• Les Quatre-Chemins de l'Oie....

    Les Quatre-Chemins de l’Oie…

     

    Certainement l’un des endroits les plus stratégiques de la Vendée du Centre, ce carrefour fut longtemps le croisement des routes de Nantes à la Rochelle et d’Angers aux Sables d’Olonne. Même si depuis quelques années, la circulation la plus importante se passe sur les autoroutes Angers-Les Sables d’Olonne et Nantes-Bordeaux, qui se croisent à proximité, les « Quatre chemins de l’Oie » n’en demeurent pas moins un lieu de fréquentation automobile très important, notamment en été.

    Très convoité autant par les bleus que par les blancs durant toute la guerre, Charette et Joly s’en emparent le 8 décembre 1793 et une anecdote assez savoureuse en est restée. Charette commence à attaquer par le Sud, du côté de Sainte-Cécile. Pendant ce temps Joly arrive par l’Ouest depuis Les Essarts. Couëtus est en position médiane. Joly qui s’impatiente de ne pas voir arriver Charette et Couëtus, s’engonce dans un grand manteau et s’élance à cheval au milieu de la nuit vers le camp républicain, seulement accompagné de quelques hommes à qui il aurait, dit-on, fait porter une cocarde tricolore. Les soldats républicains le prenant pour un gradé des leurs, lui demandent où en sont les nouvelles et s’ils vont avoir à se battre ou à partir.  Joly leur répond qu’il va falloir se battre et que les brigands sont sur leurs flancs. A la question de savoir si des renforts vont arriver, il leur répond qu’il y en a dans le bois voisin qui n’attendent qu’un ordre pour apparaître et qu’il s’en va justement les prévenir. Joly pousse le vice jusqu’à leur demander de prévenir leur commandant que leur artillerie est mal tournée. De là, il rejoint Charette, puis repart comme il était venu, sans éveiller le moindre soupçon. La bataille s’engage alors, furieuse, et il n’échappe pas la moitié des 2 000 républicains stationnés ici. Les républicains auraient d’eux-même surnommés le camp des Quatre-Chemins, le « tombeau de la république ».

    Revenus au début de l'année 1794, Charette les en délogera à nouveau le 4 décembre 1795.

    Le 8 août 1808, Bonaparte, passera par deux fois aux Quatre Chemins de l’Oie. Il observa la position et en conclu : « Bonne position pour une guerre de partisans. » Un certain Martineau de Saint-Fulgent, notable républicain, lui réclama la propriété de la forêt du Parc-Soubise dont la république avait dépossédé la maison de Chabot, au profit de la commune de Saint-Fulgent. Bonaparte lui demanda qui il était sur un ton agacé. « Je suis un ex-représentant du peuple, sire. » L’empereur auto-proclamé lui répondit : « Ex ? Alors monsieur vous n’êtes plus rien, taisez-vous ! »

    Le 15 mai 1815, ce sont les gendarmes de Bonaparte qui essuieront à leur tour un revers de la part des Vendéens à nouveau en guerre, aux Quatre-Chemins. Un monument à la gloire de Charette fut commencé en 1828 et la duchesse de Berry était venue en poser la première pierre. Sous l’usurpation orléaniste de 1830, on plaça un drapeau tricolore sur  une colonne de l’édifice non achevé. Puis, ce sera la 5° Guerre de Vendée en 1832… Le monument sera rasé en 1845.

     

    RL

    Mai 2013

    Le général Joly aux Quatre-Chemins, gravure de Thomas Drake dans l’Album Vendéen.

     

    Les Quatre-Chemins de l'Oie....

     

    Les Quatre-Chemins aujourd’hui…

     

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    Croix à la mémoire de Royrand et des premiers combats du printemps 1793.

     

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