• Sur les pas de Lescure....

    Sur les pas de Lescure…

     

    Blessé grièvement à la tête par une balle à la Tremblaye, Louis-Marie de Lescure, mourut le 4 novembre près de la Pellerine au lieu-dit « La Grande Besnardière ». Sur demande de son épouse qui deviendra la célèbre marquise de la Rochejaquelein, on décide de l’embaumer. On enterre les entrailles au pied d’une croix dans le cimetière de l’église Saint-Sulpice de Fougères (1). Afin que les républicains ne trouvent pas son corps, on décide finalement de l’enterrer en secret et c’est là qu’une grande énigme va laisser place à toutes sortes de supputations. On l’imagina enterré le long d’un « grand chemin, sur un coin de terre inconnu », ou dans les caves de l’hôtel le Harivel chez  le médecin Putaud qui l’avait embaumé, ou bien encore quelque part du côté d’Avranches,  « près d’un bosquet » sur la commune de Saint-Quentin-sur-le-Homme et sur la propriété du château du Quesnoy (déjà incendié depuis 1789) et dans des tas d’endroits tous plus mystérieux les uns que les autres. (2)

    Cependant, Louis Monnier, qui deviendra plus tard chef de la division de Montfaucon affirme dans ses mémoires  que Lescure fut inhumé dans l’église de Fougères. L’église principale, semble-t-il, celle de Saint-Léonard. Il faut savoir que cette église fut désorientée au XIX° siècle et se trouve depuis curieusement orientée à l’Ouest. En mars 1963, lors de travaux, on découvrit sous la dallage le squelette d’un homme portant les restes d’un chapeau de feutre, d’un uniforme disposant d’une cordelière munie d’un pompon de soie bleu et vert et d’un large ceinturon muni de sa boucle. Visiblement le corps avait été recouvert de chaux vive. Une bouteille de terre qui contenait peut-être des informations sur le défunt fut brisée par les ouvriers et son contenu détruit par la chaux. Ce n’est qu’en 1980 qu’on analysa les restes osseux. Le rapport conclu que cela ne pouvait être un homme de 27 ans comme Lescure mais plutôt celui de quelqu’un d’au moins 40 ans ou bien plus. Ceci dit, qui nous dit que le séjour prolongé dans la chaux n’avait pas altéré les ossements, d’autant plus que le crâne portait clairement un impact de balle à la tempe…. Ces restes, ont été depuis perdus par négligence et nous ne saurons probablement jamais la vérité…(3)

     RL

    Novembre 2012

     

    Notes :

    (1) Ce cimetière est abandonné depuis 1813.

    (2) « Louis-Marie de Lescure », Jean-Claude Souyri, 1987.

    (3) L’excellent André Couillard, a publié un long et passionnant article sur cette énigme dans la revue Savoir de l’association Vendée Militaire, N° 74 d’octobre 2005.

     

     

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        La croix de la Tremblaye qui existait depuis 1753 et près de laquelle Lescure fut blessé.

     Ci-dessous, près de Saint-Christophe-du-Bois, la croix de la Pochetière sur le socle de laquelle, malgré les inscriptions effacées, on peut lire : «  A la mémoire des Vendéens glorieusement tombés pour la défense de leurs autels à la bataille de Saint-Christophe-la-Tremblaye, 15 octobre 1793, et des habitants des fermes voisines massacrés en haine de la religion le 28 mars 1794, Souvenir Vendéen 1955. »

     

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    A l’arrière se trouve l’ancienne plaque qui figurait sur l’ancienne croix de bois qui fut posée en 1927.

    Ci-dessous, la croix du village de la Grande Besnardière, marquant l'emplacement approximatif (la route ne passant pas tout à fait au même endroit) où Lescure rendit son dernier soupir.

     

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