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    Jean Tourneux de Tillières… 

     

     

     

    Jean Tourneux, de Tillières....Jean Tourneux est né le 31 octobre 1765 à Tillières, il est le fils de Jean Tourneux et de Perrine Supiot et exerce la profession de voiturier. Domicilié dans le bourg de Tillières, il épouse le 14 juillet 1789 Perrine Robichon, née vers 1764 à Tillières, fille de Simon Robichon, voiturier, et de Catherine Papin.

    De cette union sont issus au moins deux enfants :

    1° Jean Tourneux, né à Tillières le 26 juillet 1792.

    2° Jacques Tourneux, né à Tillières le 16 Nivôse en 3 (5 Janvier 1795).

     

    Dès 1793 il rejoint l’Armée Catholique et Royale sous les commandements des généraux D’Elbée, de Bonchamps, Monsieur Henri, d’Autichamp et Stofflet, jusqu’au passage de la Loire. Il rejoint le général Charette comme beaucoup de combattants de la paroisse de Tillières.

    Dès le retour du général Stofflet d’Outre-loire, il le rejoint en 1794 et assiste aux combats des Landes des Chaboissières près de Vallet, La Louée, la Croix Morisseau, Chaudron, Cholet, Chemillé, Gesté, Beaupréau, Vezins, Mortagne, Tiffauges, Chanteloup et autres assez connues.

    En 1799, il reprend les armes sous d’Autichamp, et fait campagne en 1815.

    Le 31 mai 1825, il dépose une demande de pension, il est au bord de la misère, sa maison, son mobilier a été entièrement incendié et perdu, il n’a jamais rien reçu de l’ Etat.

    Jean Tourneux décède le 19 avril 1840 à Tillières.

    Perrine Robichon décède au bourg de Tillières le 6 septembre 1834.

     

    Jean Tourneux, de Tillières....

     

    Sources : 

     

    . Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés – registres paroissiaux et d’état civil de la commune de Tillières. 

    . Demandes de pensions des combattants Vendéens – dossier 1M9/341.- dossier Jean Tourneux – Letourneux. Copie du tableau des états de services. 

    . Photo : de l’auteur. 

                    

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Bénédiction du drapeau des Amis du Pont-Paillat…

     

     

    En ce samedi 21 décembre, avait lieu la bénédiction du drapeau des Amis du Pont-Paillat, au prieuré des Fournils en Saint-Germain-de-Prinçay. Cette sortie était organisée par notre ami Vincent. Comme convenu, l’abbé Ramé nous attendait à 15 h. La chapelle du lieu étant indisponible pour cause de préparatifs de Noël, la cérémonie eut lieu dans l’oratoire en présence du Saint Sacrement. Je vous livre une petite vidéo spécialement dédiée à ceux qui ne pouvaient être là.

    Notre étendard enfin béni, nos pas nous ont mené non loin d’ici, pour quelques minutes de recueillement à la Croix de Martyrs de Saint-Mars-des-Prés, par un chemin boueux battu par la pluie et le vent de l’hiver.

    Bénédiction du drapeau des Amis du Pont-Paillat....

    Bénédiction du drapeau des Amis du Pont-Paillat....

    Bénédiction du drapeau des Amis du Pont-Paillat....

    Bénédiction du drapeau des Amis du Pont-Paillat....

    Bénédiction du drapeau des Amis du Pont-Paillat....

    Bénédiction du drapeau des Amis du Pont-Paillat....

    Bénédiction du drapeau des Amis du Pont-Paillat....

    De là, une halte s’imposait sur la tombe de Louis Dominique Ussault, dans le cimetière de Saint-Mars-des-Prés.

    Bénédiction du drapeau des Amis du Pont-Paillat....

    Bénédiction du drapeau des Amis du Pont-Paillat....

    Après avoir pris un verre à la brasserie de « la  Muette » de Bazoges-en-Pareds, les plus courageux d’entre nous se dirigèrent dans le bois de Puy Morin, lieu de massacre en 1794 et réputé hanté. Une vidéo faite par Pascal est disponible sur le groupe privé Facebook des Amis du Pont-Paillat.

    Ainsi se clôturait une sortie des plus sympathiques. A l’heure où j’écris ces lignes, le vent et la pluie fouettent la fenêtre de mon bureau, me faisant penser aux prochaines veillées du groupe…

    RL

    Décembre 2019

     

     


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    La Terreur dans le Saumurois

    4ème partie…

     

     

    3ème partie ici.

     

    Les prisonnières saumuroises transférées à Blois

     

    Voici la déposition que fit devant la municipalité de Saumur Françoise-Perrine-Ambroise Sestier, veuve de Claude-César-Marin Budans, âgée de 52 ans, domiciliée à Saumur : « Le 13 février 1794, je partis pour Saumur, avec plusieurs autres comme moi, pour Blois, escortées par des gendarmes et autres, sous le commandement de Lepeit, membre du Comité révolutionnaire de Saumur. Pendant la route, je ne me suis aperçu d’aucun mauvais traitement, si ce n’est qu’on nous a laissées manquer de pain et de paille la première couchée jusqu’à Tours seulement (1). »

     

    L’affaire des chapelets de Saumur

     

    C’est le 9 mars 1794 que les représentants Hentz et Francastel approuvèrent un arrêté du Comité révolutionnaire de Saumur concernant les chapelets qui restaient en magasin chez les fabricants de cette ville. Voici quelques déclarations relatives à ce cambriolage.

    Déposition de Genet : « Un jour, Lepetit vint chez le commandant de la place, alors Richard, dont j’étais le secrétaire, pour demander une force armée à l’effet de faire des perquisitions dans les magasins de chapelets de Saumur. Je la lui refusai jusqu’à ce que le Comité révolutionnaire ne l’eût requise formellement. Je lui observai que s’il s’emparait des tous les chapelets des magasins, il faudrait qu’il en fit un inventaire, afin de savoir ce que chaque négociant avait dans les endroits où il les déposerait. »

    Dépositions de Mayaud frères et Estevon, de Saumur : « Le 10 mars 1794, à 10 heures du matin, ayant appris que deux commissaires du Comité révolutionnaire de Saumur étaient entrés dans notre magasin et y avaient enlevé quelques douzaines de chapelets, en annonçant qu’ils allaient revenir pour s’emparer de tout ce qui nous en restait, P. Mayaud, l’un de nous, alla au Comité révolutionnaire pour s’instruire de ce que cela voulait dire.  Il trouva Lepetit, qui répondit que c’était une mesure révolutionnaire et qu’il n’y avait pas de réclamation à faire. Sollicité de donner au moins quelqu’un pour faire l’invezntaire de concert, Lepetit répondit qu’on n’en avait pas le temps, parce qu’il fallait que cela fût exécuté de suite ; et qu’au reste cette précaution serait absolument inutile. En conséquence P. Mayaud se retira et se rendit à la maison, où avec son frère et leur famille ils se mirent en devoir de faire l’inventaire de ce qui allait être enlevé de chapelets et autres objets du même genre. Ils les descendirent du grenier où ils en avaient une bonne partie, à l’entrée de leur magasin. Un instant après, arrivèrent les commissaires du Comité révolutionaire, Lepetit et Moret, armés et accompagnés d’une voiture attelée de quatre chevaux, qu’ils firent charger par les volontaires. Pendant ce chargement, Lepetit nous fit beaucoup de rodomontades et de reproches d’avoir continué un semblable commerce, malgré l’exposé que nous lui fîmes que si nous l’avion pas fait depuis deux ans, plus de 100 à 150 familles  auraient manqué de pain. Il nous dit que le Comité révolutionnaire avait pris cette mesure sur la représentation qu’il lui avait faite d’après l’insulte qu’il avait reçue la veille chez un ouvrier en chapelet. Après le chargement de cette première voiture, comme il y en avait encore autant, on revint faire un second tour, qui fut aussi considérable que le premier. Le total de cette perte est de plus de 32.000 livres. »

    Déposition de Vachon aîné, officier municipal de Saumur : « Le 10 mars 1794, me rendant pour dîner, je vis près de 20 volontaires conduits par Lepetit et Moret, membres du Comité révolutionnaire de Saumur, et deux autres personnes à moi inconnues, qui s’arrêtèrent vis-à-vis les citoyens Auger, Lemane et Cie. Ils y entrèrent, jetèrent les chapelets dans une charrette sans précaution, de sorte que des gens de campagne, des volontaires ramassèrent des chapelets et les emportèrent, entre autres des masses de cristal qui n’étaient point des chapelets. Chez les citoyennes Angibault, ils en firent autant, et je fus étonné de voir des gardes chez elles après leur visite faite ; je vis dans le vestibule du Comité révolutionnaire une des citoyennes Angibault attendre sous la garde d’une sentinelle le moment où elle serait interrogée. Le lendemain, on vint chez moi pour la même expédition. Ayant vu la veille ce qu’on faisait chez mes confères, j’avais de suite fait un inventaire de mes chapelets et autres marchandises. Je portai cet inventaire au Comité révolutionnaire, en offrant la copie. Je fus assez mal reçu : on me dit que cet inventaire était inutile. En conséquence, je fus faire ma déclaration à la municipalité et j’inscrivis l’inventaire sur un livre à ce destiné. Lorsqu’ils vinrent chez moi le lendemain, je présentai à Moret et Berot, membres du Comité révolutionnaire, mon inventaire pour le vérifier. Ils le refusèrent. Pensant qu’ils avaient des ordres, j’obéis, ne connaissant rien autre chose que d’obéir aux lois. »

     

    Cambriolage des bagues.

    Déposition de Louise Fremery, épouse de Jean-François Minier, orfèvre à Saumur : « En mai 1794, il se présenta à moi un étranger, accompagné de Moret, membre du Comité révolutionnaire de saumur. Ils me demandèrent si j’avais des bagues. Ma fille leur demanda quelle espèce de bagues ils voulaient, pour hommes pour femmes. Ils répondirent qu’ils voulaient les voir. Dans cet instant, entra un autre étranger, accompagné de Lepetit, membre Comité révolutionnaire. Tous quatre se mirent à examiner les bagues. Je croyais qu’ils voulaient en acheter, mais l’un d’eux en ôta une d’un boîtier portant une figure. Ils demandèrent à ma fille : « Qu’est-ce que c’est que cette figure-là ? » Elle leur répondit qu’elle ne la connaissait pas ; ceux qui les achetaient les baptisaient comme ils voulaient. Ils dirent que cette figure était celle de marie-Antoinette, une autre, celle de Capet, une troisième, la figure de Sully. A ces désignations, ma fille leur dit qu’elle avait ces bagues depuis vingt ans, lui étant venues de la succession de Minier, fils aîné, orfèvre à Paris. Ils persistèrent à dire que ces bagues étaient contraires à la loi. Je leur dis : « Donnez-les moi, je vais les rompre, ce qu’ils refusèrent. Ils prirent les trois bagues, ainsi qu’une autre qui portait un trophée d’armes. Je leur observai que cette dernière bague ne portait point de caractères prohibés, à quoi ils répondirent qu’ils savaient ce qu’ils faisaient. Ma fille et moi leur demandâmes qui ils étaient. Les deux étrangers répondirent qu’ils étaient commissaires du pouvoir exécutif et les deux autres, membres du Comité révolutionnaire (2). Ils demandèrent une boîte pour envelopper ces bagues, qu’ils ficelèrent et cachetèrent. Ils rédigèrent un procès-verbal, dans lequel je demandai qu’il fût fait mention de mes offres et celles de ma fille de rompre ces bagues, et du refus que les commissaires et les membres du Comité en avaient fait. Je signai le procès-verbal. Après quoi ils se retirèrent, sans vouloir en laisser copie. Le lendemain, les quatre se représentèrent chez moi et me proposèrent de signer le procès-verbal qu’ils avaient à la main. Je leur dis qu’en ayant signé un la veille, je ne voyais point de nécessité d’en signer un second. Ils me dirent que celui de la veille était trop raturé, quoiqu’il ne le fût aucunement. J’exigeai que ce procès-verbal fût annulé, ce qu’ils refusèrent en disant : « N’aie point d’inquiétude, il ne t’en arrivera rien ; ile ne s’agit que d’envoyer et la boîte et le procès-verbal au Comité de Salut public. » J’obtins cependant avec peine que ma signature fût biffée, après quoi je signai le second procès-verbal (3). »

     

    Saumur, dessin de Hubert Clerget (1818 - 1899) :

    La Terreur dans le Saumurois (4)....

     

    Divers.

     

    Déposition de bouffard, juge au tribunal du district de Saumur : « Etant au mois de janvier 1794 dans un des bureaux du district de Saumur, Meignan, ex-curé de Saint-Jacques de Saumur, entra dans ce même bureau. Il raconta les avantages remportés par les troupes républicaines sur les rebelles de la Vendée dans le pays de Savenay. Meignan termina ce récit en disant qu’il avait lui-même poursuivi les rebelles de la Vendée dans leur déroute et qu’il avait fait fusiller plusieurs femmes de la ci-devant caste nobiliaire, qu’il avait trouvées dispersées dans les campagnes. Meignan assura qu’au nombre des femmes qu’il avait fait fusiller, étaient la dame Chabot des Coulandres, qui avait été auparavant femme du sieur de la Roche Saint-André, la demoiselle de la Roche Saint-André, sa fille, et la dame de l’Ecorce. Entendu froidement de la part des autres auditeurs, ce récit fit plus d’impression sur moi, qui connaissais particulièrement les femmes que Meignan venait de nommer (4) ».

    Déposition de Persac : « Il y a un an que je sui parti sous les ordres du général de brigade Moulin en qualité de brigadier de la cavalerie nationale de Saumur. A Saint-Sulpice, nous avons arrêté un vieillard, qui nous a dit avoir 80 ans et être ancien curé. Le général Moulin nous ordonna de le monter derrière un de nous, ce que fit Vernet. Le veillard tomba deux ou trois fois de cheval. Le général exigeant que nous le suivissions, nous lui déclarâmes qu’il était impossible de le faire avec cet homme. Alors il nous ordonna de le remettre au 10e bataillon de Paris. Cinq minutes après, nous entendîmes plusieurs coups de fusil ; et on dit que c’était le vieillard qui venait d’être fusillé. »

    Déposition de Julien Huard, marchand à Saumur : « J’étais en détachement dans la colonne de l’adjudant-général Robineau en station à Beaulieu. D’après la proclamation du représentant du peuple aux habitants de rentrer chez eux, grand nombre le faisaient et rendaient leurs armes. Grignon fit fusiller plusieurs individus qui rendaient leurs armes, et cette proclamation fut sans effet. L’adjudant-général Robineau fit de vifs reproches à Grignon de ce qu’il avait transgressé la proclamation des représentants du peuple, en faisant fusiller ceux qui rentraient ; il lui répondit que s’il ne suivait pas cette marche, la campagne serait manquée comme l’année dernière. »

    ***

    C’est le 14 août 1794 que le Comité révolutionnaire de Saumur reçut la première dénonciation contre Lepetit. On vient de lire l’enquête dont il fut l’objet dans les derniers mois de l’année 1794. Enfin au mois de mars 1795 le Comité de Sureté générale ordonna à l’accusateur public près le tribunal criminel de Loir-et-Cher d’instruire contre lui. « les fusillades et massacres qui ont eu lueu à Chinon, Tours, Amboise, Blois et Beaugency, sont l’objet de cette instruction », écrivait l’accusateur public au district de Saumur, le 13 mars 1795. Aussitôt les administrateurs du district demandèrent à toutes les autorités constituées et fonctionnaires publics du district des renseignements sur la conduite de Lepetit dans le pays. La municipalité de Dampierre fit une information contre lui, qui fut envoyée à Blois (5). Le 24 avril 1795, le district de Saumur adressait cinq autres pièces à l’accusateur public près le tribunal criminel de Loir-et-Cher : « La première se compose des dénonciations faites à la municipalité sur les fusillades et atrocité commises envers les détenus (voir ci-dessus) ; la 2e contient des notes sur ce que la municipalité de Saumur sait de relatif à Lepetit ; la 3e est un arrêté (21 novembre 1793) par lequel le Comité révolutionnaire censure la conduite de Lepetit, pour s’être trouvé à la tête d’un rassemblement qui brisait dans les églises de Saumur tous les objets du culte (voir ci-dessus) ; la 4e est un Mémoire des juges du tribunal du district de Saumur dans l’affaire Lepetit (4 mai 1794) ; la 5e est un rapport des cruautés souffertes par les citoyennes defay, domiciliées à Saint-Macaire-du-Bois, que nous a envoyé le juge de paix du Puy-Notre-Dame (6). Le 27 mai 1795, le district de Saumur mandait au même : « Nous t’adressons deux pièces que vient de nous remettre Tricault, jusge de paix du premier territoire du canton de Saumur ; elles sont relatives à l’affaire intentée contre Lepetit. »

    A Blois, on instruisait le procès de Lepetit, mais le terroriste ne put jamais être arrêté par la police, malgré toutes les recherches faites à Saumur et ailleurs. Quelques mois après, il bénéficia du décret d’aministie, voté le 26 octobre 1795, qui prononça l’abolition des procédures pour faits purement relatifs à la Révolution.

    Abbé Uzureau

     

    Voir ici les recherches faites par ma femme sur le personnage de Lepetit.

    RL

    Décembre 2019

     

     

    Notes :

    (1)  Le 19 février 1794, Lepetit écrivait, de Blois au Comité révolutionnaire de Saumur : « Le représentant du peuple de Garnier, qui est à Blois, vient de prendre un arrêté par lequel il me renvoie à Chartres avec toute ma séquelle. Je ne suis pas trop content de cette nouvelle disposition, car je suis déjà d’une lassitude extrême, et je crains bien de ramasser une nouvelle maladie ; car l’odeur exhalée par ces maudites femmes est telle, qu’une d’elles m’ayant écrit ce matin pour d’inutiles réclamations, sa lettre a failli me faire tomber à la renverse, quand je l’ai développée. Il en meurt tous les jours une ou deux. Un d’elles est accocuhée hier la nuit, je ne connaissais pas sont état et elle ne l’avait fait connaître à personne, c’est pourquoi ele n’a pu recevoir aucun secours. Moret et Juteau ont vu le mal qu’on a eu à faire partir toutes ces femmes de Saumur. Eh bien ! c’est tous les jours deux fois la même chose quand il faut monter et descendre. » ‘Archives de Maine-et-Loire, L 1225.)

    (2)  C’est le 13 avril 1794 que le Comité de Sûreté générale donna à Sollier et à Fort, membres du Comité de surveillance des Amis de la Patrie, à Paris, la mission de se rendre à Saumur, Vannes et autres villes à l’effet d’en faire disparaître « toute espèce de signes inventés par le fanatisme ». Le 5 mai, ils se présentèrent au Comité révolutionnaire de Saumur et déposèrent leurs pouvoirs sur le bureau ; en même temps ils requirent le Comité saumurois de leur adjoindre deux de ses membres pour faire la visite dans tous les magasins « qui pourraient encore recéler des ces sortes de hochets ». Dans tout Saumur ils découvrirent vingt-cinq grosses bagues ayant au chaton une figure du Christ.

    (3)  Marie Minier confirma la déposition de sa mère.

    (4)  Peffault de la Tour dit : « Meignan se vanta d’avoir employé l’autorité qui lui donnait la fonction de commissaire dans la vendée, fonction donnée par le district, pour exiger qu’on fusillât plusieurs femmes de Montaigu prises par nos troupes. C’étaient de très honnêtes femmes et très respectables par leurs bonnes mœurs et qualité bienfaisantes. »

    (5)  Le 29 mars 1795, le district de Saumur écrit à l’accusateur public près le tribunal criminel de Loir-et-Cher : « Nous t’envoyons l’information faire par la municipalité de Dampierre ; tu y trouveras en détail les horreurs dont Lepetit s’est rendu coupable. »

     

    (6)  Ces dames avaient été conduites à Chartres par Lepetit.

     


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    Un Chouan en Vendée Militaire… 

     

       

     

       Pierre Boismartel....Pierre-Gilles Boismartel est né à la Ribassais, paroisse du Chatellier en Bretagne et a été baptisé à la chapelle du presbytère de ce lieu, le 3 mai 1777. Il est le fils de François Boismartel et de Marie Noël, originaires de Montours.

    Il se marie le 8 février 1799 à Saint-Georges de Reintembault en Ille-et-Vilaine avec Georgine Langlois-Langlais, née le 18 décembre 1769 à Poilley et décédée le 5 mai 1836 la Jumellière ; fille de Julien Langlois et de Gilette Louvet. De cette union seront issus huit enfants dont six vivants en 1825.

     

    Dès 1793 il sert dans l’Armée Royale de Bretagne, dans la région de Fougères sous les ordres de : Armand-Charles Tuffin marquis de la Rouerie et de Aimé-Casimir Picquet de Boisguy de Fougères. Il combat chez les royalistes en 1793, 94, 95, 96, 99 et 1800 en qualité de soldat et a montré une très grande bravoure, prouvée par un certificat établi à Fougères le 28 mars 1817. Les blessures qu’il a reçues l’empêchent de travailler.

     

    Le 11 août 1795 il participe à la bataille de la Ribassais :

     

    « Le 11 août 1795, Aimé Picquet du Boisguy se trouve presque seul au village de la Bataillère, les troupes de sa colonne Centre étant alors dispersées à proximité de ce lieu et dans la paroisse de Parigné. Une colonne de soldats républicains entre à ce moment dans le village, Boisguy surpris, prend la fuite. Rapidement les chouans se rassemblent, Michel Larchers-Louvières réunit plusieurs compagnies qui déploient pour la première fois, un drapeau lors de ce combat, porté par Pierre Boismartel. Les chouans repoussent les poursuivants puis se portent au village de la Ribassais, commune de le Châtellier, dans lequel les républicains se sont ralliés. Le combat dure longtemps indécis, puis des renforts arrivent aux chouans qui attaquent les républicains sur leurs deux flancs, tout en demeurant embusqués. Les républicains, massés sur la grande route commencent à plier, lorsque du Boisguy mène une charge qui en vient rapidement à bout. Les républicains, démoralisés, prennent la fuite et sont poursuivis jusqu’à Fougères. » 

     

    Le 28 novembre 1795, c’est la bataille de La Vieuville il défend le Rocher des Bouliers :

    « Chez les républicains, Joré charge alors le capitaine Hagré, commandant des grenadiers, de s’emparer du Rocher des Bouliers, excellente position, située sur le flanc gauche des républicains. Hagré et ses grenadiers lancent l’attaque mais ils sont repoussés par les deux compagnies du capitaine François Poirier, dit Sans-Chagrin. Au même moment, une fusillade éclate sur les arrières des carabiniers, ces derniers sont pris à revers par la compagnie du capitaine Boismartel dit Joli-Coeur. Joré constate qu’il est sur le point d’être encerclé, il donne l’ordre d’abandonner la grande route et prend position sur le plateau, près du Rocher des Bouliers. Les grenadiers de Hagré le rejoignent et les républicains se mettent en formation carrée. Dans une position un peu plus favorable, ils parviennent à tenir les chouans à distance et ces derniers se mettent à couvert. Boisguy réunit alors ses meilleurs troupes et s’avance à l’abri d’un fossé qui se prolonge jusqu’au plateau. De là, les chouans lancent une charge à courte distance sur le carré des républicains. Un combat acharné à la baïonnette s’engage mais les chouans finissent par pénétrer dans le carré. Joré tente alors une ultime percée sur la route de Fougères, elle réussit mais les républicains, poursuivis, ne peuvent opérer la retraite en bon ordre et sont mis en déroute. Ils sont secourus aux Buttes de Houlette par un renfort de 400 hommes venus de Fougères qui couvrent leur retraite. Les républicains se rallient et regagnent Fougères dans la soirée. Selon Pontbriand, la bataille a duré 7 heures.»  

     

    En 1819, il est dit : « capitaine aux anciennes armées Royales ». Il quitte la région de Fougères vers 1818 pour s’installer à la Jumellière, nous ne connaissons pas les raisons et les circonstances de ce changement de résidence.

     

      Au mois de mai 1824 il dépose à la Jumellière une demande de pension et son certificat de service est attesté par trois témoins.

    1° François Blanvillain, tailleur d’habits âgé de 53 ans de la Jumellière, capitaine.

    2° Mathurin Misandeau, métayer, âgé de 56 ans, de la Jumellière, capitaine.

    3° René-Joseph Bondu, Chevalier de la Légion d’Honneur, âgé de 53 ans, demeurant à Chemillé (Ancien capitaine des Armées Royales, Gendarme à cheval à Chemillé, voir billet Chemins Secrets du 5 septembre 2016).

    « Lesquels certifient que Pierre Boismartel, journalier au bourg de la Jumellière, âgé de 48 ans a servi avec honneur dans les rangs des Armées Royales de l’Ouest et qu’ils fut blessé plusieurs fois ». 

     

    Pierre Boismartel....

      Pierre-Gilles Boismartel est décédé à l’hospice d’Angers le 18 avril 1853.

     

    Sources : 

     

    . Archives Départementales du Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens – Dossier de Pierre-Gilles Boismartel - class 1M9/64. 

    . Copie des campagnes de Pierre-Gilles Boismartel – vue n°9/15  du dossier. 

    . Wikipédia : Le Châtellier – Ille-et-Vilaine. 

    . Registres d’état civil de la Jumellière et de la ville d’Angers -décès 1853, 3ème arrondissement, vue n°43/132, acte n°174. 

    . Généanet – famille Boismartel de la Jumellière. 

     

    . Photos : de l’auteur. 

     


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                       Jean Réthoré, le jardinier du château du Lavouër...

     

       

     

     

    Le jardinier du Lavouër....

    Article précédent ici.

    Nous ne connaîtrons jamais les raisons du mariage de Jean Réthoré avec l’ancienne servante du général Jean-Nicolas Stofflet. Une différence d’âge de vingt deux années… Quels ont été les motifs du jardinier pour agir ainsi ?

    Il était veuf depuis seize ans, avec sept enfants d’un premier mariage, dont quatre vivants en 1781 ; a-t-il fait acte de charité envers la servante qui partagea la vie aventureuse du général Stofflet de 1793 à 1796, et qu’il avait croisée souvent au Lavouër ?

    Toujours est-il qu’ils décéderont tous les deux au Lavouër chez M. De La Forest d’Armaillé, à vingt ans d’intervalle.

     

    Jean Réthoré est né le 18 février 1744 à Neuvy, il est fils de Louis Réthoré, laboureur et de Marie Boulestreau. Il épouse à Neuvy, le 16 février 1767 Marie-Perrine Roreteau-Rorteau, née en 1741 à Sainte-Christine, fille de Jean Rorteau et de Marie Gourdon. De cette union sont issus :

    1° Louis Réthoré, né le 19 janvier 1768 à Neuvy à la Gobertière.

    2° Nicolas Réthoré, né le 30 mai 1769 à Neuvy. † 6 juin 1769.

    3° Marie-Renée Réthoré, née le 7 juin 1770 à Neuvy.

    A cette époque Jean Réthoré est laboureur-métayer à la Gobertière.

    Vers 1771, il devient journalier, peut-être employé au Lavouër.

    4° Jean Réthoré, né le 6 février 1772 à Neuvy.

    5° Sébastien Réthoré, né le 27 juin 1774 à Neuvy.

    6° Pierre Réthoré, né le 7 mai 177 à Neuvy † le 10 janvier 1780.

    7° Joseph Réthoré, né le 7 juillet 1780 † le 17 août 1781.

    Marie-Perrine Rorteau † à Neuvy le 7 décembre 1781.

     

      Au cours des guerres de Vendée, aidé de René Vigneau, autre jardinier, et de Victoire, la cuisinière il sauve à trois reprises le château du Lavouër de l’incendie.

    Capturé dans la nuit du 23 au 24 février 1796, le général Jean-Nicolas Stofflet est fusillé à Angers le 25…

    Le 21 février 1797, à Neuvy, Jean Réthoré, 54 ans, épouse Anne-Marie Emeriau, célibataire âgée de 31 ans, fille de Michel Emeriau, tailleur d’habits à Chemillé et de Anne Girault.

    Le jardinier du Lavouër....

    Le 5 juin 1817 Jean Réthoré décède au château du Lavouër. Veuve, Anne-Marie Emeriau a très certainement été employée comme cuisinière au château. C’est ce qu’affirmait Landrin, ancien officier de Stofflet en signalant que « Cette fille (ancienne servante de Stofflet) est aujourd’hui (en avril 1825) cuisinière chez Monsieur d’Armaillé à Nevy. »

    Le jardinier du Lavouër....

    Pour conclure, Anne-Marie Emeriau est bien décédée le 6 avril 1837, au château du Lavouër, chez Monsieur d’Armaillé. Son union avec Jean Réthoré est restée sans postérité.

    Le jardinier du Lavouër....

    Sources : 

     

    . Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés- Registres paroissiaux et d’état civil de Neuvy-en-Mauges. 

    1- Acte de mariage du 3 ventôse an 5 (21 février 1796) – (vue n° 72/104). 

    2- Acte de décès de Jean Réthoré, (vue n°56/106). 

    3- Acte de décès de Anne-Marie Emeriau, (vue n°11/121). 

    . Crédit photo : l'auteur.

         A suivre ici.

                                                                  

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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