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    Se barbouiller de sang et faire le mort...

     

     

    La Plaine est une paroisse située à 12 kilomètres de Vihiers en Anjou, elle fait partie du territoire du général Stofflet.

     

     « Au moment de la Révolution, le curé, Joseph Huau refuse le serment et quitte la paroisse en novembre 1791. On le dit déporté en Espagne, mais son nom ne figure pas sur la liste d'embarquement ; il reprendra ses fonctions en 1802. Un des vicaires P. Baudriau, se cache dans la paroisse durant toute la Révolution, et l'autre P. Abélard, trouve refuge à Saint-André-de-la-Marche.

    La guerre de Vendée allait recruter de nombreux soldats dans la commune, le bourg sera à plusieurs reprises saccagé et incendié.

    Lors de la signature du Concordat, la moitié des habitants adhérera à la Petite Eglise. Encore en 1872, le schisme comptera de nombreux membres sur la paroisse.

    Lors du soulèvement de 1832 se manifestera une agitation légitimiste, le maire nommé par le gouvernement de juillet sera malmené. »

     

    Voilà pour l'ambiance locale...

     

    En 1793, au hameau des Places sur cette commune, une femme sauvera ses deux fillettes du massacre en les barbouillant de sang pour qu'on les croie déjà tuées.

    En effet, « une dame Dutour, y demeurant, voyant approcher des soldats républicains, couvrit de sang ses deux fillettes et leur ordonna de simuler la mort. Grâce à ce stratagème elles échappèrent au massacre. L'une d'elle épousa Mr Cochard et fit bâtir un oratoire pour remercier la Vierge de sa protection. En 1893 celui-ci allait faire place à une petite chapelle, surmontée d'un clocheton, dédiée à la Sainte-Famille. Il a été restauré en 1983 ; trois cents membres de la famille Cochard s'y réunissent à cette occasion, le 14 juillet. (Inv des chapelles). »

     

    Voilà pour la tradition orale.

    La chapelle des Places....

     

    Le dépouillement des archives est une autre chose et la réalité est peut être différente, mais le fond de vérité est toujours présent.

     

    Françoise-Rose Buffard est née le 17 février 1746 à Vezins. Elle est la fille de maître Jacques Buffard, marchand et de Jeanne-Philippe Dubois. Le 16 octobre 1767 elle épouse à Vezins René Dutour, marchand, né en 1720 à La Plaine, fils de Jean Dutour, marchand et de Jeanne Besnard, il est plus âgé que sa femme, vingt six années les séparent. Ce couple s'installe au hameau des Places, paroisse de La Plaine. De cette union sont issus :

     

    1° René Dutour, né le 5 septembre 1768 à La Plaine. (vue 245/302).

    2° Rose Dutour, née le 17 novembre 1771 à la Plaine. (vue 281/302).

    3° Adélaïde Dutour, née le 19 février 1773 à La Plaine. (vue 4/231).

    4°Alexis Dutour, né le 2 juillet 1774 à La Plaine. (vue n°19/231).

    5° François Dutour, né le 12 mars 1776 à La Plaine. (vue 40/231).

    6° Joseph-René Dutour, né le 5 mai 1779 à La Plaine. (vue 76/231).

     

    De 1779 à 1784 aucun enfant n'apparaît au foyer des Dutour. René Dutour est-il malade ? Il meurt le 6 novembre 1784 au hameau des Places, il est âgé de soixante quatre ans.

    Nous constatons qu'effectivement deux filles sont nées de ce mariage : Rose et Adélaïde. En 1793, Rose est âgée de 22 ans et Adélaïde de 20 ans, ce ne sont plus des fillettes mais des jeunes femmes. C'est donc pour leur éviter les pires outrages, que leur mère leur a conseillé de se couvrir de sang et de faire les mortes à la vue des Bleus. Madame Dutour s'est certainement aussi couverte le visage de sang et s'est transformée en cadavre...… cet excellent réflexe leur a sauvé la vie.

    D'autre part ces jeunes femmes n'ont pas épousé de Monsieur Cochard. Rose a épousé Mathurin Vaillant et Adélaïde, Jean Tremblaye maréchal ferrant à Saint-Pierre-des-Echaubrognes. Par contre François Dutour, demeurant au hameau des Places a épousé Perrine Cochard. Peut-être sont-ils les bâtisseurs de la chapelle ???

     

    Trois cents descendants de cette famille se réunissent chaque année le 14 juillet devant la chapelle.... Invitons-nous pour en savoir plus !

    La chapelle des Places....

     

    Françoise-Rose Buffard est décédée le 21 septembre 1818 à cinq heures du matin aux Places à l'âge de 72 ans ½. (Acte 16, vue 93/168).

         

    La chapelle des Places....

     

    Sources : Archives Départementales du Maine et Loire tous droits réservés. Registres état civil de La Plaine et Vezins - Célestin Port, Dictionnaire Historique, Géographique et biographique de Maine-et-Loire tome III, pages 198,199,200 –  Cadastre La Plaine 1838 tableau assemblage Les Places - Photo: www.petit patrimoine.com.   

     

                                                         

     

     Xavier Paquereau pour Chemins-Secrets 


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    1792, vu depuis le Maine-et-Loire, (4° partie)…

     

    J’ose espérer ne pas être trop ennuyeux en saupoudrant ce blog de temps en temps avec les événements de 1792 que l’on peut découvrir en farfouillant les Archives Nationales.

    Voici un nouveau document provenant du la liasse F 7 3682/1-11, en attendant une suite qui promet d’être encore longue mais qui sera la plus complète possible.

    RL

    Novembre 2017

     

     

    « Du procès verbal des séances du Conseil Général du département de Maine et Loire a été extrait ce qui suit.

    Séance du 22 août 1792, 9 h du soir l’an 4ème de la liberté

    Le conseil général extraordinairement assemblé où étoient présents et assistoient :

    M. le président,

    M.M les administrateurs  dénomés en la séance de ce matin.

    Et le procureur général sindic

    M. le président a dit : que deux couriers extraordinaires dépechés par le district de Chollet viennent d’arriver successivement : ouverture faite des pacquets dont ils étoient chargés et lecture prise des pièces qu’il enfermoient, le conseil après discution, a pris l’arrêté suivant.

    Vu les deux lettres du procureur sindic du district de Chollet, en datte de ce jour, auquelles est jointe une copie de la délibération du district de Châtillon, le tout adressé à l’administration du département, portant qu’une insurrection violente vient de se manifester dans le territoire de ce district qui a réclamé secours et assistance de celui de Chollet.

    Que les gardes nationales de Chollet, la Thessoualle, Chemillé & Vezins ont déjà marché sur Châtillon au nombre de quatre vingt cinq hommes, que la présence de trente maitres du onzième régiment de cavalerie est nécessaire parce qu’il est possible que les insuregnes de Châtillon ayent des intelligences dans le voisinage de Chollet.

    Les conseil général du département considérant qu’il est de la plus grande importance non seulement d’empêcher l’entrée sur le territoire du département de la part des insurgents qui se rassemblent sur celui de Châtillon, mais encore de venir au secours de nos frères et de nos voisins.

    A… arrêté après avoir entendu le procureur général sindic que deux commissaires pris parmi ses membres seroient envoyés vers le district de Chollet, à l’effet de constater les événements dont cette partie du département se trouve menacée, prendre avec les membres du conseil général de ce district, toutes les précautions et les mesures qu’il jugeront nécessaires, pour s’opposer à toutes incursions ; à l’effet de quoy les dits commissaires demeurent autorisés à requérir la force armée, tant des gardes nationales que de la gendarmerie et troupes de lignes, soit de Saumur, Chollet, Vihiers, St Florent et de tous autres lieux de ce département, comme aussi de les faire marcher et porter partout où besoin sera, fournir secours et assistance à nos frères des départements voisins, et généralement statuer et arrêter tout ce que les circonstances et la nécéssité   pouront exiger ; leur donnant à cette fin tout pouvoir et commission.

    Et à l’instant le conseil général à nommé unanimement pour commissaires, MM Ollivier et et Richard administrateurs qui ont accepté.

    Arrêté qu’il sera écrit sur le champ à l’administration du district de Chollet pout luy annoncer la nomination et le départ de ces commissaires ; et à M Gauttier Brullon capitaine de la gendarmerie pour qu’il ait à se rendre à Chollet ou sa présence est nécessaire pour aider à rétablir la tranquilité publique.

    Fait au conseil général au département de Maine et Loire à Angers le 22 août 9 heures du matin mil sept cent quatre vingt douze l’an 4ème de la liberté.

    Pour expédition

    Barbot

    Secrétaire général »

     

     

    1792, vu depuis le Maine-et-Loire (4° partie)....


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       Interview de Patrick Buisson sur France Inter du     21/11/17. Cliquer ci-dessous :

     

     

    Patrick Buisson sur France Inter....


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       Nouvelle République du 21/11/17 :

     

     

    Armand Bérart dans la presse....

     

    Armand Bérart dans la presse....

     


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    Louis Pajot, de Saint-Jean-de-Monts, 

    tué au grand marais du Perrier...

     

     

    Louis Pajot....Le 15 février 1817, Marie-Madeleine Petigas est enregistrée comme veuve d'un soldat des Armées Vendéennes et est proposée pour une pension de quarante cinq francs.

     

    « N° 603 – Petigas Marie, née à Saint-Jean-de-Monts en 1757, veuve de Louis Pajot – soldat de l'Armée Vendéenne, tué au Grand Marais du Perrier - sans aucun moyen d'existence – domiciliée à Saint-Jean-de-Monts – trois enfants – proposée pour une pension de quarante cinq francs. » (SHD XU 39-5 - vue n°40/41).

     

    Louis Pajot....

    Louis Pajot....

     

    La reconstitution des actes de Saint-Jean-de-Monts pour la période de 1793 à 1796 ne mentionne pas le décès de Louis Pajot au combat des Rouchères. Mais il fait partie des victimes de la purge du marais opérée par les Bleus en juin 1794. 

    Une correspondance républicaine de ''l'Isle de la Montagne'' (Noirmoutier), du 17 juin 1794 (29 prairial de l'an 2)........ :

     

    « Isle-de-la-Montagne – 19 juin, 29 Prairial an II – le Général de brigade Dutruy au Général Vimeux commandant en chef.

     

    L'expédition du Marais a eu lieu le 26 et le 27 juin, les colonnes ont battu l'ennemi sur tous les points, de manière que le pays est totalement purgé de Brigands – On s'occupe sérieusement de l'enlèvement des grains – Le bocage sera fouillé incessament – Les dispositions à cet effet sont ordonnées – Le Général Boussard est de retour. » (Class SHD B 5/9-49 - vue n° 14/15). 

    Louis Pajot....

     

    Louis Pajot est né le 4 septembre 1756 à Saint-Jean-de-Monts. Il est le fils de Mathurin Pajot et de Marguerite Faugeron. En 1794 il est laboureur à Orouet à Saint-Jean-de-Monts. Il épouse le 26 février 1781, en ce lieu, Marie-Madeleine Petigas, née le 21 novembre 1757, fille d'Etienne Petigas, laboureur et de Marguerite Pelloquin. De cette union sont issus :

     

    1° Etienne Pajot, né le 23 janvier 1783 à Saint-Jean-de-Monts.

    2° Louis Pajot, né le 7 novembre 1785 à Saint-Jean-de-Monts.

    3° Marie-Hélène Pajot, née le 6 novembre 1790 à Saint-Jean-de-Monts.

     

    Louis Pajot....

    Marie-Madeleine Petigas est décédée le 18 août 1850 à Saint-Jean-de-Monts. 

     

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Registres état civil de Saint-Jean-de-Monts.- Correspondances Armées de l'Ouest, Class SHDB5/9-49 -  Dossiers de pensions des veuves (SHD XU 39-5 - vue n°40/41). Cadastre Napoléonien TA de 1831, Saint-Jean-de-Monts. - Photo de l'auteur. 

                                                          

     

    Xavier Paquereau pour Chemins-Secrets 


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