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    1792, vu depuis le Maine-et-Loire (13° partie)…

     

     

    AN F7 3682/1-12.

     

    « 24 août 1792

     

    Copie d’une lettre de M Baranger procureur syndic du district de Vihiers à MM les commissaires du département de Maine et Loire, à Cholet.

    Vihiers 24 août 1792

    L’an 4e de la liberté

     

    MM

     

    Je vous envoi par cet exprès, la lettre que M le procureur syndic du district de Saumur vient de nous adresser pour vous remetre, vous verrez par les détails allarmants quelle contient, que les maux se multiplient et que le remède devient de plus en plus dificile. Je m’empresse de vous faire part de ces événements malheureux afin que vous dirigiez la marche de vos troups en conséquence.

    Voilà les cents hommes de Saumur qui arrivent dans notre ville.

    Le procureur syndic du district de Vihier

    Signé Baranger

     

    M. de Brulon avec ses gendarmes est à Somloire avec 40 hommes de gardes nationale de la ville de Vihiers.

    Nous ne recevons de Doué que quatre vingt dix hommes, la disposition ne paraissant pas permetre de la diviser en les envoyant à Coron et d’ailleurs ayant jugé qu’il serait imprudent de morceler les forces, le directoire a arrêté d’après l’avis de M Delage commandant de ce détachement qu’il n’en serait pas envoyé à Coron ou l’utilité n’est pas de la dernière nécessité, il serait d’ailleurs impolitique d’après l’événement arrivé à Bressuire de ne pas conserver une masse de force suffisante, pour préserver l’administration des malheurs arrivés à Chatillon.

    Nous prévenons M. Brulon que si d’après les dispositions des esprits à Somloire, il  juge pouvoir n’y pas séjourner à long terme, de se replier sur Vihiers où il est essentiel d’établir un dépôt respectable de force étant évidemment menacé si Bressuire a succombé : Pour copie signé Richard commissaire

     

    Pour copie

    Barbot

    Secrétaire général

     

     

    1792, vu depuis le Maine-et-Loire (13° partie)....

     


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    Retour sur la 6ème veillée des Amis du Pont-Paillat…

     

    La veillée des Amis du Pont-Paillat du 13 janvier dernier était la 6ème du genre mais aussi la 30ème sortie du groupe, en attendant la prochaine marche annuelle dans la boue de mars et une future sortie dans le Pays de Charette au printemps, dont nous reparlerons en temps et en heure. Nos veillées, souvent victimes de leur succès, ont malheureusement un accès limité, laissé à la discrétion de l’habitant, autant pour des questions logistiques que de sécurité collective. Ce souci sera résolu prochainement avec un type d’organisation différent, c’est promis.

    Les plats de « mangeaille » défilant et les bouteilles de cidre se vidant, il fallut accélérer un peu le mouvement, pour éviter le risque d’une digestion collective qui aurait pu assoupir un peu les participants et ainsi éterniser la tablée. Arnaud prit la parole pour nous parler de ses études et des difficultés de la part de certains historiens trop orientés à reconnaître les similitudes entre les terreurs de la révolution française et celles du bolchévisme autant que du nazisme, en particulier pour tout ce qui touche les horreurs commises au nom des « grands progrès sociaux » du communisme. L’affaire faite, je me permis d’en ajouter sur d’autres historiens, pas plus malins que les premiers et dont la plupart des travaux, non sourcés, ou (mal) sous-traités, ne font que desservir la cause qu’ils sont censés défendre.

    Chachou nous lut ensuite une poésie de Noël, talonnée par Constance qui nous avait ramené de Belgique une œuvre allégorique sur les églises et les croix de Vendée. Après quelques récits et sur les trésors enfouis et les sépultures cachées,  je pris le parti de raconter certains mystères attachés à la seconde résidence de Lescure, en Cerizay. Dieu sait si des fantômes hantent encore le « Trou de la guillotine » et les souterrains de la vieille ville.

    Je crois que la nuit qui suivit, chacun se sera endormi en rêvassant à tout ce qui reste encore à découvrir sur notre beau pays.

    On aura retenu de cette soirée, l’affluence de la jeunesse, ces moins de 30 ans, passionnés par l’histoire régionale, mais qui fuient souvent les réunions trop protocolaires, pour ne pas dire trop « bling-bling » de leurs aînés. C’est à eux que je dédie tout particulièrement ce billet, car c’est vous qui portez déjà le flambeau de la Vendée. Les Vendéens qui se sont soulevés en 1793 étaient de votre âge, ils avaient des projets de mariage, d’exploiter une petite borderie, ou peut-être simplement de vivre de leur métier de sabotier ou de tisserand. Ils voulaient être libres et rien de plus.

    RL

    Janvier 2018

     

     

    Retour sur la 30ème....

     

     

     

     


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    Catherine-Magdelaine Chevaye de la Châtaigneraie, 

    noyée en Loire au mois de Frimaire de l'an deux.

     

                                      

    Catherine Chavaye, noyée en Loire....Catherine-Magdelaine Chevaye a épousé le 10 novembre 1762, en la paroisse Saint-Jacques de Clisson :

     

    ''Messire Alexis-René-Marie-Anne Moreau*, chevalier seigneur Duplessis Moreau, chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis, ancien capitaine au régiment de Piémont infanterie, commandant du bataillon de milice de Blois, fils majeur de feu Messire René Moreau Ecuyer, seigneur des Moullières** conseiller du Roy lieutenant général civil et criminel au baillage et siège Royal de Mouvant (Vouvant) séant ; et de défunte Dame Marie-Aimée Gaborit de la Brosse ses père et mère originaires et domiciliés de la paroisse Saint-Jean de la Châtaigneraye d'une part et Demoiselle Catherine-Magdelaine Chevaye, fille de René Chevaye, Ecuyer, Conseiller du Roi secrétaire auditeur honoraire en la Chambre des comptes de Bretagne et de Dame Françoise Garciau aussi ses père et mère originaires et domiciliés de cette paroisse, en présence de Jean-François-Joseph Moreau, Ecuyer, seigneur de la Grange, Conseiller du Roy, bailly et lieutenant-général civil et criminel, au baillage et siège royal, demeurant séant à la Châtaigneraye, frère de l'époux.. » etc...

    Catherine Chavaye, noyée en Loire....

     

    * Alexis-René-Marie-Anne Moreau du Plessis a été commandant en second dans la 5ème compagnie noble à l'Armée des Princes, chef de bataillon. Il est décédé le 2 Ventôse an 12, (le mercredi 22 février 1804) à la Bruffière, chez son neveu, à l'âge de 85 ans. 

    ** Les Moulières appartiennent à la Révolution à Etienne-Joseph Aimé Moreau, écuyer, seigneur de Moulière, qui épouse le 20 janvier 1789 Françoise-Anne-Louise-Marie de Vieux – saisies et vendues comme bien national. 

     

    Nous ne connaissons pas les circonstances de l'arrestation de Catherine-Magdelaine Chevaye, son mari étant à l'armée des Princes elle était devenue suspecte. Nous savons qu'elle fut noyée en Loire au mois de Frimaire an 2 (Décembre 1793).

     

      Le 27 avril 1795 (8 Floréal an 3), un certificat de décès est établi à la mairie de Nantes dont la teneur suit :

     

    «Le huit Floréal an trois de la République une et indivisible, à trois heures du soir, moi Mathurin Gaignard, officier public élu pour constater l'état civil des citoyens, j'ai transcrit littérallement le présent jugement du tribunal du district de Nantes dont la teneur suit :

     

    ''Extrait des minutes du greffe du tribunal du district de Nantes – Exposent les citoyens René Philipes, François Chevay, Claude-Alexandre Duveau Chavaignac et Hélène-Catherine-Charlotte Chevay son épouse ; suite et diligence de René Lenormand, leur fondé de pouvoir.

    Qu'il est prouvé par l'enquête faite à leur requête, le vingt huit du mois dernier, que Catherine-Magdelaine Chevay, leur tante, a été noyée avis le poste de la Sécherie, dans le courant du mois de Frimaire an second et de la manière expliquée dans la pétition que les exposants vous mirent le vingt six du dit mois de Germinal tendante à faire la preuve de leur maintient. Ce considéré, vous plaise, citoyens juger, voir la dite enquête, dire quel décès de CatherineMagdelaine Chevay, femme Moreau Duplessis, demeurant à la Châtaigneraye en Poitou, a eu lieu par la noyade, au mois de frimaire deuxième année et accorder tout acte nécessaire pour la preuve du dit décès''.

    Signé Lenormand''

     

    « Le Tribunal vu la pétition, après avoir entendu le commissaire national, dans ses conclusions motivées. Considérant qu'il est prouvé par l'enquête du vingt huit germinal dernier, que Catherine-Magdelaine Chevay, femme Moreau Duplessis a été transférée à la maison de l'Entrepôt sur une galiotte, près le Sécherie et noyée avec les autres individus, mis sur la même galiotte, dans le cours du mois de Frimaire an deux ; considérant ainsi qu'il n'a point été rapporté d'acte de décès de ceux qui ont éprouvé ce sort. Déclare que la mort de Catherine-Magdelaine Chevay femme moreau Duplessis de la Châtaigneraye département de la Vendée, est constante, et a eu lieu dans le mois de Frimaire an deux et pour lui tenir lieu de décès, ordonne que le présent soit inscrit par le greffier, sur le double registre des actes de décès de la dix huitième section de Nantes ; à la marge des actes du mois de Frimaire an deux. Arrêté à Nantes en la Chambre du Conseil, le deux Floréal l'an trois de la République Française une et indivisible, aussi signé sur la minute ; Félix Gedouin, commissaire national, Tiger, Pineaud, Bourdier, Cormier et Juguet ; enregistré à Nantes le trois Floréal an trois de l'ère républicaine par Bertrand, qui a reçu une livre.

     

    signé Blanchard, fait en la maison commune de Nantes, sous mon seing les dits jour et an. 

    Signé Gaignard. »

     

    Catherine Chavaye, noyée en Loire....

     

     

    Sources : Archives de la ville de Nantes – tous droits réservés- décès an 3, Section Voltaire et Brutus cote 1E92 – vue n°101/136. -Archives Départementales de Loire-Atlantique, tous droits réservés - mariages année 1762 paroisse Saint-Jacques de Clisson.-vue 5/6 et mariage 1789, vue 6/109). -Le Plessis, cadastre de la Châtaigneraie 1834 section C1 de la Pénissière. Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Décès la Bruffière année 1804, vue n°129/411. - Photo: crédit Patrimoine Maritime fluvial – Gabare la Montjeannaise.

                                                 

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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    1792, vu depuis le Maine-et-Loire (12° partie)…

     

     

    AN F7 3682/1-12.

     

    « 24 août 5 h 1/2 du matin

    Copie d’une lettre des administrateurs du district de Cholet aux administrateurs de Maine et Loire

    Cholet le 24 août 1792 5 heures et demie du matin.

    Messieurs

    M. Boizard nous mandait hier au soir que son projet serait de marcher à Maulévrier pour de suite se porter à St Clémentin et attaquer les révoltés par une direction tandis que les gardes nationales de Bressuire les chargeraient par une autre, nous avons pris le parti d’envoyer un exprès à l’officier commandant les 30 maitres du 11e régiment et lui mander de se rendre de suite à Maulévrier pour se joindre à M. Boizard. Nous vous instruisons de la suite des événements, l’on vous mande que le mal gagne et s’étend dans les campagnes, nous vous demandon 300 livres de poudre de guerres, scavoir 100 livres pour le canon et 200 pour le fusil, des balles de calibre de guerre et d’autres de calibre de fusil de chasse, il faudrait 100 livres des premières et 60 livres des secondes, ces munitions, nous sont très nécessaires et nous vous prions de nous les faire passer de suite autrement nous serions embarassés car on ne se bat point sans munitions.

    Les administrateurs du district de Cholet. Signés Maugars, Chereau maire Reveillère la Touche Minguet et Têtreau l’ainé

    Pour copie conforme

    Barbot

    Secrétaire »

     

    1792, vu depuis le Maine-et-Loire....

     


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    « Les billets d’hôpitaux » du général Grignon…

     

    Deux pièces d’archives vous sont présentées ici concernant Grignon. Commençons si vous le voulez bien par une lettre de Commaire au ministre de la Guerre qui nous parle d’un combat méconnu entre Grignon et La Rochejaquelein début janvier 1794 (1) :

     

    Les "billets d'hôpitaux" de Grignon....

     

    « A quartier de l’Etat-Major, à Saumur

    4 janvier 1794

    Le quinze jour de nivose de l’an second de de la République française une et indivisible.

    Le général divisionnaire Commaire au ministre de la Guerre.

    Je me suis empressé, citoyen, aussitôt ta lettre reçue de mettre à exécution l’ordre que tu m’as doné pour le départ des grenadiers de la Convention ; comme il  sont en ce moment à Angers avec la commission militaire, j’ai prévenu de suite le commandant de la force armée de cette ville de les faire venir de Saumur pour y prendre leur route, ils ne pourront partir le 14 ainsi que la route le porte, il ne sont point encore arrivés aujourd’huy 15.

    Deux brevets d’accusateur militaire dont l’un est pour le citoyen Guillaume Bonnemant et l’autre pour le citoyen Lepine ; ne sachant ou peuvent être ces deux citoyens, et ayant trouvé ces deux brevets dans des papiers laissés dans les bureaux du général Rossignol, j’ai cru ne pouvoir mieux faire que de t’en instruire pour en ordonné ce que tu jugeras nécessaire.

    Grignon à reçu son brevet de général de brigade, a battu la petite armée des brigands de cinq à six cents hommes, commandés par La Rochejacquelin, un de nos volontaires s’est battu à l’arme blanche avec ce scélérat et n’a pu en délivrer encore la terre. Les Brigands ne servent plus que comme des assassins de grandes routes ; je prends des mesures pour leur donner une dernière chasse s’il est possible, ils n’iront pas loin j’espère et ça ira.

    Salut et fraternité

    Le général divisionnaire

    Commandant à Saumur

    Commaire »

     

    Les "billets d'hôpitaux" de Grignon....

     

    A présent et si vous le voulez toujours, mais je n’ai aucun doute là-dessus, présentons une pièce rarissime où le terme « billets d’hôpitaux » est mentionné en parlant des Vendéens tués. On connait par les rapports des généraux de colonnes infernales que ce terme, qui équivaut à « passer derrière la haie » ou « emmener au quartier général » signifient, fusiller, sabrer et massacrer d’une manière générale. Il devait certainement y avoir eu une concertation afin de nommer les choses d’une manière discrète mais facile à comprendre, le tout sur un ton ironique. Ces correspondances, nous les connaissons par l’ouvrage de Savary et elles ont mystérieusement disparues. L’historien républicain Chassin accusera Turreau d’avoir nettoyé les archives durant ses fonctions sous Louis XVIII… Comme le souligne Alain Gérard, il eut fallut pour cela que Savary fasse des copies de ses lettres avant 1816 (Turreau est mort le 10 décembre de la même année), pour ne les publier qu’en 1824. Et Alain Gérard d’aller plus loin en émettant la possibilité que ce soit Savary lui-même qui les aurait fait disparaître, laissant ainsi que ce qu’il voulait bien nous faire connaître (2). On sait, et nous l’avons déjà vu dans nos articles, que Savary a quelquefois arrangé les documents originaux à sa sauce en omettant certains passages, pas très reluisant pour ses idées. Accordons-lui tout de même le mérite d’avoir osé le premier (si l'on excepte Lequinio) reconnaître les horreurs commises. Après, il n’est pas interdit de penser que ces documents ont pu disparaître sous la 3° république, c’est du moins une hypothèse.

    Avant de lire ce document, revenons sur ce que Grignon aurait déclaré à ses soldats le 17 janvier 1794 :

    « Mes camarades, nous entrons dans le pays insurgé. Je vous donne l’ordre de livrer aux flammes tout ce qui sera  susceptible d’être brûlé, et de passer au fil de la baïonnette tout ce que vous rencontrerez d’habitants sur votre passage. Je sais qu’il peut y avoir quelques patriotes dans ce pays ; c’est égal, nous devons tout sacrifier. » (3)

    Malheureusement, là encore, nous n’avons que le récit de Crétineau-Joly, qui n’est pas sourcé et dont Savary ne parle pas…

    Ce que nous allons voir maintenant est daté du 13 janvier et semble corroborer la plupart des détails que l’on retrouvera plus tard dans l’ouvrage considérable de Savary, du moins en matière de s’exprimer quand des massacres sont commis.

    Lettre de Grignon à Commaire, copie certifiée conforme par ce dernier (4) :

    Les "billets d'hôpitaux" de Grignon....

     

    « Au quartier de l’Etat-Major à Saumur

    Le 25... jour de nivose de l’an second de la République Française, une et indivisible.

    Copie de la lettre du général de brigade Grignon au général divisionnaire Commaire, daté d’Argenton le Peuple, le 24 nivose. (13 janvier 1794)

    Je viens de recevoir ta lettre à mon arrivée. Nous avons, les généraux Boucret et Caffin, fait une battue dans les bois et genêts, à environ 18 à 20 lieues de terrein. Il ne paroit plus y avoir de rassemblements depuis la déroute complette que j’ai donné à Larochejaquelin et à toute une horde de brigands.

    Il les à congédiés, en leur disant, allés chacun chés vous ; quand j’aurai besoin de vous, je vous le ferai dire, et le lieu de rassemblement sera dans la forèst de Vésins.

    Ces scélérats là ; sont effectivement répandus dans les mettaÿries, par deux et trois, et ÿ font leurs anciens travaux à l’ordinaire. J’en ai pris un vingtaine, a qui j’ai fait donner des billets d’hopitaux.

    En outre, trouvé un nommé Molas avec son fils, de St Varan (Saint-Varent) près Thouars, absent de chés lui, depuis six mois et depuis ce tems, ont été à la tête des brigands à cheval, et, lors de la déroute de Collet, il s’est retiré dans une mettaÿrie, est dans un endroit isolé, au milieu des bois, et il fait connoitre absolument le terrein, pour les découvrir.

    Je compte ce jour de la décade, avec quelques autres, leur donner un billet d’hopital. Je vais m’occuper, à faire fouiller de nuit, les mettaiÿries, par des détachements , ou je compte ramasser quantité de ces scélérats là. C’est le seul moyen d’en venir à bout. Rien autre chose pour le moment. J’attens tes odres pour les mettre à exécution. Je te demanderai des souliers, ma colonne étant presque nuds pieds.

    Signé Grignon.

    Certiffié conforme à l’original, par moi général divisionnaire Commaire. »

     

    Les "billets d'hôpitaux" de Grignon....

     

    Les "billets d'hôpitaux" de Grignon....

     

    Les problèmes de souliers et de pieds nus sont récurrents chez Grignon comme on peu le voir ici bien plus tard. Pour ceux qui veulent aller plus loin, et à tout savoir, sur Grignon, je les engage à lire son mémoire, daté du 25 décembre 1794, fait dans le but de sauver sa tête, aux Archives Nationales (5).

    RL

    Janvier 2018

     

    Notes :

    (1)  SHD B 5/8-6, v. 5 et 6.

    (2)  Alain Gérard, « Les Archives de l’extermination », CVRH, 2013, p.298. A mon humble avis, l’ouvrage le plus complet actuellement pour comprendre ce qui s’est passé, le tout indépendamment des opinions politiques de l’un ou l’autre bord.

    (3)  « Histoire de la Vendée Militaire » par Crétineau-Joly, tome II, p. 129.

    (4)  SHD B 5/8-17, v. 2 et 3.

    (5)  AN, AD XVIII C 306-16.

     

     


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