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    La surprise de Saint-Loup (octobre 1799)

     

     

     

    Pour ce qui est de la « troisième guerre de Vendée », on cite souvent le combat malheureux des Aubiers comme principal repère des faits (1) avec, bien entendu l’affaire de Cirières et la blessure de Forestier. En revanche, beaucoup plus obscure, est cette affaire de Saint-Loup qui pourtant constituait la suite des événements de Cirières.

    Que sait-on au juste ? Au mois d’octobre 1799, Beauvolliers (l’aîné, bien entendu) et Renou occupent Pierrefitte avec 600 hommes (2), ils déciment littéralement une patrouille républicaine sortie de Chiché et continuent leur marche en direction de Saint-Loup. Il faut savoir que cette région constitue la frontière extrême à l’Est de l’ancien pays insurgé. On peut comprendre que Renou et Beauvolliers, originaires du pays de Loudun, aient eu envie de s’approcher du département de la Vienne. Il n’y a guère espoir de recruter dans ce secteur, mais l’idée est ailleurs : Pallu du Parc (3),  avait préparé quelque chose du côté de Poitiers. Même si cela semble pour le moins surréaliste, la petite armée Vendéenne a choisi de se rapprocher de cette ville. Le 5 brumaire an VIII,(dimanche 27 octobre 1799), Beauvolliers et Renou s’emparent de Saint-Loup dont la  garde nationale, peu nombreuse et mal armée, se révèle impuissante. Les maisons des patriotes sont mises à mal et l’on avertit aussitôt la municipalité voisine d’Airvault de libérer 3 prisonniers sous peine de voir le bourg de Saint-Loup livré aux flammes.

    Voici ce que dit la lettre de Beauvolliers à l’attention des autorités airvaudaises, et que nous faisons figurer en annexe de ce travail (4) :

    «  Au nom du Roi.

    L’officier général, commandant pour le roi dans le pays d’Airvau (sic) et cantons environnants ordonne aux autorités publiques dans le dit pays d’Airvau de mettre en liberté les trois prisonniers transférés aujourd’hui de Saint-Loup au dit Airvau. Faute par les dites autorités de se conformer au présent ordre aussitôt sa réception, il lui est signifié que la paroisse de Saint-Loup sera livrée aux flammes et vingt-cinq personnes d’icelle fusillées au même moment. Fait à Saint-Loup, le 29 octobre mil-sept-cent-quatre-vingt-dix-neuf.

     

     

        De Beauvolliers.

       Le chevalier Charles de Vezins, commandant pour le Roi ».

     

     

     

       Voici  maintenant  côté républicain, ce que l’on pense de cette affaire (5) :

     

        Lettre de l’administration municipale de Parthenay à l’administration centrale à Niort.

     

     

       « Vous avez été instruit par notre correspondance avec le département de l’excursion faite par les brigands sur le canton de Saint-Loup, le 5 de ce mois ( de brumaire ; 27 octobre) , sur les six heures du soir. Les rapports qui nous avaient été fait avaient exagérés le nombre de ces scélérats, qui n’étaient que d’environ quatre à cinq cents (6), dont tout au plus 150 pouvaient être armés. Le surplus n’était armé que de bâtons et de fourches de fer. Ils ont pillé cette malheureuse commune et s’en sont retirés sur les onze heures du soir après avoir forcé les habitants d’Airvault de leur délivrer trois prisonniers qui y avaient été conduits ce même jour. On ne sait où ces brigands se sont retirés. Tous les cantonnements environnants sont à leur poursuite. »

     

         Ceci dit, et reprenons le cours de notre récit, les Vendéens évacuèrent rapidement Saint-Loup (commune de « Voltaire » au moment des faits) au motif d’un contrordre stipulant que l’organisation de Poitiers n’était pas prête.  Sur les une heure du matin du 30 octobre, la troupe royaliste s’en retourne par la Maucarrière  en direction du Bocage. A la Maucarrière, ils prennent le temps de piller la maison du citoyen Guignard (7). Le chef de bataillon (8) Ardouin, avec une bonne centaine d’hommes se précipite vers Viennay  pour rattraper les brigands. Ce qui est d’ailleurs idiot, Viennay se situant trop près de Parthenay pour pouvoir abriter des Vendéens. Il n’y trouve rien car  « la nuit est trop obscure ». Un autre détachement file  vers Chiché où les républicains ne découvriront « aucun mouvement ». (9) Selon B. Ledain (qui reprend l’abbé Deniau) ils réussiront cependant à encercler, avec 200 hommes, le château de Vermette en la Chapelle-Gaudin (10) où 33 officiers vendéens passaient la nuit. Tous parviendront à s’échapper sauf quatre d’entre eux, dont un certain Saint-Félix.

        Ledain se trompe car, en fait, cette affaire de Vermette avait eu lieu avant celle de saint-Loup, le document qui suit étant daté du 29 vendémiaire (21 octobre) (11):

     

        «  On a manqué un coup qui eut été bien avantageux pour notre pays, car ils étaient vingt-deux, formant l’état-major de la quatrième division ; car vous savez qu’ils ont formé des arrondissements, Beauvolier, d’Autichamp, le ci-devant marquis de Grignon étaient dans cet attroupement. Le résultat de cette expédition a été la prise de quatre chevaux, et de quatre brigands et d’une femme… parmi les prisonniers faits, il s’est trouvé un chef qu’on ne  connaît pas encore. Il est du département de la Mayenne ; il paraît avoir reçu une belle éducation, dont il n’a pas profité sans doute. »

     

       Les Vendéens capturés au château de Vermette seront interrogés. On leur proposera de l’argent pour « les mettre à l’abri du besoin » et une certaine « indulgence » s’ils livrent un chef de rebelle. Un des prévenus précisera que Charles de Vezins n’était pas à Vermette car « parti pour se rendre à la division de Maine-et-Loire ». Notons toutefois qu’il sera bien à Saint-Loup huit jours plus tard. (12)

     

        On sait ce que sera le combat des Aubiers le 4 novembre 1799, et l’on se rend bien compte que la Vendée, ruinée, exsangue, ne sera plus jamais comme avant. Cependant ce qui reste de la Vendée est suffisamment dangereux pour le gouvernement et le ton un brin affolé des autorités ne laisse aucun doute sur l’inquiétude que ces mouvements suscitent. Il est impossible de soumettre totalement le pays. Des habitants à l’apparence docile peuvent donner asile aux Vendéens ou aux Chouans à n’importe quelle occasion. Pire encore, ils peuvent se transformer en véritables furies à la moindre provocation. Il faut dire qu’une femme violée et massacrée, une maison brûlée, cela laisse toujours des traces dans les esprits et bon nombre de combattants de 93 n’ont plus rien perdre même des années après.

     

     

    RL

    mai 2004

    Repris juillet 2012

     

     

       Notes :

     

       (1)  Voyez l' article sur « Nueil et les Aubiers ».

     

       (2)  Bélisaire Ledain,  Histoire de la ville de Bressuire , 1880, p. 479. On trouve dans cette paroisse de Pierrefitte la demeure du fameux Berthre de Bournizeau, auteur dès 1802, de l’  Histoire des Guerres de la Vendée et des Chouans . La librairie « Pays et Terroirs » de Cholet a repris récemment l’édition de 1819. Le château de Bournizeau, sur la route de Pierrefitte à Saint-Varent a été entièrement restauré il y a quelques années.

       (3)  On retrouvera ses états de service dans le tome V des œuvres de Crétineau-Joly et du R.P. Drochon,  p. 132 (supplément à la division de Cerizay).

        (4)  ADDS, L 104.

        (5)  Ibid.

     

       (6)  Une autre lettre de l’administration municipale de Parthenay à celle du département datée du 9 brumaire an VIII ( 31 octobre) fait état de 400 hommes d’infanterie et de 50 cavaliers. ADDS, L 104. Une lettre au ministre de la police citée par Françoise de Chabot, donne le chiffre de cinq à six cents, in Un canton du Bocage Vendéen , Melle, 1891, p. 359.

      (7)  Ceux qui ne sont pas du pays prendront la carte Michelin N° 67 (que tout bon Vendéen d’aujourd’hui doit posséder), ils découvriront le village de la Maucarrière à l’intersection des routes de Thouars à Parthenay et de Bressuire à Airvault.

     

       Ne blâmons pas trop les Vendéens de ce pillage. On sait ce qui se passera après le combat des Aubiers le 4 novembre suivant. Puisque nous avons choisi de citer les documents officiels, voici encore une lettre, émanant de l’administration municipale de Bressuire pour l’administration centrale à Niort.      Il s’agit des suites de l’affaire des Aubiers :

     

    « … la joie que nous ressentons de la défaite de nos ennemis est bien tempérée par le pillage auquel s’est livrée la troupe. Nous ne pouvons vous le rendre que par l’expression de quelques soldats qui ont dit y avoir fait « raffle ». Cette conduite indigne des républicains a consterné nos concitoyens. Il semble que l’ennemi soit à nos portes. Tout le monde déménage et fait partir ses effets. On craint une représaille des royalistes en cas d’invasion ; si 300 chouans ont mordu hier la poussière, le pillage en a créé 3000 et d’avantage (sic)…

     

        C’est d’autant plus dommage que des pillages républicains, les patriotes sont souvent les premières victimes ! ! !

     

     

      (8)  C’est par erreur que Crétineau-Joly et B. Ledain, le nomment colonel dans l’affaire des Aubiers.

       (9)  ADDS, L 104.

      (10) Et non « près d’ Argenton » comme le dit Bélisaire Ledain, On retrouvera l’historique de ce très beau logis dans Châteaux, manoirs et logis, les Deux-Sèvres , 1998, p. 116 & 117. Il se situe au sud du bourg de la Chapelle-Gaudin, sur la petite route qui conduit à Noirterre. Voyez l’extrait de la carte de Cassini en annexe.

      (11)   ADDS, L 155. C’est toujours B. Ledain qui parle de 33 officiers vendéens, alors que la correspondance officielle en donne 22.

     

      (12) ADDS, L 104, Copie des lettres saisies sur les Brigands, rebelles, Chouans, le 29 vendémiaire an 8 au château de Vermette.

     

     

    La suprise de Saint-Loup....

     

         Localisation de Vermette sur la carte de Cassini : on notera au passage que le grand chemin de Bressuire à Thouars passe beaucoup plus au nord que la départementale d’aujourd’hui. Si l’on compare avec la carte Michelin moderne, la différence est évidente.

     

    La suprise de Saint-Loup....

     

         Vermette, en la Chapelle-Gaudin, propriété privée. Photo : « Châteaux, manoirs et logis ».

     

    La suprise de Saint-Loup....

     

      Lettre de Beauvolliers et du chevalier de Vezins aux autorités airvaudaises. ADDS L 104.

     


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  • Le Pont-Barré…

     

    S’il est bien un témoin de la Grande Guerre qui a vu se passer bien des choses, c’est bien le Pont-Barré à Beaulieu-sur-Layon.

    Limite du pays « blanc » avec le pays « bleu », bien des combats terribles s’y sont livrés. Le principal étant celui du 19 septembre 1793, au même moment où se déroulait, à l’autre bout de la Vendée, la titanesque bataille de Torfou. Les Vendéens de Cady écraseront les soldats de la république qui tentaient une nouvelle fois d’envahir le pays. Malheureusement c’est aussi là qu’est passée la colonne infernale du sinistre Crouzat le 22 janvier 1794, massacrant au passage les habitants du hameau de Barré pour trois jours plus tard s’attaquer au village de Chanzeaux où seront massacrés tout ce que la république pourra trouver de femmes et de vieillards.

    Il y a aujourd’hui trois ponts sur le Layon : le gigantesque viaduc du Layon, portant l’autoroute moderne, le pont de la route nationale 160, Angers-Les Sables-d’Olonne, et le « vrai Pont-Barré », sur le tracé de l’ancienne route.

    Un endroit paisible toutefois, où la nature lutte encore un peu  contre les pollutions visuelles du modernisme.

    Une pensée amicale à Monsieur Wingel avec qui j’avais découvert ce site, il y a déjà bien longtemps.

     

    RL

    Juillet 2012

     

    Le Pont-Barré....

    Le Pont-Barré....

    Le Pont-Barré....


    Le Pont-Barré....

     

    Le Pont-Barré....

    Le Pont-Barré....

     

     

    Le Pont-Barré....

    Le Pont-Barré sur une carte postale ancienne, avant sa restauration.

     

    Le Pont-Barré....

    Le Pont-Barré....

    le Pont-Barré d'après une gravure de Drake en 1856 (Album Vendéen). 


     


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  • Le Marillais…

     

     

    Tout près de l’église de Notre-Dame du Marillais, à deux pas du tombeau de Bonchamps à Saint-Florent-le-Vieil, se trouve un lieu de massacre, celui du « Pré des martyrs ». 2 000 personnes, n’ayant pas pu franchir la Loire le 18 octobre 1793 y seront massacrées et enterrées.

    RL

    Juin 2012

     

    Le Marillais...

    Le Marillais...

    Le Marillais...

    Le Marillais...

    Le Marillais...

    Le Marillais...

    Le Marillais...

    Le Marillais...



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  • Le Chemin des Canons…

     

     

    Reliant la paroisse d’Andrezé à l’abbaye de Bellefontaine et la chapelle Notre-Dame de Bon-Secours si chère à Jacques Cathelineau, le Chemin des Canons doit son nom aux canons des Guerres de Vendée dont les essieux , frottant le long de ses  parois rocheuses, ont laissé des marques dans la roche. C'est aussi ici qu'une partie des Vendéens remonteront vers la Loire au soir de la déroute de Cholet. Un bien bel exemple de chemin creux ayant connu 1793, sombre et quelque peu inquiétant, mais si verdoyant et si frais pour le promeneur.

     

    RL

    Juin 2012

     

    Le Chemin des Canons....

    Le Chemin des Canons....

    Le Chemin des Canons....

    Le Chemin des Canons....

    Le Chemin des Canons....

    Le Chemin des Canons....

    Le Chemin des Canons....

    Le Chemin des Canons....

    Le Chemin des Canons....

    Etrange signe sur les pierres du chemin....

    Le Chemin des Canons....

    Le Chemin des Canons....

     

     


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    Mon village au clair de Lune ...

     

    Le soir tombe sur le pays vendéen. Une cloche sonne dans le lointain. Ce son grêle porté par le vent est là pour rappeler au vieux pays quelle est son identité et quels sont les fondements de toute notre civilisation. Oh ! bien sûr, dans ce village, il n'y a pas grand chose à voir, mais attendez donc que je vous en parle un petit peu.

    C'est tout d'abord une vieille église avec quelques chapiteaux et modillons grimaçants du XIIIème siècle auxquels personne ne fait jamais attention. Aucune valeur pour la pauvre église, refaite au XIXème siècle après les incendies et son clocher paraît bien anachronique. Pourtant il sonne, il marque la présence, l'âme du village autour duquel s'étaient groupées quelques maisons, avant que quelque hideux lotissement aux bâtisses blanchâtres ne sorte des champs pour justifier un soi-disant progrès, symbole même de l'inculture et de l'ignorance. Et pourtant, quand le soleil brille au-dehors, les vitraux de mon église resplendissent. Un Christ en gloire, un Saint-Hilaire aux traits sévères sur un fond de bleu profond, des couleurs si attrayantes que l'oeil ne peut s'en détacher comme un avant-goût des lumières divines. Et puis, il y a l'autre vitrail ... celui qui raconte. 93, Oh ! mon Dieu ... Rares sont les fidèles d'aujourd'hui qui le regardent encore et seuls quelques touristes à demi-égarés en prennent une photo vite oubliée au fond d'un tiroir. La République en repentance pour des femmes enceintes éventrées, pour des enfants embrochés ? Allons donc, bien naïfs sont ceux qui s'imaginent qu'elle va se remettre en question. Comment le ferait-elle d'ailleurs sans remettre en cause ses propres raisons d'exister ?

     

       Ah ! Oui, je vous parlais de mon village, quoi vous dire encore sur ce village tombé sous le joug du soir pendant que j'écris. Là-bas, au fond du chemin on dit qu'il y avait un prieuré. Les paysans ont cassé la salle capitulaire pour y mettre leurs récoltes et on peut trouver encore, à ce que l'on dit, un morceau de colonne du cloître quelque part dans une vieille grange à demi-écroulée. Comme c'est dommage, il ne reste que l'entrée ogivale de la maison qui rappelle la vocation première du lieu, à une époque où le village lui-même n'existait pas. Et le château ? Ah ! Oui, le château ... Le vieux manoir féodal sert aujourd'hui de dépendance pour la demeure actuelle. Des gloires incendiées du passé subsistent encore un bout d'escalier branlant et une cheminée suspendue au-dessus du vide, émergeant du lierre et de son étouffante étreinte. Mais vous savez les propriétaires ne sont pas souvent là, souvent partis à Paris pour leur travail ou leurs occupations. Et le dernier curé du village ? Enterré dans le cimetière, depuis bien longtemps ; à notre époque les villages n'ont plus besoin de prêtres. Ce qu'il leur faut, ce sont des trottoirs neufs, du béton et des pelleteuses. Cela donne une impression de vie et ça permet de liquider les budgets. Et puis quoi faire d'un prêtre dans une église où personne ne met jamais les pieds ? Ne vaut-il mieux pas entretenir le stade de foot pour la grande messe païenne du dimanche après-midi ? Oh ! non, monsieur, mon village ne draine pas les foules assoiffées de découvertes, mais pourtant je pourrais vous raconter l'histoire de chaque chemin et de chaque ferme. L'histoire du vieux chêne creux où le curé réfractaire disait la messe, de nuit, avant qu'il ne soit pris par les bleus et que plus personne n'entende jamais parler de lui. L'histoire de cette femme du bourg qui se trouva sur la route d'une colonne infernale, un matin neigeux de février 1794, avec son bébé dans les bras, sur le chemin, au bout, là-bas ... Et celle du meunier qui ne revint jamais de la "Virée de Galerne". Voyez les restes de son moulin ici, cachés dans la haie. C'est pourtant ici, sur cette hauteur, que les gens du village et des paroisses voisines essayèrent d'endiguer les horreurs révolutionnaires. Et puis, je pourrais vous parler des cloches de la petite chapelle Notre-Dame cachées au fond de la rivière pendant plus de cent ans. Et encore j'oublierais de vous raconter les bestiaux brûlés vifs avec la fermière, juste là, à la sortie du village ou les enfants jetés dans le puits de l'autre ferme, mais arrêtons là cette litanie, ce village que je vous décris et que j'aime tant n'est pas le mien et je vous ai menti. Ce village ou plutôt cette description que je vous ai faite est celle de n'importe quel village de Vendée. C'est mon village, c'est le vôtre, c'est le nôtre. C'est un village français tout simplement.

     

    Le soir est tombé et c'est désormais un clair de lune aux accents bleutés qui berce la campagne. Les chemins sont déserts et pourtant grouillants de fantômes. J'entends au loin, bien loin de ma fenêtre, le beuglement d'une vache quelque part qui, s'agite dans la nuit. Qu'a-t-elle vu ? Et ce chien qui aboie là-bas, qu'a-t-il senti ? Oh ! Rien sans doute, car c'est le son d'un camion qui passe sur la route, et puis plus rien ... Pourtant, j'habite la Vendée...

     

     

    RL

    Décembre 2007

    Repris mai 2012

     

    Mon village au clair de Lune....


      

      


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