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    Rorthais…

     

     

    La balade de ce dimanche nous a conduits à Rorthais pour quelques anecdotes historiques mais aussi pour le souvenir de son ancienne église disparue. Il n’y eut pas moins de trois prieurés à Rorthais. Celui, de la Féole, dépendant de Mauléon,  celui de la Trappe,  qui dépendait en 1648 de l’abbaye de Tiron dans l’actuel département d’Eure et Loir et un troisième, entre le bien nommé lieu-dit « La Moinie » et « Le Terrier ». De ce dernier ne subsistait il y a quelques années que la modeste chapelle Saint-Blaise, aujourd’hui transformée en maison d’habitation.

     

    Rorthais....

    Rorthais....

    Rorthais....

     

    L’église paroissiale, quant à elle, se trouvait tout près du cimetière, comme on peut la voir, en ruine, sur le cadastre de 1812.

    Rorthais....

     

    Les troupes de Westermann avaient pillé et incendié le bourg le 9 octobre 1793, et le 23 janvier 1794, c’est le passage de la colonne infernale de Boucret qui achève de ruiner ce qui pouvait encore tenir debout.

    La nouvelle église fut donc construite en 1870 sur un emplacement plus à l’Ouest.

    Ici, sur l'IGN de Géoportail, l'emplacement de l'église actuelle. On imagine celui de l'ancienne, tout près du cimetière :

    Rorthais....

     

    Sur place, l'ancien emplacement de l'église :

    Rorthais....

     

    Dans ce nouvel édifice, on plaça en 1893, dans un transept, l’autel du XV° siècle provenant de la chapelle Saint-Blaise du Terrier, avant qu’il ne soit déplacé en 1968, afin que l’on puisse servir la messe face aux fidèles.

    Rorthais....

    Rorthais.... 

     

    C’est à Rorthais, lors de l’insurrection du Bressuirais, le 22 août 1792, qu’eut lieu le premier drame des Guerres de Vendée et qu’on tua pour la première fois un gendarme. Celui-ci était de Cholet et ce coup fut l’œuvre d’un certain Vrignault, métayer de la Ronde.

    Maison contemporaine des événements :

    Rorthais....

    Rorthais....

     

    Dans l’église, une plaque du Souvenir Vendéen, nous rappelle les noms de ceux qui sont morts pour Dieu et le Roi.

    RL

    Février 2018

     

     

    Rorthais....

    Rorthais....

     

     

    Sources : Maurice Poignat, « Le Pays du Bocage », 1984 - Association « Parvis », diocèse de Poitiers - AD79, cadastre de 1812 de Rorthais, 3 P 235/1.

     


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    Jean-Nicolas Stofflet, Angers, le 25 février 1796, 

    à dix heures précises du matin... 

                            

                                

     

    Stofflet le 25 février 1796....« Je n'ai de trésor et de propriété que mon sang et ma vie ; l'un et l'autre après Dieu appartiennent à mon Roi. »

     

    « Le 25 février 1796, à dix heures précises du matin, Stofflet et ses compagnons d'infortune furent conduits au supplice entre deux haies de gardes nationaux d'Angers, et au milieu de la populace révolutionnaire de la ville, accourue pour contempler la fin du héros qui naguère la faisait trembler. Stofflet marchait tête haute, comme il marchait toujours aux combats, et montrait une impassible fermeté.

    Arrivé au Champ-de-Mars, en face d'une manufacture qui deux ans auparavant lui avait servi de redoute pour attaquer la ville, il embrassa ses amis, ses compagnons de victoire et de supplice. Lichstenheim et Desvarannes étaient à ses côtés ; venaient ensuite Moreau et Pineau. Tous se recommandaient aux prières des personnes qui les entouraient et se félicitaient de mourir pour leur Dieu et pour leur Roi. Ils pardonnaient à leurs juges et à leur bourreaux et à ceux qui les avaient trahis. Un instant leurs cœurs se reportèrent vers les êtres aimés et leur adressèrent un dernier adieu. Un souvenir de sa province natale passa dans l'âme de Stofflet ; il demanda si un Lorrain ne se trouvait pas parmi les troupes qui formaient le sombre cortège ; un homme sortit des rangs, et le général lui fit cadeau de sa montre, unique objet dont il put disposer.

     

    On veut lui bander les yeux. « Stofflet repousse le bandeau de sa main mutilée, et s'écrie du ton le plus ferme et le plus absolu : '' Sachez qu'un général vendéen n'a pas peur des balles''. »

    « Puis, debout, calme, tenant d'une main Lichstenheim et de l'autre montrant son cœur, il suit de l'oeil les divers temps du commandement et ordonne le feu d'une voix ferme en criant : Vive la religion ! Vive le Roi !  Deux mots qui résument toute sa vie guerrière.... »

     

    Le général Hédouville apprend au Directoire que Stofflet et ses complices ont été fusillés ce jour à 9 heures du matin.

     

    « Au quartier général à Angers, le 6 ventose l'an 4 de la République.

     

    Le général de division Hedouville chef de l'état major de l'Armée des Côtes de l'Océan au Directoire exécutif. 

     

    Citoyens Directeurs, 

    Stofflet et ses cinq complices ont été jugés la nuit dernière et fusillés ce matin à neuf heures excepté son jeune domestique que le conseil militaire a condamné à la déportation jusqu'à la paix – Le chef de parti ne nous a donné aucun renseignement qui puisse nous être utile. Son interrogatoire, dont je joins ici la copie, n'a pas été fait avec toute l'adresse qu'on aurait pu employer, mais je crois de quelque manière qu'on s'y seroit pris, il n'auroit pas parlé. Je vous envoye aussi la copie d'une lettre trouvée sur ce parjure ; elle vous prouvera l'impudence et la mauvaise foi de Charette dont le général Hoche n'est sûrement pas le dupe. 

    Nous avons eu ce matin un succès aux mines de Montrelais près d'Ingrandes : un rassemblement de 500 Chouans a été mis en déroute complette par 200 Républicains de ce cantonnement qui en ont tué vingt et blessé un grand nombre, nous avons à regretter deux volontaires. 

    Le général Hoche vous apprend sans doute dans la lettre ci-jointe que nous venons de prendre cinquante sept chevaux à Charette et ce qui est encore plus intéressant que les jeunes gens rentrent dans leurs foyers et déposent leurs armes chez les commandants de nos cantonnements. » 

     

    Salut et Respect, signé Hédouville. 

     

    Stofflet le 25 février 1796....

     

    Sources:     

    -Archives départementales de la Vendée – SHD B5/35-87. Lettre du général Hédouville au Directoire. 

    -Histoire de la Guerre de la Vendée – Abbé Deniau, tome V- pages 563,564, Siraudeau, éditeur. 

    -Photo : La Maraîchine Normande – article du 1er octobre 2012.

     

                                                  

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Jean-Pierre Borel, ancien garde Suisse, 

    tué en Vendée le 29 germinal de l'an 2

     

     

                                     

     




    Jean-Pierre Borel, garde suisse....Jean-Pierre Borel
    est né vers 1750 à Colombier, canton de Neuchâtel, en Suisse et épouse Marie-Elisabeth Chenel de Rouen. De cette union est née vers 1778, Marie Elisabeth Borel, âgée de seize ans à la mort de son père.

    Il a servi pendant vingt et un ans dans les Gardes Suisses du Roi Louis XVI. En 1794 il appartient au onzième Bataillon de Paris, dit de la République, en qualité de caporal à la compagnie des Grenadiers du dit Bataillon et a été tué du côté de Salertaine en Vendée, le 29 Germinal de l'an 2.

    Nous connaissons tous le massacre des Gardes Suisses aux Tuileries le 10 août 1792... En effet, au palais des Tuileries, 950 Gardes sont massacrés, on estime à une centaine le nombre des survivants....

    Une compagnie d'environ 300 hommes était restée dans sa caserne pour escorter un convoi de grains en Normandie peu de jours auparavant. (L'épouse de Jean-Pierre Borel est originaire de Rouen...). Cela nous fait donc environ 400 survivants.

    Une autre hypothèse, le régiment Suisse de Diesbash est dissous le premier janvier 1791 et devient le 85° régiment de ligne de 1791 à 1792, puis est licencié le 20 août 1792. Jean-Pierre Borel est-il issu de ce régiment ? 

    Les Suisses sont restés très fidèles au Roi de France et il est très rare de les rencontrer dans des régiments républicains.

    Toujours est-il que le 24 Brumaire de l'an 3 (14 novembre 1794), Marie-Elisabeth Chenel-Chesnel fait enregistrer le décès de son mari à Nantes à la section des Ponts et Outre-Loire dont la teneur suit :

     

    « Le vingt quatre Brumaire, l'an trois de la République une et indivisible, devant moi Antoine Archambaud aîné, officier public élu pour constater l'état civil des citoyens, a comparu en cette maison commune Marie-Elisabeth Chenel, âgée de quarante un ans, native de Rouen, département de la Seine-Inférieure ; Laquelle pour constater le décès de son mari, m'a présenté le certificat que j'ai copié par extrait :

     

    Nous soussigné, général de Brigade commandant le camp de la Naudière – vu l'attestation de Jean-Baptiste Simon-Bouchotte, adjoint de la première Division au Département de la Guerre, par laquelle il est constaté que Jean-Pierre Borel a servi vingt et un an, dans le régiment des gardes Suisses, sur le témoignage des officiers du onzième bataillon de Paris – qui attestent que ce citoyen, y était enrollé, a rempli avec fidélité son devoir, que le dit Jean-Pierre Borel natif de Colombier, âgé de quarante quatre ans, a servi au dit onzième Bataillon de Paris, dit de la République en qualité de caporal à la compagnie des grenadiers du dit Bataillon ; qu'il est mort glorieusement pour la défense de la République à une affaire qu'eut l'avant garde de notre armée commandée par l'adjudant général Blosse, de laquelle la dite compagnie faisoit partie contre les brigands de la Vendée ; certifions en outre que le citoyen Jean-Pierre Borel avoit pour épouse Marie-Elisabeth Chenel, native du dit Rouen, de laquelle il eut une fille, nommé Marie-Elisabeth, âgée de seize ans- Signés au dit certificat : Levieux, commandant du bataillon, Dutruit Général, Colinet, Dumangeot, Carrupuin fourrier, Monfils, Malençon sergent, Puthod fourrier, - Fait à Salertaine département de la Vendée district de Chalans – le 29 Germinal l'an deux de la République française une et indivisible.

      Fait en la maison commune de Nantes, sous mon seing les dits jour et an. »

     

    Signé : Archambaud aîné.

     

    Jean-Pierre Borel, garde suisse....

     

        Sources:   

    -Archives de la ville de Nantes, tous droits réservés, Section les Ponts et Outre Loire, vue n°36/137- cote 1E89. 

    -Wikipédia, Régiment Suisse Diesbach. 

    -Photo: Drapeau de la Manufacture Royale – Boutique du groupe Action Royaliste.

                                                  

     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Le génocide par les fours…

     

     

    Au risque de décevoir certains de mes lecteurs, je ne vais pas ici faire du sensationnel. Le devoir de mémoire doit, à mon sens, reposer sur des faits tangibles et non sur une surenchère commerciale comme on l’a vu avec certains ouvrages en recopiant d’autres avec toutes les erreurs d’appréciations qui en découlent. Ce que vous allez lire est plutôt macabre et certains détails seront à la limite du supportable pour notre société aseptisée « politico-correcto-parigo-bobo ». En Vendée, on n’a pas brûlé des personnes préalablement gazées ou tuées dans des conditions innommables dans des fours crématoires, comme ont pu le faire « nos amis » Allemands mais des personnes bien vivantes. Si les uns l’ont fait pour se débarrasser des cadavres, les autres ont simplement pris du plaisir à voir infliger une souffrance extrême à leurs semblables ; le point commun demeurant l’idéologie portée par des régimes terroristes et un certain fond cruel qui caractérise l’humanité. Les témoignages de personnes brûlées vives par les colonnes infernales abondent dans la littérature vendéenne. Abordons tout de suite l’un des témoignages les plus effrayants : celui de Pierre-Suzanne Lucas de la Championnière à propos du combat du 11 avril 1794 à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu (1) :

     

    « L'armée royaliste était à Touvois ; M. Charette marcha aussitôt vers l'ennemi, mais celui-ci était parti de Saint-Philbert au moment de son arrivée ; il ne s'y trouva qu'une centaine de traînards qui se jetèrent dans la rivière ou furent sabrés par nos cavaliers. Le feu consumait la ville ; plusieurs cadavres furent trouvés à moitié brûlés dans différens endroits. Celui d'une femme surtout frappa d'horreur tous ceux qui purent en approcher. Tout son corps était supporté sur la pointe d'un seul pied sans qu'elle touchât à rien qui put la soutenir ; elle avait les bras ouverts comme quelqu'un qui s'élance pour échapper d'un grand danger. La flamme sans doute l'avait surprise dans cette attitude ; ce tableau faisait frémir.

     Des cavaliers s'arrêtèrent au-delà de Saint-Philbert un républicain occupé à mettre le feu dans le lit d'un paysan : Scélérat que fais-tu là lui dit le premier qui l'aperçut ? Que pouvez-vous me reprocher lui répondit l'incendiaire, est-ce que je ne mets pas le feu ? Sa réponse fit croire que les Généraux républicains exigeaient de leurs soldats des crimes auxquels ils se refusaient quelquefois et que celui-ci nous avait pris pour être de sa compagnie. Nos piétons arrivant en foule se jetèrent sur le malheureux et voulurent le faire griller dans le feu qu'il venait d'allumer, mais M. Charette réprimanda fortement ceux qui avaient eu une pareille idée et il ordonna de fusiller le prisonnier de la manière la plus prompte... »

     

    On ignore tout de la scène que Lucas de la Championnière a vu, ni de l’endroit précis, si c’était dans une maison ou autre part. Pour figer un corps de la sorte, il fallait une température extrême, probablement dans un lieu confiné. A champtoceaux et à la grotte de Vau-Brunet, un autre genre de scène : le 17 mai 1794, une colonne infernale fait brûler vives 37 personnes, dont 28 femmes.

     

    Est-ce que les républicains attendaient les mêmes effets de convection de chaleur que dans un four ? Ou plutôt l’asphyxie des victimes comme à Beaufou ? Beaufou, pauvre village où les exactions atteignirent le comble de l’horreur, mais dont personne ne parle tandis que les « perroquets du génocide », qui n’y connaissent rien et sont incapables de produire le moindre travail de fond, répètent inlassablement l’histoire des Lucs-sur-Boulogne, seul fait tangible qu’ils connaissent, et encore extrêmement mal.

     

    Le génocide par les fours....

     

    L’abbé Faucheron raconte : (2)

     

    « Pendant les abominations perpétrées aux Lucs, une forte patrouille s'était avancée jusqu'au bourg de Beaufou, déjà brûlé plusieurs fois. Les habitants prévenus, avaient pris la fuite, sauf une vingtaine de personnes qui négligeant les conseils du bonhomme curé (Jousbert) eurent la funeste idée de se cacher dans le souterrain qui s'étend sous les maisons du bourg.

    On ne sait comment les bleus les découvrirent. N'osant les poursuivre dans ces sombres conduits, ils prirent le parti sauvage de les brûler. Amoncelant à l'entrée du souterrain quantité de braises, ils y mirent le feu. Étouffés par le manque d'air et par la fumée, les malheureux furent bien vite asphyxiés.

    On rapporte que l'un d'eux, la tête égarée, se jeta dans les flammes pour se sauver dehors et qu'un soldat l'abattit d'un coup de sabre donné en plein visage, lui tranchant tout un lambeau de chair de la figure, que ce monstre se mit aussitôt à manger à belles dents. 

    Manger de la chair humaine, boire du sang, c'était le grand festin des bleus de la grande révolution. »

     

    Toujours à Beaufou, au village de l’Ardouinière, qui sera rattaché à Belleville-sur-Vie en 1849 (3) : 

     

    « Janvier 1794 - La bande infernale fit halte dans le village de l'Ardouinière ; prévenu à temps, tout le monde avait fui. 

    Les maisons ayant été déjà deux fois en partie incendiées et n'offrant plus rien au pillage, il n'y eut pas de mal à faire au dit lieu.

    Les soldats y firent toutefois brûler dans un four un homme et sa femme qu'ils avaient surpris cachés dans les décombres de l'église de Saligny. Ces pauvres personnes que les misérables avaient terriblement maltraitées en les emmenant, poussaient des cris affreux. Pour se moquer de leurs sanglots et pour insulter à leur supplice, les bleus chantèrent à tue-tête la Marseillaise.

    Tout le monde sait que ce chant accompagnait partout la guillotine à Paris et dans toute la France, les noyades dans la Loire à Nantes, la mitraille à Lyon, les massacres en Vendée ! »

     

    Le témoignage de morts en Vendée dans des fours le plus célèbre est évidemment celui narré par Jacques Crétineau-Joly qui relate les écrits de deux commissaires municipaux à la Convention, Morel et Carpanty à la date du 4 germinal an II, 24 mars 1794 (4) :

     

    « C’est avec désespoir que nous vous écrivons mais il est urgent que tout ceci cesse. Turreau prétend avoir des ordres pour tout anéantir, patriotes ou Brigands ; il confond tout dans la même proscription. A Montournais, aux Epesses et dans d’autres lieux, Amey fait allumer des fours, et lorsqu’ils sont bien chauffés, il y jette les femmes et les enfants. Nous lui avons fait des représentations convenables ; il nous a répondu que c’était ainsi que la République voulait faire cuire son pain. D’abord, on a condamné à ce genre de mort les femmes brigandes, et nous n’avons trop rien dit ; mais aujourd’hui, les cris de ces misérables ont tant diverti les soldats et Turreau, qu’ils ont voulu continuer ces plaisirs. Les femelles des royalistes manquant, ils s’adressent aux épouses des vrais patriotes. Déjà à notre connaissance, vingt-trois ont subi cet horrible supplice et elles n’étaient comme nous, coupables que d’adorer la nation. La veuve Pacaud, dont le mari a été tué à Chatillon par les Brigands lors de la dernière bataille, s’est vue, avec ses quatre enfants, jeter dans un four. Nous avons voulu interposer notre autorité ; les soldats nous ont menacés du même sort. »

     

    Edmond Biré reprendra ce même texte en 1895 (5) et depuis celui-ci à fait le tour de tous les récits consacrés en génocide vendéen.Un autre historien célèbre et plus proche de nous, Reynald Sécher, reproduit ce texte dans son ouvrage « Le Génocide franco-français » (6) en commettant une erreur. Selon lui ces propos émanent de l’officier de police Gannet. Plusieurs problèmes : si Gannet a bien existé et se déclarait « officier de police de l’armée de l’Ouest, à la résidence de Niort », et que l’on trouve ses témoignages sur les colonnes infernales dans le fameux mémoire de Lequinio paru chez Pougin en octobre 1794, il n’a aucunement écrit ce texte. Quant à la version de Crétineau-Joly, avec des commissaires nommés Morel et Carpanty, aucune trace de ces deux quidams et encore moins de leur missive… Crétineau-Joly ne cite pas ses sources et Sécher n’en fait pas davantage. Au passage, il y a bien deux commissaires municipaux à Montournais qui témoigneront au Comité de Salut Public par le biais de Lequinio : Ils se nomment Jean-Louis Mazière et Damas Morton (7) et raconteront d’autres types d’exactions mais rien sur des brûlements humains dans des fours.

     

    Les historiens locaux sont eux, nettement plus prudents et n’évoquent pas cette histoire de fours à Montournais, ou du moins s’en méfient. Pour ce qui est des Epesses, c’est autre chose, et peut-être plus plausible (on sait que la colonne de Boucret incendiera le bourg le 26 janvier 1794)… Citons encore l’abbé Faucheron, avec toutefois les précautions d’usage (8) :

     

    « En passant au bourg des Épesses, la bande (une colonne de 3000 Mayençais, commandée par le général Gratien, moine apostat), la bande rassembla, sous prétexte de les empêcher de fuir, tout ce qu'elle rencontra de vieillards, de femmes et d'enfants. 

    Bientôt, se jouant indignement de ces malheureuses personnes, ces scélérats leur firent endurer toutes les avanies, toutes les turpitudes. Ils les firent mettre à genoux pour se moquer de leurs prières ; ils voulurent les obliger à marcher sur la croix, à jurer contre le bon Dieu. Enfin, ils allumèrent tous les fours de l'endroit, et, quand ils les eurent chauffés à blanc, ils jetèrent d'abord les vieillards, puis après les enfants, sous les yeux de leurs mères se tordant de douleur et de désespoir. Ces malheureuses avaient les mains attachées derrière le dos, et on les forçait, à coups de crosse, de voir les tortures de leurs vieux pères, de leurs enfants, d'entendre leurs cris déchirant, sans pouvoir les secourir ni les délivrer de ces horribles tourments.

    Quand il n'y eut plus d'enfants à jeter au feu, ces démons féroces, ayant pris goût à ces monstruosités, chauffèrent de nouveau ces brasiers remplis de chair humaine carbonisée, et, au milieu des sarcasmes et des ricanements dignes de pareils monstres, y jetèrent lentement, une à une, pour prolonger plus longtemps le supplice et leur plaisir, toutes ces infortunées.

    Un témoin à rapporté que l'une d'elles ayant pu sortir des flammes avant d'être complètement brûlée, un officier, lui enfonçant une fourche dans le ventre, la rejeta dans le brasier. Dans le seul bourg des Épesses, on compta, brûlés de cette façon, 52 femmes, 16 vieillards, 36 enfants. »

     

    Bien entendu, il ne s’agit pas des Mayençais, qui n’ont pas été exempts d’horreurs commises, mais bien de l’œuvre des colonnes infernales et de leurs affidés. Malheureusement, là encore, l’abbé Faucheron ne cite pas ses sources…

     

     

    Le génocide par les fours....

     

     

     Amey est en poste aux Herbiers à l’époque des colonnes infernales, point de doute. Lorsque Grignon y arrive le 31 janvier 1794, il avertit la municipalité que les habitants sont « bien heureux que son collègue Amey y fût, que sans cela tous les habitans sans distinction de patriotes ou autrement auroient été fusillés, parce que les ordres du général en chef portoient de massacrer, fusiller et incendier tout ce qui se trouveroit sur son passage, qu’il avoit même fait fusiller des Municipalités entières revêtues de leurs écharpes. » (9)

     

    Le 3 février, Amey quitte Les Herbiers après avoir incendié la commune et rejoint Cholet. Sa présence peut donner un peu de crédit à sa culpabilité ou du moins à celle de l’un de ses détachements, pour les brûlements humains dans des fours aux Epesses, qui sont distantes de dix kilomètres. En revanche, il n’est sûrement pas passé à Montournais. Il était arrivé aux Herbiers le soir du 24 janvier, depuis Cholet, malgré qu’il fût commandant de la garnison de Mortagne.

    En revanche, c’est probablement ici qu’il faut placer le témoignage de monsieur Alphonse Rondeau, né en 1903 aux Tonnelles des Herbiers (10) :

     

    « Quand j’étais enfant, j’avais peut-être 10 ans, mon père qui possédait une terre au village de Chevrion Brûlé, m’a raconté une histoire. Pendant la guerre de Vendée, des habitants du village avaient été brûlés par les Bleus dans des fours à pain. Je me rappelle encore quand mon père me disait : ici dans ce four, il y a des gens qui ont été brûlés. Ca m’est resté. Je me souviens de la gueule du four qui était en ruines, il y a cela 75 ans. »

     

    Le Chevrion se situe non loin des Herbiers, au Nord-Ouest du bourg. Ici, en vue aérienne Géoportail :

     

    Le génocide par les fours....

     

     

     Plus loin vers l’Ouest, à Saint-Etienne-du-Bois, dont j’ai déjà rappelé les horreurs ici, il y eut des gens qui ont eu beaucoup de chance :

     

    « A la Bersaudière, on trouve un autre expédient bien imprévu pour échapper au massacre. Le village bien qu'incendié abritait quelques habitants. Un jour ils virent tout à coup des bleus dans le voisinage. Epouvantés, ne sachant que devenir, ils entrèrent pêle-mêle dans la boulangerie et sans plus réfléchir, voyant la gueule du four ouverte, les femmes et les enfants s'y entassèrent et deux hommes en fermèrent l'entrée et se sauvèrent précipitamment. Les bleus qui les virent sortir et qui entrèrent dans la boulangerie pour voir s'il en restait d'autres, n'eurent pas l'idée d'ouvrir la porte du four, mais n'eurent d'autre souci que de se mettre à la poursuite des deux hommes. C'est ainsi que les femmes et les enfants des villages furent sauvés. Mais l'un des deux hommes fut atteint et tué par les bleus. » (11)

     

    D’autres en eurent beaucoup moins :

     

    « Nous avons déjà vu que la paroisse de Saint-Etienne-du-Bois fut très éprouvée pendant les années de guerre de Vendée 1793-1794. Pour tout résumer en peu de mots : tous les villages, sauf celui de la Tullévrière, furent saccagés et incendiés et leurs habitants qui y furent trouvés vieillards, femmes, enfants, furent ou tués par les armes à feu, ou massacrés à coups de sabres, ou brûlés vifs dans leurs maisons ou leurs fours. » (12)

     

    Et là, point de Amey pour jeter les gens dans des fours, puisque c’est la colonne de Cordelier, ou plutôt celle de Rouget qui y passe le 1er mars. Huché viendra passer une deuxième couche le 20 juillet 1794 en allant de Beaufou à Palluau. Il est fort probable que ses détachements soient passés dans des métairies de Saint-Etienne-du-Bois…

     

    Allons au bout de l’horreur avec le témoignage recueilli de la part d’un ancien soldat de colonne infernale par la comtesse de la Bouère (13) :

     

    « Je ne comprenais pas ce que cela voulait dire, croyant ne pouvoir rien apprendre de plus pour être persuadée de l'atrocité et de la cruauté de cet homme ... quand il se rapprocha de nous. Interpellé par son propriétaire d'expliquer son trafic de femmes fondues, ce cannibale, sans se faire prier, dit "que le 6 avril 1794, il avait fait fondre cent cinquante femmes" (il y a à croire que ce fanfaron de crimes les exagère) pour avoir leur graisse.

    "Deux de mes camarades étaient avec moi pour cette affaire. J'en envoyai dix barils à Nantes ; c'était comme de la graisse de momie ; elle servait pour les hôpitaux. Nous avons fait cette opération, ajouta-t-il à Clisson, vis-à-vis du château et près de la grenouillère."

     

    Je ne me rappelle pas lui avoir demandé ce que c'était que cette grenouillère, si c'était une auberge portant ce nom, ou de la rivière dont il voulait parler ...

     

    Au reste, je puis, malgré la promptitude avec laquelle j'ai pris des notes, faire quelques erreurs, particulièrement dans les dates que je m'étais étudiée à bien retenir, mais qui ont pu faire confusion dans ma mémoire, malgré l'effort que j'ai fait pour retenir tout ce qu'il me disait. C'est cet effort de mémoire qui m'a fait oublier de demander à cet homme comment il s'appelait. Il entreprit ensuite de m'expliquer comment il faisait cette horrible opération.

    "Nous faisions des trous en terre, dit-il, pour placer des chaudières afin de recevoir ce qui tombait ; nous avions mis des barres de fer dessus, et puis les femmes dessus ..., puis au-dessus encore était le feu.

    - Vous voulez dire dessous ? dit l'artisan.

    - Non répondit ce tigre, cela n'aurait pas bien fait ; le feu était dessus ...

     

    - Etes-vous marié ? Lui demandai-je

    - Oh ! non, non, dit-il ; à cause de tout cela, est-ce que j'aurais trouvé une femme ?

    - J'irais à l'hôpital."

     

     

    Je reste dubitatif devant ce témoignage. Cette « Grenouillère » que la comtesse de la Bouère n’a su localiser est proche de Clisson et se situe sur la commune de Saint-Lumine-de-Clisson, tout près du bourg de Maisdon-sur-Sèvre.

     

    Situation sur l'IGN de Géoportail :

     

    Le génocide par les fours....

     

     

     

    Madame de la Bouère n’a donc probablement pas inventé ce témoignage, puisqu’elle ne sait pas ce qu’est la Grenouillère, village ou auberge. A cela vient se rajouter, l’affaire du puits de Clisson, dont le « monstre » donne le récit et qui est avéré par les archives militaires de Vincennes (14). Il en rajoute d’ailleurs en prétendant que la même scène s’est déroulée dans un puits de Montaigu. Reste le pourquoi d’installer les corps « sous le feu », plutôt qu’au dessus. Comme nous le verrons ci-après, il faut une température de 250° pour faire fondre la graisse d’un corps humain. A moins que les républicains préposés à cet ouvrage, n’aient installé une sorte de cloche qui aurait permis la réfraction de la chaleur (ce dont je doute, vu les capacités intellectuelles moyennes des généraux et soldats de colonnes infernales), ou à la limite, une sorte de rôtissoire,  le procédé me paraît étonnant . Reste que si les faits sont avérés pour le puits de Clisson, même si largement exagérés au fil des récits, on peut penser qu'il en va de même pour cet épisode.

     

    Plus étonnant encore, le témoignage de Carrier lui-même qui accuse les Vendéens d’avoir jeté des républicains dans des fours ! (15) Dans ce rapport, Carrier décrit exactement les exactions subies par les Vendéens, mais qui selon son imagination, ont été exécutées par eux sur des républicains. Un bel exemple de comment procéder pour inverser les rôles. Les exemples cités par Carrier d’enfants cloués aux portes, les cartouches allumées et enfoncées dans la bouche des victimes, tout cela eut certainement lieu, mais pas sur les populations républicaines…

     

    Etudions à présent, les « possibilités techniques » de ces actes, dans leur contexte historique.

    Tout d’abord comment fonctionne un four à pain de l’époque des Guerres de Vendée ? Le procédé est simple : un espace de chauffe sous une voûte avec une « bouche » dans laquelle on met le feu. Par procédé de réfraction, la chaleur s’emmagasine. Lorsque la température idéale est atteinte, on y glisse les pâtons qui vont cuire, donnant ainsi ce pain qui est la base de l’alimentation de l’époque. J’invite le lecteur à consulter ce blog qui nous présente le fonctionnement de fours à pain chez nos voisins de département de la Vienne. Son rédacteur est visiblement spécialiste de la question.

     

     

    Four à pain près de ce qui était la maison d’André Ripoche à Bas-Briacé :

     

    Le génocide par les fours....

     

    On voit tout de suite un problème : il est impossible de glisser dans ces fours un nombre important de personnes. Peut-être un adulte avec deux enfants, ou deux adultes mais guère plus. En revanche, le four pouvant rester chaud durant plusieurs heures (il faut près de 40 heures pour que la température retombe à celle de l’air ambiant), on a tout le loisir d’y enfourner des gens à la queue leu-leu, tout en prenant soin de sortir à chaque fois les restes de la personne précédemment cuite. Au supposer d'avoir le temps nécessaire sans être surpris par les Vendéens. La résistance du corps humain aux hautes températures est surprenante. Ainsi on apprend qu’une température de 120° dans de l’air immobile, subie pendant un quart d’heure, ne laisse aucune séquelle sur un être humain. Certains sportifs parviendraient même à se maintenir quelques minutes à 150°. Après guerre, Graig Taylor, un scientifique  de l’université de Los Angeles, qui menait des expériences sur le sujet, aurait recueilli le témoignage d’un Allemand qui affirmait avoir supporté pendant 3 minutes, habillé d’épais vêtements, une température de 230° (16). Les fours à pain chauffent en moyenne à une température de 270 à 300°. En théorie et suivant le temps d’exposition du corps qui devra évidemment être le plus long possible pour le résultat optimum attendu par les soldats de la république, le spectacle commence à 250°. Voici en gros ce qui se passe suivant le temps d’exposition (17). Les données suivantes ne précisent pas à quelle température est exposée de corps, s’il s’agit d’air ambiant, ou au cœur d’un foyer. Il faut donc les prendre avec précaution, sachant que le corps n’était théoriquement pas mis dans un feu mais dans de l’air chauffé à près de 300 °.

     

    « 0-15 minutes : les parties molles chauffent ; apparition de phlyctènes.
    15-30 minutes : Le ventre gonfle ; repliement des bras, flexion des coudes et des doigts.
    30 minutes : Les membres inférieurs sont repliés à leur tour ; la peau se crevasse et les parties molles se carbonisent.
    30-45 minutes : la graisse se liquéfie et coule ; l’abdomen éclate (les intestins sortent du ventre), le cadavre est bien noir.
    45 minutes -1 heure : les os des membres sont mis à nu ils sont noirs ou blancs.
    A la fin de la 1ère heure : état de carbonisation plus avancé, on peut voir les viscères à l’intérieur de la paroi qui a carbonisée (on peut voir du cerveau carbonisé en surface).

    2 heures : les ceintures scapulaire et pelvienne se fragmentent. »

     

    Le génocide par les fours....

     

    A noter que les organes internes sont les derniers touchés en raison de l’humidité constante qui les enveloppe. Inutile donc, de tenter d’empoisonner votre belle-mère et de faire brûler le corps. Il y a toutes les chances que les enquêteurs retrouvent ce qu’elle avait dans l’estomac… Il est quasiment impossible de faire disparaître un corps humain par le feu. Dans les crématorium où la température de brûlement est de 850° grâce à un gros apport d’oxygène dans la chambre de combustion, on est obligé de broyer les os, avant dispersion, car ceux-ci résistent à tout. Ainsi, on épargne ce broyage dans les columbariums classiques. Pour les os, il faut 1 200° pour dégrader l’ADN, sachant que l’os à commencé à se fissurer aux alentours de 800°. A partir de 1 500°, on peut commencer à rêver de disparition du corps, car il n’en faut pas moins pour que les os, composés essentiellement de phosphate de calcium,  commencent à disparaître, puis les dents à leur tour (les enquêteurs sont toujours à vos trousses pour votre belle-mère). En gros, l’idéal serait 2 000°, donc si vous n’avez pas de volcan en éruption à proximité de chez vous, c’est fichu pour faire disparaître le cadavre…

    Blague à part et plus sérieusement : malgré les détails horribles que nous venons de citer, nous n’avons pas de précisions sur le mode opératoire de républicains pour ces brûlements humains. Est-ce que les fours étaient chauffés, la cendre retirée et les corps placés comme pour la cuisson du pain ? Est-ce que les personnes étaient jetées à même le feu comme le suggère l’abbé Faucheron pour ce qui concerne les Epesses ? J’ai l’impression qu’il a été beaucoup écrit sur ces épisodes par des gens qui ne connaissaient pas le fonctionnement d’un four à pain où la cuisson se fait après l’extinction du feu, une fois que la chaleur est emmagasinée et non avec le feu. D’autre part, pour qui a vu de ses yeux un four de la région, il semble très exagéré de pouvoir y jeter un nombre important de personnes. Une ou deux tout au plus. Il eut donc fallu beaucoup de patience aux soldats pour y brûler des dizaines de femmes, de vieillards et d’enfants.

    Four à pain de la Durbelière. L’on se rend compte de suite, de l’impossibilité d’installer ici un nombre important de personnes :

     

    Le génocide par les fours....

    Le génocide par les fours....

     

    Pour autant, je ne mettrai pas en doute la véracité des faits, ceux-ci ayant suffisamment marqué les esprits pour qu’on les retrouve racontés sur des points géographiques très éloignés les uns des autres.

     

    RL

    Février 2018

     

    Notes :

    (1)  Op.cit. p. 86.

    (2)  « Histoires et légendes pieuses ; Beaufou sous la Révolution », Manuscrits de l’abbé Faucheron, AD85, 1 Num 396/3.

    (3)  Ibid.

    (4)  Op.cit, tome II, p. 144.

    (5)  « Journal d’un Bourgeois de Paris sous la Terreur », 1895, tome IV, p.266.

    (6)  Op. cit. p. 163.

    (7)  Lequinio, op.cit, p. 68 et sq. Pour ceux qui n’ont pas la chance de posséder cet ouvrage, il est consultable en ligne sur « Abibnum Vendée » et sur le site des AD85 en cote 4 Num 280/43.

    (8)  Les Conférences, 1908 - Huitième année - Tome I - Paris - Maison de la Bonne Presse- 5, rue Bayard, 5.  

    (9)  Lequinio, p. 109 et 110. 

    (10)         « Les Herbiers sous la révolution », Philippe Ricot, Ouest Editions, 1992. Merci à Nicolas Delahaye pour ce rappel de sources. 

    (11)         « Saint-Etienne-du-Bois dans l’Horreur », Chemins secrets, article du 30 août 2015. 

    (12)         Ibid. D’après les bulletins paroissiaux et la tradition orale. 

    (13)         Op. cit, p. 312 et sq. 

    (14)         Ibid. p. 309  (310 pour les tanneries de peau humaine qui ont tant fait couler d’encre). Sur le puits de clisson, voir ici.

    15)         Archives Nationales, archives imprimées des assemblées, « procès du représentant du peuple Carrier », texte imprimé, AD XVIII, C 251-2, v. 10/10. 

    (16)         Article du « Chasseur Français » N° 626, avril 1949, p.428. 

    (17)         Cours de médecine légale de la faculté de Nice, sans date, diffusé par « Les Carabins Niçois ». Je ne donne pas tous les détails du cours, sinon, on peut passer la nuit à disserter de la carbonisation et de la calcination avec une foultitude des détails tous plus « croustillants » les uns que les autres. 

     

     


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    Le prieuré de la Grande Boissière…

     

    Les seigneurs de Mauléon fondèrent vers le XII° siècle, ce prieuré, qui dépend aujourd’hui de la commune associée de Saint-Aubin-de-Baubigné et qui se situe non loin des bois et du château éponymes. Ses moines de l’ordre de Saint-Augustin dépendaient de l’abbaye de la Réau à Saint-Martin-l’Ars dans l’actuel Sud du département de la Vienne. Au XIII° siècle, possédant plusieurs fermes sur Saint-Aubin et Nueil, il rapportait 300 livres de revenus, puis 2 000 à l’abbé de Bessay (sur-Allier) au début du XVIII° siècle. Pour autant, sa chapelle était en ruine dès cette période et il sera vendu comme bien national à la révolution. En 1975, on mit au jour des pierres tombales de prieurs qui furent déposées au musée de Mauléon.

    RL

    Février 2018

     

    Le prieuré de la Grande Boissière....

    Le prieuré de la Grande Boissière....

     

    En vue aérienne Géoportail :

    Le prieuré de la Grande Boissière....

     

    Sur le cadastre de 1812 avec une partie en ruine (colorisation jaune), AD 79, 3 P 239/9 :

    Le prieuré de la Grande Boissière....

     

    Sources : « Le Pays du Bocage », Maurice Poignat, Editions du Terroir, 1984. « Etat de la France… » par le Comte de Boulainvilliers (1658-1722), Londres, 1727-1728, tome IV, Bibliothèque de l’université de Princeton, USA.

     

     


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