• Ulcot....

     

     Ulcot

     

     

            Le département des Deux-Sèvres est riche en villages minuscules et paroisses disparues sur toute sa superficie. Avon, Puy-Hardy, Les Groseillers…

     

    Ulcot est l’un de ces villages microscopiques situé au Nord-Est d’Argenton-les-Vallées (anciennement, Argenton-Château). 58 habitants se partagent le minuscule bourg et les fermes environnantes. Le bourg est composé de cinq maisons avec son église et son cimetière. Lieu de promenade improbable mais pourtant si paisible, on y sent comme un parfum de passé sur lequel les tracasseries du modernisme ne semblent guère avoir de prise…

     

    RL

    Mai 2011

     

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    Nous revenons sur Ulcot avec quelques précisions sur la période révolutionnaire. Ce que nous avons à dire est à proportion de la taille de village mais la mémoire ne se choisit pas, et chaque personnage, chaque fait doit être relaté, au mieux de nos connaissances.

     

    Jusqu'au 11 novembre 1792, c'est le curé Bouchet qui tient les registres paroissiaux. Il est en place depuis au moins 1778 (pas de registre trouvé avant cette date). Le premier agent d'état-civil et maire se nomme François Buffard, marchand fermier.

     

    Ulcot....

     

    On sait que pour les états généraux de 1789 les curés d'Argenton-l'Eglise, Bouillé-Loretz, Bouillé-Saint-Paul, Cersay, Genneton, Louzy, Saint-Pierre-à-Champ, et Ulcot avaient préféré Saumur à Poitiers. En effet, leur territoire dépendait des marches communes d'Anjou (1).

     

     

    Le 10 septembre 1780, une cloche avait été baptisée :

     

    BAPTÊME DE LA CLOCHE DE ULCOT

    Le dimanche dix septembre 1780 a été par nous, doyen de Vihiers (?), soussigné, commis par Mgr l'évêque de ce diocaise, baptisée la cloche de cette église à laquelle on a donné les noms de Marie, Alexis, Joséphine. Le parrain a été Messire Marie-Alexis de Bernabé, écuyer, seigneur de cette paroisse, baron de la Hay, seigneur des chatellenies du ... ? et autres lieux et dame Marie-Joséphine Walsh son épouse, lesquels se sont avec nous soussigné ainsi que les autres thémoins qui y ont assisté.

    Suivent les signatures.

     

    Ulcot....

     

    ULCOT, St-Georges, prieuré des Augustins de Mauléon, mentionné dans la bulle de Calixte II de 1123, réuni à Bouillé-St-Paul, diocèse de Poitiers, canton d' Argenton-Château, arrondissement de Bressuire, Deux-Sèvres.

    (Répertoire topo-bibliographique des abbayes et prieurés - T. II - M-Z / par Dom L.-H. Cottineau - 1939)

     

     

    Le 3 novembre 1794, Nicolas Videt , âgé de 40 ans a été tué par les brigands dans un champ de la commune. L'acte est daté du 12 juin 1796, l'an IV de la république française.

     

    Parmi les combattants vendéens d'Ulcot :

    Né le 10 février 1768 à Nueil (79)

    PERREAU LOUIS

    Blessures graves

    pension 80 fr.

    décédé à la Petite Ordonnière, à l'âge de 58 ans, à Ulcot, le 13 mars 1825, à une heure du matin.

    époux de Marie Plessy (âgée de 43 ans).

     

    Ulcot....

     

     

    Préfecture des Deux-Sèvres

    1er Bureau

    N° 360

    Ministère de la Guerre

    Direction générale de la division.

    Bureau des pensions

     

    Niort, le 8 octobre 1825

     

    "Monseigneur,

    Le Maire de la Commune d'Ulcot m'informe par la lettre du 1er de ce mois que le nommé Perault Louis, Soldat des armées Royales de l'Ouest, compris dans le travail de la Commission Départementale pour un secours annuel de 80 fr. et auquel il a été expédié un mandat de cette somme, est décédé.

    Il m'expose que ce brave défenseur de la légitimité, qui était couvert de blessures, laisse une veuve dans la plus grande misère avec deux enfants en bas âge, et il demande en faveur de cette famille que ce secours, si bien mérité par le mari, soit reversible sur la tête de la veuve. La position intéressante où est réellement cette infortunée me paraissant digne de la bienveillance du gouvernement , ne voyant dans la transmission réclamée qu'un acte de justice.

    Je prie Votre Excellence de vouloir bien m'autoriser à établir la veuve Perault au lieu & place de son mari pour jouir annuellement du secours de 80 fr. qui avait été accordé au défunt.

     

    Je suis avec respect

    Monseigneur

    de Votre Excellence,

    le très humble et très obéissant serviteur... (2)"

     

     RL
    Juillet 2015

     

     

    Notes :

     

    (1) Actes du 89° congrès national des sociétés savantes, Lyon, 1964, section d'histoire moderne et contemporaine, tome Ier. Paris, Imprimerie Nationale.

    (2) Archives militaires de Vincennes : SHD XU 33-15.

     

       Voici ce que nous raconte l’abbé Michaud dans sa monographie sur Ulcot :

     

       Monsieur Jean-Baptiste Bouchet, prieur d'Ulcot, n'assista pas à la réunion du clergé de la sénéchaussée de Saumur en 1789 ; il s'y fit représenter par Pierre Braud, curé de Louzy ; il eut le malheur de prêter le serment à la Constitution civile du clergé et prit part à l'élection de Mestadier, évêque constitutionnel des Deux-Sèvres. Il se rétracta, et le dernier acte de son ministère à Ulcot est du 11 décembre (novembre) 1792. M. Jean-Baptiste Bouchet dut chercher un refuge dans la Vendée ; il fut massacré par les Républicains à Cholet, le 8 février 1794, ainsi qu'en fait foi l'acte suivant :

      "Le 25 nivôse an IV. Déclaration par devant Girard, notaire d'Argenton, réfugié à Thouars, de Jacques-Henri Gauvain, de Geay et de René Pouit, de Saint-Varent. Ils affirment que le 8 février 1794, il s'engagea un combat entre les patriotes et les royalistes à Chollet où ils se trouvèrent et virent le nommé Jean Bouchet, dernier prieur-curé de la commune d'Ulcot, canton d'Argenton-Château, lequel seulement muni d'un bâton, suivait l'armée royaliste avec les nommés Renoult, prieur-curé de Saint-Varent et Sévet, dernier curé de Bouillé-Saint-Paul ; qu'après que les Républicains eurent été repoussés par les royalistes, ceux-ci furent partie mis en déroute par les républicains, et les susnommés prêtres ayant été avertis et ne voulant sauver, furent atteints au lieu appelé Les Treilles de Chollet, où ledit Bouchet et ledit Renoult furent tués à coups de sabre par les républicains, Sévet, beaucoup plus agile que les deux autres, s'étant échappés de leurs mains".

     

    RL

     

    Octobre 2016

     

    Ulcot....


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