• 220 ans…

     

    Oublions le tohu-bohu de la république, qui n’a de cesse de se plonger dans le ridicule, à chaque minute qui passe, et qui la rend de moins en moins crédible, au fur et à mesure que ses nouvelles lois se font de plus en plus absurdes et issues de quotients intellectuels à peine digne de celui d’une betterave. Bref… passons…

    Vingt ans après la venue de Monsieur Soljenitsyne aux Lucs-sur-Boulogne, c’est au tour de Monsieur Walesa d’être passé sur notre territoire. Ce territoire dont la république ne voulait plus, car ce territoire avait osé dire « non » au « tout-paris » (absence de majuscule volontaire). 4 000 arbres furent plantés en souvenir du pardon des vendéens aux républicains de Fontenay-le-Comte.

    Je veux bien admettre que le « Pater de d’Elbée » , le « Pardon de Bonchamps » et les « tondus » de Fontenay, furent de grands actes chrétiens , mais il me semble qu’un pardon est surtout  un acte qui corresponde à une faute reconnue. Je me vois mal pardonner à un homme qui me met un pistolet sur la tempe, ce n’est pas à mon sens le message que nous devons retenir… Pour bénéficier d’un quelconque pardon, il faut reconnaître une faute et nous en sommes bien loin. Je me suis moi-même posé la question pendant longtemps si la reconnaissance du Génocide Vendéen devait aboutir à une loi. Je me disais qu’une loi, après tout, n’est qu’un fourre-tout de plus qui permet de « se laver les mains » à bon compte et d’enterrer la mémoire une bonne fois pour toutes.

    On a vu récemment, sur certains blogs et sites divers, des gens d’extrême-gauche, nous annoncer du haut de leur bêtise et de leur inculture historique profonde, que les horreurs de la Vendée ne seraient que des inventions d’écrivains d’extrême-droite et les documents totalement inventés. Ayant beaucoup de respect pour la race humaine, contrairement à eux, je ne peux que m’attrister d’un tel degré de bêtise idéologique qui voudrait qu’un gigantesque complot supposé, aurait écrit pendant des années des kilomètres de  faux registres, antidatés et fait concevoir des faux mémoires à des républicains convaincus tels que Babeuf ou Lequinio, pourtant proches des ces mêmes idéologies d’extrême-gauche, prétendument progressistes. Même ces gens-là, ont été les premiers à reconnaître que l’instauration de la république n’aurait jamais dû se faire à ce prix, au prix du massacre du peuple pour le « bien du peuple ». Si le « vrai peuple » avait dit non, c’est qu’il avait ses raisons et il me semble que celui qui ne tient pas compte de l’avis du peuple ne dure jamais bien longtemps en politique, à moins d’user de la plus abominable des répressions, mais là encore, la vérité ne pardonne jamais. On l’enfouit dans un vieux puits oublié et elle ressort, inexorablement, s’en prenant aux imbéciles et aux menteurs, commandée depuis très loin, des confins de l’Univers… Un Univers que toute l’orgueilleuse science moderne n’explorera jamais…

     

    Dire que parler de génocide pour la Vendée serait un « anachronisme », du simple fait que le mot ne fut inventé que pour le massacre industriel des juifs sous l’idéologie allemande « nationale-socialiste » est encore une absurdité, puisqu’il y aurait également anachronisme pour le  génocide arménien, antérieur à l’invention de ce mot.

    Il est quand même bizarre que chaque fois que l’on éprouve le besoin de torturer monstrueusement un adversaire ou de violer sa femme, ce soit à chaque fois pour des conneries d’idéologies débiles, issues d’un « progrès » supposé pour l’humanité.

     

    RL

    Avril 2013

     

    N’ayant pu me déplacer pour cause de travail en usine, ce qui n’arrive pas souvent à certains détracteurs de l’histoire vendéenne, c’est ma « moitié » qui s’y est rendue et qui a pris les photos.

     

    220 ans....

     

     

    220 ans....

     


    2 commentaires
  •  

    Le bois de la Frappinière…

     

    Cet article vient ici compléter l’histoire des massacres du 5 avril 1794 du côté de Montilliers.

     

    Ici, dans les bois du château de la Frappinière, sur la paroisse de Cossé d’Anjou, mais tout près de Valanjou (Joué-Etiau et Gonnord, à l’époque dont nous parlons), ici, disais-je, 15 femmes et enfants furent massacrés par la colonne infernale de Boucret.

    Point de stèle ni de croix du souvenir…

    RL

    Avril 2013

    Château de la Frappinière sur une carte postale ancienne.

     

    Le bois de la Frappinière....

    Le bois de la Frappinière....

    Le bois de la Frappinière....

     

    Une petite vidéo printanière…


    votre commentaire
  • La tour de la Bouëre…

     

    Il y avait bien longtemps que nous n’avions pas vu le soleil un dimanche après-midi. Si l’hiver a le charme de la brume et du mystère, on ne boudera pas le printemps. C’est donc vers la tour de la Bouère que notre promenade nous porta aujourd’hui.

    Située entre Jallais et la Poitevinière, c’est le seul vestige de ce que fut la demeure de la célèbre mémorialiste vendéenne, la comtesse de la Bouëre. La Bouëre fut incendiée le 30 novembre 1793 par le général républicain Desmarres et la comtesse nous raconte des détails très intéressants sur le sort des fermes voisines (p. 151 et sq).

    Le corps de logis, démoli dans les années 30 à fait place à quelques restes de pierrailles disséminées et à la tour qui subsiste, branlante et menaçant ruine. La chapelle et l’enfeu de la famille furent vandalisés.

    On retrouve sur le blog de "Vendéens et Chouans" deux articles.

    http://guerredevendee.canalblog.com/archives/2010/08/20/18854956.html

     http://guerredevendee.canalblog.com/archives/2012/02/25/23608624.html

    Nous invitons le lecteur à consulter le blog de mon épouse afin d'avoir un historique complet du château de la Bouère:

    http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2013/04/15/26930794.html

     

      

    La Bouëre sur une carte postale ancienne.

     

    La tour de la Bouère....

     

     

    La tour de la Bouère....

     

    La tour de la Bouère....

     

     

    La tour de la Bouère....

     

     

    La tour de la Bouère....

    La tour de la Bouère....

     

     

    La tour de la Bouère....

    Voici un extrait des Souvenirs de la Comtesse de la Bouère.

     

    « J'étais encore aux Aulnais quand eurent lieu les batailles de Gesté et de Beaupréau. Je ne retournai à La Bouëre que lorsque, l'armée ayant chassé les bleus, ceux-ci furent obligés de se réunir dans les villes en colonnes plus fortes ; cela donnait un peu plus de sécurité, et l'on était moins forcé de se cacher qu'au moment où ces colonnes traversaient le pays en tous sens.

    Ce fut alors que j'appris tous les détails de l'incendie de La Bouëre et de ses dépendances, par un de nos bordiers appelé Humeau qui habitait la Marseauderie, petite ferme située sur la paroisse de la Poitevinière.

    Cette borderie est placée sur un coteau assez élevé pour dominer entièrement la tour, le château, les cours de La Bouëre, ainsi que la métairie de ce nom qui se trouve dans le plan un peu plus éloigné. Ce coteau, dont le versant est assez rapide, aboutit à la petite rivière de Reprefond qui sépare la paroisse de la Poitevinière de celle de Jallais ; après ce cours d'eau se trouvent un pré, un canal et le mur d'enceinte de la cour du château de La Bouëre.

    Dans cette position, Humeau pouvait voir de chez lui, à travers les arbres qui le cachaient à l'ennemi venant de Jallais, tout ce qui se passait dans la perspective qu'il dominait.

    La métairie de La Bouëre était partagée en deux métayers qui n'avaient de commun que le corps de bâtiment qu'ils habitaient, mais leurs maisons étaient séparées, avec une entrée particulière pour chacun. Le nommé Gazeau était dans l'habitation la plus rapprochée du château, et le vieux Thomas dans celle à côté.

    Le 30 novembre 1793, le bonhomme Thomas toujours levé avant l'aube, de bon matin, vit passer le citoyen Lemonier, fils du procureur-syndic de Jallais, qui s'était mis volontairement dans une compagnie de guides destinée à diriger les colonnes dans le pays insurgé. Il faisait sans doute une reconnaissance suivi d'une faible escorte. Il demanda à Thomas : "S'il n'avait pas aperçu les brigands ? ajoutant : qu'il l'approuvait de rester dans sa métairie, l'engageait à n'en pas bouger, en l'assurant qu'il n'avait rien à craindre des républicains."

    Après cette recommandation, il retourna à Jallais. Quelques moments après, des tourbillons de fumée annoncèrent des incendies du côté de ce bourg ; bientôt, il n'y eut plus à douter que le feu se dirigeait dans la direction de La Bouëre.

    Les malheureux métayers, prévoyant le sort qui les attendait, se hâtent de jeter un peu partout les objets qui leur sont les plus utiles, linge, literies, ustensiles de ménage. Après avoir fermé la porte de sa maison, la famille Gazeau s'empressa de l'abandonner, ainsi que ce qu'elle possédait, s'attendant à voir tout consumé par les flammes, excepté les bestiaux qui étaient conduits dans les champs depuis le passage de la Loire. La famille du vieux Thomas avait pris les mêmes précautions ; au moment du départ, ce dernier dit à ses enfants : "qu'il voulait garder la maison." Ils eurent beau le conjurer de fuir, il répéta qu'il était décidé à ne pas s'éloigner, s'appuyant sur ce que lui avait dit Lemonier pour les rassurer sur son compte.

    Les coups de fusil et les tambours se rapprochaient tellement que cette pauvre famille était au comble de la frayeur et au désespoir de la résolution de Thomas. Alors Jean, un des plus jeunes fils, se dévoua, il engagea ses frères et soeurs à s'en aller tous, disant : "qu'il se faisait fort d'emmener son père." Le danger était si proche, que la mère et les enfants se décidèrent à partir.

    Lorsque Jean fut seul avec son père, Humeau aperçut de son observatoire les gestes de ce brave jeune homme qui réitérait ses instances, prenait son père sous le bras pour l'éloigner de la cour de sa maison, dont il avait pris la clef afin de pouvoir s'en aller tous deux immédiatement.

    Tout à coup les bleus fondent sur eux, il était trop tard pour les fuir ... Jean fut aussitôt massacré près de la haie en face de la métairie.

    Emu de cette scène tragique, les yeux pleins de larmes, Humeau ne distinguait plus rien au delà des soldats qui entouraient le vieillard. Comme il craignait d'être cerné d'après le grand nombre d'ennemis qui se répandaient dans la campagne, il s'éloigna pour se mettre en sûreté, d'autant plus que les bleus qui l'avaient aperçu tiraient des coups de fusil dans sa direction.

    Bientôt les flammes s'élevèrent de tous côté, des métairies, du château, de la tour de La Bouëre et des servitudes, l'embrasement était général ...

    Humeau voyant le toit paternel en feu sortit de sa retraite pour essayer d'éteindre l'incendie ; il était trop tôt encore, les soldats manquèrent de le tuer ou de le prendre, il fut obligé de laisser brûler sa maison et alla se blottir plus loin dans un genêt.

    Les fils Thomas quittèrent leur cache dès qu'ils le purent afin de sauver leur métairie, mais elle était déjà brûlée, celle à côté commençait à l'être, on empêcha son entière destruction. On ne retrouva que les membres épars du malheureux Jean, ce fut en vain qu'on chercha son vieux père. Ce n'est que tardivement, vers la pacification, qu'en déblayant les décombres de leur maison les enfants Thomas trouvèrent les cendres et les ossements calcinés de ce pauvre homme ; des débris de vêtements y étaient encore attachés. Il est probable que les bleus, après s'être emparés de la clef de la maison, l'avaient transporté à l'intérieur pour le faire brûler vif, s'il ne l'avaient pas tué avant ... »

    Nous poursuivons le texte et nous arrivons aux tentatives d’empoisonnement de la part de la république…

    « Les moyens les plus violents, les plus expéditifs et les plus cruels avaient été décrétés, le 1er août 1793, pour arriver à détruire tous les royalistes de la Vendée. Il en est un cependant que, par un reste de pudeur, la Convention n'a point consigné dans son décret : c'est celui du poison.

    Il n'y a pas de doute pourtant qu'il ne fut pas mis en oubli, au moins par les exécuteurs féroces de la Convention.

    Voici un fait connu dans le temps de tous les habitants de Jallais. Après la bataille du 11 avril à Chemillé, les chefs royalistes dépourvus de munitions de guerre, et se voyant cernés par les troupes nombreuses de la République, prirent le parti de faire une trouée vers Tiffauges. Rien ne s'opposant à l'invasion des Bleus, le général Berruyer vint à Jallais, où, par parenthèse, ses soldats pillèrent et dévastèrent plusieurs maisons. Ils furent obligés d'évacuer ce poste plus tôt qu'ils ne s'y attendaient ; après leur départ, des femmes de Jallais trouvèrent parmi différentes choses oubliées une espèce de boule en forme de poire, hermétiquement fermée, qu'elles n'osèrent ouvrir ; cette boule était en peau ou parchemin. Elle fut portée au médecin du lieu qui constate qu'elle contenait du poison, je croix, du sublimé corrosif ; aussitôt le bruit courut que les bleus avaient le projet d'empoisonner les fontaines et les puits.

    Ce qui donnerait lieu à ne pas repousser entièrement cette mauvaise pensée de la part des républicains, ce sont les deux lettres suivantes qui se trouvent dans l'ouvrage d'un ancien officier de la République, intitulé : Guerre des Vendéens et des Chouans, attribué à Savary.

    Lettre du général Santerre au ministre de la guerre, 22 août 1793, t. II, p. 5 :

    "Je ne saurais approuver, dit-il, la fabrication des piques, j'en regrette la dépense, j'en ai déjà soixante mille de faites qui ne serviront à rien. Je n'approuve pas non plus la levée en masse, cela serait dangereux à cause des subsistances. Il vaudrait mieux distribuer cette levée dans les places et les postes. Des mines ! ... des mines ! ... à force ! ... des fumées soporifiques ... et puis tomber dessus."

    Lettre du général Rossignol au Comité, 11 novembre 1793, t. II, p. 33 :

    "Je fais tous mes efforts pour détruire tout ce qui attente à la liberté, mais il y a encore des hommes humains, et en révolution c'est un défaut. Il serait à désirer pour le bien, en mesure générale, que l'on envoyât près cette armée le citoyen Fourcroy, membre de la Montagne, pour nous aider de ses lumières, et enfin parvenir à la destruction des brigands, c'est le sentiment d'un de vos collègues qui connaît son talent en chimie."

    L'auteur des Guerres des Vendéens et des Chouans, après l'insertion de la lettre de Santerre, ajoute ses propres réflexions en ces termes :

    "Des mines dans la Vendée, des fumées soporatives, ... il n'y avait point à cette époque de rêveries qu'on ne fût tenté d'essayer contre la Vendée. Je me rappelle d'un adepte, se prétendant physicien alchimiste, présenta aux députés qui se trouvaient à Angers une boule de cuir remplie d'une composition dont la vapeur, dégagée par le feu, devait asphyxier tout être vivant. On en fit l'essai dans une prairie où se trouvaient quelques moutons que la curiosité attira vers le lieu de l'expérience, personne n'en fut incommodé."

     

    Nous ne sommes pourtant pas là au moment des colonnes infernales mais plutôt dans les débuts du conflit. Il est donc on ne peut plus clair que très tôt, toute opposition au nouveau système politique devait être exterminée de la manière la plus radicale possible.    

    Un autre extrait plus connu, toujours sur le blog de mon

    épouse: http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2013/03/22/26715144.html

      

     RL

    Avril 2013

     


    8 commentaires
  • Génocide ou pas ?

     

    "Nous vous le répétons toujours ; il n'y aura plus de Vendée que quand il n'y aura plus d'habitans dans la Vendée ; c'est à dire dans le département qui porte ce nom et dans moitié au moins des départemens qui l'environnent. Cette guerre a été une bien cruelle calamité.


    Salut et fraternité


    HENTZ
    FRANCASTEL"

     

    Lettre au Comité de Salut Public , 13 mars 1794,

    AD85, 1 J 1996.

     

    Génocide ou pas....

     

     

    Je remercie mon épouse pour ses longues heures quotidiennes de dévouement à la recherche de la vérité et le combat que nous menons contre les vaniteux et les idéologues,  ne voyant là que les conséquences « normales » d’une guerre civile. Il faut comprendre ici que le tiers Sud du département de la Vendée, pourtant farouchement républicain, devait être également rayé de la carte. Ce n’est donc pas sur un « délit d’opinion » mais bien sur une « faute géographique », celle d’être né au mauvais endroit.

     

    RL

    Avril 2013

     

     

     


    1 commentaire
  • Citations d’un savoyard... Euh, pardon d’un savoisien…

     

     

     

    Joseph de Maistre, nous a laissé ces très actuelles citations, surprenantes de la part d’un notable franc-maçon, sans doute un peu plus « éclairé » que la moyenne…

     

    RL

    Avril 2013

     

    « Etrange caractère de l'esprit humain ! Le passé est toujours perdu pour lui, et la sensation du moment l'affecte au point de le priver de l'attention nécessaire pour lire dans le grand livre de l'expérience. L'antiquité a dit des François : "Plus que des hommes dans le début, et bientôt moins que des femmes." Ce jugement n'est pas exagéré. »

    « …le trait de ce Paysan-Député auquel on demandoit ce qu'on avoit fait un tel jour à l'Assemblée ? - Nous avons opiné, dit-il, par assis et levé. - Et sur quoi donc ? - Ah ! reprit le bon homme, on faisoit tant de bruit qu'il n'a pas été possible d'entendre ... Ne riez pas ! »

    « …le pays riche n'est pas celui qui renferme beaucoup de riches ; c'est celui qui renferme peu de pauvres. »

     

    5 mai 1793

     

    LETTRES D'UN ROYALISTE SAVOISIEN

    A SES COMPATRIOTES

    Publiées d'après l'original très-rare de l'année 1793

    H. PÉLAGAUD FILS ET ROBLOT - Libraires Editeurs de l'Archevêché de Lyon

    1872

    Texte intégral sur le blog de mon épouse :

    http://www.shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2013/04/09/26890157.html 

     Illustration Wikipedia:

     

    Citations....

     

     


    votre commentaire