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    Marin Fautras, 24 ans de services chez les dragons… 

     

     

     

    Marin Fautras....Marin Fautras est né à Craon vers 1758. Il est le fils de Jean Fautras et de Mathurine Chesneau originaires de la Chapelle-Craonnaise.

      A 15 ans 1/2 il s’engage au régiment de Beauffremont Dragons* où il sert 12 ans, 5 ans sous le colonel Montclair-Montecler, puis 7 ans au Régiment Provence.

    Il se marie à Saint-Michel du Tertre à Angers, le 31 janvier 1785 avec Perrine Destais-Détais originaire de Saint-Pierre-des-Landes, fille de René Destais et de Françoise Monterguin.

    Au moment de la Révolution, il exerce le métier de portefaix à Angers et fait passer, en compagnie de son fils, de la poudre et des balles aux Royalistes. A la Restauration, tombé dans la misère, il demande du pain au Roi.

     

    * «Le régiment de Beauffremont Dragons, issu du renommage du régiment de Listenois Dragons le 1er mai 1710 – est renommé régiment de Listenois Dragons le 2 juin 1744, puis régiment de Beauffremont Dragons le 5 mai 1747, puis régiment de Lorraine Dragons le 3 mars 1773. 

      Il existait une compagnie Montecler au régiment de Beauffremont Dragons dont on trouve la trace dans les registres de contrôle des troupes en 1716, 1722, 1729, 1737, 1747,1749, 1756, et 1763.  

    En 1746 le contrôle fait à Verdun où le régiment était en garnison, mentionne l’existence d’une compagnie Montecler.»  

     

    Un pistolet modèle 1733 porte le nom de ce régiment ainsi que Montecler Cie sur la contre-platine.

    A l’époque où Marin Fautras est présent dans ce régiment, le capitaine commandant la compagnie Montecler est devenu Colonel.

     

    Voici la supplique de Marin Fautras :

     

      « Marin Fautras 

     

    A sa Majesté Louis dix-huit Roi de France et de Navarre.» 

     

    Sire,

     

    « C’est dans le sein paternel de votre Majesté, que j’ai l’honneur de déposer mon indigence, en lui exposant mes services qui sans doute, porterons votre Majesté à étendre sur moi ses bienfaits. 

    Je suis né à Craon arrondissement de Châteaugontier dpt de la Mayenne. A l’âge de 15 ans 3 mois, je pris partis dans le régiment de Beaufremont dragons où j’ai servi 12 ans, vint le colonel Montclair sous qui j’ai servi 5 ans, devenu Provence, j’ai été assez heureux pour avoir l’honneur d’y servir pendant 7 ans sous les ordres de votre auguste Majesté. Je compte donc 24 ans de services sans avoir sorti du même corps n’en ayant été réformé que pour cause de surdité, infirmité qui n’a fait que s’accroître. 

    Je n’ai jamais cessé d’êtres entièrement dévoué à la juste et noble cause des grands et illustres Bourbons. Dans les tems malheureux de révolution et de calamités je n’ai jamais cessé de servir les armées royales de nuit comme de jour, aux risques de perdre la vie, et j’eusse été content de verser jusqu’à la dernière goutte de mon sang pour le service de votre Majesté ; et malgré mon grand âge et ma caducité je serait encore prêt à le sacrifier, s’il était nécessaire pour le service de mon auguste et légitime souverain ; tels sont mes sentiments qui m’animerons jusqu’à mon dernier soupirs ; mon Dieu et mon Roi. Voilà ma seule et unique devise, cependant hors d’état maintenant de faire aucun travail, je suis réduit à réclamer la charité publique pour exister avec mon épouse. Tel est mon sort, après avoir eut l’honneur de porter les armes sous sa majesté Louis XV, Louis XVI, Louis XVII et Louis XVIII. Mais j’ose supplier votre majesté d’avoir la bonté de jetter un regard favorable sur un de ses plus anciens et plus fidèles serviteurs, et de m’accorder seulement du pain, c’est tout ce que j’implore de sa bonté paternelle et j’espère qu’elle ne refusera pas de m’accorder cette grace, c’est dans cette espérance que j’adresse au ciel les vœux les plus ardens et les plus sincères pour la propérité et la conservation des précieux jours de votre majesté et de ceux de toute l’auguste dinastie des grands et illustres Bourbons. 

    J’ai l’honneur d’être avec le plus profond respect Sire. 

    De votre Majesté, le très obéissant serviteur et fidèle sujet. 

    Signé : Marin Fautras âgé de 75 ans. » 

     

    P.S « J’ai l’honneur d’observer à votre Majesté que mon fils, l’aîné a également risqué sa vie pour passer des munitions de guerre aux armées royales de la Vendée et de la galerne dès l’âge de 9 ans. Il est père de famille de 4 enfants et réduit à l’indigence, il implore ainsi que moi la bienfaisance de votre auguste Majesté. » 

     

    « Je certifie que le pétitionnaire mérite les secours qu’il sollicite. A Angers le 25 juin 1821. Signé : Le Baron de La Haye Chef d’Escadron de Gendarmerie Royale. » 

     

    Suivent plusieurs signatures d’officiers Chouans sous les ordres de Mr Bernard de la Frégéolière, ils certifient aussi que le dépôt de poudre et de cartouches que Fautras passait aux royalistes était à la Basse-Chaîne d’Angers.

     

    Marin Fautras est décédé à l’âge de 88 ans, le 8 septembre 1832, à l’Hôpital Saint-Nicolas – 3ème arrondissement, veuf de Catherine Rousseau.

     

    Marin Fautras....

    Sources : 

     

    . Archives du Département du Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens - Marin Fautras – class 1M9/158. Copie d’un extrait de la demande – vue n°4/7. 

    . Registres paroissiaux de la paroisse Saint-Michel-du-Tertre et d’état civil  d’Angers – vue 51/188, mariages 1785 – Décès 1832 – 3ème arrondissement, vue n°174/226 – Angers. 

    . Revue -Tradition Magazine armes-uniformes-figurines n°9 - d’octobre 1987- page 35. 

    . Photo : de l’auteur.              

                                                              

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 

     

     


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    Des « ballons » contre la Vendée…

     

     

    Tout ou presque des moyens de l’époque aura été tenté contre la Vendée. La patriote Friot qui écrit la lettre qui suit le 8 septembre 1795 n’a pas une si mauvaise idée qu’on pourrait le penser avec ses aérostats (qu’il nomme « aréostats »). En effet cette nouvelle technologie (pour employer un terme à la mode) sera utilisée peu de temps après durant le blocus de Mayence, puis des ballons captifs seront même embarqués dans la campagne d’Egypte, avant d’être perdus dans le naufrage des deux navires qui les transportaient. On connaît par ailleurs le rôle que joua le ballon « l’Entreprenant » dans la bataille de Fleurus le 26 juin 1794 et c’est à n’en pas douter de cet épisode dont s’inspire l’auteur de la missive pour ses idées contre les combattants vendéens.

    L’idée est bonne mais difficile à mettre en œuvre en Vendée où l’armée républicaine manque de tout, à commencer par la nourriture et les effets. Produire de l’hydrogène en quantité suffisante demande plusieurs jours, et encore davantage pour le gonflage, sans compter la mobilité difficile des ballons captifs là où les Vendéens sont en perpétuel mouvement dans un pays couvert, connu d'eux-seuls.

    Des "ballons" contre la Vendée....

     

    Mais laissons à présent la parole à ce citoyen Friot qui va vous donner son point de vue (1)

    RL

    Janvier 2020

     

     

    « Lusignan le 22 fructidor an 3e de la république une et indivisible


    Citoyens représentants.

    Depuis près de deux ans le sang francois n ecesse de couler a grands flots dans la Vendée, toutes les horreurs inimaginables s’y sont commises et s’y commettent encore, et nous n’avons pas jusqu'à ce moment trouver des moyens efficaces pour mettre fin a cette guerre infernalle !

    Le désri ardent de voir le term de tant de malheures doit occuper sans cesse limagination des vrais républicains et sous ce raport permettés que je vous fasse par de mes veux.

    Le payis qui forme le théatre de la guere civile de la Vendée est trop vaste pour pouvoir jamais esperer de scavoir par le moyen d’espionage tous les lieux des rassemblements, tous les démarches des brigands chouans. Leurs messagers ont de plus la facilité de courir ca et la dans un payis ou couvert, ou composé de vallons, qui les dérobe a loeil observateur.

    Ce seroit donc une grande et heureuse entreprise que celle de découvrir tout d’un coup ce qui se pratique dans ces maudittes contrées. Voila mes idées.

    Etablite au milieu du payis insurgé les quartiers généraux de l’armée de louest y avoir toujours pendant le jour un aréostat dans une observation permanente et immobile.

    Donner a chaque colone en marche un semblable aréostat dont elles useroient de temps a autre et dans les positions qui conviendroient pour découvrir les lieux de rassemblements et les demarches des brigands et chouans, est je crois un plan qui necessitte de l’attention.

    Premièrement, les colonnes savertiroient mutuellement par cette voye de leurs diverses positions par laspect d’un ballon a lautre qui dans leurs observations seroient toujours dans une position immobile et a la tete de la colone.

    2° elles depecheroient d’après les découvertes, les ordres nécessaires pour opérer la jonction des colones en cas de besoin, ou marcheroient sur le rassemblement apercu lorsquelles seroient en force, intercepteroient quelques fois les couriers des brigands qui a coup sur se trouveroient dérouttés par ces combinaisons.

    En garnissant au surplus bien nos cotes des troupes nécessaires je crois que c’est le moyen de faire finir la guerre de la Vendée.

     

    Salut et fraternité

    Friot patriote réfugié. »

     

    Des "ballons" contre la Vendée....

     

     

    Note :

    (1)  Archives militaires de Vincennes, via les AD85. SHD, B 5/10-47, v. 453 à 455/1061, BA compris.

     

     

     


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    Mai 1794, les bords de l’Erdre sont infestés de Brigands… 

     

        

     

    Les bords de l'Erdre en mai 1794....Le commandant J.H Marquis chargé d’escorter des bateaux de subsistances, remonte l’Erdre de la Chaussé Barbin à Nantes à la Poupinière près de Nord-sur-Erdre, il nous raconte ce qu’il observe sur les rives de l’Erdre, à l’aller comme au retour : Arbres de la Liberté abattus, pavillons nationaux arrachés et déchirés, la statue de la Liberté brisée en mille morceaux, les portraits de Jean-Jacques Rousseau et de Voltaire vandalisés etc...

    En un mot, il ne fait pas bon débarquer dans le secteur.

     

    « Le 22 à 11 heures et demie du courant, j’ai appareillé de la chaussée Barbin* pour me rendre à port Mulon prendre pour mon escorte les bateaux chargés de subsistances ; J’ai laissé ordre au Citoyen Bodard de partir avec la (illisible) le 23 à 8 heures du matin prendre le convoi à dix heures du soir. 

     

    « * La chaussée de Barbin, à quelques mètres en aval du pont de la Motte Rouge. Cette construction barrait l’Erdre entre les coteaux de St Donatien et de Saint Similien. La chaussée de Bardin tenait plus du barrage que du pont – La circulation sur l’Erdre était donc barrée à cet endroit. » 

     

    « A midi me trouvant entre la Desnerie de Nantes, j’ai apperçu une 15aine de chouans armés de leurs fusils, cocardes et rubans blancs à leur chapeau, aussitôt qu’ils m’ont apperçu ils se sont cachés derrière une haye et un seul a resteé à m’observer, la manœuvre que je faisais. A une heure me trouvant à la Desnerie, j’y ai vu beaucoup de chouans à la place de la troupe, tous armés et tous cocardes et panaches blancs, j’ai fait crier par mon équipage, Vive la République, ils m’ont répondu Vive le Roy et merde pour la République. Je me suis apperçu qu’il y avait plusieurs déserteurs. A trois heures, j’ai passé devant la Gâcherie, j’ai trouvé le poste évacué par nos troupes et occupés par les chouans. A six heures nous avons arrivé à Sucé (Sucé-sur-Erdre) encore occupé par les chouans. 

    Mais le drapeau tricolore existait au temple et sur le bord de l’eau au pied de l’arbre de la liberté, à 9 heures du soir arrivé à la Poupinière et à onze heures à port Mulon. 

    Le 23 à 2 heures d’après midi j’ai appareillé du port Mulon et me suis rendu à la Poupinière à 4 heures du soir, j’ai appareillé de la Poupinière, pris sous mon escorte trois batteaux chargés de subsistances et huit volontaires malades de la garnison de Nord, à six heures j’ai vu quantité de chouans fuyant de toutes parts en criant Vive le Roy et rien de plus. Etonné de trouvé l’arbre de la liberté coupé et scié en trois morceaux, le pavillon tricolore arraché et déchiré par un des habitant avec une cocarde dans la maison du major, la statue de la liberté en mille morceaux ainsi que le portrait de Jean-Jacques et de Voltaire, et me menaçant d’une petite hauteur de me fusiller s’ils m’attrapaient. 

    A six heures 1/4 j’en suis parti, j’ai trouvé les postes de la Gâcherie et de la Desnerie occupés par les mêmes scélérats et suis arrivé à Nantes à 9 heures du soir. 

    Consterné et ne sachant que penser. 

    Nantes le 24 Floréal, 3ème année républicaine. 

    Signé : J.H Marquis Comdt. » 

     

     

    Sources : 

     

    . Archives de Vincennes – tous droits réservés – Bulletin Analytique Armée de l’Ouest – 11 et 12 mai 1794 vue 51/1130 SHD B5/9-7. 

    . Histoire des quartiers – Chaussée de Bardin – d’Antoine Pouponneau. 

    . Gravure extraite de File : Tree of Liberty – Wikimédia. Commond.                   

                                             

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Un Bleu en garnison à Nantes en 1794, Chevalier de l’Ordre Royal

    et 

    Militaire de Saint-Louis en 1815... 

     

      

     

    Un bleu décoré de l'ordre de Saint-Louis....C’est comme ça, de valeureux combattants Vendéens, blessés et handicapés n’ont même pas eu droit à une pension. Leurs bourreaux ont été comblés d’honneurs…

     

    Le 21 Brumaire de l’an 3 de la République (11 novembre 1794), à Nantes, Jacques Théodore Tisserand, capitaine au troisième bataillon de Seine-et- Oise, âgé de 26 ans, en garnison à Nantes section de la Fraternité, place Buffon, épouse Anne-Catherine Leroux, 25 ans, vivandière dans le même bataillon.

    Les témoins sont : Jérôme Danvers, capitaine au 3ème Bataillon, 38 ans, Ambroise Danvers, officier de santé au 3ème Bataillon, 39 ans, Henry Rozay, volontaire au 3ème Bataillon, 25 ans.

     

    Jacques-Théodore Tisserand est né le 8 novembre 1768 à Notre-Dame de Versailles. Il est le fils de Jean Tisserand, Officier Garde Vaisselle du Roi et chef de Chancellerie et de Marie-Restitue Quetier – Questier. Il a pour parrain Jacques Mora, Officier du Roi et pour marraine Jeanne Perceval, épouse de Jean Maret, valet de chambre de Msg le Comte d’Artois.

    Anne -Catherine Leroux est née le 13 février 1769 à Rochefort en Yvelines, district de Dourdans, fille de Jean Leroux, valet des équipages et de Catherine Sicard. De cette unions sont issus :

    1° Emile Tisserand, né le 2 mai 1798 à Paris (Général de Division).

    2° Eugénie Tisserand, née le 11 février 1808 à Versailles.

    3° Adolphe Tisserand, né le 25 novembre 1810 à Versailles. (Chef de bureau au Ministère de l’Intérieur, Chevalier de la Légion d’Honneur).

    4° Emilie Tisserand née ?

     

    Le troisième Bataillon de Seine et Oise a été formé le 19 octobre 1791, il fait campagne en Belgique, est présent à Jemappes, en Vendée en novembre 1794.

     

    Etat des services de Jacques Théodore Tisserand :

     

    - Quartier-Maître au 3ème bataillon de Seine et Oise le 19 octobre 1791. 

    - Capitaine au dit corps le 27 Germinal an 2, passé à la 34ème1/2 Brigade de ligne le 16 nivôse an V. 

    - Capitaine à la 19ème légère le 25 ventôse an VII. - a eu la jambe gauche emportée et le pied droit fracassé le 25 prairial an VIII à la bataille de Marengo. 

    - Promu au grade de Chef de Bataillon pour action d’éclat, par arrêté particulier du Gouvernement du 4 Thermidor an IX, et nommé commandant d’armes du fort de l’Ile Pelée*.

    (* Ile au large de Cherbourg - Pendant la Révolution, le fort devient prison, le premier prisonnier fut le général chouan Pierre Dezoteux de Cormatin, emprisonné de 1795 à 1800). 

    - A obtenu le maximum de la retraite de son grade le 23 Frimaire an 12. 

    - Campagnes et années de guerre : 9. 

    Aucune mention sur son passage en Vendée Militaire.

    A été fait Chevalier de la Légion d’Honneur par le Roi, le 24 août 1814. 

      « Le Roi vient de vous nommer Chevalier de la Légion d’Honneur…. » 

     

    A été fait Chevalier de Saint-Louis, le 7 mars 1815 (Sa proximité avec la famille royale avant la Révolution en est-elle la cause ?

    Jean-Théodore Tisserand est décédé le 27 avril 1831, au n°138 rue du Bac à Paris.

    Anne-Catherine Leroux est décédée à Paris 3, le 26 mai 1839.

     

    Sources : 

     

    . Archives de la ville de Nantes, tous droits réservés – mariages de l’an 3 – Section Fraternité et Agriculteurs – vue n°19/88. 

    . Archives Nationales tous droits réservés – Dossier de Jacques Théodore Tisserand – LH/2609/32. Signature de Jacques-Théodore Tisserand, vue n°5/7. 

    . Photo de l’auteur : Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis - miniature).                                     

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Les Amis du Pont-Paillat à Montigny et à Chanteloup…

     

     

    C’est en petit comité que nous avions organisé une sortie ce samedi, à l’issue de laquelle Marie-Laure nous accueillait chez elle pour une veillée, du côté de Chanteloup. Notre point de rendez-vous était fixé à 15 h près de l’ancien cimetière de Montigny.

    C’est ici que les participants ont pu découvrir la tombe de l’abbé Legrand l’un des prêtres fondateurs de la Petite-Eglise.

    Les Amis du Pont-Paillat à Montigny et Chanteloup....

    Les Amis du Pont-Paillat à Montigny et Chanteloup....

    Notre promenade nous emmenait ensuite sur le parcours de la colonne infernale de Lachenay, arrivant à Montigny depuis Cirières le 24 janvier 1794.

    Ici, non loin d’un lieu où Gérard, l’un de nos membres, avait fait une curieuse découverte :

    Les Amis du Pont-Paillat à Montigny et Chanteloup....

    C’est de ce chemin que la colonne de Lachenay arrive, après avoir incendié la ferme de la Poitevinière :

    Les Amis du Pont-Paillat à Montigny et Chanteloup....

    Revenus sur la place de l’église de Montigny l’aventure consistait en une promenade dans le « Chemin de la Croix de pierre », particulièrement boueux et traversé par un petit ruisseau. Les bottes faillirent rester sur place, comme il arrivait quelquefois jadis aux sabots de nos aieux…

    Les Amis du Pont-Paillat à Montigny et Chanteloup....

    Les Amis du Pont-Paillat à Montigny et Chanteloup....

    Les Amis du Pont-Paillat à Montigny et Chanteloup....

    Les Amis du Pont-Paillat à Montigny et Chanteloup....

    Le ciel commençait à se couvrir de rose et d’ocre, annonçant le début de la veillée.

    Les Amis du Pont-Paillat à Montigny et Chanteloup....

    Les Amis du Pont-Paillat à Montigny et Chanteloup....

    Il était temps de se restaurer et de se réchauffer un peu chez Marie-Laure. Les conversations allaient bon train.

    Les Amis du Pont-Paillat à Montigny et Chanteloup....

    Puis vint le temps des histoires que l’on raconte l’hiver au coin du feu. Du mystère de certaines sépultures de chefs vendéens, en passant pas les contes de Marc, aux récits de familles, sur la religion, les morts et même les revenants. C’est ainsi, que deux nouveaux membres pour qui c’était la première veillée nous ont donné une bien curieuse information sur un lieu-dit de Saint-André-sur-Sèvre rapportée dans leur famille. Peut-être un jour sera-t-elle présentée ici, mais chut… en attendant, Le vent passe sous la porte et le gel cristallise tout dans la nuit.

    Un cri de chouette au dehors ? Ou l’âme d’un soldat républicain blessé qui rôde dans le bois en face ? Dieu seul le sait…

    RL

    Janvier 2020

     

     

     


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