• Un maire délateur....

                           

     1832 – Le Voide, un élu véreux ! 

     

     

     

    Un maire délateur....Déjà en 1832, l'Administration du ''Roi des Français'', héritier de la Révolution, produisait des élus pourris.

    Le 4 avril 1832, deux soldats assassinent un homme qui leur indique la route pour se rendre à Maulévrier, gratuitement, parce qu'on avait envie de se payer un Vendéen, ils furent graciés par Louis-Philippe... Nous verrons cette affaire dans un prochain billet. Nous avons tendance à oublier qu'on a assassiné en Vendée de 1793 à 1832...

    Au Voide dans le Maine-et-Loire, le maire, Jacques Bompas, dénonçait aux autorités les habitants de la commune qui ne pensaient pas comme lui ; un avant-gardiste de la pensée unique certainement. Grâce à la charité d'une femme de la commune, il va éviter de prendre un coup de fusil.

     

    « Quand le sang ne coulait pas ou quand les incarcérations n'avaient pas lieu, c'étaient les dénonciations des Libéraux qui mettaient les patrouilles sur les traces des réfractaires, et qui les exposaient aux dangers que nous venons d'énumérer. 

    Les Chouans à la fin perdirent patience, ils résolurent de tirer vengeance de leurs délateurs. Le maire du Voide, Jacques Bompas, était du nombre de ces ennemis acharnés. Las de tolérer ces délations, cinq chouans, Gaignard, Loitières, Gourichon, Courant, David, chargent leurs fusils et se disposent à aller le tuer dans sa métairie de la « Gaulleraie » (Gauleraye). La femme Renou, métayère du « Petit Bois Belette », (Petit-Bois-Blet) qui les abrite, épouvantée de leur résolution, les conjure de faire grâce encore une fois à ce misérable. Comme la colère les transporte, ils n'écoutent pas d'abord ses supplications. Mais enfin cette généreuse femme réitère ses instances – et cependant elle était elle-même l'objet de la haine la plus implacable de Bompas - elle finit par les faire consentir à effrayer seulement le maire et à le désarmer. Ils se rendent à sa métairie et le rudoient ; ils lui arrachent son fusil à deux coups et le menacent de mort s'il continue à les dénoncer. » 

     

    Un maire délateur....

    Il ne nous reste plus qu'à immortaliser le mouchard.

     

    Jacques Bompas est né le 29 mai 1803 au Voide. Il est le fils de Jacques Bompas et de Jeanne Grimault, originaires du Grand-Fenil à Montilliers, métayers à la Gauleraye. Il épouse le 7 juillet 1827 à Faveraye-Mâchelles, Marie Bompas née le 16 mars 1806 à Faveraye et décédée en ce lieu le 9 mars 1864, fille de Jacques Bompas et de Suzanne Mesnard.

    Il semblerait que cette union soit restée sans postérité.

     

    Jacques Bompas a été maire du Voide du 15 novembre 1830 au 20 novembre 1834 - démissionnaire - « Il faillit être assassiné par les Chouans dans sa maison le 19 juillet 1831. » Il est décédé à Faveraye le 11 octobre 1865.

    Un maire délateur....

    Quelques mots sur les parents de ce Bleu, le premier Pluviôse de l'an 11 (21 janvier 1803) Jacques Bompas, fils de Jacques Bompas et de Jeanne Deneschère, âgé de vingt quatre ans, né au Grand-Fenil à Montilliers, le 12 avril 1779 et demeurant à la Gaulleraie ; épouse Jeanne Grimault âgée de trente et un ans.

    Jeanne Grimault, fille de Joseph Grimault et de Perrine Renou, est née au Petit-Fenil à Montilliers elle vit en concubinage à la Gaulleraie au Voide et se marie enceinte. Le 29 mai 1803 (9 Prairial de l'an 11) naît à la Gaulleraie, quatre mois après le mariage de ses parents, Jacques Bompas (vue n°5/172 – le Voide, naissance 1803 – vue n°10/172 mariage 1803).

     

     

    Sources 

     

    . Abbé Deniau -Histoire de la Guerre de la Vendée -Tome VI – pages 569,570. Insurrection de 1832 - Siraudeau éditeur – Angers. 

    . Archives Départementales du Maine et Loire tous droits réservés – registres d'état civil du Voide et de Faveraye-Mâchelles. Signature de Bompas Maire 1833 -1842 vue n°2. 

    . Cadastre du Voide 3 P 4/400/9 - A4 des Touches – plan Napoléonien de 1839. La Gauleraye. 

    . Le Voide Wikipédia. 

    . Photos: Coupes Languedoc Nîmes – écharpes et cocardes pour maires. 

     

                                                          

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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