• A propos de la Boulaie....

     

    A propos de la Boulaie... 

           

     

    Depuis huit jours, je me promène Outre-Loire, et je ne peux me résoudre à vous laissez tomber. Juste un petit billet pour entretenir l’amitié.

    Très curieux par nature, et n’ayant pu vous accompagner à cette sortie au château de la Boulaie à Treize-Vents (agenda assez chargé en ce moment), j’ai voulu en savoir plus sur Le Sieur François Sonnet d’Auzon. J’’ai retrouvé son jugement et celui de son domestique Soulard, émanant de la « Commission Militaire Révolutionnaire établie par les Représentants du Peuple à la suite des armées réunies contre les Rebelles. »

     

    « 2 nivôse – EGALITE – FRATERNITE.  

     

    Commission Militaire Révolutionnaire établie par les Représentant du Peuple à la suite des armées réunies contre les Rebelles. 

    A Blin le deux nivôse l’an 2ème (22 décembre 1793) de la République Une et Indivisible. 

    A été amené devant la ditte Commission le Nommé Pierre Soulard âgé de cinquante ans, natif de St Mars la Réotte  (Saint-Mars la Réorthe) en Poitou domestique du nommé Dauzon ci-devant noble demeurant au château de la Boulaie près Châtillon sur Sèvre ; est avec son maître depuis la déroute de Chollet dans l’armée des brigands. 

    Et de suite a été amené François Dauzon ci-devant noble demeurant au château de la Boulaie proche Chatillon, âgé de soixante neuf ans, suit l’armée des brigands depuis Chollet ; a déclaré qu’il auroit voulu que le Roy eut vécu pour le Bien Général de la Nation a dit qu’ils n’avoient d’autres moyens de subsister que le pillage qui se faisoit dans les campagnes, a dit connaître deux chefs de Division, qui sont des Essards et Lireotte (Lyrot?). 

    Le tribunal d’après les interrogatoires subits par François D’auzon et Pierre Soulard, les réponses par eux faites à l’Accusateur Militaire ouï dans ses conclusions les condamne à la peine de mort conformément à la loi du dix neuf mars dernier et ordonne que coppie du présent jugement sera envoyée aux Représentants du Peuple et au Ministre de la Guerre, fait et jugé par le Tribunal les jour et an que dessus, et ont signé à la minute Gouchon, Président, Remillon, Bignon, Chantrelle, Juge, David Vaugeois, Accusateur Militaire et Valdampierre Greffier.  

     

    Pour copie conforme à la minutte. 

     

    Signé Bignon Président et Valdampierre Greffier. » 

     

    Monsieur de Béjarry, réfugié et caché à Blain par l’épouse et la servante du Citoyen Potier, patriote exalté, nous raconte…

     

    « C’était la veille de Noël… On fusilla à la porte de la maison Potier, un vieillard de soixante dix ans, Mr d’Auzon, proche parent de mon père, il tomba avec son domestique, qui n’avait pas voulu se séparer de lui... » 

           La Boulaie : 

    A propos de la Boulaie....

    Sources : 

     

    . Archives Départementales de la Vendée. - Commissions et Tribunaux Militaires près l’armée de l’Ouest – vue n° 19/19 – Commission Militaire près des armées de l’Ouest et des Côtes de Brest réunies (fév 93 – sept 94) B1 33.5 – SHDB1/335-35 Blain 22 décembre 1793 jugement de deux civils – Pierre Soulard, François Dauzon (ou d’Auzon). 

    . Amédée de Béjarry – Souvenirs Vendéens de Yves Salmon éditeur à Janzé – 1981, pages 164,165. 

    . Copie de l’Acte d’Accusation  de François d’Auzon et de Pierre Soulard. 

     

                                                                   

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


  • Commentaires

    1
    Guy
    Dimanche 12 Juillet à 13:23
    Bravo...... Bel article
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