•  

    Le 8 Floréal de l’an 9, le Préfet fiche les Citoyens 

    de la Vendée exerçant des fonctions publiques. 

    (2ème partie) 

     

    1ère partie ici  



    Fichage des élus (2)....- Rappel : Le 8 Floréal de l’an 9 (le 28 avril 1801), Le Ministre de l’Intérieur demande au Préfet de la Vendée une petite enquête : Il s’agit de donner un avis sur les notables occupant des fonctions publiques dans ce département.

    Voici quelques renseignements savoureux sur certaines pépites républicaines de l’époque et la liste des médiocres, des immoraux et des malhonnêtes s’allonge...

     

    « 6° Jagueneau – Prêtre -Membre du Conseil Général : Malfamé, d’une conduite peu régulière et très déplacé dans toute fonction publique. » 

     

    « 7° Payneau Fermier – Membre du Conseil Général : Sans connaissance et ne pouvant rendre aucun service dans le Conseil Général. » 

     

    « 8° Mourain – Notaire – membre du Conseil Général : N’a point encore paru aux sessions du Conseil Général et ce n’est pas une grosse perte, car pendant qu’il a été administrateur du District des Sables, il s’est fort mal conduit, n’est point estimé et j’ai lieu de croire qu’il n’est pas l’ami du gouvernement actuel, je demande son remplacement. »

     

    « 9° Gallot – Propriétaire-cultivateur – Membre du Conseil d’Arrondissement de Fontenay : Homme faible en moyens, d’une santé délabrée, a manifesté des principes exagérés à plus d’une époque de la Révolution. » 

     

    « 10° Saboureau-Sablière – cultivateur – Membre du Conseil d’Arrondissement de Fontenay : Connu par une très grande exagération de principes et d’un caractère turbulent, au surplus acquéreur de grands biens nationaux. » 

     

    Sabouraud de la Sablière Etienne, Ambroise – fermier général – né le 2 août 1738 à Nieul/l’Autise – propriétaire et décédé le 16 juillet 1813 à Nieul – conseiller municipal de Nieul – Membre du Conseil d’Arrondissement de Fontenay.

     

    « 11° Merland – Médecin – Membre du Conseil d’Arrondissement des Sables : Patriote très exalté, médecin médiocre, homme probe. » 

     

    Il existe plusieurs Merland médecins. Il doit s’agir de Julien Merland, né le 28 février 1759 à l’Ile d’Olonne, médecin, fils de Paul Merland et de Marie Guestay – décédé le 5 mai 1828 à Château-d’Olonne, médecin à Croix-de-Vie et maire de St Gilles-sur-Vie.

     

    « 12° MerletHomme de loi – Membre du Conseil d’Arrondissement des Sables. : A été plusieurs années administrateur du District de Challans : pendant ce temps on lui a reproché beaucoup d’exaltation : il paraît aujourd’hui revenu de ses erreurs. »

     

    «  13° Bodet-Lacroix – Propriétaire – membre du Conseil d’Arrondissement des Sables : Administrateur du District de Challans, où il a manifesté une très grande exaltation. » 

     

    Bodet-Lacroix Jacques ? - propriétaire et médecin, né le 6 août 1772 à Soullans. 

     

    « 14° Gourdon-Belair – Homme de Loi – Membre du Conseil d’Arrondissement des Sables : A été administrateur du District des Sables : on lui a toujours reproché une très grande exaltation, peu de droiture dans le caractère, il ne jouit d’aucune considération. » 

     

    Gourdon Jacques ? -Magistrat - Officier public.

     

    « 15° Buor de Setier Marais - ex noble – Membre du Conseil d’Arrondissement des Sables : Il s’est toujours occupé de l’agriculture : est connu sous les rapport d’une bonne moralité, dénué de talents et de connaissances. » 

     

    « 16° Gourraud -  laboureur – Membre du conseil d’Arrondissement des Sables : Absolument nul. » 

     

    «  17° Daniau – sans profession – Membre du Conseil d’Arrondissement de Montaigu : C’est un honnête homme, mais qui a peu de moyens. » 

     

    « 18° Perroteau – chirurgien – Membre du Conseil d’Arrondissement de Montaigu : Honnête homme, chirurgien médiocre, sans moyens. » 

     

    «  19° Sorin – Propriétaire – Membre du Conseil d’Arrondissement de Montaigu : Homme de bien, sans moyens d’administration. »  

     

    Sorin Pierre Etienne, né le 3 novembre 1740 à Montaigu et décédé le 24 avril 1817 à Montaigu. - Magistrat -Officier Public.

     

    « 20° Fidèle-Lemercier – Homme de loi – suppléant du juge au tribunal Criminel : Tête exaltée, ne jouit d’aucune considération et dangereux dans un tribunal à cause de ses prétentions. » 

     

    Pierre Fidèle Lemercier, né le 5 février 1751 à Fontenay, fils d’un avocat et décédé à Fontenay le 13 mars 1817, est désigné comme ancien magistrat, assesseur du juge de paix ( AD2EO92/41 - N M D 1817 Fontenay.).

     

    « 21° Fleury - Procureur – Juge au Tribunal civil de Fontenay : N’a aucun moyen, ne jouit d’aucune considération et plutôt sujet de dérision que d’estime. » 

     

    Quatre frères Fleury, issus de Jean Fleury, procureur, et de Jeanne Marthe Baissin. Il doit s’agir de Pierre-Jean Melchisedech Fleury, Procureur, né le 18 mars 1766 à Fontenay, décédé le 1er février 1848 à Fontenay.

     

    « 22° Vinet – Praticien – Substitut du Commissaire près le tribunal Criminel de Fontenay : Homme d’une rare ignorance, fort entêté, sans moyens et sans considération aucune : sa nomination qui a eu lieu depuis peu, a affligé tous les amis du Gouvernement. » 

     

    « 23° Rouillé – Praticien -  Président du tribunal civil des Sables – Peu de moyens: pendant trois ans il a été juge du Tribunal Civil du département il s’est particulièrement signalé par une inconduite et une immoralité publique. » 

     

    Rouillé Jacques-Marie né le 4 mai 1765 aux Sables, fils d’Augustin Rouillé, notaire et de Marie-Marguerite Mercier – Juge au tribunal de Bourbon-Vendée en 1818 – juge au Tribunal de Première Instance – s’est marié à Montaigu à l’âge de 53 ans,  le 30 mars 1818, avec Mélanie-Marie Trastour, âgée de 36 ans. Décédé le 8 mai 1843 à La Roche sur Yon.

     

     

    Sources : 

     

    . Archives du Département de la Vendée, tous droits réservés –  Correspondances de Fonctionnaires et d’Officiels – Préfet de la Vendée Merlet Activité officielle clas 1 Num 110/13-2 – vues 31 et suivantes. 

    . Archives Départementales de la Vendée, tous droits réservés - Dictionnaire historique des Vendéens.Registres d’état civil de la Roche sur Yon – Montaigu.

    . Gravure : Loup Bicentenaire de la Révolution Française 1989 - Nouvelles images - S.A éditeurs/ 45700 Lombreuil, France. - 

                                                                   

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


    votre commentaire
  •  

     

    Le 8 Floréal de l’an 9, le Préfet fiche les Citoyens 

    de la Vendée exerçant des fonctions publiques. 

    (1ère partie) 

         

     

     

    Fichage des élus (1)....Le 8 Floréal de l’an 9 (le 28 avril 1801), Le Ministre de l’Intérieur demande au Préfet de la Vendée une petite enquête : il s’agit de donner un avis sur les notables occupant des fonctions publiques dans ce département.

    Voici quelques renseignements savoureux sur certaines pépites républicaines de l’époque, des olibrius, pour certains des voleurs et des assassins, sortis des Loges maçonniques...

    Monsieur le Préfet ne va pas faire de cadeau,  malgré des précautions épistolaires évidentes et très perceptibles...

     

     « Vous m’adresserez prochainement

    1° un état complet et détaillé de tous les Citoyens du Département qui, dans toutes les branches de l’administration ou même dans les premières autorités de l’ Etat exercent des fonctions publiques. 

    2° Une notice de tous les hommes qui, à raison de leur capacité, de leurs talents, de leurs services, sont dignes d’être appelés à des employs publics. 

    3° Vous joindrez à chaque nom toutes les particularités qui peuvent fixer l’opinion sur l’individu qu’il désigne – Vous direz non seulement ce qu’il a fait, mais ce qu’on pense de lui, ce qu’on blâme, ce qu’on approuve tant dans sa conduite antérieure que dans son existence actuelle. » 

     

    « Vous vous ferez un devoir d’être juste, mais vous prendrez soin d’être explicite autant qu’impartial. 

    Si vous éprouvez quelque répugnance à ébranler des réputations usurpées ou à confirmer des rumeurs flétrissantes, vous en serez dédommagé par la conscience d’avoir rempli une obligation devant laquelle doivent disparaître toutes considérations personnelles. » 

     

    « 1° Dillon – Prêtre avant la Révolution – membre du corps législatif – Il a été député à l’Assemblée constituante, ensuite membre de l’administration centrale de ce département : Il est marié à la fille d’une veuve avec laquelle le public l’accuse d’avoir longtemps vécu frauduleusementsans moyen, sans principes, il a été le tourment de ses collègues pendant son administration, et le fléau de gens de biens : il est universellement méprisé, sans aucune considération quelconque et repoussé même par les exagérés. » 

     

    Dillon Dominique, né le 22 septembre 1742 à la Chapelle-Largeau, fils de Sébastien Dillon, marchand et de Marie-Jeanne Touchault – prêtre Assermenté – 1789-1799 - Est décédé le 15 octobre 1806 au Vieux-Pouzauges.

    L’acte de décès indique : « Homme marié » - Les témoins : son frère et un Maréchal des Logis de Gendarmerie (décès Vieux-Pouzauges année 1806, vue n°78/100).

     

    « 2° Chapelain - Médecin – membre du Conseil Général. - A été membre du Corps Législatif, il est peu estimé, ne jouit d’aucune considération par sa versatilité à toutes les époques de la Révolution. » 

     

    Fichage des élus (1)....

      Chapelain Vincent – né le 22 décembre 1757 - Les Epesses – de Vincent Chapelain, chirurgien et de Marie-Anne Gourdon. Décédé le 27 juillet 1818 à Fontenay.

     

    « 3° Houdet du Gravier - Prêtre - membre du Conseil général – Mauvaise tête, homme sans moyens, sans considération, même dans le conseil général qui est très mal composé dans sa majorité. » 

     

    Houdet du Gravier Daniel-Jacques – fils de Jacques Houdet sieur du gravier, avocat, sénéchal de Pouzauges (décédé à Pouzauges le 8 février 1784 et de Luce Marguerite Morand, décédée à Pouzauges le 29 mars1777, mariés à Ardelay en novembre 1749.

    Vicaire au Boupère en mai 1781 jusqu’en 1785, chanoine du Diocèse de Luçon en 1785 puis curé du Boupère. Assermenté, membre de la société populaire en février 1791 et abandonna même l’état ecclésiastique. Il devînt administrateur du district de la Châtaigneraie. De là, il se rendit à Fontenay, puis à Pouzauges où il était en 1797-1798. Commissaire du pouvoir exécutif près la municipalité du canton. Il fit l’acquisition de l’église du vieux Pouzauges et la revendit peu après à quatre personnes. En 1801, il fut nommé maire de Pouzauges et le resta jusqu’en 1814. Il fut Conseiller Général de la Vendée en 1811. Il se réconcilia avec l’Église et fut absout lors du Concordat. Il est enterré religieusement à Pouzauges (source : généanet).

     

    « 4° Birotheau l’aîné – propriétaire – membre du conseil général : 

      Homme nul et sans considération quoique non malfamé. » 

     

    « 5° Martineau – médecin – membre du Conseil Général - Pendant la Révolution et surtout pendant les guerres de Vendée, il s’est signalé par une extrême exagération : on lui reproche beaucoup d’actes répréhensibles : il a acquis une grande fortune qui ne lui a pas coûté cher. »

     

    Martineau Etienne Benjamin est un Franc-Maçon, il est membre de la Loge des Coeurs Réunis. Il est né le 16 juin 1765 à la Chapelle-Thénier, il est le fils de Jean-Baptiste-Alexandre Martineau, agriculteur et de Rose-Thérèse Martineau, décédé le 7 Novembre 1828 à Saint-Fulgent (Vendée) - (décès vue n°375/388 – année 1828 Saint Fulgent - source: dictionnaire des Vendéens A.D de Vendée).

     

    C’est un révolutionnaire très actif, haï pour cela dans la région de Saint-Fulgent, il déménagera à plusieurs reprises avant de s’installer comme Juge de Paix aux Herbiers. Il avait épousé le 17 mai 1791, Catherine-Marie-Sophie Guyet.

    A suivre ici

     

    Sources : 

     

    . Archives du Département de la Vendée, tous droits réservés –  Correspondances de Fonctionnaires et d’Officiels – Préfet de la Vendée Merlet Activité officielle clas 1 Num 110/13-2 – vues 31 et suivantes. 

    . Portrait de Vincent Chapelain Archives Départementales de la Vendée, tous droits réservés – Dictionnaire des Vendéens.

    . Gravure : Loup Bicentenaire de la Révolution Française 1989 - Nouvelles images - S.A éditeurs/ 45700 Lombreuil, France.  

     

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


    votre commentaire
  • Le nouveau Souterrain au Trésor arrive....


    votre commentaire
  •  

    1804, la Vendée est toujours sous surveillance... 

     

        

     

    La Vendée sous surveillances en 1804....Le 18 mai 1804, c’est la fin du Consulat et le début de l’Empire. A cette époque, la gendarmerie de Vendée fait remonter scrupuleusement au Préfet tous les agissements et les renseignements portés à sa connaissance, sur les ennemis politiques du régime. Dans le cas présent, il s’agit d’une dénonciation faite à la gendarmerie concernant l’armement.

    Aujourd’hui des cellules renseignements sont en liaison directe avec les préfectures et prennent en permanence la température du populo, souriez, nous sommes tous fichés.

     

    Adresse du courrier :

     

    « Service de la Gendarmerie

    A Monsieur Merlet, Préfet du Département de la Vendée 

    Commandant de la Légion d’Honneur à Napoléon.  

     

    Fontenay, le 13 Vendémiaire an XIII (Vendredi 5 octobre 1804). 

    Le Capitaine de la Gendarmerie Nationale du Département de la Vendée. 

    A Monsieur Merlet Préfet du Département de la Vendée, Commandant de la Légion d’Honneur.  

     

    Monsieur, 

     

    Je vous préviens que le Lieutenant de gendarmerie des Herbiers, me marque qu’il tient pour certain, qu’il y a plusieurs fusils de chasse, chez Mr de Saint-Hubert* : Pour que vous preniez un parti d’après les circonstances actueles. 

    Il m’annonce, que la malveillance, dit, que la conscription sera dans ce Dpt de 18 à 25, et que la gendarmerie, est déjà sur pied pour arrêter ceux qui paraiteroient avoir la moindre mauvaise volonté. La gendarmerie s’occupe de dissuader, les habitants des campagnes mais j’en croient plutôt les mauvais sujets. 

      J’ai l’honneur de vous saluer.  

    signé : Depetit-Lasalle** - le capitaine du Dpt de la Vendée -Depetit. 

     

    * Georges-Alexandre Bertrand de Saint Hubert, né le 14 avril 1779 à Blou en Anjou. Il est le fils d’Etienne Hubert de Saint-Hubert et d’Angélique Odit.

    Il s’est marié le 21 floréal de l’an IX (11 mai 1801), à Ardelay avec Hortense de Hillerin (1) née le 20 janvier 1775 au Boitissandeau à Ardelay, fille de François de Hillerin et de Marie-Charlotte-Elisabeth de Villeneuve de Cazeau.

    Georges Alexandre Hubert de Saint Hubert fut aide camp et décoré de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis le 16 mars 1816. En 1815, il était commandant du 2ème corps de l’Armée Vendéenne.

    (1) La Maraîchine Normande - Boistissandeau – (billet du 20 novembre 2015). 

     

    ** Depetit-Lasalle, le capitaine de Gendarmerie, celui qui dénonçait les Royalistes en 1804, fut, bien entendu, décoré de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis, le 19 août 1818, comme chef d’Escadron de Gendarmerie retraité.  

     

    « La famille Despetit de la Salle est une famille sur laquelle les renseignements font défaut. 

    Cette famille ne figure, en tout cas, au nombre ni de celles qui ont été anoblies, ou qui ont reçu des titres, en France postérieurement à la Révolution. On ne voit pas non plus qu’elle ait fait enregistrer son blason à l’Armorial général de 1696. 

    Beauchet-Filleau mentionne, dans la généalogie de la famille Bonneau du Chesne de Beauregard, le mariage, contracté à Saint-Maixent le 25 avril 1721, de Louis Depetit, écuyer, Seigneur de la Salle, Chevalier de Saint-Louis avec Madeleine Bonneau, baptisée en 1690, décédée à Saint-Maixent, le 2 mai 1742, fille d’un docteur en médecine et veuve de Michel Boujeu, Sieur de la Vergnaye, élu de Saint-Maixent. 

    Jean-Louis Depetit de la Salle, Chevalier de Saint-Louis, capitaine de cavalerie, est un des inspecteurs de la Maréchaussée de France. » 

     

    François-Gabriel Despetit comte de la Salle, né vers 1760 est chef d’Escadron de Gendarmerie et décoré de l’Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis. Il s’agit très certainement de notre capitaine qui écrit au Préfet de la Vendée le 5 octobre 1804.

    Le 22 août 1827 il est « Chef d’Escadron de Gendarmerie, retraité, Chevalier de Saint-Louis, âgé de 67 ans et époux de Dame Marguerite Marcaire âgée de 23 ans. »

     

    Sources : 

     

    . Archives du Département de la Vendée, tous droits réservés –  Correspondances de Fonctionnaires et d’Officiels – Préfet de la Vendée Merlet Activité officielle clas 1 Num 110/16 – vues 19,20/29. Etat civil - Ardelay NMD an 9 vue 47/69. 

    . Portrait d’un gendarme d’Ordonnance premier Empire  - 1804-1815 – portrait huile sur bois de chez Bertrand Malvaux, Antiquaire-Expert. - Gendarme en surtout – collection René Van Der Nest n° 177.   

    . Archives Nationales – Légion d’Honneur Dossier LH755/17 de Jules -Auguste Despetit de La Salle. - vue 15/17.   

    . Les Chevaliers de Saint Louis nommés durant la Restauration 1814-1830 François-Gabriel Depetit-Lasalle. 

    . Dictionnaire des familles de France, page 386 – famille Despetit de la Salle.   

                                                               

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 

     

     

                                 


    votre commentaire
  •  

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts…

     

     

    Dans la longue liste des camps retranchés républicains ayant succédé au système de colonnes mobiles dites « infernales », il ne me semble pas que la littérature vendéenne ait fait grand cas du camp de Saint-Ouen-des-Gâts. Ce minuscule village aujourd’hui rattaché aux Pineaux, près de Bournezeau, avait fait l’objet d’un petit article ici qui mériterait bien un rafraîchissement ; mais passons directement au vif du sujet.

    Ancien emplacement de l’église de Saint-Ouen-des-Gâts :

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts....

    Dès le début de la guerre de Vendée, Saint-Ouen est occupé par les Vendéens. Ainsi trouve-t-on une lettre de l’adjudant-général Sandoz au général de brigade Boulard que je reproduis ici intégralement (1) :

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts....

    « Mon général

    Je n’ay pas reçû votre dernière lettre par laquelle vous m’authorisiés à tirer des forces de Marans. Je n’ay pu faire d’autres dispositions pour les Moutiers que les patrouilles ordinaires. Vous connaissés ma faiblesse, vous savés sy je peut me dégarnir. Je viens d’envoyer vos ordres à Marans. Demain les Moutiers recevront des secours.

    J’ay marché toute la nuit pour surprendre les Brigands qui tiennent une espèce de garnison à St Ouen. Cette expédition n’a pas été sans succès. Nous avons tués quatres hommes à l’ennemi, nous lui avons fait onze prisonniers parmis lesquels se trouvent des chefs de parti. Les rebelles enlevaient trente deux bœufs, ils ont été chargés avec tant de vigueur par mes dragons qu’ils n’ont pu échapper à nos poursuites, deux de leurs cavaliers démontés nous ont laissés leurs chevaux. Ma petite troupe à déployé une ardeur incroyable, il n’y à plus q’un cri dans l’armée, celui de marcher.

    L’adjudant général chef de brigade

    Sandoz »

     

    Le 25 août 1794, le général Vimeux ayant remplacé Turreau annonce la finalisation de quatorze camps dont ceux de Chiché et de Moncoutant (en fait Largeasse) (2) dont j’ai publié les plans et les positions sur ce blog. Eh oui, n’hésitez pas à utiliser le moteur de recherche ! Dans la liste de ces camps, il en est mentionné un à Creil-Bournezeau, soit le Bournezeau que nous connaissons actuellement. On ne connaît rien de l’époque précise de la création de ce camp mais on trouve aux archives militaires une correspondance du général Valentin à Vimeux datée du 22 juillet 1794. Dans celle-ci, il lui répond sur des détails demandés à propos de ses troupes et lui annonce qu’il a environ 3 000 hommes non armés et qu’il lui sera difficile de former le camp de « Bourneseau » (3).

    Carte des camps retranchés provenant du blog ami «Vendéens et Chouans » :

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts....

    Portrait de François Valentin, par André Dutertre :

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts....

     

    En réalité, le camp de Bournezeau ne sera pas installé à Bournezeau même, mais à Saint-Ouen-des-Gâts, aujourd’hui rattaché aux Pineaux. Mention de son existence en est faite le 5 septembre 1794 par une lettre de Vimeux aux représentants du peuple depuis Fontenay dont voici un extrait (4). Nous en verrons l'original plus loin.

    « J’apprends que les brigands forment des rassemblemens et projettent l’attaque du camp de Saint-Ouen. »

    Savary qui produit cette lettre ajoute en note : « Les chefs de la Vendée profitèrent de cette espèce de désorganisation de l’armée pour attaquer plusieurs camps. » En effet, l’armée républicaine est à cette époque en pleine purge. Après que le général Guillaume ait critiqué ouvertement la politique d’amnistie de Vimeux auprès du Comité de Salut public dans une lettre du 10 août 1794 (5), ce dernier lui signifie qu’il a l’intention de le remplacer dans une correspondance du 19 du même mois. C’en est fini de la politique de terre brûlée et des grands massacres et les responsables sont écartés (6).

     

    Le 3 septembre 1794 Vimeux écrit au commandant des sapeurs du camp de Bournezeau pour lui annoncer que des plaintes ont été portées contre ses sapeurs et ouvriers qui se livrent au pillage dans les village voisins. Il donne l’ordre de « la plus grande surveillance pour les empêcher de s’en écarter » (7). Dans la foulée, Guillaume fait partie des généraux destitués et arrêtés. Il sera remplacé par Annibal Marrot (8).

    Vimeux écrit donc à Marrot le 5 septembre 1794 en ces termes (9) :

    « Au citoyen Annibal Marot adjudant général à Luçon

    Ce 19 fructidor

    J’ai bien reçu ta lettre mon cher Marrot. Je vais la communiquer aux Représentants du peuple et je te ferai part de leur décision rélativement à la place de Luçon. D’après le raport des hommes pris dans le paÿs insurgé et amenés ici hier les Brigands forment des rassemblemens et projettent l’attaque du camp de St Ouen. Je tentaye (t’engage ?) à apporter toute ton attention sur cette partie de ton commande (ment ?) et a prendre les mesures que tu jugeras les plus convenables pour que leur projet n’ait pas d’éxécution.

    Signé le général en chef

    Vimeux »

     

    Je n’avais pas trouvé comme pour le camp de Largeasse, d’état de situation mentionnant le nombre précis d’hommes au camp de Saint-Ouen, et pour cause… Ils ne sont pas dans la même liasse... Vous verrez cela à la fin de cet article. On sait toutefois que le 23 mai 1794, Guillaume se plaignait d’un manque de forces à Luçon (10). Une chose est sûre, début septembre 1794, le camp est commandé par le général Valentin dont on retrouve la correspondance avec Marrot dans les papiers de celui-ci. Ces documents étant très abîmés et ne produisant parfois que des lettres fragmentaires, je vais essayer ici de vous en résumer le contenu tout en vous livrant au maximum ce qui peut être retranscrit (11).

    Ainsi le 19 fructidor an II, soit le 5 septembre 1794, Valentin écrit depuis le camp de Saint-Ouen à Marrot pour lui annoncer que le matin même la vedette du poste avancé était venu l’avertir que l’ennemi se présentait. De l’infanterie et de la cavalerie se portaient sur la gauche du camp. Arrivé sur la hauteur il n’a aperçu que la trace de la cavalerie des brigands qui paraissait être assez nombreuse. Les brigands emmenaient avec eux une charrette sans doute chargée de « bleds ». Ils sont poursuivis jusqu’à un lieu inconnu (papier déchiré) où ils n’ont pas pu être atteints. Valentin pense qu’ils se sont retirés vers le Cerisier (Cerizelet). Une patrouille partie en direction de la droite du camp et de Puymaufrais n’a rien découvert.

    Le lendemain 6 septembre, Valentin réclame du renfort à Marrot. Il veut des troupes de Luçon aux Moutiers-sur-le-Lay en attendant le secours de celles du camp de Pont-Charon.

    Le même jour, il annonce à Marrot que le citoyen Barbier est arrivé au camp de Saint-Ouen avec 400 hommes de Pont-Charon. Il précise que si les brigands l’eussent attaqué, ils auraient été rossés de bonne manière.

    Toujours à la même date, il accuse réception de 50 cartouches qu’il va distribuer au bataillon « le Vengeur » qui en a le plus besoin. Il annonce qu’il a choisi le citoyen Jacques Dupuy capitaine au bataillon « le Vengeur » pour remplacer le citoyen Boudet dans le commandement que le général Guillaume lui avait donné qui est de surveiller la rive gauche du Lay depuis les Moutiers jusqu’à la Marionnière. Tous les postes qui sont sur cette ligne sont sous ses ordres. Il l'a chargé de correspondre directement avec Marrot comme étant le plus à portée. Il doit en même temps l’instruire de tout ce qui se passera de nouveau dans son arrondissement. Il a été menacé par l’ennemi et a fait mettre la troupe sous les armes un quart d’heure avant le jour. Des patrouilles envoyées en avant et sur les flancs sont revenues sans rien apercevoir. Il espère que l’ennemi ne le surprendra jamais. Il rappelle à Marrot qu’il lui a remis la veille l’état de situation des troupes du camp, que le bataillon « le Vengeur » qui occupe le poste des Moutiers est compris dans l’effectif mais qu'il est distrait de la force totale. Il aimerait que les Moutiers soient gardés par deux bataillons du Puy de Dôme ce qui permettrait de renforcer le camp de Saint-Ouen par le bataillon « le Vengeur ».

    Le 7 septembre, il a reçu la série de mots d’ordre pour la dernière décade de fructidor et signale qu’il n’y a rien de nouveau au camp.

    Le même jour. Lettre entière :

    « Au camp de St Ouen le 21 fructidor l’an 2ème de la république

    Valentin adjudant général

    A Annibal Marot commandant à Luçon

    Je t’ai annoncé mon camarade hier au soir que la troupe venue du Pont Charon pour faire diversion à l’ennemi s’il m’eut attaqué étoit partie à 4 heures1/2. J’ai fait partir à la même heure les compagnies de grenadiers, chasseurs à pied et 10 hommes à cheval, à la suite de cette colonne pour leur faire connoître la route et l’endroit où nos patrouilles de correspondance avec celle du Pont Charon feroient leur jonction. Nous avons examiné, Barbier et moi tout le terrein et nous n’avons pu rencontrer un endroit propice à établir des signeaux.

    Il n’y auroit qu’un moyen suivant moi, ce seroit d’avoir des boîtes à feu et ce seroit la le signal le plus prompt si ont peu les entendre du Pont Charon. Il faudroit en faire l’essay si tu le trouves à propos. Je suis convenu avec le citoyen Barbier que nos patrouilles feroient la jonction à St Vincent Fort du Lay aujourd’hui à dix heures du matin. Tu me donneras tes ordres afin que je change l’heure, ou je la confirme.

    J’ai poussé mes descouvertes très loin ce matin... (papier déchiré)... n’ont rien aperçu, la nuit a été bien tranquille. Je t’envoye cijoint un rapport du commandant du détachement du 4ème bataillon de la Vienne relatif a deux grenadiers de son détachement qui (se sont) absentés pendant vingt quatre heures a deux... du camp sans permission. Je les adresse au commandant de la place afin qu’il les mette en prison jusqu’à ce que tu décide sur leur compte.

    Rien autre chose de nouveau. Fais moi passer l’ordre et le mot. Salut et fraternité.

    Valentin »

     

    ***

     

    Le 8 septembre 1794 :

     

    « Valentin, à Annibal Marot adjudant général commandant la subdivision de Luçon

    J’ai mandé mon camarade, au chef de brigade Deviau, que tu serais bien aise d’établir un signal près St Vincent Fort du Lay, sur les hauteurs de l’Hopitau ou à la Touche, en conséquence je le pries de faire examiner cet endroit. Demain sans doute me repondra (t-il ?) a cet sujet, je n’ai pu encore voir si je pourrois faire passer des ordonnances par Ste Pexine la Réhorthe mais demain je t’en rendrai compte. J’ai proposé à Deviau qu’un jour marqué il feroit partir une petite colonne égale à celle qui est venue ici à St Ouen. Elle passeroit par les Futieau (Fuiteau), St Hilaire le ouys (Vouhis), Bournezau et elle coucherait à St Ouen le même jour je porterai en avant de Bournezau une force ou elle prendroit position en poussant des fortes… (papier déchiré)… la route de St Hilaire, je crois que cette… nous feroit atraper quelques brigands… Je te ferai part de la réponse de Deviau… l’approuve j’executerai,

    Il n’y a rien de nouveau au...

    Ni au Pont Charon

    Salut et fraternité

    L’adjudant général

    Valentin »

     

    Carte des lieux cités (merci à Nicolas !)

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts....

    ***

     

    Le 10 septembre 1794 :

    « Au camp de St Ouen le 24 fructidor l’an 2ème de la république une et indivisible

    Valentin adjudant général à Annibal adjudant général commandant la subdivision de Luçon

    J’ai envoyé ce matin avant (le) jour mes grenadiers et chasseurs à pied faire (une) patrouille audela de Bournezeau, revenant par leur gauche passant à losilière (l’Oiselière), la Savarrière et au camp, ils n’ont rien découvert sur la marche des Brigands ; ils m’ont conduit les nommés Jean Baptiste Parents et Pierre Asseau et Joseph Sauvet tous les trois pris aux environs de Bournezeau. Je te les ferai passer dans la journée.

    J’attends aujourd’hui de Deviau le résultat de ces observations sur l’établissement des signeaux à la Touche ou à l’Hopitau, moi j’ai trouvé un emplacement sur la droite et en avant du camp distants d’un quart de lieue. J’ai visité le poste des Moutiers hier et celui de Mareuil, je n’ai pas trouvé ce dernier bien actif. J’ai recommandé aux officiers la plus grande surveillance et de faire faire des... fréquentes pour empêcher que quelques gueux... viennent faire des incursions en deçà du Lay. Le commandant de Mareuil étoit à Luçon il à dû te parler relativement a une garde que le district de la Roche sur Yon séant à Beaulieu lui demandait. Si tu avois des troupes je te proposerai de renforcer ce poste attendu qu’il te couvriroit parfaitement. Je te souhaite le bonjour.

    Salut et fraternité

    Valentin »

     

    ***

     

    Le 11 septembre 1794 :

    « Au camp de St Ouen le 25 fructidor l’an 2ème de la république une et indivisible

    Valentin adjudant général

    A Annibal Marot.

    J’attendois ce matin une lettre de Deviau relativement aux signeaux, je n’en ai point reçu. J’ai poussé mes découvertes assez loin ce matin, elles n’ont rien appris sur la marche des brigands... M’ont conduit deux hommes pris sur le pays insurgé que j’envoye au commandant de la place de Luçon. Il te préviendra de leur arrivée. Il n’y a rien de nouveau.

    Salut et fraternité

    Valentin »

     

    ***

     

    Le même jour :

    « ... Cy joint mon camarade coppie de la lettre de... général Devieau en date de ce jourd’huy. Tu y remarque... une reconnoissance qu’il à fait faire jusqu’à Monsireigne... Brigands étoient parvenûs à y faire un rassemblement (de) 300 hommes, et que ce détachement fut parti hier pour se réunir à un corps plus considérable à St Paul, ou... Boupère, il est certain d’après les renseignements que ces gueux méditent quelque attaque sur quelque point.

    Le détachement que j’ay envoyé à deux heures du matin à Bournezeau et audela n’a rien apris sur le mouvement des Brigands. Il m’a conduit  six hommes pris aux environs de Bournezeau que j’ay fait conduire de suite aux commandant de la place de Luçon, qui doit t’en avoir instruit ; tu véras par la letre de Devieau qu’il ne me parle pas de signieaux. Je t’invite au luy écrire une seconde fois à cet égard. Demain je luy rappelleray par ma letre de correspondance.

    Salut et fraternité

    Valentin »

     

    Un post scriptum parcellaire termine la missive, au dos de celle-ci, à propos de la pétition d’un citoyen « général » inconnu.

     

    ***

     

    Le 13 septembre 1794 :

    « Au camp de St Ouen le  27 fructidor l’an 2ème de la république une et indivisible

    Vallentin adjudant général à Annibal Marrot, adjudant général

    Je t’avois demandé des guides mon camarade. Je te pries de ne pas oublier d’en demander pour me les envoyer le plutôt possible, je ne puis pousser mes détachements pendant la nuit ou je voudray ; faute de connoitre les chemins. Mes reconnoissances de ce matin rentrent à l’instant, ils n’ont rien apperçu. L’officier d’artilerie à reconnu hier l’endroit ou serà placé le signal. Il à trouvé la position belle, il n’y a plus maintenant que celle du Pond Charon à trouver. Je t’observe que les deux voitures qui sont destinées pour faire le service du camp sont très mal atellées ; les chevéau ne vallent rien. Je vai prendre des mesures pour faire conduire de l’eau au camp pour la ... nous environne est mauvaise en... il me fait quatre voitures pour... journallier tu me fera le plaisir...demander au commissaire, le 4ème bataillon... Dordogne vient de me porter plainte... la mauvaise qualité de viande ;... d’en parler au préposé pour qu’à l’avenir  il n’y ait aucune plainte ;

    Salut et fraternité

    Valentin »

     

    ***

     

    La dernière lettre n’est pas de Valentin mais d’un certain Collet. Très abimée elle aussi, je vous en livre ce que j’ai pu déchiffrer. Elle est datée du 11 septembre 1794 et Collet semble être à la poursuite de quelqu’un et de quelque chose :

    « … de la patrouille du 25 fructidor

    Liberté , égalité où la mort.

    ... Nous n’avons trouvé personne ; cependant... Circonstances nous ont démontré que quelques (gueux ?) s’y retiroient et s’étoient évadés tels que... Les draps étoient encore chauds, four allumé... proprement meublée, portes et croisées...&c... hier dans la maison du curé... à eau, du bled et des mogettes ; en dernier ont été enlevées... des bœufs à la porte nous a démontré qu’il n’y avait pas longtemps que l’enlèvement avait été fait. En retournant par la droite du camp nous avons pris dans leur maison Jean Pilleau père, Jean Pilliaud et Louis Filieau fils, Louis Couturé, Pierre Blieneau, Pierre Blieneau fils, dans le village d’où étoit partie hier la charrette dont les traces de roues nous avoient conduites à Bournezeau, et laquelle y avoit enlevée du grain.

    Au camp d’Ouen le 25 fructidor 2e année rép.

    Collet capitaine commandant la patrouille »

     

    Concernant les effectifs du camp de Saint-Ouen, voyons à nouveau les papiers d’Annibal Marrot (12). Ce dernier dispose au 20 fructidor (6 septembre 1794) pour le camp de Saint-Ouen et le poste des Moutiers de 1 088 hommes d’infanteries dont 3 en prison, 3 en congé ou permission, 220 aux hôpitaux, et 862 sous les armes auxquels ils faut ajouter 27 officiers.

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts....

    On retrouve au camp de Saint-Ouen une compagnie de chasseurs de Nantes dont voici l’état de situation :

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts....

    Un détachement du 4ème bataillon de la Vienne :

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts....

    Le 1er bataillon le Vengeur :

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts.... 

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts....

    En ce qui concerne l’habillement, voici l’état des effets manquants pour le camp de Saint-Ouen (13) :

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts....

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts....

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts....

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts....

    Ainsi s’achève la première partie de cette étude sur le camp de Saint-Ouen. Je ne manquerai pas d’y revenir dès que l’occasion s’en présentera.

    RL

    Janvier 2020

     

    Notes :

     

    (1)  SHD, B 5/5-67, v. 697 à 699/1344, BA compris.

    (2) Savary, tome IV, p. 100. Lettre à la 9ème Commission de la guerre depuis Fontenay.

    (3)  SHD B 5/9-92, v. 1007/1130. BA seul renvoyant au registre de correspondance, B 5/10-1, p. 12, v. 9/26.

    (4)  Savary, tome IV, p. 109.

    (5)  SHD B 5/10-17.

    (6)  Comme il serait trop long ici de développer les tenants et les aboutissants de ce « nettoyage » dans l’armée, je vous renvoie aux sources qui me semblent les plus intéressantes : Archives Nationales : D III, 348-6. Archives de Vincennes : B 5/10-28, v. 302/1061. B 5/81, p. 201, n° 200, v. 102/129. On y apprend beaucoup de détails qui intéresseront sans doute les vrais passionnés, mais qui seront probablement peu accessibles pour certains « histo-riens » qui s’auto-qualifient de « sérieux » mais qui sont incapables de citer une source originale d’archive (sans doute trop compliquée à trouver et à déchiffrer) sauf à pomper de la littérature périmée ou à faire de la redite sans intérêt avec des « belles illustrations » (il y a le catalogue de la Redoute pour cela, si vous préférez).

    (7)  SHD B 5/10-42, v. 404/1061, BA seul renvoyant au registre de correspondance B 5/81, p. 244, n° 239bis, v. 124/129.

    (8)  SHD B 5/81, p. 246 et 247, n° 241, 242 et 243, v. 125/129. B 5/10-43, BA seul, v. 417/1061 renvoyant au registre de correspondance B 5/81, p. 253, n° 249, v. 128/129. Savary, tome IV, p. 108.

    (9)  SHD B 5/81, p. 254, v. 129/129.

    (10)    SHD B 5/9-20, BA seul.

    (11)     AD85, 187 J 14. 11 lettres.

    (12)     Ibid., 187 J 6.

    (13)     Ibid., 187 J 8.

     

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique