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    Chassais-l’Eglise

     

     

       Chassais l’Eglise fut une paroisse dès 1090 sous le nom de Chaciacum, puis Chacaium en 1266. Plus tard, on la trouve sous le nom de Parvo Cassayo (Petit Chassais) ou Chaycais. Devenue commune  en 1790, elle sera rattachée provisoirement à la commune de Sigournais le 25 septembre 1799. C’est le  21 août 1827 qu’elle sera définitivement  réunie à Sigournais.

     

    Sur le territoire de cette ancienne paroisse, se trouve le célèbre « Prieuré de Chassay-Grammont », étape inévitable dans la découverte de l’ordre grandmontain.

     

    Une bien curieuse lettre datée du 10 janvier 1764 se trouve aux archives départementales de Vendée (1J1920). Un certain De Bourgine, chanoine syndic, demande à Blanpain, fermier du prieuré de Chassais, des copies d’actes passés par les curés successifs afin de prouver qu’ils portent bien le titre de curé et non de « vicaire perpétuel ». On sait que Angélique-Thérèse Maillat, veuve Blanpain se portera acquéreur de deux métairies de la cure en 1791. Mise en vente le  IV floréal an VI ( 23 avril 1797),  la cure sera vendue comme bien national à Daniel Lacombe de Fontenay le 28 mars 1798. En 1857, c’est Eugène Blanpain qui rachètera les ruines de l’église et le cimetière.

      

     

    Le curé Jean-joseph Pichard qui exerçait le saint ministère pendant la révolution fut d’abord nommé vicaire de Sainte-Cécile en 1779, puis curé de Chassais. Ayant refusé le serment constitutionnel, il se retira à Poitiers, sa ville natale. Incarcéré en 1793, il fut conduit à Rochefort dans les premiers mois de 1794 pour être déporté vers la Guyane. Enfermé sur le tristement célèbre navire « les Deux Associés », il y décéda dans la nuit du 26 au 27 avril 1794, à l’âge de 39 ans. Il fut enterré sur l’île Madame, comme bien d’autres de ses collègues. (Revue du Bas-Poitou, 1901)

     

    Aujourd’hui l’église à totalement disparu et une maison particulière occupe son emplacement.

     

    RL

    Septembre 2011

      

     Chassais-l'Eglise....

      

    Les pierres de ce qui ont pu être l'ancienne église. Au premier plan, le tout premier cimetière, minuscule. Un autre cimetière occupera le côté sud de l'église, aujourd'hui devenu un jardin.

      

      

     Chassais-l'Eglise....

      

    Ancien lavoir de Chassais avec sa vieille pompe...

     

    Chassais-l'Eglise....

     

    Emplacement de l'église sur le cadastre de 1824 (l'église en ruine est figurée par un bâtiment colorisé en jaune) ...

     

    Chassais-l'Eglise....

     

    ... Et sur la vue aérienne de Géoportail, marqué d'une croix rouge.

     

    Chassais-l'Eglise....

     


    1 commentaire
  • Pour Dona....


    2 commentaires
  • Merci à mes « commentateurs »…

     

    Sans doute avez-vous lu en page 5 de ce blog, le pourquoi de ce dernier. J’ai œuvré pendant plusieurs années pour l’histoire des Guerres de Vendée. Je suis aujourd’hui en retrait de toute association, refusant de m’impliquer pour des girouettes et du « bling-bling ». Je pense que l’on défend mieux la mémoire des Vendéens en fréquentant leurs chemins que dans des causeries de salons, le verre de champagne dans une main et l’autre main occupée à redresser un nœud  papillon rebelle…

     

    Ce blog, à l’origine purement personnel est sans aucune prétention, mais tant mieux s’il vous a plu. Je ne sais pas si la question des « rubriques », soulignée par Dona se pose réellement, étant donné le peu d’articles que j’y dépose et la faible fréquentation dont ils font l’objet. Pour répondre à JB, je dirai que les hommes politiques en général, n’aiment guère le passé et que respecter les morts est souvent à cent lieues de leurs préoccupations. Ce que je dis est dur mais se vérifie tellement souvent hélas ! Dans le cas de Sapinaud, nous ne savons pas grand chose, ni même si quelque chose marquait de manière significative sa sépulture. De toute manière, toutes ces histoires ont tellement été occultées, interdites, censurées qu’il n’est guère plus que dans certains villages du Maine-et-Loire que quelques histoires se racontent encore de génération en génération, et quelle importance aujourd’hui, puisque le génocide ne sera jamais reconnu ? Comment pourrait-il en être autrement puisque le reconnaître serait détruire le fondement même du système politique actuel et son drapeau ?

     

    Je vous demande la plus grande indulgence sur la mise en page des articles qui sont souvent des « copier-coller », remis au goût du jour et simplifiés d’anciens articles que j’ai publié, il y a quelques années. D’aucuns se passionnent pour la généalogie d’un personnage ou sa vie personnelle. Cela m’inspire peu en général, du moins beaucoup moins que les lieux et décors où les choses se sont passées. Ainsi, j’aimerai cent fois plus fouiner dans un minuscule village ou une ancienne paroisse dont personne ne parle ou que des historiens citent tout en étant incapables de la situer sur une carte, que dans une grande cité dont l’histoire est connue.

     

    Grand merci en tout cas pour votre passage et mille amitiés,

    RL


    6 commentaires
  • Une bien étrange photo....


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