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    Le prieuré de la Poraire…

     

     

    Histoire de changer un peu des Guerres de Vendée et de coller à l’actualité des journées du patrimoine, voici un petit article sur un monument méconnu du Bocage bressuirais. Nous avions déjà évoqué la Poraire dans un ancien article et la chapelle du prieuré est désormais restaurée et ouverte au public en saison.

    C’est à partir du 26 décembre 1122 que Jean de Beaumont, seigneur de Bressuire donne, en accord avec ses fils Geoffroy et Raoul son domaine de la Poraire (unum herberjamentum in loco qui dicitur Poraheria) à l’abbaye de Fontevrault, cinq borderies, quelques terres et la dîme perçue sur tous les moulins de la paroisse. Tout comme son voisin de Pierlay, le petit prieuré d’hommes sera donc rattaché à la fondation de Robert d’Arbrissel. En 1125 et 1126, le prieur en est un certain Géraud. En 1183, un nouvel acte de donation est passé dans la chapelle de la Poraire en faveur de l’abbaye de l’Absie. Le couvent est encore mentionné au XIV°, XV° et XVII° siècles, puis sombre dans l’oubli. Il ne semble plus y être exercé d’activité religieuse avant la révolution. Le prieuré sera alors vendu comme bien national sans toutefois que la chapelle ne soit mentionnée. Devenu exploitation agricole jusqu’en 2005, il sera classé comme monument historique le 24 juillet 2012 puis restauré en 2013.

    Nous livrons ici un petit reportage photo de notre amie Angélique B-G. Un grand merci à cette passionnée !

     

    RL

    Septembre 2017

     

     

    Le prieuré de la Poraire....

    Le prieuré de la Poraire....

    Le prieuré de la Poraire....

    Le prieuré de la Poraire....

    Le prieuré de la Poraire....

    Le prieuré de la Poraire....

    Le prieuré de la Poraire....

    Le prieuré de la Poraire....

    Le prieuré de la Poraire....

    Le prieuré de la Poraire....

    Le prieuré de la Poraire....


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    Jean Martineau de la paroisse d'Aizenay, 

    tué à l'attaque du moulin de la Barre en Février 1794. 

              

     

                 

    Jean Martineau....Le moulin à vent de la Barre ou des Barres à Aizenay n'existe plus aujourd'hui, certainement incendié en 1794 par la Colonne Infernale de Duquesnoy, le 8 février 1794.

    En février 1794, la Colonne n°4 est commandée par Florent-Joseph Duquesnoy. Il est âgé de 33 ans, certains disent qu'il servait chez les carabiniers depuis 1782. Il semblerait qu'il appartenait à la Gendarmerie Royale de Nancy. Il est né le 27 février 1761 à Bouvigny-Boyeffles et est décédé le 1er juillet 1801 à Aix-Noulettes (Pas-de-Calais). Il est le fils de Joseph-Chrisostome Duquesnoy, fermier-censier et de Marie-Antoinette Lucas et est le frère du Conventionnel Ernest-Dominique-François-Joseph Duquesnoy. En 1792 il est capitaine au 4ème bataillon des Volontaires du Pas-de-Calais et participe à la bataille de Hondschoote près de Dunkerque à la tête de ses cavaliers. Il est nommé général de brigade par Carnot malgré l'opposition de son frère qui le considère comme un incapable. Mais il se distingue pourtant à Hondschoote et Wattignies. Il est mis en retraite en 1796 et ne touche pas sa pension de général.

     

    En Vendée, cet ancien Gendarme mène une guerre de terre brûlée et se distingue par ses atrocités.

    Le 5 février 1794 il est aux Essarts, et massacre 25 personnes à la Ferrière ; le 8 février il sort de la Roche-sur-Yon, se rend à Palluau par Aizenay avec 10 000 hommes de l'Armée du Nord. Il écrit à Turreau de Palluau, le 9 février 1794 : «  J'ai brûlé et incendié toutes les maisons, j'ai égorgé tous les habitants que j'ai pu trouver, le brûlement que nous avons fait a laissé le pays sans vivres et fourrages... ». Féroce et sanguinaire comme son frère, il s'intitula le boucher de la Convention et justifia ce titre par ses massacres en Vendée...

     

    Et c'est en février 1794 que Jean Martineau est tué «   à l'attaque du moulin de la Barre à Aizenay... ».

    Jean Martineau....

    Jean Martineau....

    Jean Martineau....

     

    Un mot quand même sur le Conventionnel Ernest-Dominique-François-Joseph Duquesnoy, afin de compléter l'état d'esprit qui anime cette famille.... Il est député du département du Pas-de-Calais à l'Assemblée Législative en 1791, né à Bouvigny en 1748, il est moine au commencement de la Révolution....

    C'est un moine dépravé, il devient bientôt un législateur féroce et sanguinaire.... se dédommageant de son activité par des actes de cruauté inouïe. Il vote bien sûr la mort du Roi. (page 252 et 253 – Dictionnaire historique volume 6). Il fit fusiller un malheureux conducteur de charrois militaires parce qu'il avait une fleur de lys sur son sabre. Ami de Robespierre, il fit ''passer à tabac'' une des ses cousines venue solliciter auprès de lui en faveur de détenus, il la laissa pour morte sur place.....

     

    Jean Martineau est né le 9 octobre 1763 à Aizenay. Il est le fils de Louis Martineau, farinier et de Jeanne Mauricet-Morisset. Il se marie le 26 février 1783 à La Chapelle-Palluau. A cette époque il est mineur (20 ans), exerce la profession de farinier et épouse avec dispense de consanguinité au 3ème degré, Catherine-Cécile Gauvrit, âgée de 28 ans, majeure, née le 22 novembre 1755 (vue n°172/284), fille de Jean Gauvrit et de Jeanne Morisset de la Chapelle-Palluau.

     

    De cette union sont issus :

     

    1° Jean Martineau, né le 23 mars 1784 à Aizenay.

    2° François Martineau, né le 9 juin 1786 à Aizenay.

    3° Marie Martineau, née le 11 juin 1790 à Aizenay.

     

    Le 14 juillet 1820, Catherine-Cécile Gauvrit dépose une demande de pension  :

    « N° 904- 14 juillet 1820 – Gauvrit Catherine-Cécile – née le 22 novembre 1755 à la Chapelle-Palluau – veuve de Martineau Jean – soldat des Armées Vendéennes – Tué à l'attaque du moulin de la Barre commune d'Aizenay en février 1794 – sans profession – indigente, domiciliée à Aizenay – 3 enfants – proposée pour une pension de 35 francs, décision du 25 janvier 1815.

    Donc Jean Martineau a certainement été tué le 8 février 1794 dans son  moulin à vent de la Barre, commune d'Aizenay,   par la Colonne Infernale de Duquesnoy...

     

    Catherine-Cécile Gauvrit est décédée le 22 août 1830 (vue n°267/508) à 4 heures du soir, au Petit-Plessis à Aizenay.

     

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions, - vue n°904, SHD XU 39-10 du 14 juillet 1820 – Registres d'état civil d'Aizenay, de la Chapelle-Palluau – Cadastre de 1836 Aizenay – Antoine Vincent Jay etc... Biographie nouvelle des contemporains ou dictionnaire historique et raisonné de tous les hommes, qui depuis la République Française ont acquis de la célébrité par leurs actions, leurs erreurs, leurs crimes ; soit en France soit dans les pays Etrangers, pages 252,253. - Les 12 Colonnes Infernales de Turreau de Pierre-Marie Gaborit et Nicolas Delahaye – Editions du Terroir Cholet 1995 - Photo de l'auteur. 

                                                               

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Les femmes et les armées de la république…

     

     

    Afin de compléter ce qui a été dit samedi dernier à Torfou sur le sujet des femmes à la suite de l’armée républicaine, voici un petit extrait du registre de correspondance du général Vimeux. Celui-ci s’adresse ainsi à ses subordonnés le vendredi 20 juin 1794.

     

    « Circulaire aux généraux Bournet, Descloseaux, Huché, Bonnaire, Grignion, Caffin et Dutruy. Verpot et Sauveur.

     

    Deux messidor,

    Je t’adresse en joint mon cher camarade copie de la lettre que je viens de recevoir de la commission de l’organisation et du mouvement des armées de terre, par laquelle elle me demande à connaître en quel état est l’exécution de la loi du 30 avril 1793 (vieux style) qui ordonne d’éloigner des armées, toutes les femmes inutiles, même les épouses des officiers généraux ; tu voudras bien me rendre compte sans délai de toutes les infractions faites à cette loi, afin de me mettre à même de remplir les intentions de la commission. Je t’invite à m’accuser réception de la présente aussitôt qu’elle te parviendra.

    Signé le général en chef Vimeux. »

     

    Les femmes et les armées de la république....

    Les femmes et les armées de la république....

     

    A noter que les « femmes des officiers généraux » n’ont visiblement rien à faire, pas plus que les prostituées, au sein des vertueuses armées de la république…

    RL

    Septembre 2017

     

    Source : SHD B 5/80, v. 105/148.

     

     

    Les femmes et les armées de la république....


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    Les Amis du Pont-Paillat à Torfou

     

    Intervention de Bruno Griffon de Pleineville à la croix de la Barre…

     


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