas.

    5° Retureau Marie, 7ans.

     

      Rotureau-Retureau François est né le 18 juin 1773 à Saint-Jean-de-Monts. Il est le fils de Pierre Rotureau, meunier et de Jeanne Dupont, mariés le 25 novembre 1748 à Notre-Dame-de-Monts, et : (Acte de mariage vue n°159/309  année 1834 Ile d'Yeu). Il se marie vers 1800 avec Rose Couthouy-Coutouis-Coutois, née le 25 mars 1769 à Saint-Jean-de-Monts, fille de François Couthouis et de Louise Britton (décédée le 3 février 1831 à l'Ile d'Yeu, au port). Il se remarie le 19 août 1834 à l'Ile d'Yeu avec Catherine Venereau, née le 29 juin 1791 à Notre-Dame-de-Monts, fille de François Venereau et de Marie Cercleron. (vue n°159/309 année 1834 mariages -Ile d'Yeu).

     

    L'acte de décès de François Rotureau, en date du 2 août 1841 (décès de la veille), au port, nous informe qu'il est âgé de 68 ans, et est ''pensionnaire de l'état''.

    François Rotureau....

     

    Sources :   Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions vue n°48/59 SHD XU 33-2, 16 mai 1816 – vue n°42 - 29 mai 1816 -SHD XU 39-4 -  Etat civil de Saint-Jean-de-Monts, l'Ile d'Yeu, le Perrier (vue 173/580 1835) Notre-Dame-de-Monts - Abbé Deniau, Histoire de la Guerre de la Vendée Tome IV pages- 575,576,577. - Photo de l'auteur. 

                                                                      

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Le prieuré de Saint-Benoist…

     

     

    Après avoir évoqué le combat de Saint-Benoist, peut-être est-il utile de rappeler que ce lieu fut autrefois un prieuré bénédictin ainsi que son nom le laisse supposer.

    Cette fondation fut l’œuvre des moines de l’abbaye de l’Absie et porta plusieurs vocables : St-Benest en 1364 (Chartrier de l’Absie, AD79), St-Benoist des Umbres (St-Benoît des Ombres) en 1524 (AD86, ES 369), St-Benoist en 1599 (Ibid. E 2,98). En 1695, il appartient à l’abbesse de St-Jean de Thouars. Les moines en avaient patiemment défriché les alentours et installé tout près, un moulin à eau et deux moulins à vent. La métairie fut vendue nationalement en 1791 pour 10 421 livres.

    Il ne reste aujourd’hui qu’une porte en plein cintre qui rappelle la présence ici d’une fondation religieuse.

    RL

    Juillet 2017

     

    Sources : Maurice Poignat, « Le Pays du Bocage », 1984. Bélisaire Ledain, Alfred Dupond, « Dictionnaire topographique du département des Deux-Sèvres », 1902.

     

    St-Benoist en vue aérienne Géoportail :

     

    Le prieuré de St-Benoist....

     

     

     

     


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