• La seigneurie de Beaurepaire, Terves....

     

    La Seigneurie de Beaurepaire

     

             

    Le château de Beaurepaire vit le jour pendant la période troublée de la guerre de Cent Ans, les premiers textes le mentionnent vers 1350. Né sous le signe des hostilités, il allait connaître au cours des siècles les épreuves du feu et du sang.

    Le manoir est le prototype même de la gentilhommière du bocage.

    Le vieux porche à portes charretière et piétonnière surmonté d’un blason aux armes des « De la Forest », est flanqué de deux tours défensives sur les quatre jadis existantes, on dit bien que dans une fut détenu un combattant vendéen et celle-ci fut nommée « la tour du chouan ». Le logis seigneurial quant à lui, fut reconstruit aux cours des 16ème et 17ème siècles.

    Ce logis possède une entrée décorée d’un bel arc en plein cintre donnant sur un large escalier à rampe droite. Les pièces intérieures possèdent des fenêtres à meneaux droits ou à croisés de pierre, ainsi que d’imposantes cheminées. Sous les bâtiments, existe une superbe cave voûtée. Les textes mentionnent une chapelle sous le vocable de St Georges, mais celle-ci fut détruite au cours des événements tragiques survenus en ce lieu, (les propriétaires actuels souhaitent dans un proche avenir la restaurer). Notons que la basse-cour comporte une tour porche ainsi qu’un pigeonnier le long du mur d’enceinte, celui-ci percé de meurtrières prouvant le caractère défensif de l’édifice.

    Le premier seigneur vers 1320 fut Nicolas Beau, qui eut pour enfant : Jean, Valet et Jeanne mariée le mardi d’après la St Martin d’hiver de l’an 1355 à Simon de la Forêt-Montpensier, chevalier habitant le Breuil-Chaussée. La famille De la Forêt ou « Forest » unie par mariages à l’illustre famille du Poitou, les « Du Vergier de la Rochejaquelein ». En effet, François du Vergier de la Rochejaquelein épousa vers 1570 Renée de la Forest, fille de René, seigneur de Beaurepaire en la paroisse de Terves ; Renée venue de François de Vignerot, Ecuyer, seigneur de Pont-Courlay devenant ainsi par la grâce de Dieu l’aïeule tout d’abord de la famille des Ducs de Richelieu par le fils de son premier lit, ensuite aïeule de l’illustre « Monsieur Henry » Généralissime des Armées Catholiques et Royales.

    Par mariages et successions, le domaine passa dans les familles suivantes :

    -          Josias de Sainte Maure, seigneur de la Guiroire, vers 1600

    -          Réné d’Appelvoisin en 1658

    -          Louis de Foudras, Comte de Château Thiers en 1705

    -          Hugues de Lezay, Marquis de Lusignem

    -          Luc Jerôme de Gibot, seigneur de Saint Mesmin

    Au cours de ces fameuses « Guerres de Géants » dixit Napoléon, le château de Beaurepaire eut à subir la rage des armées destructrices des armées républicaines. En effet, l’édifice fut brûlé deux fois par les colonnes infernales des républicains Westerman et Grignon, détruisant une importante partie des bâtiments dont la chapelle. Les occupants du château, de l’aveu même de la Marquise de la Rochejaquelein à la lecture de ses Mémoires, passaient pour être des fidèles de Monsieur Henri :

    -          Pierre Geay, fermier à Beaurepaire, participa au soulèvement de 1792 et devint capitaine de paroisse de Terves de 1793 à 1795.

    -          Jacques Martineau , métayer à Beaurepaire, fut aussi de ses fidèles participant à six batailles comme simple soldat dont celle du vendredi Saint 1794 au lieu dit «  St Benoit » (sur la route Boismé - Clessé) mais aussi celle de Vezins, St Pierre de Chemillé, La Chataigneraie, c’est dans cette bataille qu’il perdit son père. Dans l’année 1815, ne pouvant plus prendre les armes à cause de ses infirmités, Jacques Martineau fit partir quatre de ses domestiques dont l’un de ses frères tué à la bataille des Echaubrognes.

     

    Jacques Martineau cacha, aussitôt le serment des prêtres, des religieux dont l’abbé Proust curé de la paroisse et de nombreux royalistes ( les Blancs), dont Mr Du Fay et Mr Paulin régisseur à Clisson, dans une cache humide du château.

    -          Le fils Racaud fut élevé par la famille de La Rochejaquelein après que son père, domestique de Beaurepaire, eut été tué par les Bleus (les républicains) en voulant protéger « Monsieur Louis » au Bois Rocard, paroisse de Boismé le 28 juin 1832 lors du dernier soulèvement vendéen près d’un demi-siècle après la première « grand guerre ».

     

    A la Révolution de 1789, la seigneurie de Beaurepaire appartenait à Luc Gibot, seigneur de Lavau-Richer, paroisse de Chanteloup. Il en fut le dernier seigneur. Le domaine de 74 ha (terres, bois, garennes, étangs) fut vendu et passa entre les mains de divers propriétaires dont les derniers procèdent à une restauration prudente et passionnée.

     

    Christophe G

    Mai 2017

     

     

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