• Pierre Robichon....

     

    Pierre Robichon de Coron, 

    Ordre du Lys.

     

           

                   

      

    Pierre Robichon est né le 20 septembre 1769 à Coron. Il est le fils d’ André Robichon, bordager à la Rimbretière et de Marie Guindon. Il fait partie des rares rescapés de la Virée de Galerne et est autorisé à porter l'Ordre du Lys par le comte d'Autichamp lors du passage du Duc d'Angoulême à Beaupréau.

    Il prend les armes dès le début de la guerre et sert sous Cathelineau, d'Elbée, La Rochejacquelein, Stoffflet et d'Autichamp et assiste aux batailles de : Coron, Beaupréau, Argenton-Château, Thouars, la Châtaigneraie, Vihiers, Doué, Montreuil, Cholet, Saint-Florent.

    Il traverse la Loire en octobre 1793 avec la Grande Armée et fait toute la campagne : Laval, Fougères, Dol, Château-Gontier, Avranches, Pontorson, Entrammes, Granville, le Mans, Savenay.

     

    Il est blessé à plusieurs reprises :

    1° Blessé au Mans d'une balle à l'épaule droite.

    2° Dans une affaire à Cholet, a reçu un coup de sabre sur un doigt, qui la estropié.

    3° Blessé au côté gauche à Montreuil par une balle.

    4° Blessé à la tête d'un coup de sabre à l'affaire de Savenay...

     

    « Il a tué un chef de cavalerie de l'armée ennemie et a pris le cheval de ce chef. »

    Son père, André Robichon, est mort en combattant. Ce brave a été autorisé à porter l'ordre du Lys.

     

    Sous le Consulat, le 15 décembre 1801, (24 Frimaire an 10), il épouse à Coron  : Marie, Martine, Louise Lahaye, fille de Pierre Lahaye et de Martine Besson de Coron. Il semble que ce mariage soit resté sans postérité (vue N°158/174 – mariages Coron).

     

    En juin 1824, il dépose une demande de pension :

     

    « A son Excellence Monseigneur le secrétaire d'état au département de la Guerre.

    Monseigneur,

    A l'honneur de vous exposer Robichon Pierre, né et demeurant à Coron, canton de Vihiers arrondissement de Saumur département de Maine et Loire, qu'il s'est constamment montré avec zèle et dévouement dans la cause sacrée du trône et de l'autel pendant la durée de la guerre tant dans le pays que dans les campagnes d'Outre Loire ; qu'il a reçu trois blessures qui le gênent considérablement et l'empêchent de vaquer à ses travaux ordinaires.

    Ce considéré, Monseigneur, il supplie votre Excellence de daigner le faire jouir des bienfaits accordés par sa Majesté, par son Ordonnance du 23 décembre dernier aux vrais Vendéens et surtout aux blessés et indigents. Ce qu'octroyant ayant égard à ses blessures et à son indigence ferez justice. Le suppliant prend la liberté d'assurer de ses sentiments respectueux – Votre Excellence de se dire, Monseigneur votre très humble et très obéissant serviteur et de notre auguste Monarque, le fidèle sujet. 

    signé Robichon Pierre. »

     

    Pierre Robichon, cultivateur, est décédé à Beaulieu, commune de Coron le 28 mai 1833.

            Marie Lahaye est décédée à Coron le 11 avril 1825.

     

    Pierre Robichon....

     

    Sources:   

    Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens : Robichon Pierre - dossier 1M9/317.  

    Registres d'état civil de Coron. 

    Photo : Ordre du Lys extrait du Guide des ordres et décorations et médailles militaires 1814-1963 de André Souyris-Rolland - édition 5.1.1979.   

                            

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


  • Commentaires

    1
    xavier paquereau
    Mercredi 31 Octobre à 13:34

    Une précision sur l'Ordre du Lys:

    Vous aurez sans doute remarqué que j'emploie le terme ''Ordre du Lys'' au lieu de la ''décoration du Lys'' qui est une appellation inappropriée.

    Bien qu'il ne remplisse pas toutes les autres conditions attachées à l'Ordre Royal et Militaire de Saint Louis, la ''décoration du Lys'' est un Ordre, car il oblige le récipiendaire à prêter serment au Roi.

    Une décoration matérialise généralement un acte personnel de courage au combat ou, quelquefois même, une conduite exemplaire pendant une longue période. Sa réception n'exige aucun serment du récipiendaire.

    Donc le Lys n'est pas une décoration.

    Pour les orfèvres de la précision, peut-être pourront-ils m'apporter des précisions sur l'Ordre du Brassard de Bordeaux (1814-1830)? ou sur l'Ordre de la Fidélité (1816-1830)?

    Effectivement l'Ordre du Lys aurait mérité un billet de ma part, assez long, pour expliquer ce qui me semblait être connu.

     

     

     

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