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    Le camp des Moulières…

     

     

    Continuons notre tournée des camps républicains établis sous l’autorité de Vimeux. Dans la liste, figure le camp de « Saint-Georges près La Mothe-Achard ». Il ne faut être grand clerc pour comprendre qu’il s’agit de Saint-Georges-de-Pointindoux. Dès le début de la guerre un cantonnement républicain existait aux Moulières de Saint-Georges-de-Pointindoux, sur la route de La Mothe-Achard à Aizenay. Du 27 au 29 avril 1793, plusieurs combats ont lieu dans ce secteur. Je ne vois pas utile de les détailler. En effet, Boulard est contraint d’abandonner le poste des Moulières le 29 avril en raison de la désertion de « 15 hommes partis au sein de leur famille surveiller leur propriétés qui sont dans les environs de Beaulieu, Aizenay et Palluau ». Il ne reste plus dans le camp que 20 hommes, officiers compris. La petite troupe restante se retire donc sur La Mothe-Achard. La missive est signée de Porteau, capitaine, Gautreau, lieutenant, Gutteau, sergent et Epaud, caporal (1). Suite à cette désertion le commandant Denis avertit Boulard le lendemain dans une lettre écrite à  Beaulieu-sous-la-Roche et précise qu’effectivement, il n’a trouvé personne aux Moulières (2).

    Le camp des Moulières....

    Le camp des Moulières....

    On sait par ailleurs que le général Delaage incendiera le hameau des Moulières et sa chapelle, probablement au printemps 1794. Une tradition orale précise que des prisonniers vendéens auraient été massacrés au lieu-dit « La Barrière Rouge » sur le bord de la route menant à La Roche-sur-Yon (4). Je n’ai pas encore localisé « La Barrière Rouge » avec certitude.

    Plus de nouvelles du camp des Moulières dans les papiers officiels à partir de cette période…

    A suivre…

     

    RL

    Avril 2020

     

    Position des Moulières sur la carte de Cassini avec un curieux décrochement au niveau du hameau :

    Le camp des Moulières....

     

    Notes :

    (1)  SHD B 5/3-90, v. 4 à 6/8, BA compris.

    (2)  SHD B 5/3-92, v. 5 à 7/15, BA compris.

    (3)  AD85, 4 num 503 238, Fascicule XV, Canton de La Mothe-Achard par CC. FF. Noël et Etienne-Joseph de l'Institut Saint-Gabriel (Dictionnaire Géographique et Topographique de la Vendée), v. 93 et 138/171. Merci à Nicolas Delahaye pour cette source.  

     

     


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    Le camp de Nesmy…

     

     

    Le 25 août 1794, Vimeux annonçait depuis Fontenay à la neuvième commission de la guerre son plan de quatorze camps retranchés qui devaient succéder au système des colonnes mobiles de Turreau (1). La mise en place de ces camps est assez nébuleuse et mérite d’être étudiée. Je vous en indique ci-dessous la liste officielle avec un lien hypertexte en bleu lorsque ceux-ci ont déjà fait l’objet d’une étude complète ou partielle sur ce blog ou sur celui de Nicolas Delahaye :

    1° En avant de Nantes. « La Plée » (La Louée ?), sur la route de Nantes à Valet. La Roullière ou Les Sorinières route de Nantes aux Sables et à La Rochelle. 

    Fréligné près de Touvois. 

    Apremont.

    Saint-Georges (de Pointindoux) près de la Mothe-Achard. Attention à ne pas le confondre avec le camp de Saint-Georges-de-Montaigu (en réalité aux Brouzils) qui était placé aux Landes des Corprais.

    Nesmy.

    6° Creil Bournezeau, en fait Saint-Ouen-des-Gâts.

    Le Pont-Charron près de Chantonnay, route de Nantes à La Rochelle.

    8° La Châtaigneraie, en fait Antigny.

    9° Moncoutant, en fait Largeasse.

    10° Chiché.

    11° Thouars ou le Pont de Vrines.

    12° Concourson, route de Doué à Vihiers et Cholet.

    13° Thouarcé sur la rive droite du Layon.

    14° Beaulieu-sur-Layon, au dessus du Pont-Barré, rive droite du Layon, route des Ponts-de-Cé à Chemillé.

    Vimeux indique que ces quatorze camps enferment 400 lieues carrées (2) de superficie, Montaigu se trouvant « en flèche » dans le pays. Les camps ont vocation à se resserrer petit à petit vers le centre du pays en fonction « lorsque l’organisation de l’armée le permettra. » Les rives de la Loire demeurent sans camps, des chaloupes canonières gardant le passage du fleuve.

    Je vous disais plus haut que les informations sur ces camps sont très parcellaires car pour certains d’entre eux, on ne trouve ni correspondance, ni état de situation que ce soit en effectifs ou en armes. Il est curieux que les historiens toujours prêts à parler de « génocide » en veux-tu en voilà n’aient jamais songé à étudier de plus près ce système, car les massacres, les pillages et la volonté d’affamer les populations n’ont pas disparu avec Turreau. Nesmy fait partie de ces camps républicains à la destinée obscure dont on n’entend jamais parler. A-t-il bien existé ? A priori oui puisque le général Dutruy annonce depuis Les Sables au général en chef Vimeux le 2 thermidor an II (20 juillet 1794) que : « Le camp de Nesmy est tracé et qu’il n’attend plus que des troupes. » (3) Il note en outre qu’il aurait préféré que le camp « fut placé à la Roche ». Cette note est intéressante car Dutruy avait peut-être raison d’un point de vue stratégique, la véritable ceinture sud de la Vendée insurgée s’arrêtant à la Roche-sur-Yon, le territoire plus au Sud étant acquis aux idées révolutionnaires dans son écrasante majorité. La Roche-sur-Yon n’est qu’un petit village détruit par la colonne infernale de Duquesnoy mais il a davantage de chances de pouvoir s’attaquer aux combattants vendéens. Oui, mais il y a un hic. Et ce hic se nomme Saint-Pal…

    En effet, le 14 juillet, le général Guillaume prévient Vimeux qu’un rassemblement a été vu en train « d’entasser des grains près du Tablier et de Nesmy » (4). Les Vendéens sont donc actifs dans ce secteur et il serait sans doute imprudent d’avoir un camp qui leur tourne le dos. Les choses vont encore se vérifier le 29 juillet car Saint-Pal sera repoussé à Nesmy, qu’il occupait. Ainsi la lettre de Dutruy à Vimeux (5) :

    « Onze cents hommes, divisés en deux colonnes, se sont portés la nuit dernière sur Nesmy où se tenait Saint-Pal, qui s’est retiré avec perte de soixante hommes, quelques bons fusils et deux pistolets. Il avait avec lui sept cents fantassins et une soixantaine de cavaliers. On a trouvé dans leur camp deux bœufs tués et beaucoup de pain. Les métayers, qui étaient occupés à travailler dans leurs champs, se sont prêtés de bonne grâce à transporter les farines... »

    C’est en effet Valentin, qui est chargé de cette opération depuis Luçon, comme on peut le voir avec la pièce ci-dessous (6) :

    Le camp de Nesmy....

    Au vu de ce qui précède, on peut donc douter que le camp républicain de Nesmy ait été mis en place à la date du 29 juillet, sinon comment expliquer que Saint-Pal y ait tenu lui-même un cantonnement ? De plus, Valentin, n’est visiblement pas encore installé dans son camp de Saint-Ouen-des-Gâts, probablement car celui-ci n’est pas encore formé.

    A partir de cette date, plus de nouvelles du camp de Nesmy. Où pouvait-il, ou plutôt où aurait-il pu être ? Car je vous avoue franchement que j’ai des doutes sur sa création effective. A mon sens, il devait nécessairement se trouver sur une hauteur et donc pobablement entre Le Chaillot et le bourg de Nesmy.

    Le camp de Nesmy....

    A suivre…

    RL

    Mars 2020

     

    Notes :

    (1)  Savary, Tome IV, p 99 et 100. On retrouve cette organisation dans le « Tableau des opérations de l’Armée de l’Ouest » au SHD en B 5/10-1, p. 24 du registre, v. 15/26 des AD85.

    (2)  Soit environ  8 100 km².

    (3)  SHD, B 5/9-90, v. 4/5, bulletin analytique renvoyant au « Tableau des opérations de l’Armée de l’Ouest »,  en B 5/10-1, 1er tableau, p. 2, v. 4/26 des AD85.

    (4)  SHD, B 5/9-83, v. 13/14, bulletin analytique renvoyant au « Tableau des opérations de l’Ouest », SHD B 5/10-1, ibid.

    (5)  SHD, B 5/9-100, v. 17/20, bulletin analytique renvoyant au « Tableau des opérations de l’Armée de l’Ouest », en B 5/10-1, ibid. Correspondance reprise par Savary, tome IV, p. 47.

    (6)  Ibid.

     

     

     


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    Pierre Lehy, un éclat de sabre dans le crâne…

                

     

     

    Pierre Lehy....Pierre Lehy est né le 15 janvier 1760 à Trémentines. Il est le fils de Louis Lehy et de Marie-Anne Girard. Il épouse le 7 juin 1791 à Melay, Anne Albert, fille de Pierre Albert et de Martine Benêteau de la paroisse de Saint-Georges-des-Gardes.

    En 1793, il est laboureur à Melay, et il semblerait qu’il soit métayer à la Boulaie – Boulaye, métairie incendiée en 1794.

    De son mariage sont issus dix enfants :

    1° Pierre Lehy, né le 5 septembre 1793 à Melay ?

    2° Jeanne Lehy, née le 20 décembre 1796 à Melay ?

    3° Marie-Anne, née le 5 février 1799 à Melay.

    4° Perrine Lehy, née le 11 octobre 1800 à Melay.

    5° Jean Lehy, né le 15 mars 1803 à Melay.

    6°Anne Lehy, née le 8 octobre 1805 à Melay.

    7° Rose-Jeanne Lehy, née le 9 septembre 1809 à Melay.

    8° Louise Lehy, née le 19 septembre 1812 à Melay.

    9° Joseph Lehy, né le 30 juillet 1814 à Melay.

    10° Jeanne Lehy, née le 22 janvier 1819 à Melay.

     

    Pierre Lehy....

    Pierre Lehy....

     

    Au combat de Rablay « il reçoit un coup de sabre sur la tête et un morceau de ce sabre resta plusieurs jours dans sa blessure ». Il fut fait prisonnier à ce même combat et conduit dans les prisons d’Angers où il fut accablé de tous les maux que l’on faisait subir aux Vendéens. Sa métairie fut brûlée et tous ses biens volés par les républicains.

    Le 16 décembre 1828, il demande une pension.

     

    « A son Altesse Royale, la Duchesse de Berry,  

    A l’honneur d’exposer très humblement,  

     

    « Pierre Lehy, laboureur, âgé de près de soixante neuf ans, né à Trémentines et demeurant à Melay, canton de Chemillé, département de Maine et Loire. 

    Qu’il n’a cessé de donner les preuves les plus grandes de son attachement pour la cause de l’auguste famille des Bourbons ; que pendant tout le temps de la guerre de Vendée, rangé sous la bannière des lis ; il n’a pas craint d’exposer  mille fois sa vie pour la défense de cette noble cause ; qu’il a assisté à toutes les batailles et qu’au combat de Rablay ; il reçut un coup de sabre sur la tête, un morceau de ce sabre resta plusieurs jours dans sa blessure ; 

    qu’à la même affaire il fut fait prisonnier et conduit à Angers par les républicains qui lui firent endurer tous les maux dont ils ne cessaient d’accabler les Vendéens. 

    Que, pendant qu’il souffroit ainsi pour la défense de la cause à laquelle il est resté entièrement attaché, les républicains pilloient, saccageoient, incendioient tout ce qu’il possédoit, 

    qu’échappé de sa prison  par suite d’une amnistie accordée aux Vendéens, il revînt dans son pays où il ne trouva plus rien, la métairie qu’il exploitoit avait été brûlée ; et la chance pillée par l’ennemi. 

    qu’il se trouva réduit à la misère, ne pouvant se livrer à un travail assidu, et n’ayant aucun moyen d’existence. 

    Qu’aujourd’hui, père de huit enfant dont un voudroit se destiner à l’état ecclésiastique, et que ses moyens ne permettent pas de faire instruire ; étant avancé en âge, et ne pouvant travailler, sa vue devenant faible et son entendement étant diminué par les suites de sa blessure ; Il ne jouit que d’une pension  de cinquante francs bien insuffisante à ses besoins et à ceux de sa famille. 

    Pourquoi il vous supplie très humblement Madame, de vouloir bien vous intéresser à lui et de le soulager dans son infortune en lui accordant une pension qui l’aide à vivre dans ses vieux jours et en ayant d’avoir la bonté de vouloir bien prendre en considération le désir que son fils âgé de quinze ans manifeste de se livrer à l’état ecclésiastique et l’impossibilité où il se trouve de dépenser pour son instruction. 

    Il ose recommander son fils à votre charité et humanité. 

    et de dire Madame, 

    de votre Altesse Royale, 

    le très humble, très obéissant et très dévoué serviteur. 

    signé : 

    Ange de la Béraudière Maire. 

    Melay, le 16 septembre 1828. 

    De la Sorinière, Chevalier de Saint-Louis, chef de la division de Chemillé. » 

     

    Sources : 

     

    . Archives Départementales du Maine-et-Loire - tous droits réservés  – Dossiers Vendéens – Pierre Lehy - class 1M9/237. 

    . Registres paroissiaux et d’état civil de la commune de Melay.- Famille Lehy de Melay - Généanet. 

    . Cadastre Napoléonien 3P4/207/1 Melay Tableau d’assemblage plan Napoléonien de 1827 – et la Boulaye 3P4/207/3 Melay  A2 de la Gastée – Plan Napoléonien de 1827 – Archives Départementales de Maine et-Loire, tous droits réservés. 

    . Photo : de l’auteur. 

                                                         

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Incendies à Nueil-sous-les-Aubiers… (1)

     

     

    A plusieurs reprises, sur ce blog, j’ai donné les cartes concernant les dévastations des colonnes infernales dans les pays cerizéen et mauléonnais. Pour les Aubiers, j’avais publié un martyrologe avec les noms des villages concernés par les tueries. Un travail reste néanmoins à faire à propos des habitations ruinées par le passage de la colonne de Grignon du 14 mars 1794. En revanche, pour Nueil, outre de probables effets similaires pour une cause semblable, c’est tout d’abord l’habitat le long de l’ancienne route de Bressuire à Châtillon qui interroge immédiatement en consultant le cadastre napoléonien. Connaissant plutôt bien le parcours des colonnes infernales dans ce secteur, je suspecte tout autant les œuvres de Westermann que celles de Grignon et ce, dès son premier passage le 4 juillet 1793 et plus particulièrement lors du second passage en octobre de la même année.

    Je vous ai mis ici une carte générale des lieux à partir de celle de Cassini (Géoportail) qui montre l’importance des ruines constatées sur le cadastre napoléonien de 1813. Au vu du nombre très important de villages ruinés, il est plus que probable qu’il faille ajouter les incendies de la colonne de Grignon au 14 mars 1794 en sus des davastations de Westermann. Bien entendu cette étude n’a qu’un but indicatif car tout état de ruine ne signifie pas forcément un incendie dû à la Guerre, pas plus qu’un état habitable sur le cadastre ne signifie que rien ne s’est passé ; en effet, bon nombre d’habitations furent l’objet d’une campagne de reconstruction antérieure à 1808 (en voir les détails aux Archives Nationales en F13/1822 ainsi qu’aux AD79 en série M). C’est notamment le cas pour Les Aubiers, mais nous verrons cela dans un autre travail.

    Liste des hameaux et villages comportant un nombre important de bâtiments ruinés :

    Le Plessis, Le Bailly, La Rochetrie, La Thibauderie (+ moulin), Rigalle, Le Haut-Chaillou (+ moulin à vent), La Faubertière, La Favrière, Le Bas Regueil, Chaudrie, Les Brardières, Le Grand Perray, Le Petit Perray, Le Marchais, La Basse Madeleine, La Madeleine, La Vergnaie Bureau, La Poulinière, La Vergnaie Sorin, La Sorinière (moulin), La Grande Varenne (moulin), Bel Air (intégralement disparu de nos jours), La Chagnelais, Montourneau, La Paleine, La Papelièvre, La Marière, La Marquisière (moulin), La Sarenière, Le Lineau, La Blanchardière, La Grassière, La Morinière, L’Antaisière (ces trois derniers proches de Rorthais qui fut incendié par Westermann en octobre 1793).

    Ruines de la Papelièvre de nos jours :

    Incendies à Nueil-sous-les-Aubiers....

    Incendies à Nueil-sous-les-Aubiers....

     

    Les flammes indiquent les bâtiments en ruine, les crânes, les lieux connus de tueries dans ce même secteur. On voit nettement une partie du tracé de l’ancienne route de Bressuire à Châtillon (Mauléon), ici entre Beaulieu-sous-Bressuire et Rorthais. Merci à Mélissa pour son aide.

    A suivre…

     

    RL

    Mars 2020

     

    Note :

     

    (1)  Nueil-les-Aubiers est né de la fusion en 2001 des Aubiers et de Nueil-sur-Argent qui portait avant le 1964 le nom de Nueil-sous-les-Aubiers.

     

    Incendies à Nueil-sous-les-Aubiers....

     

     

     


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    Maisons détruites à Cerizay…

     

    Cet article n’est pour l’instant qu’une ébauche sur l’état de l’habitat à Cerizay au lendemain des Guerres de Vendée. Lorsque les salles d’archives rouvriront après la crise du coronavirus et qu’enfin, votre serviteur aura le temps de s’y déplacer, il faudra consulter les dossiers de demande de secours, qui étaient encore récemment si je ne m’abuse, en cours de classement.

    Si Cerizay fut épargné par la colonne infernale de Grignon, en raison de sa « garde nationale bien établie » et peut-être également en raison de son église qui pouvait constituer un magasin à blé et fourrages, il y eut toutefois de nombreux dégâts dans les fermes et villages alentours.

    Le vieux château de Cerizay en 1856 (Album Drake et Lemarchand) :

     

    Maisons détruites à Cerizay....

    Voyons un peu l’état dressé en 1813 dans les demandes de secours des Archives Nationales (1). Peut-être que des généalogistes pourront retrouver le nom d’un ancêtre et situer où se trouvaient les maisons dévastées.

    Maisons détruites à Cerizay....

    Le tableau détaille les choses suivantes pour « Cerisais » (sic) :

    « Bremand François. Maison détruite en 1794, composée de 3 chambres basses et de 3 hautes et d’un grenier.

    Partie réconstruite en 1809 et 1810

    On estime cette dernière réconstruction à 500 F.

    Legrand Pascal. Maison détruite en 1794, composée de 3 chambres basses et d’un grenier. Partie réconstruite avant le 8 août 1808. Partie réconstruite en 1809 ; on estime cette dernière réconstruction à 400 F.

    Torterue Cossin ( ?). Métairie détruite en 1794, partie réconstruite avant le 8 août 1808. Partie réconstruite en 1810.

    On estime cette dernière réconstruction à 600 F.

    Gourmaud (Jean). Maison détruite en 1794 composée de deux chambres basses d’un grenier et d’un toit.

    Réconstruite en 1809 et 1810.

    On estime cette réconstruction à 550 F.

    Coutant (Mari) (sic). Maison détruite en 1794 composée d’une chambre basse, d’un grenier et d’un toit. Réconstruite en 1810 ; on estime cette réconstruction à 500 F.

    Guedon (Baptiste). Maison détruite en 1794. Composée d’une chambre et d’un grenier. Réconstruite en 1810. On estime cette réconstruction à 450 F.

    Baudri (Pierre). Maison détruite en 1794. Composée de 3 chambres basses et d’un grenier. Partie réconstruite avant le 8 août 1808. Partie réconstruite en 1809. On estime cette dernière réconstruction à 900 F.

    Turpeau (Jean). Ecurie détruite en 1794. Réconstruite en 1809. On estime cette réconstruction à 800 F.

    Triem (Alexis). Maison détruite en 1794, composée de 2 chambres basses de 2 hautes et d’un grenier. Réconstruite en 1810. On estime cette réconstruction à 1000 F. Noté 250 en marge dans la colonne « quotité de la prime. »

    Clochard (Louis). Maison détruite en 1794 composée de cinq chambres basses et grenier. Partie réconstruite avant le 8 août 1808. Partie réconstruite en 1810. On estime cette dernière réconstruction à 700 F.

    Rousseau (Louis). Maison détruite en 1794 composée de 2 chambres basses et deux hautes. Partie réconstruite en 1809. On estime cette réconstruction à 650 F. La réconstruction peu importante qui reste à faire est estimée à 100 F. »

     

    A suivre…

    RL

    Mars 2020

     

     

    Note :

     

    (1)  AN, F13/1822-22, v. 6/16.


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