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    Joyeux Noël !

     

    Noël ancien....

     

     

    Bel Astre que j'adore

    Soleil qui luit pour moi

    C'est toi seul que j'implore

    Je veux n'aimer que toi

    C'est ma plus chère envie

    Seigneur, en ce beau jour

    Où je ne dois la vie

    Qu'à ton immense amour.

     

    Du fond de cette crèche J'entends, rempli de foi

    Ta voix qui ne me prêche

    Que cette douce loi

    Divine et pure flamme

    Descends du haut des cieux

    Remplis, remplis mon âme

    Oh ! Viens combler mes vœux

     

    Plaisirs, honneurs, richesse

    Longtemps m'ont trop charmé

    Je veux t'aimer sans cesse

    Toi qui m'as tant aimé

    De mon long esclavage

    Je suis donc racheté

    A toi seul tout hommage

    Mon cœur, ma liberté.

     

    Seigneur, que la mémoire

    De tes divins bienfaits

    Le zèle de ta gloire

    En moi vive à jamais

    Je veux toujours te suivre

    Je n'ai plus qu'un désir

    Pour toi seul je veux vivre

    Pour toi je veux mourir.

     

    Et vous choeurs angéliques

    Qui du Seigneur naissant

    Chantez dans vos cantiques

    L'heureux avènement

    Venez pour moi saints anges

    Redire au doux sauveur

    Vos hymnes de louange

    Les chants de mon bonheur

     

    Bon et Saint Noël à vous tous. 

     

     

    Sources : 

    .Chants de Noël anciens ''Bel Astre que j'adore''. 

    .Peinture : La Nativité du peintre Gerrit van Honthorst. 

     

     

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    De la Croix du Bout du Monde à Puy-Guyon…

     

     

    En cette avant-veille de Noël, mes pas m’ont conduit dans ceux du RP Dom Victor Bonneau qui raconta si bien l’histoire du pèlerinage de Notre-Dame de Beauchêne en 1893 (1). Sa description des alentours de Cerizay date de cent années après le soulèvement Vendéen. Malgré quelques erreurs, il cite celui-ci avec une multitude de détails intéressants, comme le massacre de la famille Guerry à la Vieille-Cour, les 20 républicains enterrés près de la forge de Beauchêne ou encore la découverte d’une arme abandonnée dans un champ attenant à la chapelle et retrouvée bien des décennies plus tard.

    « Si le pèlerin de Notre-Dame de Beauchêne possède en son âme des goûts de touriste, il trouvera dans nos environs de quoi satisfaire sa curiosité. Il est bien permis, après avoir contenté sa dévotion, de jeter un coup d’œil sur les beautés et les souvenirs du pays vendéen. S’il veut nous suivre, nous nous chargerons volontiers d’être son cicerone.

    Puisque le temps est beau, prenons ensemble le chemin creux de Cerizay ; tournons, au bout de trois cents mètres, sur notre gauche. Saluons à cet angle le champ béni de l’Image. C’est dans un châtaignier de cette pièce de terre que se reposa notre Madone, en 1794, quand elle revint d’elle-même de Cerizay. Le châtaignier portait lui aussi le nom de châtaignier de l’Image. Vous en avez aperçu un fragment à côté de l’autel de la Vierge. Admirons le feuillage et la verdure, écoutons le chant des oiseaux (2). Tout ici est le domaine de la Vierge, les arbres avec leurs rameaux, leurs fleurs et leurs fruits, les oiseaux chantent jour et nuit leurs hymnes à la Reine de ces lieux.

    Nous voici à la voie ferrée. Elle aussi honore Marie en transportant dans les paroisses les missionnaires qui prèchent son culte. Traversons rapidement et achevons de monter vers la grand’route. Dirigeons-nous à droite vers Cerizay. Cette masure en ruines, là sur le chemin qui conduit à la Rivière, abritait jadis une madone. Des méchants ont brisé la statue ; aujourd’hui la petite chapelle achève de disparaître. C’est un signe des temps mauvais. La foi baisse même chez nous. En voici la preuve. Il faudrait restaurer cette chapelle. Ce serait peu de chose. Nous allons faire reproduire l’image de notre Vierge ; on en mettra une là ; elle bénira les champs ; les gens en passant se signeront et penseront à la Mère du ciel. »

    Quelques mots sur le lieu décrit par le RP Bonneau, tout près de la ferme de Monplaisir, au croisement de la grande route de Cerizay à Saint-Mesmin, actuelle avenue du 25 août, et du chemin menant au village de la Rivière : à cet endroit, on trouve une croix sur le cadastre de 1809 qui porte le curieux nom de « Croix du Bout du Monde ». Y avait-il une chapelle ou un arceau à cette époque ? Il semble que non. Ce qu’a vu notre promeneur était sûrement postérieur à 1809.

    AD79, 3 P 51/5.

    De la Croix du Bout du Monde à Puy-Guyon....

    Voici ce que l’on peut y voir aujourd’hui (propriété privée) :

    De la Croix du Bout du Monde à Puy-Guyon....

    De la Croix du Bout du Monde à Puy-Guyon....

    De la Croix du Bout du Monde à Puy-Guyon....

    De la Croix du Bout du Monde à Puy-Guyon....

    Reprenons à présent, la promenade avec le chanoine Bonneau :

    « Tout en causant, le chemin s’est fait. Nous parlions de Marie et de sa vieille chapelle du chemin. Il y avait là aussi, sous cet arceau, une petite Madone. Peut-être y avait-elle été déposée par la piété des seigneurs de Puyguyon. Nous tâcherons d’en placer une autre. Après avoir pleuré devant l’arceau, vide de sa vierge, entrons sous cette immense avenue de tilleuls. Qu’elle est belle ! Quelle vigueur dans ces arbres malgré leur vieillesse ! Comme l’œil se repose avec bonheur sous cette voûte immense ! Quel doux ombrage ! Le soleil, vous le voyez, est impuissant à percer de ses rayons brûlants ce dôme épais de verdure. Avançons jusqu’à l’extrémité. »

     

    Si l’arceau a depuis retrouvé une vierge, l’Allée des Tilleuls a bien changé de physionomie…

    De la Croix du Bout du Monde à Puy-Guyon....

    De la Croix du Bout du Monde à Puy-Guyon....

    De la Croix du Bout du Monde à Puy-Guyon....

    « Personne ne nous accusera d’audace. En Vendée l’étranger est partout chez lui. Jusqu’ici nous n’avons presque rien vu.

    Franchissons cette barrière rustique et allons jusqu'au bout de l’avenue. Contemplez ces allées tirées au cordeau et se prolongeant dans des directions différentes. Ne vous semble-t-il pas à leurs détours rencontrer les anciens habitants de ces lieux ? Hélas ! ils ont disparu, et les quelques pierres en désordre, tout à votre gauche, là sur le versant du coteau, sont peut-être tout ce qui reste aujourd’hui de leur vaste habitation.

    Quel était au juste l’emplacement de la maison seigneuriale ? Etait-ce ici où nous sommes, ou bien ces vieux murs, là-bas, indiquent-ils les ruines du vieux manoir ? Ces pierres amoncelées, cette cave-là, sur le penchant de la colline, marquent certainement une habitation. Ce n’était là sans doute qu’un chalet où l’on venait se reposer et jouir d’un magnifique horizon.

    Les constructions en bas ont conservé un aspect grandiose. Les appartements sont encore nombreux et de bon goût. Vous remarquerez, entre autres, le belle tour du XV° siècle (3). Il en existait une autre à l’extrémité, derrière la cuisine, dont on aperçoit encore les restes. La salle à manger était sans doute cette pièce assez bien conservée. La cour, vous le voyez, a de vastes proportions ; le jardin lui-même est très étendu. Ses vieux murs sont bien de l’époque. Voilà tout ce qui reste aujourd’hui de l’ancienne splendeur.

    Cette terre, une des plus importantes du pays, n’est plus sous la puissance des de Puyguyon. Les de Lescure eux-mêmes ne l’ont pas gardée. Elle a été vendue, ferme par ferme, à de petits propriétaires. Jusqu’au 29 septembre 1851, Mme de Chauvelin, fille de Mme Marie-Louise-Victoire de Donissan, veuve de Louis de la Rochejaquelein, y entretenait comme fermier général pour la somme de dix mille francs, M. Edmond Cesbron (4). M. Alexis Barbaud avait acheté la métairie d’Appelvoisin dès le 14 avril 1850. Le 27 mars 1841, M. Jean-Baptiste Frouin s’était rendu acquéreur de la Bernelière. Ainsi se dissipent des fortunes, ainsi disparaissent des noms considérables. Un seul, dit-on, porte encore dans les veines du sang des de Puyguyon ; c’est M. Koseph d’Oiron de Montmorillon. Ces murs ont abrité pendant des années le bienheureux Chevet de la Vierge. Ils ont été un reliquaire précieux. Voilà pourquoi nous ne contemplons jamais ces ruines sans une religieuse émotion. »

     

    Pour rappel, le Château de Puy-Guyon a fait l'objet de plusieurs articles, dont le premier est ici.

    Il reste bien des choses encore à raconter sur notre Cerizay. Gardons-en pour les prochaines fois...

    RL

    Décembre 2018

     

     

     

    Notes :

    (1)  « Histoire du Pèlerinage de Notre-Dame de Beauchêne au Bocage Vendéen », Nantes, Grimaud, 1893.

    (2)  Le chemin auquel fait allusion notre chanoine existe toujours mais est largement amputé en son milieu par le passage de la rocade.

    (3)    On sait que cette tour s’écroula en 1914.

    (4)  Jean-Charles-Elie Bernard, le fermier précédent, dont nous avons déjà parlé à plusieurs reprises, était décédé à Puyguyon le 31 octobre 1821.


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    Le billet de fin d’année…

     

     

    Bertrand Barrère de Vieuzac, le fameux terroriste, s’exprimait le 1er octobre 1793 à la Convention : « Citoyens, l’inexplicable Vendée existe encore !»

    Nous sommes en 2018 et d’autres semblent s’interroger : « L’inexplicable France existe encore ! » face à ces gens qui ne veulent rien d’autre que de pouvoir vivre de leur travail et qui voudraient bien qu’on leur fiche enfin la paix. La comparaison avec la Vendée peut paraître hasardeuse mais je ne peux m’empêcher de voir les mêmes symptômes avec une bourgeoisie citadine privilégiée et oisive, qui, rêvant de remplacer la noblesse, méprisait les gens des campagnes. Au XXI° siècle, les clivages traditionnels ont volé en éclats et se prétendre de gauche ou de droite ne veut plus dire grand-chose. La vraie question étant plutôt : « de quoi ou plutôt grâce à qui vivez-vous ? » Je ne sais pas où la « révolte en marche » arrivera, ni même si elle arrivera à quelque chose. On calme les ardeurs des policiers avec quelques centaines d’Euros, vite fait, pour qu’ils puissent continuer à cogner sur les smicards qui les font vivre. Je ne suis pas convaincu que ce soit la solution politique la plus idoine en regard de ces élites écervelées qui n’ont jamais été confrontées au vrai monde du travail, de celui qui produit les richesses du pays sur lequel ils vivent… un peu trop grassement. Ces gouvernants et ces « bobos » sont tellement éloignés de la vraie France, que je crois qu’il y aura inévitablement des affrontements graves dans les mois et les années à venir. Au final, peut-être que les Français ne sont pas le peuple si facile à manipuler qu’on le pense habituellement.

     

    Pour en venir à des choses plus agréables, l’année 2018 fut encore riche pour les amateurs d’histoire et notre petit groupe des « Amis du Pont-Paillat » a encore grandi et fait de nouvelles recrues. L’histoire des Guerres de Vendée n’en finit pas de passionner et de nouveaux chercheurs se font jour, échangent les uns avec les autres et font avancer la grande histoire par le biais de la petite. C’est au passage ce que je tenterai de faire durant ces vacances de fin d’année et le Noël de « Chemins secrets » se passera encore une fois loin des réveillons, mais dans les archives ; et qui sait, peut-être aussi sur le tome II du « Souterrain au Trésor »…

    Joyeux Noël à tous !

    RL

     

    Décembre 2018

     

     

    Merci à Marc pour cette superbe photo !

    Le billet de fin d'année....


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  • Armand Bérart sur RCF...


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    Médailles des Volontaires Royaux 

                                           

     

     

    En 1815, Louis XVIII créa trois médailles : 

     

    . MEDAILLE DE GAND : créée le 17 mai 1815 à Gand (pendant les Cent Jours) pour récompenser le bataillon des volontaires royaux qui l'avait suivi dans son exil (800 étudiants des Ecoles de Droit et de Médecine, principalement, qui n'arrivèrent que 50 à Gand) ainsi que des Volontaires du Midi, de la Vendée... 

    La médaille est formée de deux parties accolées, réunies par un cercle d'argent. Elle porte sur la tranche le nom du titulaire avec, à l'avers, l'effigie de Louis XVIII et au revers le mot « FIDELITE » à l'intérieur d'une couronne de chêne et de laurier. 

    RUBAN : blanc à trois rayures verticales bleues (photo, variante 8 rayures). 

     

    Médailles des volontaires royaux....

    . CROIX DU SIEGE DE LYON : Il s'agit de la médaille commémorative du Siège de Lyon par les Républicains contre les Lyonnais animés par les Royalistes insurgés contre la Convention et qui résistèrent pendant 60 jours, du 30 mai au 30 juillet 1793. 

    C'est une croix en argent et or émaillé portant au centre, l'effigie de Louis XVIII et, au verso, une fleur de lys entourée de l'inscription  « SIEGE DE LYON 1793 » 

    RUBAN : blanc à trois rayures verticales rouges (variante : 2 rayures verticales rouges). 

     

    Médailles des volontaires royaux....

    . CROIX DES VOLONTAIRES ROYAUX : dont on ignore l'origine de la création, consiste en une croix à quatre branches émaillées de vert séparées par des fleurs de lys et surmontée de la couronne royale. Le centre porte, d'un côté, le buste de Louis XVIII entouré de la devise «DIEU-LE ROI-LA PATRIE » et, de l'autre, la date 1815 sur fond d'émail rouge entourée de la légende : « VOLONTAIRES ROYAUX ».

    Elle fut portée par certains Vendéens et Chouans ainsi que par les Volontaires de Provence et du Languedoc. 

    RUBAN : blanc à lisérés rouges.

     

    Médailles des volontaires royaux....

    NOTA : Il est à noter que l'Ordonnance Royale du 16 avril 1824 qui réglementa le port des décorations et des ordres ne reconnu pas officiellement ces médailles. Exception faite du « BRASSARD DE BORDEAUX » et de l'Ordre de la FIDELITE pour la Garde Nationale de Paris. L'Ordre du LYS devait servir à reconnaître l'ensemble des services rendus à la royauté. »  

     

    Sources :   

     

    Guide des Ordres, Décorations et Médailles militaires de 1814 à 1963 par André Souyris-Rolland – page 63 - troisième édition revue et corrigée en 1982, spécialement préparée pour les Associations et les Groupements d'Anciens Combattants. – ouvrage validé par le Général de Boissieu, Grand Chancelier de la Légion d'Honneur. 

    Photos : La France Phalériste - décorations volontaires royaux. 

     

                                                         

     

     X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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