• René Cathelineau, chasseur de Stofflet....

                         

                     René Cathelineau, de Melay, chasseur de Stofflet.  

     

                  

                                     

    René Cathelineau, chasseur de Stofflet....René Cathelineau est né le 28 mars 1774 à Melay. Il est le fils de Mathurin Cathelineau, tisserand et de Marie Besnard, Mathurin Cathelineau, veuf d’ Andrée Pesneau, s'est marié à Saint-Léonard de Chemillé le 8 janvier 1765 avec Marie Besnard (vue n°227/307 Chemillé).

    Il se marie le 27 septembre 1814 à Vezins avec Marie-Françoise Lahaye, née à Coron le 7 juin 1785, fille de Charles Lahaye, tisserand, et de Françoise Brunet, il est veuf de Perrine Devid-Davy (vue n°48/148). De cette union sont issues :

     

    1° Marie-Magdeleine Cathelineau, née le 6 septembre 1815 à la Tourlandry.

    2° Louise-Françoise Cathelineau, née 1er mars 1817 à la Tourlandry.

    3° Anne-Monique Cathelineau, née le 30 novembre 1824 à Chanteloup.

     

    En 1824, René Cathelineau, journalier-tisserand, se trouve dans une misère extrême. C'est un brave parmi les braves, blessé deux fois, une balle lui a traversé la jambe droite et il a la main gauche estropiée, il a fait toute la Grande Guerre et en 1815 il reprend les armes.

    Le 12 mai 1824, il dépose une demande de pension dont la teneur suit :

     

    «  A son Excellence le Ministre de la Guerre,

     

    Monseigneur,

    Le nommé Cathelineau, journalier, né à Melay (Maine et Loire), domicilié à Chanteloup, canton de Chollet, même département ; a l'honneur de vous exposer qu'il a servi avec honneur et bravoure dans les armées Royales de l'Ouest dite la Vendée ; à toutes les reprises d'armes depuis 1793 jusqu'à la Restauration.

    Qu'il a été blessé deux fois, à la jambe droite et une autre fois à la main gauche, ce qui l'empêche de gagner sa vie. Etant indigent et père de famille de trois enfants ; il a recours à votre Excellence de le comprendre dans les dons accordés par sa Majesté.

    Ce qu'octroyant, vous ferez justice à un pauvre malheureux qui vous en aura une éternelle reconnaissance.

    Chanteloup 17 mars 1824.   +

    Vu pour légalisation de la marque du sieur Cathelineau apposée ci-dessus, a Chanteloup le 12 mai 1824.

     

    signé : le Maire. »

     

    Etat des services  :

    1793 – Armée Catholique Royale – Cathelineau, Delbée, batailles de Cholet, Coron, Vihiers, Saumur, Doué, Montreuil Thouars...

    1794 - idem

    1795 - idem

    1796 - d'Autichamp – division de Chemillé.

    1797 - idem

    1798 - idem

    1799 - Aug de la Béraudière et d'Autichamp combat de Nueil Et les Aubiers.

    1800 - idem.

    1814 - idem.

    1815 – d'Autichamp.

    Blessures : La jambe droite traversée par une balle à l'affaire du Bois-Grolleau de Cholet. - La main gauche blessée.

    Il est marié et a trois enfants, et est très indigent.

    René Cathelineau, chasseur de Stofflet....

     

    Certificat de notoriété. 

     

    « L'an mil huit cent vingt quatre, le six mai.

    Devant nous, Jacques, Charles Thibault juge du canton de Chemillé, arrondissement de Beaupréau, département de Maine et Loire, assisté du sieur Paul Pousset notre greffier sont comparus Messieur,

    1° Louis Cherbonnier, tisserand, âgé de soixante neuf ans, demeurant commune de Melay.

    2° Joseph Lambert, tisserand, âgé de quarante six ans, demeurant commune de Melay.

    3° René Albert, tisserand, âgé de cinquante quatre ans demeurant en la commune de la Tourlandry.

     

    Lesquels nous ont déclaré et certifié que le Sieur René Cathelineau, tisserand, âgé de cinquante ans, demeurant commune de Chanteloup a servi avec honneur et bravoure dans les rangs des Armées Royales et Vendéennes, qu'à l'affaire du Bois Grolleau de Chollet, il reçut une balle qui lui traversa la jambe droite et qu'il fut blessé à la main gauche à l'affaire du Pont-Barré, et qu'il n'a cessé depuis mil sept cent quatre vingt treize jusqu'à ce jour de montrer son dévouement pour son Roi et qu'il est maintenant réduit à la plus affreuse misère. »

    Lecture faite aux dits témoins de leurs déclarations, ils y ont persisté et ont déclaré ne savoir signer, de ce enquis, fort Lambert qui a signé avec nous et notre Greffier. 

    signé : Lambert, le Greffier, et Thibault. »

     

    Sources:     

    -Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés 

    -Dossiers Vendéens n°2 -1M9/96 n°1. 

    -Etat civil de Chemillé- St Léonard, la Tourlandry, Chanteloup, Vezins, Melay, Coron.  

    -Photo: de l'auteur. 

                                                 

     

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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