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    Pierre Ragneau de la paroisse de Villedieu-la-Blouère, 

    courrier dans la Division de Montfaucon. 

                       

              

     

     

     

     Pierre Ragneau.... Pierre Ragneau-Ragueneau est né et a été baptisé le 7 avril 1764 à la Blouère en Villedieu. Il est le fils de Mathurin Ragneau, tisserand, et de Marie Clémot. Le parrain a été Jean Ragneau son frère et marraine Marie Gaborit sa belle sœur.

      En 1785 il exerce la profession de tisserand et épouse le 26 janvier de cette même année, Marie Barrault, née le 30 octobre 1762 à la Renaudière, fille de Jean Barrault, tisserand et de Jeanne Dobigeon.

      De cette union sont issus huit enfants :

     

    1° Marie Ragneau, née le 3 avril 1786 à Villedieu.

    2° Pierre Ragneau, né le 4 septembre 1787 à Villedieu.

    3° Laurent Ragneau, né le 8 avril 1789 à Villedieu.

    4° Renée Ragneau, née le 2 janvier 1792 à Villedieu.

    5° Françoise Ragneau, née le 16 février 1794 à Villedieu.

    6° Marie Ragneau, né le 23 mars 1797 à Villedieu.

    7° Anne Ragneau, née le 6 août 1799 à Villedieu.

    8° François Ragneau, né le 23 mars 1803 à Villedieu.

      Marie Barrault décède à Villedieu le 20 mars 1813 à l'âge de 51 ans.

     

      En 1793 il prend les armes et rejoint l'Armée Catholique et Royale de la Vendée. Il y sert comme soldat et comme courrier. Il nous raconte qu'en effectuant «  son service de courrier, il fut arrêté par les républicains avec plusieurs autres soldats qui furent fusillés, mais que lui, échappa de leurs mains en abandonnant le cheval qu'il montait ».

     

      Le 2 juin 1824, il dépose une demande de pension au Roi à Villedieu-la-Blouère.

     

      « Pierre Ragneau, tisserand, demeurant au bourg et commune de Ville Dieu.

      A son Excellence le Ministre de la Guerre,

      Monseigneur,

      J'ai l'honneur de vous exposer ; que dès le commencement de la guerre de la Vendée, j'ai pris les armes pour le rétablissement du trône et de l'autel ; et je n'ai cessé de combatre avec dévouement jusqu'à la fin de la guerre comme soldat et courrier.

      Les courses et fatigues de la guerre m'ont tellement épuisé et occasionné de grand maladie, ce qui joint à mon âge me nuit considérablement pour travailler.

      Etant resté veuf avec six enfants, ce qui me réduit à la mendicité.

      Dans cette position, j'ose vous prier, Monseigneur de vouloir bien proposer a sa Majesté de m'accorder une pension.

      A défaut de titre, j'ai eu recours à un acte de notoriété de Monsieur le Juge de Paix que je joint à la présente avec les autres pièces indiquées par l'Ordonnance du Roi du trois décembre mil huit cent vingt trois.

      Je suis avec un profond respect, Monseigneur, votre très humble et très obéissant serviteur. »

    Marque du dit Ragneau : X

    Pierre Ragneau....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      Nous soussigné, Maire de la commune de Ville Dieu, certifions que la marque ci dessus est celle de Pierre Ragneau.

      A Ville Dieu le 2 juin 1824

    Signé Lecomte, Maire.

     

      Par le certificat de notoriété, nous apprenons que Pierre Ragneau est un ancien courrier de la Division de Montfaucon. Qu'il a pris les armes dès le commencement de la guerre de Vendée, qu'ensuite, il fut nommé courrier et que quand il n'était pas employé à faire ce service, il était prêt à prendre les armes et à se porter partout où il était appelé ; ajoutant qu'en faisant son service il fut arrêté par les républicains avec plusieurs autres soldats qui furent fusillés, mais que lui, Ragneau, échappa de leurs mains en abandonnant le cheval qu'il montait.

     

    Pierre Ragneau est décédé à Villedieu-la-Blouère le 1er avril 1837.

     

    Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés- dossiers Vendéens – Pierre Ragneau n°1M9/305, vue n° 83/205, décès commune de Villedieu année 1837. - Photo de l'auteur. 

                                                             

     Xavier Paquereau pour Chemins Secrets.

     

     

     


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    Veillée des « Amis du Pont-Paillat »

    1er avril 2017…

     

     

     

    Les Amis du Pont-Paillat se sont retrouvés hier soir à Saint-Mesmin à l’invitation de Marc, Lydie et Wilfried pour une veillée traditionnelle, comme nous avons dorénavant pris l’habitude d’en faire, à la nuit tombée, pour raconter mille histoires et contes qui ont traversé le temps. Tout le monde était là ou presque. Guy était retenu en bivouac avec nos amis les « Cœurs de chouans » et Chachou n’avait pu se libérer, à son grand regret semble-t-il.

    La soirée commença par l’évocation de Saint-Mesmin dans le passé. Mêlant anecdotes amusantes et scènes tragiques, nous arrivâmes au passage des colonnes infernales et des horreurs qui hantent encore l’ancien chemin de Cerizay à Pouzauges. Il nous semblait que les crépitements du feu dans la cheminée voulaient rappeler l’incendie du bourg tandis que nous imaginions l’angoisse dans laquelle devait se trouver un prêtre réfractaire caché non loin de la maison.

    Veillée des APP du 1er avril 2017....

    Veillée des APP du 1er avril 2017....

    Veillée des APP du 1er avril 2017....

    Veillée des APP du 1er avril 2017....

     

    Puisqu’il faut bien aussi aborder des sujets plus gais, nous laissâmes Marc nous réciter quelques poèmes de Pierre d’Angles.

     

    La soirée s’écoula très vite, trop vite peut-être, et il fallut rentrer après avoir évoqué quelques anecdotes concernant des histoires de spectres qui terrorisaient nos aïeux et qui sont encore quelquefois d’actualité…

    C’est un grand, très grand merci, que je me permets d’adresse à la famille Deborde pour son accueil chaleureux et son sens de l’organisation sans faille.

    Nos prochains rendez-vous sont pour très bientôt, avec une journée sur Angers et une autre veillée dans un très ancien logis du Bressuirais qui promet d’être des plus authentiques…

     

    RL

    Avril 2017

     


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    Les chroniques de Jacques Chauvet, N° 22…

     


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    Monsieur l'abbé Le Monnier de la Bissachère... 

     

     

     

     L'abbé de la Bissachère....Pierre-Jacques Le Monnier de la Bissachère est né le 10 février 1763 à Grez-Neuville en Anjou. Il est le fils de honorable homme Pierre Le Monnier, marchand-fermier et de Demoiselle Françoise Boussin de la paroisse de Pruillé. Le parrain a été Le Sieur Jacques-François Goudé, cousin de Feneu et marraine, Demoiselle Françoise Chantel épouse du Sieur Jean Boussin, grand-mère de l'enfant.

     

      Pierre Le Mosnier, marchand, 27 ans, fils de Pierre Le Mosnier, bourgeois et de défunte Renée Collas de la paroisse de Saint-Aubin de Pouancé, épouse le 4 octobre 1757 à Gez-Neuville, Françoise Boussin âgée de 20 ans, fille d'honorable homme Jean Boussin, Marchand et d'honorable femme Françoise Chantel. De ce couple sont issus :

     

    1° Françoise-Perrine Le Monnier, née à Pouancé le 5 septembre 1758 paroisse de la Madeleine, fille d'honorable homme Pierre le Monnier, sieur de la Bissachère et y demeurant (vue n°221/294)  ; décédée à l'âge de huit ans à Grez-Neuville, le 23 mai 1767.

     

    Pierre-Jacques  Le Monnier, né le 10 février 1763 à Grez-Neuville, (vue n°49/620), prêtre missionnaire, il part en 1789 pour la Cochinchine. Il y séjourne dix sept années et échappe aux persécutions religieuses de 1792 à 1801. Il voyage au Cambodge et au Laos. Il quitte le Tonkin et s'installe à Londres vers 1807. En 1817, il rentre en France où le Duc de Richelieu lui demande conseil afin de reprendre des relations commerciales avec la Cochinchine. Il décède à Paris, presque aveugle, le 1er janvier 1830.

      Il dépose une demande de pension en avril 1820. Courrier du Ministère de la Maison du Roi.

     

    « Paris le 17 avril 1820. Le Conseiller d'Etat, Commissaire délégué pour instruire les demandes de secours et pensions sur la liste civile.

     

      A Monsieur le Préfet du département de Maine et Loire

      Monsieur le Préfet,

      Monsieur l'abbé de la Bissachère (Jacques-Pierre), né à Grez-Neuville (Maine et Loire) ancien prêtre attaché à la Trinité d'Angers, revenu depuis peu d'Angleterre sollicite une pension alimentaire.  Il expose qu'il a émigré en 1792, qu'il a exercé ses fonctions de missionnaire pendant plusieurs années à la Cochinchine, est revenu en Angleterre où il s'est livré au ministère jusqu'en 1817, qu'il est rentré en France. Il est aujourd'hui à peu près aveugle. Il ajoute qu'il a perdu tous les biens situés commune de Pouancé, d'Armaillé, Grez-Neuville, Juigné, Bessay et de Montreuil-Belfroy (Maine et Loire) et que son frère unique a été fusillé à Segré pour avoir combattu pendant deux ans avec 200 hommes pour la cause royale.

      Je vous serai obligé de vouloir bien faire prendre des renseignements sur l'exposé de cet ecclésiastique quant à son émigration et ses circonstances notamment sur la perte de fortune qu'il a pu essuyer à raison de cette émigration ; les ressources qu'il pourrait avoir conservée et de me faire connaître votre opinion sur le mérite de sa réclamation.

     

      J'ai l'honneur d'être avec ma considération très distinguée.

      Monsieur le Préfet, votre très humble et très obéissant serviteur.

     

    Signé : Rochefort. »

     

      D'après les renseignements pris par Monsieur le Préfet : En juillet 1820, Monsieur l'abbé de la Bissachère habite à la maison des missions étrangères à Paris. Avant la Révolution, il était vicaire à Bourgueil qui faisait partie du Diocèse d'Angers, aujourd'hui du Diocèse de Tours. Qu'il est sorti de France en 1789, est allé en qualité de missionnaire aux Indes Orientales et est rentré en france en 1817.

      Ses biens dont sa mère (décédée à Angers depuis 1 an environ) jouissait dans le département étaient peu considérables, elle les avait placés à viager sur sa tête et sur celle de Monsieur l'Abbé de la Bissachère et sur sa sœur ; ils jouissent chacun de 600frs de rente.

      Cet ecclésiastique n'avait qu'un frère qui fut fusillé à Segré pour avoir combattu pour la cause Royale.

      Enfin, Mr de la Bissachère est attaché à la maison des missions étrangères comme procureur du Temporel, auprès de laquelle il y reçoit la nourriture sans payer pension.

     

    3° Françoise-Olympe Le Monnier, née le 11 novembre 1768 à Grez-Neuville, le parrain est Pierre Le Monnier, frère de l'enfant et la marraine Marie Boussin tante de l'enfant.

     

    Jean-Marie Le Monnier, né le 10 décembre 1769 à Grez-Neuville, (vue n°162/620), fusillé à Segré pour avoir combattu pendant deux ans avec 200 hommes pour la cause Royale. (L'attaque de Segré du 21 juillet 1795 commandée par Turpin de Crissé ?).

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés. Dossiers Vendéens n° 1M9/57- Bissachère Pierre-Jacques de la – Registres d'Etat-Civil des Communes de Grez-Neuville, Pouancé: actes de baptêmes et mariage. Photo de l'auteur.

     

     

    Xavier Paquereau pour Chemins secrets

     

     

     


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    La mort de Monsieur de Charette vue par la presse républicaine... 

     

     

     

    La mort de Monsieur de Charette.... Le 9 germinal de l'an 4 (29 mars 1796)... « Une douzaine de généraux, les musiques militaires et les cinq mille hommes quittent lentement la place des Agriculteurs (place Viarme), à Nantes pour regagner le quartier général et leurs cantonnement, tandis qu'au détour d'une rue, disparaît le cercueil du ''grand brigand'' enfin mort... ».

     

      Cela met fin à trente sept mois d'une guerre atroce où les républicains ont fait disparaître par le meurtre environ 400 000 Vendéens dont 80% étaient des femmes, des enfants  et des vieillards, et brûler par incendies volontaires le patrimoine immobilier d'environ 500 paroisses. Nous entrons donc dans une période d'un calme tout à fait relatif...

     

      Avant Michelet, les Affiches d'Angers, dans le numéro 104 du 26 germinal de l'an 4 trouvent le moyen de se livrer à un procédé déloyal en utilisant un négationnisme et un révisionnisme primaire afin de salir la mémoire de ce grand général.

      En effet, on y apprend que Monsieur de Charette est ''un auteur et provocateur de rébellion, de massacres inouïs et l'instrument de la mort de peut être un million d'êtres humains'', rien que ça !

      Quelques jours seulement après la mort du dernier général royaliste, les républicains tentent ainsi d'échapper à leurs responsabilités et à masquer le génocide. Ces criminels, comme leurs héritiers politiques d'ailleurs, nient les faits, s'octroient une auto-amnistie et une impunité générale en accusant les autres de leurs propres crimes.

    La mort de Monsieur de Charette....

     

     

     

     

     

     

     

    « Nantes 11 germinal. Le 9, à dix heures du matin, Charette comparut devant un tribunal, composé de neuf militaires qu'il avait choisi dans une liste de dix huit qui lui avait été présentée ; son acte d'accusation ne commence que de la pacification ; pas un mot sur ses crimes antérieurs.

      Charette, qui avait modestement salué ses juges, assis sur une chaise très élevée, avoua presque tout, notamment d'avoir combattu par l'ordre de Monsieur pour avoir un roi et l'ancienne monarchie ; il nie avoir eu correspondance avec le gouvernement anglais ; mais il avoue avoir correspondu avec quelques anglais, avec Polignac, d'Entraigne et le roi de Véronne, qui lui avait écrit de sa propre main, en lui envoyant le brevet de maréchal-de-camp ; il convint avoir reçu des munitions d'Angleterre, et seulement 15000 liv. En numéraire.

      Interrogé si, lors de la pacification, on lui avait promis un roi : jamais dit-il, dans les conférences publiques, mais bien dans les conversations particulières : le seul individu qu'il ait nommé est Lefebvre, de Noirmoutier, qui, avec une chasse-marée, laissait sa correspondance par la côte de Saint-Jean-de-Mont.

      Les moyens de défense de Charette et de son défenseur officieux furent de prétendues lettres écrites par un adjudant au curé de Mormaison, qui lui promettaient la permission de sortir du territoire de la république, s'il voulait mettre bas les armes, et qui, sur son acceptation, lui assuraient une suspension d'armes jusqu'à ce que cet officier eût reçu des pouvoirs suffisans de traiter.

      Charette assura que, s'il ne se fût pas fié à ces promesses, il n'eût pas été pris. Les déclarations par écrit de cet adjudant, des généraux Travot et Valentin, attestent que sa conduite, depuis l'époque de ces lettres, n'était point du tout celle d'un homme qui veut la paix, mais celle d'un forcené qui veut tout exterminer avant de succomber. L'accusé demanda la grâce qu'avait obtenue Cormatin, d'être conduit à Paris.

      Les conclusions du rapporteur ne furent pas en sa faveur. Le tribunal étant sorti pour délibérer, pendant une heure qu'il fut aux opinions et à rédiger le jugement, Charette se promena et conversa tranquillement avec tout ce qui l'entourait, particulièrement avec le général Travot dont il se loua singulièrement. Pendant son interrogatoire, il le qualifia plusieurs fois de brave et généreux. Piqué sans doute contre le général Valentin de ce qu'il l'avait fait courir pendant huit lieues, il n'en dit ni bien ni mal.

      Le tribunal rentré, le président ayant prononcé l'arrêt de mort et la confiscation de tous ses biens, il demanda le curé de Mormaison ; son éloignement de quatre lieues, et sa qualité de prêtre inconstitutionnel ne l'ayant pas permis, il eut pour confesseur le citoyen Guibert, curé constitutionnel de notre commune.

      Entre quatre et cinq heures du soir, le 9 germinal, en présence de toute la garde nationale, de toute la garnison en armes et d'un peuple immense, sur la place des Agriculteurs, après avoir conféré quatre minutes avec le général Travot, lui avoir dit que le général Jacob, qui est détenu, n'était point coupable de la déroute du camp des Sorinières, qu'il avait été attaqué par des troupes trop supérieures pour y résister ; après avoir embrassé deux fois son confesseur, qui voulait qu'il se mît à genoux et qu'il eût un bandeaux ; enfin, après avoir tiré sa main blessée d'une écharpe, debout, les bras le long de ses hanches, les yeux ouverts, sans brésiller lors des mouvements et du signal fait pour sa mort, périt François-Athanase Charette dit la Contrie, âgé de 33 ans, né à Couffé, département de la Loire-Inférieure, lieutenant de vaisseaux avant la révolution, se qualifiant du titre de lieutenant-général, auteur et provocateur de rébellion, de massacres inouïs, l'instrument de la mort peut-être d’un million d'être humains, dans le même endroit où son cousin, le marquis Charette de la Colinière, chef de chouans, fut aussi fusillé le premier de ce mois.

     

      En descendant la Loire, à l'occasion du coup de canon que tirait la chaloupe canonnière où il arrivait, pour avertir celle qui était en avant, Charette dit : cela est bien indiscret et peut nous faire égorger, car avec trois cents hommes j'enlèverais quelqu'un conduit comme je le suis. Il entendait sans doute parler des chouans qui sont sur la rive droite de ce fleuve, car du côté gauche rien n'est à craindre de la part des brigands. »

     

     

    Sources: Archives Départementales de Maine-et-Loire, tous droits réservés. Les Affiches d'Angers ou Moniteur du Département de Maine-et-Loire – numéro 104 du 26 germinal de l'an 4e de la République Française une et indivisible et l'ère vulgaire le vendredi 15 avril 1796, vue n°27  -  Itinéraire de la Vendée Militaire par P Doré Graslin, Editions Garnier 1979, page 200 - Photos de l'auteur, la Chabotterie. 

                 

                                           

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets. 

     

    La mort de Monsieur de Charette....


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