• Vols et rapines des généraux républicains (2° partie)....

     

    Vols et rapines des généraux républicains (2° partie)…

     

     

    Après avoir suivi ici la dénonciation contre Danican, voici à présent les hauts faits de Joseph Crouzat prélevés dans la liasse B 5/8-58 du SHD. 

    3° partie ici.

    RL

    Décembre 2017

     

    « Dénonciation contre le général Crousat

    9 pluviose an 2 de la République une et indivisible

    ( 28 janvier 1794)

     

    A Angers le neuf pluviose l’an  2ème république française une et indivisible

    Déclaration de faits à nous connu contre le général Crousat commandant la colonne qui est entrée à Chemillé le cinq pluviose.

    A l’arrivée du général Crousat à Chemillé la municipalité s’est empressée d’aller lui rendre visite accompagnée des républicains de la ville et du commandant de la place. Là le procureur de la commune l’a prié de vouloir bien s’il lui étoit possible de ménager les propriétés des républicains. Le général lui a répondu qu’il scavoit ce qu’il avoit à faire à ce sujet ; d’après cette réponse nous lui avons tous dits de commun accord que nous chérissons nos lois, que nous ne lui demandions que la justice et non une supplication ; nous nous sommes ensuite retirés et il à demandé que le maire et deux officiers municipaux fussent le trouver le lendemain matin qui étoir le six courant ; le même jour à huit heure il à paru une proclamation du général, publiée par l’officier de pollice de la ville de Chemillé qui enjoignoit tous les habitants et même la garde nationale à rendre avant midi à la municipalité, pour quelle lui en eut rendu compte de touttes leurs armes, et leur argenterie sous peine d’être fusillé. A midi on lui a porté les armes de la ville qui avoient été réunies à la municipalité par les citoyens, il les à reçues en jurant et fesant beaucoup de bruit et disant à ceux qui lui ont porté, qui sont dans les citoyens Paumard et Rivière, qu’il devoit y avoir à Chemillé deux ou trois cent fusils ; là le citoyen Richard commendant du bataillon de la Réunion en garnison à Chemillé et y fesant les fonctions de commandant de la place a observé au général qu’à chaque fois que l’on à battu la général depuis qu’il y est, il n’avoit pas vû aux républicains de Chemillé plus d’armes que l’on ne venoit de lui apporter et qu’à chaque fois que la municipalité avoit reçu des armes elle les avoit remises aux volontaires du troisième et septième bataillon de Paris qui avoient été en garnison avant lui en la ville de Chemillé.

    Ce rapport fidelle qui sera attesté par toutte la municipalité n’a pas empêché le général de faire à six heures du soir la proclamation suivante.

    Voyant que la proclamation qui a été promulguée ce matin par mon ordre, n’a pas produit l’effet que j’en attendois, j’enjoint aux habitants de la ville de Chemillé de rendre avant huit heures du soir leurs armes, et leur argentrie de touttes espèces, car je déclare à tous ceux chez qui on trouvera des armes ou argentrie dans la fouille que je vais faire, seront passés au fil de la baillonette et la ville réduitte en cendre

    Signé Crousat

     

    La municipalité ayant rédigé procès verbal du poids de l’argentrie des habitans avec leurs noms en colonne sur un registre a cet effet ; l’ont portée chez le général et lui ont demandé un reçu de vingt huit marcs (6.85 kg de nos jours) quelqu’once d’argent qu’il venoient lui apporter ; il leur à répondu que le commandant de la place lui donneroit cette décharge ; en leur disant qu’il avoit des affaires et qu’il partoit le lendemain à six heures du matin, qui étoit le sept du courant.

    Ce même jour la municipalité accompagnée du commandant de la place et de quelques habitans se sont rendus chez le général à six heures du matin pour lui faire les adieux, là le citoyen Richard commandant de la place lui à dit en présence de la municipalité et des habitans

    « Général en cas que je vienne à être attaqué par les brigands pui-je remettre aux bons rpéublicains de la ville leur armes que tu me laisse ici pour déffendre leur propriétés et se battre avec moi. »

    Le général lui répondit que, non, qu’il ne le pouvoit pas faire.

    Signé Sauvaget, et Memay municipal.

    Nous ne pouvions donc pas nous battre puisque nous étions désarmés

    Pour copie conforme à l’original

     

     

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