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    Joyeuses Fêtes de Pâques à vous tous... 

                

     

    Joyeuses Pâques....                                                       

                            X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Le camp de Bessay… 

     

     

    Dans la liste officielle des camps retranchés souhaités par le général Vimeux, ne figurent pas quantité de cantonnements et postes divers. Je vous présente ce soir l’un d’eux : le camp de Bessay, dans le Sud de la Vendée et qui délimite traditionnellement la limite du pays blanc et du pays bleu. 

    Situé à l’Est de Mareuil-sur-Lay et à deux kilomètres au Sud des Moutiers-sur-le-Lay, Bessay ne devait pas avoir beaucoup à craindre des incursions royalistes, très sporadiques et assez peu dangereuses dans cette région depuis les débuts de la guerre et la prise de Bessay et Corpe. Ainsi écrivait Esprit Baudry à Boulard le 26 mars 1793 (1) : 

    Le camp de Bessay....

     

    « Marans le 26 mars 1793 an  1er de la république françoise

     

    Le Citoyen Esprit Baudry

    au citoyen Boulard

     

    Je vous rend conte mon cher commandant que la municipalité de Chalié (Chaillé-sous-les-Ormeaux ?) étoit a celle dicy, que les brigands se sont emparé des paroisses de Corpe, Bessai et qu’il demande 300 hommes au passage de Maureil (Moreilles ou Mareuil ?) avec deux pièces de canon. Jatend vos ordres, pour exécuter.

     

    Le commandant de Marans

    Esprit Baudry

     

    Le pavillion blanc est (illisible) »

     

    Pas beaucoup de nouvelles de Bessay durant l’année 1793. Il y a bien eu les trois batailles de Luçon des 28 juin, 30 juillet et 14 août, mais soudain, c’est l’affolement en ce 1er août 1794 et le général Vimeux demande immédiatement du renfort au camp du Pont-Charron (2) pour le camp de Bessay. Tiens donc ! On apprend ainsi qu’il y a un camp à Bessay. S’agit-il d’un vrai camp ou d’un simple cantonnement ?

     

    Ci-dessous la lettre de Vimeux au général Guillaume (3) commandant le camp de Saint-Cyr-en-Talmondais le 1er août 1794 (4) :

    « Je reçois ta lettre, mon camarade et je donne ordre aussitôt à l’adjudant général Desriau (Pierre Vidalot du Sirat, plus connu sous le nom de Dusirat) de partir sur le champ du Pont Charron avec cinq cents hommes au camp de Bessay. Tu les renverras aussitôt que tu n’en auras plus besoin.

    Signé le général Vimeux. »

     

    A la même date, Guillaume annonce à Vimeux quelques soucis avec les Vendéens. Voici ce qu’en dit le 3ème « Tableau des opérations de l’Armée de l’Ouest » (5)

     

    « Sur les 9 heures du matin une colonne de brigands est sortie de Champ St Pierre (Le Champ-Saint-Père), s’est portée au moulin St Vincent où elle s’est mise en bataille. Leur cavalerie s’est étendue dans la plaine en deça des moulins, où elle a égorgé plusieurs moissonneurs. Elle a pris ensuite la route de Chaillé. Elle est au moins de 3 000 hommes d’infanterie et 5 à 600 de cavalerie. Selon les rapports de l’espion elle médite un coup de vive force sur un de nos points. Les brigands sont bien armés mais on leur soupçonne peu de munitions. Dans la nuit deux ordonnances ont essuyé plusieurs coups de fusils aux quatre chemins de Luçon à Fontenay. »

    Il y a donc quelques mouvement aux abords de la Plaine, néanmoins dès le 2 août Vimeux ordonne à Guillaume de faire repartir les 500 hommes du camp du Pont-Charron (6).

     

    « Du 15 thermidor

     

    Je t’ordonne mon camarade de faire partie sur le champ pour le Pont Charron les cinq cents hommes que se sont rendus cette nuit au camp de Bessay, j’en ai besoin pour une expédition importante qui va voir lieu. Tu m’accuseras la réception de cet ordre et me rendras compte de son exécution. Je te prévisn que tu demeures responsable (du) moindre retard que tu y apporterois.

    Signé le général en chef Vimeux. »

     

    Puis le lendemain, toujours de Vimeux (7) :

     

    «  Du 16

     

    J’ai reçu mon camarade ta lettre par laquelle tu m’annonces le départ de cinq cents hommes comme je t’en avois donné l’ordre. Je te fais passer quatre lettres pour le représentant du peuple Ingrand que tu voudras bien lui remettre s’il est arrivé à Luçon. On lui envoye jusqu’à l’endroit où on le rencontrera. Je n’ai pas besoin de te recommander de les mettre en mains sûres.

     

    Signé le général en chef Vimeux. »

     

    Parallèlement Vimeux écrit le 3 août cette fois au chef de bataillon Barbier qu’il peut renforcer ses troupes avec celles revenues de Bessay (8)

     

    « La colonne qui est partie l’avant dernière nuit de Pont Charron pour se rendre au camp de Bessay doit être de retour. J’ai donné ordre hier au général Guillaume qui m’en avoit demandé la garde deux jours, de la faire retourner de suite au Pont-Charron en le rendant responsable du moindre retard qu’il apporteroit. J’ai donné aussi hier ordre au général Huché de faire partir de suite pour le Pont-Charron la colonne de quatre mille hommes en station devant Ancenis au Mont Glonne,  et de lui faire prendre la route la plus courte et j’espère qu’elle y sera rendue sous huit à dix jours.

     

    Signé le général en chef Vimeux »

     

    Le 24 septembre 1794, un événement va changer la donne dans le Sud de la Vendée : la prise du camp de Moutiers-les-Mauxfaits par les hommes de Saint-Pal et de Charette (9). C’est la troisième fois qu’un camp républicain est pris par les Vendéens, depuis La Roulière et Fréligné. Il faut donc revoir l’organisation et c’est l’avis de Beaupuy, chef de l’état-major, qui écrit le rapport suivant le 1er octobre 1794 (10) :

    Le camp de Bessay....

     

    « ETAT-MAJOR GENERAL

     

    Au quartier général, à Fontenay le 10 vendémiaire

    an 2 (an 3 en réalité, l'imprimé datant de l'année précédente) de la République une et indivisible

     _______________________ 

     

    Rapport sur les actions

     qui ont eu lieu pendant

    la 1ère décade an 3e

     

     

    Le 3. L’adjudant général Marrot commandant les troupes campées en avant de Luçon écrivoit que le poste des Moutiers les Maux faits fort d’environ huit cents hommes avoit été obligé de se reployer sur Saint Cyr distant de deux lieues ; ce poste avoit été établi pour protéger l’enlèvement d’abondantes récoltes. Notre peu de forces nous avoit empêché d’y mettre un plus grand nombre de troupes ; d’après les différents rapports, il paroit que les brigands fors d’environ trois mille hommes ont attaqué ce poste sur trois colonnes, leur cavalerie dont le nombre n’est pas certain à vivement assailli notre gauche défendue par le 4e bataillon du Puy de Dôme et un détachement du 4e bataillon de la Vienne. Ces troupes ont reployé trop précipitament, ce mouvement a jetté un peu de désordre mais le 5ème bataillon de la Marne a fait la retraite avec un détachement de chasseurs à cheval des 10e et 15e régiments. Le commandant du bataillon de la Marne a eu son cheval de blessé sous lui.

    Le 5. Le général en chef de l’état major a été visiter les postes en avant de Luçon, il a jugé à propos de faire porter les troupes campées à Saint Ouen dans un site bien plus avantageux au-dessus de Bessay, ce nouveau camp est plus éclairé, beaucoup mieux défendu par la masure (?), couvre absolument Luçon a des eaux meilleures et plus à portée qu’à St Ouen, il réunit à la fois tout les avantages, tans pour le déployement qu’au cas qu’il fut employé comme offensif que pour la retraite, si on jugeoit convenable de lui faire faire un mouvement rétrograde.

     

    Le Chef de l’état

    major général de l’armée 

    Beaupuy »

     

    Faut-il donc penser que le camp primitif de Bessay avait été déplacé à Saint-Ouen, puis rétabli sur ses anciennes positions ?

    Je n’ai pas découvert à ce jour de traces indiquant que les conseils de Beaupuy ont été suivis mais je n’avais pas trouvé d’avantage de preuves de l’existence du camp de Saint-Ouen passé le mois de septembre 1794.

    Où pouvait se trouver le camp de Bessay ? Rien ne nous en indique l’emplacement avec certitude. Il est « au-dessus de Bessay » selon le rapport de Beaupuy et probablement sur une hauteur. Le point le plus haut de Bessay se trouve au Nord-Ouest du château, non loin de la route des Moutiers-sur-le-Lay. A l’emplacement de la croix rouge sur la carte IGN de Géoportail, il existait un moulin à vent dit « Moulin de la Motte » (le logis de la Motte Orson dont il dépendait se trouve sur la commune des Moutiers-sur-le-Lay). Etait-ce dans ce secteur que le camp était établi ? La « masure » dont parle Beaupuy était-elle le château ?

     

    RL

    Avril 2020

    Le camp de Bessay.... 

    Illustration : tour du château de Bessay, photo prise par mes soins il y a environ vingt ans.

    Le camp de Bessay....

     

     

     Notes :  

    (1) SHD B 5/3-23, v. 5 et 6/10, bulletin analytique compris.

    (2) Malgré le fait que j’ai déjà publié sur ce blog, il y a déjà longtemps, une partie de la correspondance du camp de Pont-Charron, je pense y revenir prochainement avec sa localisation et la suite de ce que vous avez déjà pu lire.

    (3) SHD B5/10-3, v. 5/9, bulletin analytique renvoyant au registre de correspondance de Vimeux en B 5/81, N° 95, v. 44/129.

    (4) Le cantonnement de Saint-Cyr est connu pour avoir été la cible d’une attaque manquée de Charette le 25 septembre 1795.

    (5) SHD B 5/10-3, v. 7/9, bulletin analytique renvoyant au « Tableau des opérations de l’Armée de l’Ouest » , en B 5/10-1, 3ème tableau, p. 12, v. 9/26.

    (6) SHD B 5/10-4, v. 6/14, bulletin analytique renvoyant au registre de correspondance de Vimeux en B 5/81, N° 101, v. 47/129.

    (7) SHD B 5/10- 5, v. 6/14, bulletin analytique renvoyant au registre déjà cité, v. 48/129.

    (8) SHD B 5/10-6, v. 1/5, bulletin analytique renvoyant toujours au même registre, v. 48/129.

    (9) Ne souhaitant pas un article trop long qui nous éloignerait de notre sujet, je vous invite à consulter la relation de cette victoire vendéenne dans les Mémoires de Lucas de la Championnière, p. 102 et/ou dans Bittard des Portes (à mon avis le meilleur ouvrage sorti à ce jour sur Charette), p. 379 et 380.

    (10) SHD B 5/10-61, v. 4 à 6/9, bulletin analytique compris.

     

     


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    Balade de confinement, la Gondromière...

     

     

    Bien que les publications de Chemins secrets aient évolué depuis bientôt dix ans que j’ai créé ce blog, je n’oublie pas qu’il était au départ consacré à des promenades historiques sur le territoire de la Vendée de 1793. N’étant guère du genre à rester statique, j’ai donc fait ma balade du jour dans le périmètre d’un kilomètre prévue par la loi dans le cadre du « confinement » contre le coronavirus. Mes pas m’ont amené tout près de chez moi, à la Gondromière de Cerizay, lieu d’un terrible drame en 1795 que j’avais mentionné ici.

    Mon but était d’emprunter le vieux chemin qui conduisait autrefois de la Gondromière au bourg de Cerizay. Ici surligné en rouge sur le plan cadastral de 1809 (AD79, 3P 51/4) :

     

     

    Balade de confinement, la Gondromière....

     

    Le même chemin sur la vue aérienne de Géoportail. En rouge, la partie subsistante aujourd’hui, menant sur la zone artisanale sud de Cerizay. Plus haut, le chemin se confondant avec une toute petite partie de la rue de l’Aubrière et qui a le mérite de passer directement devant chez moi ! Je n'ai pas surligné le reste du chemin car ce qui apparaît comme une rue sur le plan n'était en fait que l'aire de jeu des anciennes barres de HLM de la Gourre d'Or aujourd'hui rasées.

    Balade de confinement, la Gondromière....

    Si nous retracions ce chemin de nos jours, il arriverait à peu près au niveau du cinéma.

    Quelques photos de la promenade :

    Balade de confinement, la Gondromière....

    Balade de confinement, la Gondromière....

    L’une des trois maisons qui existait à l’époque des Guerres de Vendée, peut-être est-ce ici que le drame mentionné plus haut s’est déroulé...

    Balade de confinement, la Gondromière....

    Balade de confinement, la Gondromière....

     

    Une jolie maison, elle-aussi contemporaine des événements et qui propose aujourd’hui des chambres d’hôtes :

    Balade de confinement, la Gondromière....

    Le chemin :

    Balade de confinement, la Gondromière....

    Balade de confinement, la Gondromière....

    Balade de confinement, la Gondromière....

     

    Arrivée sur la zone artisanale avec un clin d’œil pour mon autre passion après celle de la Vendée :

    Balade de confinement, la Gondromière....

     

    Fin de la balade et retour par l’avenue de la Promenade qui n’a jamais si bien porté son nom qu’en ce moment... A bientôt sur Chemins secrets avec d’ici peu un nouvel article sur un camp militaire républicain.

    RL

    Avril 2020

     

     


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    On nous refait le coup de 2009, en mieux, au niveau 

    du mensonge, de l’ignoble et de l’incompétence... 

     

     

     

      Et la grippe A ?Avant de revenir à une activité normale sur ce blogue et en attendant le déconfinement, il me semble important de vous rappeler certains faits.

      Il est possible que le coronavirus ne soit qu’un mensonge de plus de nos républicains, un prétexte pour nous cacher des manipulations de basses officines générant de juteux marchés, ou de faire passer sournoisement des lois immondes, pensées dans les Loges, comme le meurtre autorisé de nos anciens, dans les EPHADS, par sédation terminale  (euthanasie autorisée par décret du 28 mars dernier).

      Ont-ils seulement conscience de la somme de haines et de colères qui s’accumule ? Ont-ils conscience, ces républicains, que les comportements pourraient changer de nature, n’être plus du tout ce qu’ils étaient avant le confinement, et se déchaîner contre eux, avec toute la brutalité d’une mutinerie violente, sanglante et expéditive ?  

         

      Le numéro 630 du mois d’octobre 2009 de la revue Lectures Françaises de Chiré en Montreuil, nous parlait déjà de  La grippe A : une Manipulation collective ? Dans un billet du docteur Luc Perrel.

     

     Cette fois-ci, les Français réagiront-ils ?   j’en doute.

    Tant que le frigo sera plein, qu’on regardera cette s…. de télé et le foute balle avec son pack de bière, tout ira bien, jusqu’au jour où…

     Le lavage de cerveau des écoles de la république est tel, que « Mme Jennifer Irca, enseignante de quatrième année à Paris », déclare au sujet du confinement Coronavirus 2020 (phrases choc, glanées au cours de mes lectures, Wikistrike en autres.) :

    « Nous devons rouvrir les écoles dès que possible, avant que les élèves ne retrouvent leur capacité à avoir des pensées indépendantes. » 

    «  Il s’agit d’une crise urgente . Nous sommes conscients que nous devons faire notre part pour empêcher la propagation du virus, mais nous devons aussi empêcher la propagation d’idées non approuvées. Il y a là un équilibre à trouver. »  

     Si ce n’est pas un aveu ça, de la dictature dans laquelle nous nous trouvons, il faut quoi pour ouvrir les yeux du peuple ? Le covid-19 en cours est un exercice pour nous habituer à la future dictature mondiale des banquiers de l’oligarchie.

    La France n’appartient plus aux Français, mais à une clique de voyous qui ont pris les commandes.

      La seule porte de sortie qui nous reste, c’est de nous en débarrasser en faisant un grand ménage dans toutes les chaînes de commandement et dans tous les rouages de nos institutions corrompues et vendues à la Franc-Maçonnerie.

     

     « Grippe A : Faut-il se vacciner ? » 

     

      « L’agitation politico-médiatique à propos de la grippe A, dite « porcine », à virus H1N1 est quelque peu surprenante. C’est une maladie bénigne qui a fait son apparition outre-Atlantique à la fin du printemps et qui semble devoir gagner le reste du monde. 

      C’est à ce titre qu’elle mérite le qualificatif de « pandémie », terme qui ne recouvre aucun caractère de gravité, mais seulement une valeur géographique. Selon le Dictionnaire Maloine des termes médicaux, en effet : une épidémie est le développement d’une maladie qui touche simultanément de nombreux individus sur un territoire donné, une pandémie est la propagation d’une maladie infectieuse à tous les habitants d’une région voire l’humanité entière. A une époque où le mondialisme est à l’ordre du jour, il serait malséant de reprocher à la pathologie de se mettre à l’unisson !… 

     

      Une maladie bénigne mais très contagieuse. 

     

     De la fièvre (39° et plus), des frissons, de la toux, l’encombrement des voies nasales, de la fatigue, pendant 4 à 7 jours voilà le tableau habituel de la grippe, auquel cette grippe A ne fait pas exception, malgré son caractère ‘porcin’ martelé par les média. Elle frappe semble-t-il surtout la jeunesse, pour une raison simple : l’immunité naturelle (les anticorps) n’est pas encore très développée à cet âge. 

     L’immunité s’élabore tout au long de la vie au contact des agents microbiens, la fièvre en est le témoin. Les gens d’âge mûr, qui en ont vu de toutes les couleurs, qui ont rencontré beaucoup d’agents infectieux, possèdent contre ces bactéries et ces virus des anticorps qui vont leur éviter de contracter la maladie. Et tout organisme normalement constitué – surtout s’il est jeune – possède en lui les ressources nécessaires pour faire face à l’agression infectieuse virale et fabriquer des anticorps. L’immunité diminue avec l’âge, les vieillards sont plus fragiles et il peut être utile de les vacciner, il en va de même pour les gens porteurs de pathologies diverses. 

     Dans l’ensemble l’épidémie de grippe A est bénigne. A titre d’exemple : au Brésil – pays de 190 millions d’habitants – la grippe A est responsable de 550 décès, ce qui fait écrire à Rémi Fontaine dans le quotidien Présent, le 28 août : « la véritable épidémie qui ravage ce pays n’est pas la grippe porcine mais le massacre des enfants par l’avortement. » Toutefois de rares cas de détresse respiratoires aiguë, nécessitant une réanimation médicale, ont été décrits comme orme inaugurale de la maladie chez les jeunes de moins de 30 ans. 

       

      L’attitude surprenante des pouvoirs publics et des média : 

     

      Dès le mois de juillet,alors que le vaccin n’est pas encore au point, Roselyne Bachelot – ministre de la santé – annonce une « commande ferme » de 100 millions de doses d’un vaccin qui n’existe pas pour une population de 60 millions d’habitants. 

     

     Les mairies,les écoles, les hôpitaux, les maisons de retraites, sont mises en alerte et croulent sous les circulaires administratives, leur enjoignant de mettre en œuvre « les bonnes pratiques » pour faire face à la grippe : le lavage des mains qui n’est jamais inutiles et le savon de Marseille est bien suffisant, mais aussi les gants, les masques surtout – le sacro-saint masque – grâce auquel on repérera dans la rue les contagieux… 

     

      Dès le début de l’épidémie les statistiques les plus ébouriffantes sont publiées par la presse (souvent sans aucune référence sérieuse), tandis que la télévision martèle à longueur de journées annonces et conseils les plus farfelus… ça ne vous rappelle rien tout ça ? C’est exactement ce que nous vivons aujourd’hui.

       

     La presse « people » se lamente sur la disparition probable du « bisou convivial » qui a supplanté depuis quelques années la traditionnelles poignée de mains. 

      On envisage de fermer systématiquement les écoles dès l’apparition du virus, mais pas les super-marchés… Il est certain qu’en tout état de cause, les écoliers pâtirons moins de la grippe que des grèves chroniques des professeurs et des syndicats. Le 13 septembre, la traditionnelle prise d’armes du Prytanée Militaire de La Flèche est annulée en raison de 32 cas de grippe chez les élèves-officiers. 

    Tout cela entraîne une atmosphère de psychose officielle qui n’est pas motivée. On a même vu dans certains départements de l’Ouest, des médecins refuser de visiter les malades atteints de la grippe, et même de les recevoir en consultation, « pour ne pas augmenter la diffusion de la maladie » !… Les interrogations sur l’existence d’un traitement et sur le vaccin se multiplient. 

      Le traitement de la grippe reste essentiellement symptomatique : l’aspirine ou le paracétamol pour la fièvre, les sirops pour la toux, et le repos à la maison pour attendre la guérison en évitant de diffuser la maladie. Le Tamiflu – antiviral en comprimé – ne semble pas avoir une utilité quelconque. Il existe par contre aux Etats-Unis des antiviraux utilisés à titre exceptionnel dans les formes graves (réanimation) qui sembles efficaces. 

     

      La vaccination est la question majeure. 

     

      Est-elle nécessaire ? Certains redoutent qu’elle soit dangereuse, d’autres qu’elle soit obligatoire. Beaucoup pensent qu’elle est inutile. 

     

    1 . Le vaccin n’est pas encore là. Un vaccin ne s’élabore pas en claquant des doigts, sa préparation comme son expérimentation demandent du temps. On l’annonce pour la mi-octobre ou au début de novembre. L’épidémie aura peut-être déjà traversé la France avant son arrivée dans les pharmacies. 

     

    Les résultats des premières expérimentations viennent d’être publiées par le New England journal of Medecin . Ils témoignent d’une bonne « immunogénicité » du vaccin avec un taux d’anticorps de 1/40 pour plus de 90 % des sujets testés ayant reçu la dose la plus faible. Ce qui est bien suffisant et permet de n’envisager qu’une seule injection pour ce vaccin. 

     

    2. La maladie étant bénigne la vaccination paraît inutile, en dehors des cas particuliers. 

     

    3. Quant à la rendre obligatoire, lorsque 30 % du corps médical affirme refuser d’y avoir recours pour lui même, on voit mal les pouvoirs publics – a supposer qu’ils le veuillent – être en mesure de l’imposer. 

     

      Encore qu’on ait vu dans les années passées, des campagnes de vaccination inutiles pour les enfants, mise en œuvre dans les écoles, même contre l’avis des parents. Qu’il s’agisse de l’hépatite B ou du « vaccin contre le cancer du col » (rien de moins) qui sont des maladies vénériennes, contre lesquelles d’autres stratégies que la vaccination sont possibles et même souhaitables. Une vigilance s’impose donc à ce sujet de la part des parents, seuls responsables de leurs enfants, de leurs corps comme de leurs âmes. 

     

      Soigner les gens ou traiter les maladies ? 

     

     C’est exactement à ce niveau que se situe la divergence entre l’attitude des pouvoirs publics et celle des particuliers. 

     

     Les pouvoirs publics, l’Administration avec un grand A, l’OMS, les organismes sanitaires nationaux et internationaux, raisonnent en terme de SANTE PUBLIQUE. Se basant uniquement sur des statistiques, sans référence au vrai bien individuel. Devant une épidémie, le seul objectif est d’enrayer celle-ci, et même, si c’est possible, d’éradiquer la maladie de la surface du globe. 

     

    C’est ainsi que dans le Quotidien du Médecin du 11 septembre 2009, le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP), se basant sur des publications américaines, affirme : « Qu’il faut 70 % de vaccinés pour contrôler l’épidémie » sans se poser la question du coût de l’opération, de son intérêt (s’agissant d’une maladie bénigne), et encore moins des risques éventuels. Compte tenu, ajoute le rapport, « qu’un écolier grippé contamine 2,4 autres enfants » ! La belle affaire !.. 

     

     Le particulier raisonne lui en termes de Santé Personnelle : cette grippe est-elle dangereuse pour moi et ma famille ? Y a-t-il des traitements médicamenteux ou autres ? Quels sont les risques vaccinaux ? Se souciant peu – à  juste titre – de cette arithmétique statistique globalisante. 

     

     C’est parce qu’ils sont imprégnés de ces préceptes de santé Publique que les médecins généralistes dont je parlais plus haut, refusent de visiter les malades, oubliant ainsi leur rôle essentiel. Mgr de Belsunce au moment de la peste de Marseille au XVIIIème siècle avait une autre attitude. Les médecins sont fait pour soigner les malades pas pour conforter les statistiques de l’Administration. 

     

    En matière de vaccination d’une manière générale : il faut se vacciner contre les maladies graves, pour lesquelles il n’y a pas de traitement, le tétanos et la polio par exemple. Le reste doit être laissé à l’appréciation personnelle – un malade a toujours le droit (pour l’instant…) de refuser un traitement – et en dehors de la scolarité les vaccinations réellement obligatoire sont peu nombreuses, mais nous sortons là du cadre de la Santé Publique. 

     

      Ce vaccin contre la grippe est-il dangereux ? 

     

      Il est difficile de le dire actuellement puisque ses effets à long terme ne peuvent pas avoir été étudiés. Mais par analogie avec les vaccinations anti-grippales utilisées depuis plus de vingt ans, il n’y a aucune raison de le craindre. 

     

      On peut lire à ce sujet – notamment sur internet – de véritables délires apocalyptiques dont sont friands les milieux traditionalistes, marqués souvent par une méfiance de principe à l’égard de toute vaccination. 

     

      L’origine probable de cette méfiance remonte à certaines publications du début du XXème siècle qui évoquaient « le complot contre le sang français ». Cette méfiance est également fondée sur l’imprudence certaine des services de santé de l’armée américaine, qui vaccine ses soldats tous azimuts, sans expérimentation préalable suffisante, sans réflexion sur la composition des vaccins (les fameux adjuvants) provoquant ainsi des effets secondaires anormaux (le principe de toute vaccination étant celui d’une protection satisfaisante au prix d’un minimum d’effets secondaires.) 

     

      C’est ainsi qu’avec la première guerre du Golfe il y eu la légionellose, et en 1976 une vaccination antigrippale rapidement interrompue, qui aurait entraîné un nombre anormalement élevé de syndromes de Guillain-Barré (Le syndrome de Guillain-Barré est une paralysie périphérique progressive, spontanément résolutive en quelque semaines, plus ou moins importante qui touche les membres, mais qui peut s’étendre aux nerfs crâniens et aux centres respiratoires, et alors entraîner la mort si une réanimation médicale respiratoire n’est pas entreprise). 

      

      Il n’y a pour l’instant aucune raison de redouter une telle complication avec l’actuel vaccin contre la grippe A. 

     

     Cette querelle n’est pas sans me rappeler certaines algarades incroyables à propos de la « Gnose »… et je voudrais être le Paul Sermine de la vaccination ! 

    En rappelant - avec insistance - qu’il faut se vacciner contre les maladies graves ; que la mortalité de la grippe ne vient pas du virus lui-même, mais des surinfections bactériennes respiratoires, des complications cardiaques, rénales, hépatiques, etc., qui peuvent frapper les malades fragilisés par ces pathologies. Hormis ces cas particuliers, la grippe est une maladie bénigne où la vaccination systématique n’est sûrement pas nécessaire. 

     

      Ce n’est bien sûr, pas là le point de vue du Haut Conseil de la Santé Publique, qui vient de publier ses recommandations pour la grippe A, qui préconise de vacciner en priorité : 

    - Les personnels de santé, ce qui peut se comprendre, 

    - les femmes enceintes à partir du 4ème mois (c’est même la priorité absolue), ce qui n’est pas forcément opportun car il y a d’autres moyens de combattre la fièvre… 

    - l’entourage des nourrissons de moins de 6 mois, ben tiens… 

    - les nourrissons et les enfants jusqu’à 19 ans ce qui est parfaitement excessif, 

    - enfin, ce qui est motivé, les personnes à risque : les enfants, vieillards, nourrissons, etc. porteurs de pathologies qui les fragilisent. 

     

     L’envers du décor ? 

     

    Il reste, pour essayer de comprendre les raisons de cette agitation politico-médiatique, d’envisager quelques suppositions : 

     

    1. Le « syndrome du sang contaminé » qui a fortement secoué la classe politique, peut avoir laissé des traces, car l’imprudence du Gouvernement socialiste de l’époque fut manifeste, bien que non sanctionnée. 

     

    - en imposant d’une part, aux centres de transfusion, des quotas obligatoires de prélèvement sanguins dans les prisons, milieu où le sida possède une prévalence à nulle autre pareille. 

    - en refusant d’autre part pendant 6 mois, l’utilisation du procédé américain de chauffage des prélèvements sanguins, parce qu’il y avait des « stocks » à utiliser…. 

    Un Nicolas Sarkozy ne commettra certainement pas une telle bévue, car le principe de précaution aidant, il préfère faire n’importe quoi plutôt que d’être accusé d’insouciance. 

     

    2. Une conception purement économique de la vie sociale. Une classe politique qui veut faire travailler la femme, et la faire travailler le Dimanche, parce que le boulot fait entrer des taxes et des cotisations, ne raisonne plus en terme de justice ni de bien commun. 

      Une pandémie, même bénigne, peut ralentir de façon sensible la vie économique du pays. Il faut donc maintenir au travail le maximum de personnes… malgré le chômage. 

     

    3. La volonté de favoriser certains lobbies pharmaceutiques ? Ce n’est pas impossible dans l’atmosphère mercantile de la politique « bling-bling » Mais il est difficile de se lancer sans preuves sur ce terrain où beaucoup d’incertitudes existent(1) 

    (1). Plus maintenant avec l’ex-Ministre Buzyn et son mari Yves Lévy, chef d’orchestre des lobbies pharmaceutiques, qui aura tous les agréments pour fabriquer des « piqûres » dont il tirera des profits colossaux. 

     

      Et pour terminer, « The cherry on the cake » la cerise sur le gâteau :  les propos de l’époque de l’ignoble banquier globaliste Attali.

     

    4. La répétition générale : 

     

      C’est le point le plus douteux et en même temps le plus mystérieux. Il a été évoqué par Jacques Attali : « Il faut provoquer dans la population française de bons réflexes sanitaires collectifs au cas où viendrait un jour une autre pandémie-grave-celle là. » 

      Cette réflexion pour le moins curieuse, peut avoir une portée insoupçonnée. Notre époque est celle de l’idéologie officielle, dans tous les domaines mais surtout en histoire et en politique. Après le dogme de Nuremberg pour l’interprétation de la Seconde Guerre mondiale, il y a pour les faits plus récents l’interprétation officielle « israëlo-américaine » - qu’il s’agisse de la guerre d’Irak, de la Serbie, ou de l’attentat du 11 septembre… - dont la contestation entraîne automatiquement le passage à la trappe de leur auteur. 

      Le brassage des populations par l’immigration massive, la multiplication des voyages aériens et des échanges peuvent certes être en cause. Mais l’hypothèse d’une éventuelle guerre bactériologique – l’arme du pauvre qui se multiplie toute seule- que l’on mettrait sur le dos de quelque « état voyou » soigneusement désigné, ne serait-elle pas l’arrière pensée de certains responsables politiques ? 

     Sans qu’il soit possible d’apporter une quelconque réponse,(1) la question mérite quand même d’être posée, devant le tohu-bohu incroyable qui commence à lasser les Français.  

    signé le Docteur Luc Perrel. » 

       

    (1) Aujourd’hui nous avons la réponse : Attali connaît l’agenda de l’oligarchie, ainsi se met discrètement en place les mesures économiques que ce même Attali préconise depuis 1981 : « L’euthanasie sera un instrument essentiel de nos sociétés futures. » Ce sont des propos monstrueux. 

     

     

    Sources : 

     

    . Lectures Françaises – Revue de la Politique Française – la Grippe A : une manipulation collective ? Par le docteur Luc Perrel (pages 5 à 10) -n°630 Mensuel -octobre 2009. 

    . Illustration : La loi, c’est la Loi – Les vieux seront euthanasiés, adjugé !

                                                              

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 

     

    Et la grippe A ?


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    Eustache Lehy, rescapé d’Outre-Loire… 

                

     

     

    Eustache Lehy....Eustache Lehy, est né le 17 avril 1779 à Coron. Il est le fils de Pierre Lehy, maçon à Coron, qui sera tué à la bataille du Mans, et de Catherine Payneau. Il épouse Marie Desplaces et exerce la profession de tisserand à Coron.

     

    Au moment de la Révolution, la famille Lehy se compose comme suit :

     

    Pierre Lehy, maçon, s’est marié à Coron le 10 novembre 1766 avec Catherine Payneau née le 17 juillet 1750 à Coron. Il sera tué à la bataille du Mans, le 12 ou le 13 décembre 1793. De cette union sont issus entre autres enfants :

     

    1° Catherine-Françoise-Elisabeth-Louis-Victoire Lehy, née le 7 août 1770 à Coron.

    Pierre-Alexis Lehy, né le 22 avril 1773 à Coron † au combat.

    3° Marie-Renée Lehy, née  le 13 février 1776 à Coron.

    Eustache Lehy, né le 17 mars 1779 à Coron.

    5° Agathe Lehy, née le 17 mars 1779 à Coron.

     

    Eustache Lehy est un jeune combattant, puisqu’en avril 1793 il a 14 ans et participe aux combats de Coron, Vihiers, Doué, Thouars , Montreuil, etc, traverse la Loire et effectue toute la Virée de Galerne : Laval, Fougères, Dol, Granville, Pontorson, Angers, Baugé, La Flèche, Le Mans, Ancenis, Savenay etc... Il est blessé d’une balle au pied gauche à Angers, et a fait plusieurs prisonniers à Laval. « Il a perdu son père dans cette guerre, mort à ses côtés en combattant à l’affaire du Mans. » « Perdu un frère par cette guerre. »

     

    Le 21 mai 1825, il dépose une demande de pension.

     

    « A son Excellence Monseigneur le Secrétaire d’état au Ministère de la Guerre. 

     

    Monseigneur à l’honneur de vous exposer Lehy Eustache, tisserand à Coron, canton de Vihiers, arrondissement de Saumur, département de Maine et Loire, qu’il s’est constamment montré avec zèle et dévouement dans la cause sacrée du trône et de l’ Autel pendant toute la duré de la guerre tant dans le pays que dans la campagne d’outre Loire ; qu’il a reçu une blessure par une balle à l’affaire d’Angers, qu’il a d’une manière distinguée malgré sa jeune âge, signalé son courage dans tous les combats. 

    Ce considéré, Monseigneur, il supplie très humblement, votre Excellence, de le faire jouir des bienfaits accordés par sa Majesté aux vrais Vendéens et surtout aux blessés et indigents, ce qu’octroyant ayant égard à sa blessure et à son état d’indigence ferez justice.  

    Le suppliant prend la liberté d’assurer de ses sentiments respectueux, votre Excellence et de se dire, Monseigneur votre très obéissant serviteur et de notre Auguste Monarque, le fidèle sujet. 

    signé : Hy Eustache. » 

     

    Sources : 

     

    . Archives Départementales du Maine-et-Loire - tous droits réservés  – Dossiers Vendéens – Eustache Lehy - class 1M9/237. 

    . Registres paroissiaux et d’état civil de la commune de Coron. 

    . Photo : de l’auteur. 

     

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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