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    La sépulture républicaine de Beauchêne…

     

     

     

           La chapelle de Beauchêne, petit village dépendant de Cerizay, était très prisée par le général vendéen Marigny où il figure d’ailleurs sur un vitrail.

     

    A une date inconnue, Marigny qui sort de prier à  Beauchêne avec six cents hommes rencontre au carrefour de « La Vieille cour" un détachement de républicains. L’affaire est vite décidée et une vingtaine de républicains seront tués et enterrés près d’une forge.

     

    Il restait encore à cet emplacement un bâtiment dans les années 70. Aujourd’hui, ce n’est plus qu’un pan de mur qui conserve la trace d’une cheminée. Il est fort probable que les républicains aient été enterrés sous le bâtiment agricole moderne qui jouxte les restes de ce mur…

     

     

                                                                                            RL

    Octobre 2011

      

    La sépulture républicaine de Beauchêne....

      


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                                Genneton…

     

     

    Un bien horrible jour de fin février 1794, un vieux couple de plus de quatre-vingts ans cloué au lit par la vieillesse et la maladie se retrouve traîné avec une férocité inouïe sur la place du village. Les soldats de Carpentier leur écrasent la tête à coup de crosse.

     

    On vient de piller les maisons du bourg et l’on fait un bûcher avec tout ce que l’on a pu trouver de meubles dans les maisons dévastées. Bien entendu, on y jette les corps des malheureuses victimes….

     

     

    RL

    Octobre 2011

      

    Genneton....

      

     


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    Etusson...

     

     

         Etusson fut particulièrement touché par les Guerres de Vendée et le 21 janvier 1794, l’abominable Grignon fit massacrer vingt-quatre vieillards, femmes et enfants ramassés dans les villages de Longueville, la Charbonnière et La Vaux. Ils seront fusillés au lieudit le « Champ Breuillet » devenu aujourd’hui « La Croix-noire ». A cette date, Grignon notera sur son rapport qu’il a envoyé 112 rebelles « par-dessus la haie »…

     

         Ainsi ont péri Angélique Brandy, femme Richard ainsi que ses quatre filles : Marie, Angélique, Renée, Pétronille, sa petite fille Marie-Rose (nommée aussi Marie-Madeleine) dont la beauté des 16 ans avait été remarquée par un soldat. Refusant les avances de celui-ci, elle ne sera pas épargnée.

     

        Les fosses communes de la « Croix-Noire » et de la «Croix-du-Pré » sont toujours là gardant leur lourd secret… Bien longtemps après, des gens d’Etusson prétendaient que l’eau de la fontaine qui sépare les deux fosses  se rougissait de sang à chaque printemps.

     

      Le curé Dillon dénombrera 273 morts suite aux événements révolutionnaires...

     

    RL

          Octobre 2011

      

    Etusson....

      

               L'entrée du village de la Croix-Noire...

      

    Etusson....

      

       La Croix Noire...

      

    Etusson....

      

    Etusson....

      

       La Croix du Pré...

      

    Etusson....

      

     

    Etusson....   

    Etusson....

      

    Monument de Frédéric Ménard...

      

    Etusson....

      

     Etusson....

       Sa tombe...

      

    Etusson....

      

    Etusson....

      

       Tout près, la tombe de l'abbé Mélaine Dillon...

      

    Etusson....

      

      Abbé Dillon, né à Somloire.

     Arrêté en  1793, comme réfractaire à la loi, s ‘évada de la prison de Saint-Maixent, et caché dans les bois d’Etusson continua pendant la révolution à exercer son ministère et à dire la messe sur la pierre dite de la Fortune. Après le concordat, fut nommé curé d’Etusson où il mourut à 84 ans. 

     


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    Une prison à Nantes en 1793…

     

     

       Ce récit tiré du tome II de « Histoire de  la Vendée  militaire" de Jacques Crétineau-Joly est le rapport que fait le chirurgien Thomas en allant constater la grossesse de plusieurs femmes vendéennes dans le véritable « camp de concentration » de « L’entrepôt des cafés » à Nantes.

     

     

    « Je trouvai en entrant dans cette affreuse boucherie, une grande quantité de cadavres épars çà et là ; je vis des enfants palpitant ou noyés dans des baquets, plein d’excréments humains. Mon âme était brisée. Je traverse des salles immenses ; mon aspect fait frémir les femmes ; elles ne voyaient d’autres hommes que leurs bourreaux ; je les rassure en leur parlant le langage de l’humanité. Je constate la grossesse de trente d’elles ; plusieurs étaient grosses de sept à huit mois. Quelques jours après, je revins voir ces femmes que leur état rendaient sacrées… Ces malheureuses femmes avaient été précipitées dans les flots ! (1) Plus j’avance sur ce théâtre de sang, plus la scène devient affreuse : huit cents  femmes et autant d’enfants avaient  été déposés dans les maisons de l’Eperonnière et de la Marillère ; cependant il n’y avait dans ces prisons, ni lit, ni paille, ni baquets. Le médecin Rollin et moi, nous avons vu périr cinq enfants en quatre minutes : ces malheureux ne recevaient pas d’aliments. Nous nous informons des femmes du voisinage si elles sont dans l’impossibilité de secourir ces créatures infortunées ; elles nous répondent : « comment voulez-vous que nous fassions ? Grand-Maison fait incarcérer tous ceux qui portent des aliments à ces femmes et à ces enfants »..

     

     

    RL

    Septembre 2011

     

    Notes :

     

    (1) Les noyades de Nantes dirigées par Carrier. On connaît l’implication de Michel Moreau-Grandmaison ( 1755- 1794) dans ces noyades « industrielles »

     

     Une prison à Nantes en 1793....

     Un exemple du fameux "mariage républicain", délire d'horreur et d'humiliation pour ceux qui vont mourir.


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    Chassais-l’Eglise

     

     

       Chassais l’Eglise fut une paroisse dès 1090 sous le nom de Chaciacum, puis Chacaium en 1266. Plus tard, on la trouve sous le nom de Parvo Cassayo (Petit Chassais) ou Chaycais. Devenue commune  en 1790, elle sera rattachée provisoirement à la commune de Sigournais le 25 septembre 1799. C’est le  21 août 1827 qu’elle sera définitivement  réunie à Sigournais.

     

    Sur le territoire de cette ancienne paroisse, se trouve le célèbre « Prieuré de Chassay-Grammont », étape inévitable dans la découverte de l’ordre grandmontain.

     

    Une bien curieuse lettre datée du 10 janvier 1764 se trouve aux archives départementales de Vendée (1J1920). Un certain De Bourgine, chanoine syndic, demande à Blanpain, fermier du prieuré de Chassais, des copies d’actes passés par les curés successifs afin de prouver qu’ils portent bien le titre de curé et non de « vicaire perpétuel ». On sait que Angélique-Thérèse Maillat, veuve Blanpain se portera acquéreur de deux métairies de la cure en 1791. Mise en vente le  IV floréal an VI ( 23 avril 1797),  la cure sera vendue comme bien national à Daniel Lacombe de Fontenay le 28 mars 1798. En 1857, c’est Eugène Blanpain qui rachètera les ruines de l’église et le cimetière.

      

     

    Le curé Jean-joseph Pichard qui exerçait le saint ministère pendant la révolution fut d’abord nommé vicaire de Sainte-Cécile en 1779, puis curé de Chassais. Ayant refusé le serment constitutionnel, il se retira à Poitiers, sa ville natale. Incarcéré en 1793, il fut conduit à Rochefort dans les premiers mois de 1794 pour être déporté vers la Guyane. Enfermé sur le tristement célèbre navire « les Deux Associés », il y décéda dans la nuit du 26 au 27 avril 1794, à l’âge de 39 ans. Il fut enterré sur l’île Madame, comme bien d’autres de ses collègues. (Revue du Bas-Poitou, 1901)

     

    Aujourd’hui l’église à totalement disparu et une maison particulière occupe son emplacement.

     

    RL

    Septembre 2011

      

     Chassais-l'Eglise....

      

    Les pierres de ce qui ont pu être l'ancienne église. Au premier plan, le tout premier cimetière, minuscule. Un autre cimetière occupera le côté sud de l'église, aujourd'hui devenu un jardin.

      

      

     Chassais-l'Eglise....

      

    Ancien lavoir de Chassais avec sa vieille pompe...

     

    Chassais-l'Eglise....

     

    Emplacement de l'église sur le cadastre de 1824 (l'église en ruine est figurée par un bâtiment colorisé en jaune) ...

     

    Chassais-l'Eglise....

     

    ... Et sur la vue aérienne de Géoportail, marqué d'une croix rouge.

     

    Chassais-l'Eglise....

     


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