• Les colonnes infernales....


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  • Le catéchisme....


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    Vendée d'hiver.... Février 1794.... Février 2012...

    Vendée d'hiver.... Février 1794.... Février 2012...

    Vendée d'hiver.... Février 1794.... Février 2012...

    Vendée d'hiver.... Février 1794.... Février 2012...

    Vendée d'hiver.... Février 1794.... Février 2012...

    Vendée d'hiver.... Février 1794.... Février 2012...

    Les arbres, quelquefois forment d'étranges silhouettes.... C'est l'hiver....

     

     


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     Bellenoue, paroisse disparue…

     

     

    Poursuivons nos pérégrinations dans les villages et paroisses disparus. Château-Guibert, recueillit ainsi en 1827 les deux anciennes paroisses de Corbaon  et de Bellenoue (il en sera de même pour Saint-André de Mareuil qui sera absorbée par Mareuil sur Lay, dans le même voisinage).

     

    Bellenoue est un lieu remarquable tout d’abord par son histoire, avec la présence de sa puissante abbaye bénédictine, fille de celle de Saint-Michel en l’Herm et dédiée à la Sainte Trinité. Fondée vers 1040 par Gognore, vicomte de Thouars et son épouse Henor, (1) elle sera détruite par les protestants puis redeviendra simple prieuré. Plus tard, son église ayant subsisté, ne sera plus que paroissiale. Un personnage célèbre de l'histoire visitera l'abbaye de Bellenoue le mardi de Pâques 20 avril 1305: il s'agit de l'Archevêque de Bordeaux, Bertrand de Got qui deviendra le pape Clément V le 23 juillet de la même année. Au moment des tristes événements de la révolution française, un prêtre du nom de Jean Blanchard refusera le serment constitutionnel. Né à La Réorthe le 7 avril 1753, il deviendra vicaire de la Réorthe, puis curé de Bellenoue en 1785. Réfractaire, il assistera au synode du Poiré sur Vie en 1795. L’année suivante, il se retire à La Jaudonnière avant de devenir curé de Château-Guibert en 1801 au moment du Concordat. Il y décèdera le 5 novembre 1819. Aujourd’hui il ne reste plus aucune trace à Bellenoue de l’ancienne abbaye ni de son église. Seul le vieux cimetière des moines, qui fut plus tard paroissial et dans lequel reposent encore quelques membres de la famille Clémenceau de la Serrie nous rappelle qu’ici aussi les monstruosités révolutionnaires sont passées.

     

    Le dimanche 30 mars 1794, à Bellenoue l’horreur passe sous le fer et le feu des hommes de Vincent Goy-Martinière sur les ordres du général Huché dont le nom reste en horreur dans le voisinage de Luçon. Dans le village des Etourneries, une femme et trois enfants seront massacrés et à Bellenoue même, on a connaissance de sept ou huit femmes, dont une enceinte, et cinq enfants, âgés de deux mois à dix ans qui seront fusillés. C’est au total quatre-vingts innocents qui seront massacrés. Une vieille femme qui ne retrouve pas 90 livres cachées et que Goy-Martinière veut lui voler est fusillée. La fille Boileau, servante de Clergeau, est violée par le même. Destinée à être fusillée en compagnie d'un enfant de deux ans, des soldats s'y opposent. En revanche, la femme de Joseph Vrignonneau, "enceinte très avancée" est fusillée avec ses enfants de 18 mois et 3 ou 4 ans. La femme et les enfants de Pierre Lejeau subiront le même sort. Idem pour les enfants âgés de deux mois, sept à huit ans, 10 ans ainsi que cinq ou six autres femmes.

    Pauvres villages oubliés de la grande histoire….

     

    RL

    Janvier 2012

      

    Note :

    (1) L'abbé Aszo consacre le monastère en 1047 et Pierre signe la charte de confirmation de la fondation en 1060.

      

    Vestiges de l'église de Corbaon

    Bellenoue, paroisse disparue....

      

    Bellenoue, paroisse disparue....

      

    La cure de Bellenoue

      

    Bellenoue, paroisse disparue....

    Cimetière de Bellenoue

      

    Bellenoue, paroisse disparue....

    Bellenoue, paroisse disparue....

    Bellenoue, paroisse disparue....

    Bellenoue, paroisse disparue....

    Emplacement de l'abbaye...

    Bellenoue, paroisse disparue....

      

      

      


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    Tanneries de peaux humaines et autres inventions démocratiques….

     

     

    Août 1792 et la révolte de la Saint-Louis dans le Bressuirais qui sera la première révolte vendéenne anti-républicaine. Les paysans sont torturés et ont les oreilles tranchées. Oreilles que les républicains portent en guise de cocarde. Madame Picard de Faye-l’Abesse raconte : « J’ai vu plusieurs fois des hussards, dits de la mort, au retour de leurs excursions, rapporter des chapelets d’oreilles coupées à des Vendéens, les laver, les rôtir sur le gril, ricanant comme de vrais cannibales, les manger à la vinaigrette ».

     

    A Clisson, le 5 février 1794, une quinzaine de personnes font cuire du pain dans l’enceinte du vieux château fort en ruine. Le reste de la ville est en ruine également. Le général de colonne infernale Cordelier aperçoit la fumée et s’empare des malheureux. Après d’abominables tortures, ils sont jetés vivant dans le puits-citerne du château s’étouffant les uns les autres dans leur chute et emmurés par la destruction de la margelle du puits que l’on fait écrouler sur eux. Des ossements et même des sabots d’enfants seront retrouvés dans les années 60. Au même endroit, le 5 avril 1794, c’est un autre général de colonne infernale, Crouzat qui fait brûler 150 femmes pour en extraire de la graisse. Un républicain raconte : « Nous faisions des trous de terre pour placer des chaudières afin de recevoir ce qui tombait ; nous avions mis des barres de fer dessus, et placé les femmes dessus, puis au dessus encore était le feu. Deux de mes camarades étaient avec moi pour cette affaire. J’en envoyai 10 barils à Nantes. C’était comme de la graisse de momie : elle servait pour les hôpitaux. »

     

    A propos des tanneries de peau humaine à présent : A Angers, il s’agit de fabrication de culottes de cheval pour les officiers supérieurs. Claude-Jean Humeau expliquera au tribunal d’Angers le 6 novembre 1794 que le chirurgien-major Pecquel du 4° bataillon des Ardennes a écorché 32 cadavres. Les peaux sont transportées chez un tanneur des Ponts-de-Cé. Un témoin raconte que les cadavres « étaient écorchés à mi-corps parce qu’on coupait la peau au-dessous de la ceinture, puis le long de chacune des cuisses jusqu’à la cheville des pieds, de manière qu’après son enlèvement le pantalon se trouvait en partie formé ; il ne restait plus qu’à tanner et à coudre. » Un soldat avouera à la comtesse de la Bouère avoir tanné des peaux à Nantes et en avoir vendu 12 à la Flèche.

    Saint-Just déclarera à la « Commission des Moyens extraordinaires » le 14 août 1793, donc bien avant les colonnes infernales : « On tanne à Meudon la peau humaine. La peau qui provient d’hommes est d’une consistance et d’une bonté supérieure à celle des chamois. Celle des sujets féminins est plus souple, mais elle présente moins de solidité. »

     

    RL

    Janvier 2012

     

    Sources exploitées : Reynald Secher, « Le Génocide franco-français » et ADML,  1L 1127/3 (chemise 8).

    Tanneries de peaux humaines et autre inventions démocratiques....

    Reprise de Cholet par les Vendéens le 10 février 1794.

    Le général républicain Moulin qui porte un pantalon en peau de vendéen préfère se suicider que d'affronter...

      

      

      


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