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    Saint-Juire-Champgillon

     

     

     

           Un bien joli petit village, très fleuri et garni à souhaits de vieilles pierres qui fut le cadre du tournage d’un film en 1992.

     

    Champgillon, à l’origine dépendant de la paroisse de Saint-Martin-l’Ars en Sainte-Hermine devient commune en l’an IV du calendrier révolutionnaire ( 1795-1796). Une ordonnance royale du 19 décembre 1827 fusionne Saint-Juire-de-la-Plaine (1) avec Champgillon pour ne former qu’une commune dont le chef-lieu sera à Champgillon. De nos jours la mairie est à Saint-Juire, non loin de l’antique église. La légende locale nous dit que la plus belle lavandière de l’année était systématiquement dévorée par un dragon jusqu’à ce que Saint-Georges en personne n’apparaisse pour enfoncer son glaive dans la gorge de la bête. C’est ainsi que l’eau se mit à couler abondamment à l’endroit de la fontaine actuelle.

     

    Un bien beau village, tranquille et doux comme l’étaient beaucoup de villages de France avant les ravages d’un « modernisme » débridé…

     

    RL

    Juin 2011

     

    La légende ici:

    http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2013/08/30/27924760.html

     

    Notes :

     

    (1)  Altération de « Saint-Georges-de-la-Plaine ».

      

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         Retour ici en août 2013. Images du village du lavoir   Saint-Georges…

     

    Saint-Juire-Champgillon....

    Saint-Juire-Champgillon....

     

    Saint-Juire-Champgillon....

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    Merci à tous ceux qui passent régulièrement sur ce blog. Dommage pour l'absence de commentaires, mais ce n'est pas l'important. Je vous offre un petit interlude en images:

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    Tout près de l'oratoire et de l'ancienne chapelle des Templiers à Mallièvre.....

    Dans les anciens virages des "Cambournes".....

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    A la maison, deuxième édition.....

      

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    La Chapelle-Saint-Etienne

     

    Continuons, si vous le voulez bien de rôder un peu dans ces endroits si paisibles, loin des inutiles effervescences d’un monde soi-disant moderne…. 

     

      

    Le village qui comptait plus de 650 habitants au moment des Guerres de Vendée, n’en compte qu’un peu plus de 300 désormais. Doté d’une très jolie église dont les vitraux resplendissent de couleur et autrefois dépendante de l’abbaye de la Réau à Saint-Martin-l’Ars dans la Vienne, le village eut sa participation dans les événements contre-révolutionnaires. Les gens d’ici, comme dans beaucoup d’autres villages de l’Ouest sont souvent tisserands, et chose surprenante, s’adonnent l’hiver à la confection de balais destinés au nettoyage des bateaux. La brande nécessaire à ces confections est souvent ramassée plus au Nord, sur les paroisses de Noirterre, Saint-Porchaire ou Amailloux. Les balais ainsi terminés partent en direction de Fontenay-le-Comte et Marans.

     

    En 1803, un prêtre dissident de 45 ans,  venu du diocèse de Besançon, l ‘abbé Genest dit « Pancrace » vient officier… La paroisse est sous l’influence du curé de Pugny et de celui de la Chapelle-Saint-Laurent, villages voisins.

     

    1832 sonnant la cinquième Guerre de Vendée contre Louis-Philippe, Nombre de descendants des géants de 1793 s’insurgeront. Bien que gâtinaise par la géographie, la paroisse n’en demeurera pas moins royaliste jusqu’au bout.

     

     

     RL

    Juin 2011

     

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    La troisième voiture de la maison au coeur du Bocage, sur des routes improbables, dans un décor qui lui convient bien...

    Tant de mystères à élucider....

      

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    La croix du moulin Tubin

     

     

    Cette croix désigne tout simplement l’endroit où s’est passé ceci :

     

    Lettre de Morel et Carpanty, deux républicains qui se plaignent au Comité de Salut Public qu’eux-mêmes ne sont pas à l’abri des Colonnes Infernales. Cette lettre est datée du 24 mars 1794 :

     

    «  A Montournais, aux Epesses, et dans plusieurs autres lieux, Amey fait allumer des fours et lorsqu’ils sont bien chauffés, il y jette les femmes et les enfants. Nous lui avons fait des représentations ; il nous a répondu que c’était ainsi que la République voulait faire cuire son pain. D’abord on a condamné à ce genre de mort les femmes brigandes (les Vendéennes), et nous n’avons trop rien dit ; mais aujourd’hui les cris de ces misérables ont tant diverti les soldats et Turreau qu’ils ont voulu continuer ces plaisirs. Les femelles des royalistes manquant, ils s’adressent aux épouses des vrais patriotes. Déjà à notre connaissance, vingt-trois ont subi cet horrible supplice et elles n’étaient coupables que d’adorer la nation. Nous avons voulu interposer notre autorité, les soldats nous ont menacé du même sort ».

     

    Outre les horreurs du Moulin Tubin, voici quelques anecdotes sorties des archives républicaines.

     

    Lequinio, « Guerres de Vendées et des Chouans », Paris, Pougin, 1794, op. cit. P 68 à 70.

     

    « Les citoyens Jean-Louis Mazière (1) et Damas Morton, commissaires municipaux de la commune de Montournois, déclarent que le 8 pluviôse dernier (27 janvier 1794), pendant que la municipalité revêtue de son écharpe et la garde nationale de ladite commune, avec quantité de citoyennes patriotes, attendoient sur la place du bourg l’armée revolutionnaire, pour leur donner le salut fraternel, trois officiers seulement à cheval vinrent à leur dit bourg, firent beaucoup d’honnêteté aux-dits citoyens, leur annoncèrent l’arrivée de leur général par le chemin de Saint-Mesmin, où étoit ladite armée révolutionnaire, dirent qu’on feroit bien de monter à cheval au nombre de quatre pour aller au devant de lui, et assurèrent qu’il ne feroit aucun mal à la bonne commune de Montournois.

    De suite descendus de cheval, les trois officiers demandèrent le ci-devant sacristain, le menèrent dans l’église où ils le renfermèrent et le forcèrent de leur dire où étoit l’argenterie de l’église, qu’ils savoient qui y avoit été cachée pour la soustraire aux brigands. Leurs menaces eurent leur effet, et ils firent venir une échelle pour la tirer (cette argenterie) de deux trous d’échafauds, où elle avoit été mise il y avoit près d’un an. Ils firent monter un citoyen qui avoit été forcé d’apporter l’échelle, et ils emportèrent tout ce qui se trouva dans lesdits trous, malgré que les officiers-municipaux leur observèrent que, sur une lettre nouvellement reçue du district, ils alloient ce jour même ou le lendemain envoyer cette argenterie au district de la Châtaigneraye ; à quoi ils répondirent que c’étoit la même chose. La municipalité n’osa s’opposer à ce vol, parce qu’elle craignoit l’armée révolutionnaire que ces trois officiers avoit annoncée, et qu’elle avoit sujet à la redouter, sur ce qu’elle avoit entendu dire d’elle. Les trois dits officiers partirent avec l’argenterie ; les cavaliers qu’on avoient envoyés retournèrent, et l’armée révolutionnaire ne passa pas par ladite commune. A Fontenay-le-Peuple, ce 28 Ventôse, an  deuxième de la République Française une et indivisible, (14 mars 1794) et ont signé. Ainsi signé Mazière, commissaire municipal de Montournois ; Morton, commissaire municipal de la commune de Montournois. »

     

     

    Lequinio, op. cit. P 81.

     

     

    « Les citoyennes Marie Saoulet, veuve Baron, et Jeanne Baron, déclarent que dans leur commune de Montournois, il est arrivé chez elles et à une métairie à elles appartenante quatre volontaires d’un détachement de l’armée révolutionnaire qui a passé à  Saint-Mathurin (2), qui, après les avoir forcé à donner cinquante livres pour ne pas mettre le feu à leur maison, l’ont néanmoins mis, parce qu’on ne leur en a pas donné d’autres : Elles ajoutent que ces quatre soldats ont commis des abominations envers les filles et les femmes de leur métairie, et ont volé deux fermes voisines des déclarantes. Ce qu’elles certifient sincère et véritable. Signé Marie Saoulet, veuve Baron ; et Jeanne Baron. »

     

     

    Notes:

     

    (1) Jean-Louis Mazière, né à Luçon le 2 août 1755 (était curé de Montournais depuis 1783. Il prêta le serment schismatique, puis abandonna la prêtrise le 8 décembre 1794. Après avoir été chef du bureau des domaines nationaux à la préfecture, il réintégra l’Eglise en 1806 et fut nommé curé de La Roche-sur-Yon (Bourbon-Vendée, à cette époque) en 1820.

     

     

    (2) Saint-Mesmin me paraît beaucoup plus plausible,          Saint-Mathurin se trouvant près des Sables-d’Olonne. En outre, il va de soi que nous publions ces dénonciations en respectant l’orthographe du temps.

     

    RL

    Décembre 2002, Mai 2011

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    Nous complétons cet article avec les recherches d'un historien local qui indique plusieurs choses:

     

     Le Moulin Tubin ou Thubin était un moulin à eau en bas de la colline, qui n'était déjà plus en service bien avant la révolution. Sa digue existe toujours. En revanche, la borderie qui y était attenante fut brûlée par une colonne infernale venant de Saint-Mesmin et des habitants furent tués. Cette même colonne infernale serait passée dans les villages de la Gibaudière, la Gazelière, la Morinière, la Grêlerie et y aurait massacré un certain nombre de personnes.

     

     Un Sacré-Coeur de mission fut inaugurée au Moulin Tubin en 1947 pour remplacer une croix de bois. En 1994, deux-cents ans après les événements, l'abbé Ageneau fit édifier la colonne et la croix que l'on voit aujourd'hui.

     

     On lira également, ci-dessous, le commentaire très instructif de "Castelchauvignac"...

     

     

     

    RL

     Janvier 2014

     

     


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