• René Bretaudeau, de la Renaudière....

     

    René Bretaudeau de la Renaudière (Maine et Loire) 1796-1815,

    tué à la bataille de Rocheservière le 20 juin 1815

     

     

     

     

    René Bretaudeau, de la Renaudière....N'oublions pas ceux qui son morts pour leur Dieu et leur Roi dans la Vendée en 1815. En feuilletant le registre des actes de naissances, mariages, décès de la commune de la Renaudière pour la période 1813- 1824 (vue 30)....

     

     

    «  Du vingt tième jour du moi de juillet mil huit cent quinze – acte de décès de René Breteaudeau cultivateur, âgé de dix huit ans et six moi mort à la bataille de Rochetefère le vingt du moi de juin canton de montigue département de la Vendée vue mor sur le chem de bataille par René Baraud âgé de dix huit ans tisserand domicilié de la commune de la Renaudière département de Maine et Loire et de Jean Chalier âgé de trentes six ans, cultivateur domicilier de la commune de St Germin canton de Montfaucon département de Maine et Loire. La ditte déclaration a été faites par Jacque Guytet âgé de quarante six ans oncle et tuteur du dit défun et François Breteaudeau âgé de quarante ans tisserand oncle du défun et on les dits témoins déclaré ne savoir point signé sauf les sousigné qui signe ».

     

    signé : Jacques Guittet et Baraud Maire.

     

     

    René Bretaudeau est né le 11 octobre 1796 à la Renaudière, il est le fils de René Bretaudeau, cultivateur à la métairie de la Ralière et de Marie Brunelière décédée le 23 nivôse an 13 (13janvier 1805) à la Renaudière. Il a été tué à la bataille de Rocheservière le 20 juin 1815 à l'âge de 18 ans et demi.

     

    René Bretaudeau, de la Renaudière....

     

    Un mot quand même sur les oncles de l'intéressé : Jacques Guittet, est un ancien capitaine des Armées Catholiques et Royales plusieurs fois blessé et François Bretaudeau est un ancien soldat de 93 également blessé... Nous les présenterons donc dans ce billet.

     

    Jacques Guittet est né le 5 janvier 1769 à la Renaudière, il est le fils de Jacques Guytet et de Jeanne Papin et exerce la profession de cultivateur à la ''Cayenne'' paroisse de la Renaudière, il est l'époux de Renée Bretaudeau.

     

    «  Dès les premiers jours de la guerre de ce païs, j'ai marché avec le plus grand zèle, on m'a de suite dans la dite commune de la Renaudière nommé Capitaine de ladite commune. J'ai toujours conservé cette place me livrant en toute l'obligations qu'elle exigeoit. J'ai été, sans me flatter reconnu des généraux des armées principalement par notre grand général d'Elbée, ainsi que des autres dans toutes les grandes affaires qui ont eut lieu, je m'y suis trouvé. J'ai reçu à Châtillon trois blessures graves, une à l'affaire de Gesté, le tout fait quatre constatées par des certificats... ».

     

    Le 23 juin 1794, le général Stofflet le confirme dans son grade et lui délivre un brevet le nommant capitaine de la Renaudière.

     

    René Bretaudeau, de la Renaudière....

     

    En ce qui concerne les blessures, Jacques Guittet est soigné depuis quinze ans par le Maître chirurgien Charles Roudet de Montfaucon. :

     

    «  Pour une maladie de poitrine occasionnée par un coup de feu porté dans la poitrine sans avoir pénétré et les fatigues de la première guerre de la Vendée et un autre coup de feu qui a pénétré entre les deux épaules ; de deux coups de feu chargés à balle pénétrant aux deux extrémités inférieures des jambes les quelles plaies qui ne sont pas encore guéries et contusions l'empêchent de vaquer à son travaille et même de gagner sa vie et celle de deux enfants dont il est chargé ».

     

    A Montfaucon le 15 février 1816.

     

    signé Charles Roudet, Maître en chirurgie.

     

    Jacques Guittet décède à la Renaudière le 24 septembre 1835.

     

     

    François Bretaudeau est né le 12 décembre 1774 à la Raillère, paroisse de la Renaudière, il est le fils de René Bretaudeau, Marguiller en charge, laboureur, et de Marie Fillaudeau. Il est tisserand à Saint Macaire et ancien soldat de la division de Montfaucon.

     

    «  J'ai été grièvement blessé au combat de Challans et depuis cette époque ma blessure m'empêche de travailler. Je suis père d'une nombreuse famille et j'ai plusieurs enfants en bas-âge. Enfin, je suis dans une extrême misère... ».

     

    «  Je soussigné François-Louis Belouino, ayant fait en mil huit cent quinze les fonctions de chirurgien major du deuxième corps d'Armée Royale Vendéenne d'Anjou, officier de santé patenté, n°35, domicilié de la commune de Saint Macaire canton de Montfaucon, arrondissement de Beaupréau, département de Maine et Loire ; certifie que le nommé François Brétaudeau , journalier, domicilié de la dite commune de Saint Macaire est porteur d'une cicatrice du diamètre d'environ cinq à six lignes produite par un coup de feu qu'il a reçu en combattant contre les armées républicaines en mil sept cent quatre vingt quatorze, situé à la partie moyenne de la face interne du tibia gauche. C'est en foi de quoi je lui ai délivré le présent pour lui servir et valloir ce que de raison. A Saint Macaire, le douze mars mil huit cent vingt quatre ».

     

    Signé : Bélouino chirurgien, Brouillet, Docteur en médecine.

     

     

    Sources : Archives Départementales du Maine et Loire. Dossiers Vendéens de Jacques Guittet et de François Brétaudeau. Photo fusil et baïonnettes 1777.

     

    Xavier Paquereau pour Chemins secrets

     

     


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