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    Les justifications du général Grignon (6)...

     

     

     

    5ème partie ici.

     

    « Mais, parcourons rapidement les dénonciations consignées dans l’ouvrage de Lequinio ; voyons si, comme Lequinio se plaît à l’annoncer, il ne sera sûrement pas besoin d’autres pièces, & si en effet le Tribunal Révolutionnaire y trouvera surabondamment de quoi asseoir un jugement terrible, mais juste.

    Est-il permis d’anticiper ainsi les oracles de la Justice & et de dévouer d’avance des victimes ?

    La première dénonciaton est signée Chapelain, & faite à Rochefort.

    C’est précisément de ce lieu que Lequinio écrivoit à la Convention, qu’il s’étoit porté lui-même à des violences bien moins pardonnables que celles qu’il reproche aujourd’hui avec tant d’amertume & qu’il savoit si bien justifier alors, comme nous l’expliquerons bientôt.

    Quel est ce premier dénonciateur ?

    Il cumuloit à la fois quatre places sur sa tête, ainsi qu’il en convient lui même ; il étoit Capitaine de la Garde nationale, Président de la Commission municipale de quatre Communes (19), Président du Comité de surveillance & commissaire pacificateur du District.

    Il étoit de plus autorisé, disoit-il, à créer une Garde nationale.

    Quel monstrueux assemblage !

    Chapelain ne débit que des mensonges (Voyez à la fin, pièces justificatives, extrait des dénonciations.).

    Ce qu’il y a de vrai, c’est que l’avant-garde de Grignon l’a trouvé en habit national avec un fusil, & le lui a amené comme suspect ; il avoit en effet chez plus vingt voitures & pour plus de deux cents mille livres d’effets précieux qu’il retenoit sous la garde d’une prostituée, avec laquelle il vivoit publiquement.

    Grignon lui demande d’où viennent tous ces effets ; il répond : de différens châteaux, notamment de celui de Lescure.

    Pourquoi il ne les a pas fait conduire au District ou ailleurs. J’ai, dit-il, des pouvoirs qui me dispensent de vous rendre aucun compte. Quel est tout ce monde que vous avez avec vous ? Nous nous sommes rendus. Il en désigne sept des plus coupables. Il offre de servir de guide ; Grignon accepte...

    Arrêtons-nous un instant sur le récit de Grignon : c’est la deuxième fois qu’il attribue à des ennemis imaginaires ou réels, la possession de centaines de milliers de livres. On peut se poser la question d’une certaine fascination pour l’argent. Quant aux effets qui viennent du château de Lescure, c’est proprement ridicule. Clisson en Boismé fut incendié le 2 juillet 1793 et ses 98 kg d’argenterie pillés et envoyés à la Conventions (voir ici). Boismé est à 40 km de La Flocellière où Grignon rejoint Chapelain ! Et quand bien même s’agirait-il du château de Puyguyon en Cerizay, distant de 17 km, celui-ci fut incendié une première fois le 7 octobre 1793, une seconde fois le 25 janvier 1794 par Grignon lui-même ! Il reste encore l’option de la Boulaie de Treize-Vents, où Lescure séjourna à plusieurs reprises, mais Chapelain devait parfaitement savoir que ce château appartenait à M. Sonnet d’Auzon et non au général vendéen.

    Poursuivons :

    « Ils traversent différens villages ; Charrete les avoit traversés huit à dix jours auparavant avec six mille hommes ; il n’avoit laissé que ceux qui devoient servir pour les vivres & pour les voitures, & qui n’avoient pas voulu se retirer sur les derrières ; il ne restoit donc que des brigands (20).

    Ainsi, c’est évidemment le chef d’une commune insurgée qui se plaint, ce chef que Grignon a à se reprocher d’avoir trop ménagé peut-être, qu’il auroit dû faire fusiller ; & si Grignon est coupable, c’est plutôt d’un excès d’indulgence que de sévérité. 

    Quelle fois peut-on ajouter à la seconde dénonciation de quatre particuliers, qui se disent Officiers Municipaux de la Commune du Bon-Père, commune également insurgée ? Quelle confiance dans des rébelles qui ne se plaignent que parce que leurs propriétés ont été ravagées ?

    Mais, s’écrient-ils pour en imposer davantage, on a incendié les métairies & les servitudes qui étoient auprès des châteaux, & les châteaux on subsisté ! quel phénomène !

    Sans doute les châteaux ont subsisté, mais c’est par une raison purement physique ; c’est parce qu’ils étoient de pierres & qu’ils ont mieux résisté à l’action du feu.

    La dénonciation du nommé Chauvin est le comble du délire. Comment ce vil dénonciateur ose-t-il se mettre sur les ranges ? Comment ne craint-il pas pour lui-même ? Il suffit, pour le couvrir du mépris qu’il mérite, de tracer en deux mots son histoire.

    Chauvin, fils d’un secrétaire du tyran, de l’un de ces petits ambitieux, de ces sots ennoblis pour leur argent, qui vouloient singer ce qu’on appeloir les nobles de race, & et qui étoient, pour la plupart, mille fois plus insolens & d’une morgue plus insultante que la plupart des ces derniers ; Chauvin, dont les père & mère, agens des ducs de Châtillon, étoient en arrestation, dont la tante, dénoncée par le maire de sa commune pour avoir envoyé deux domestiques parmi les brigands, avoit été enlevée pour aristocratie notoire, Chauvin enfin possédoit des domaines considérables dans l’intérieur de la Vendée. Royaliste sans pudeur, à ce que Grignon a appris depuis, il étoit lié avec tous les chefs des insurgés, Lescure, Laroche Jacquelin, de qui il espéroit par-là le respect de ses propriétés. Il voyait tout ce qu’il avoit de rébelles : Président d’ailleurs du Comité de surveillance de Bressuire, Commune insurgée & incendiée comme telle (21). Chauvin vouloit cependant trancher du patriote. Il étoit dans l’âge de la réquisition. Pour s’y soustraire, il propose à Grignon de le prendre pour secrétaire : il revient plusieurs fois à la charge ; Grignon s’obstine à refuser. Les instances redoublent au moment où Grignon entre dans cette partie du territoire ; il brûle ce qu’il peut du château de Chauvin, parce qu’il étoit le repaire des brigands ; il brûle ses métairies, parce qu’elles se trouvoient en pays insurgé.

    Quelques notes sur Chauvin et son château :

    Jean-Auguste Chauvin, né le 13 décembre 1769 à Argenton-Château et décédé le 18 février 1834 à Saint-Martin-de-Sanzay, sera, après avoir été capitaine de cavalerie, président du Comité de surveillance de Bressuire durant les Guerres de Vendée, puis administrateur du département des Deux-Sèvres et enfin, député de 1813 à 1816. LIEN NANOU. Son logis du Bois-Savary, situé à Noirterre, est évidemment bien placé pour que Chauvin soit au courant de ce qui s’est passé aux alentours, notamment le massacre de la municipalité de Saint-Aubin-du-Plain et « dans l’extrémité de la paroisse de Chambroutet », ainsi qu’il le raconte dans sa dénonciation (22). Le cadastre de 1811 ne nous indique pas de ruines au Bois-Savary. En revanche le château du Grand-Cruhé, situé deux 2,5 km au Sud-Ouest, lui semble avoir connu le passage de Grignon.

    AD79, 3 P 206/5 :

    Les justifications du général Grignon (6)....

    Les justifications du général Grignon (6)....

    Chauvin, furieux d’avoir perdu ses prières & la presque totalité de sa fortune, a ourdi, dans le fiel, cette dénonciation absurde, ridicule & perfide ; d’autant plus aveugle dans sa rage, qu’il a connu Grignon de plus près, & qu’il est plus à portée qu’un autre de rendre justice à son courage, à son intégrité & à toutes ses vertus morales & guerrières.

    Ajourd’hui même encore, Chauvin qui sent où ses principes notoires, où ses intelligences coupables peuvent le conduire & qui veut détourner le glaive qui le menace, cherche à soulever les Cantons pour susciter des dénonciations de toutes parts ; mais, qu’il tremble ! il pourroit se trouver victime de ses propres fureurs, & bien loin que Grignon puisse en rien redouter, c’est un honneur pour lui d’être inculpé par un tel homme ; c’est sa plus belle justification.

    Parlerons-nous des inculpations d’Enard, qui d’ailleurs ne reproche à Grignon que ses opérations militaires ; d’Enard, prétendu Commandant de la place de Poussanges (Pouzauges), dont la troupe étoit tous les jours ivre, & qui lui donnoit continuellement l’exemple de l’intempérance ? Un jour Grignon apprend que la troupe d’Enard est en insurrection. Un de ses soldats avait battu un membre de la Commune ; Enard le met en prison ; sa troupe le réclame & le force à l’élargir.

    Une autre fois Enard fait égorger de vrais patriotes par les brigands.

    Ailleurs, il se laisse surprendre par cent cinquante brigands des environs, mal armés. Il est presque pris au lit ; il se sauve où il peut avec sa troupe, sans tirer un coup de fusil, sans avoir mis sa troupe sous les armes. Tel est l’homme qui ose dénoncer Grignon, & qui auroit mérité de passer lui-même par une commission militaire.

    Que dire de la dénonciation du nommé Guédon, qui ne contient que des faits vagues, & dont l’auteur n’a d’autre but que de se venger de Grignon qui l’a fait désarmer, ainsi que sa garde ?

    De celle de trois particuliers de Fontenay-le-Peuple qui parlent aussi vaguement d’exécutions faites à la Meilleraie, par la colonne de Grignon, sans les attribuer personnellement à Grignon ? De la septième qui est d’une absurdité ridicule ? De la huitième qui justifie Grignon en même-temps qu’elle l’accuse ? De la neuvième qui le justifie encore & qui atteste sa sagesse & ses principes d’humanité ? Enfin, de celle de la femme Rigaudeau qui dit qu’elle a entendu dire, par un brigand, que Grignon étoit des leurs ? Répondre sérieusement à de pareilles dénonciations (voyez à la fin.), c’est leur donner un aire d’importance qu’elles ne peuvent avoir ; c’est vouloir réaliser des chimères, c’est se dégrader soi-même & se supposer coupable, quand n’a fait que son devoir. De tous les Généraux qui ont commandé l’armée de l’Ouest, quel est celui qui se peut dire à l’abri de pareilles inculpations, si l’on écoute tous les habitans qui ont souffert quelques dommages par la nécessité d’exécuter les ordres & les Décrets ?

    Et, comme si ces effets naturels du ressentiment & la vengeance dans des âmes rébelles ne suffisoient pas au patriotisme ardent de Lequinio, il termine ces diatribes par des déclamations qui lui sont propres contre les Généraux : à l’en croire, ce sont des créatures du dernier tyran ; tous sont confondus dans cette imputation odieuse.

    Il est permis, sans doute, de dire tout ce qu’on sait pour l’intérêt de la Patrie ; on le doit. Garder le silence seroit se rendre complice ; mais, on ne doit pas disposer légèrement des réputations, & il est permis aussi à celui qui est inculpé de s’indigner par le sentiment de son innoncence & de se prénétrer de la conscience de sa vertu. Grignon, créature du dernier tyran ! Sur quoi donc est fondée une imputation aussi noire ? Lui qui n’a jamais cédé qu’au voeu unanime de ses concitoyens ! Qui n’a jamais recherché de places ! Qui n’a été appelé que par leurs suffrages ! Créature du dernier tyran ! Lui qui ne s’est distingué que par son amour par amour pour son pays ! Qui en a combattu les ennemis avec tant de courage & de succès ! Il est aisé d’entasser des calomnies & d’accumuler des crimes imaginaires. Nous verrons quels témoins se présenteront, ce qu’ils déposeront, s’ils oseront préciser quelques faits. En attendant, Grignon va se défendre avec des armes suffisantes, & il saura confondre d’avance ses détracteurs.

    Grignon tire ses premiers moyens de justification des Décrets que nous avons énoncés.

    On se rappele le Décret du premier août 1793, qui ordonne une combustion générale : celui du premier Octobre, qui ne donne que vingt jours pour fini la guerre, & la Proclamation qui attend, avant la fin du mois, pour la reconnoissance nationale, tous ceux qui auront concouru pour la terminer ; celui de la fin du même mois, qui annonce l’intention bien prononcée, de la part du Gouvernement, d’exterminer tous les rébelles & de ne leur faire aucun quartier.

    Grignon devoit obéir strictement & littéralement à tous ces Décrets.

    Grignon tire ses seconds moyens de justification du brevet même de son grade. Par son grade, il devoit exécuter les ordres du Général en chef & des autres Généraux auxquels il étoit subordonné : son brevet lui permet de faire encore tout ce qu’il jugera convenable.

    Grignon rapporte non-seulement les ordres du Général en chef & des Généraux de Division, mais les ordres mêmes des Représentans du Peuple (Voyez à la fin, ordres des Représentans du Peuple & des Généraux.).

    Grignon faisoit des prisonniers.

    « Des prisonniers dans la Vendée, lui écrivoit le Représentant près l’armée de l’Ouest ! Point de quartier ; tu fais trop de prisonniers ; nos prisons en regorgent..... »

    Grignon reçoit l’ordre de les fusiller ; on les fusille donc.

    Bientôt on se lasse des les fusiller ; on propose des passer au fil de la baïonnete.

    « Les soldats s’y refusent, écrit Grignon. »

    « Les brigands, répond le Général en chef, ne valent pas la poudre que leur mort pourroit nous coûter ; mais enfin, si la fusillade paroît plus sûre & plus expéditive, je m’en raporte à ta prudence ; j’approuve d’avance ce que tu pourras faire à cet égard. »

    Il seroit trop long de rapporter ici en détail tous les ordres donnés à Grignon, tant de la part des Représentans du Peuple que de la part des Généraux & auxquels il ne pouvoit refuser d’obéir, sans être rébelle lui-même & sans violer la discipline dont le maintien assuroit l’exécution des mesures prises par la Convention nationale. Nous nous contenterons d’indiquer des résultats : toutes ces pièces prouvent que si Grignon a fait périr des rébelles, s’il a fait incendier, ces mesures lui étoient indiquées & commandées impérieusement ; toutes les pièces qu’il rapporte d’ailleurs, prouvent qu’il a fait violence à son caractère ; que ces mesures coûtoient cher à son coeur, & que bien loin de s’être comporté en barbare, il se montroit au contraire doux, humain, sensible ; que bien loin d’avoir outré les ordres, il a toujours été en-deça ; qu’il n’a jamais voulu rien prendre sur lui ; qu’il en a toujours référé au Général en chef, bien que son grade lui donnât le droit de ne consulter personne, & que le Général en chef lui-même lui ordonnât de se conduire suivant les circonstances.

    Dira-t-on que ces ordres étoient excessivement cruels ?

    Nous répondrons qu’il n’appartenoit point à Grignon de les discuter ; qu’il ne devoit que les suivre ; & si nous avions à les examiner en politique, peut-être dirions-nous que ces ordres étoient du droit de la guerre, droit affreux en lui-même : que ce n’étoit d’ailleurs qu’un droit de représailles... »

    A suivre ici

    RL

    Juillet 2020

     

    Notes :

    (19) Chapelain était maire de La Flocellière, Saint-Michel-Mont-Mercure et Châteaumur. Sa biographie est ici.

    (20) Quel belle justification !

    (21) Bressuire devait être préservée lors de la première sortie des colonnes infernales fin janvier 1794 puis sera incendiée par Grignon le 14 mars suivant.

    (22) Lequinio, op. cit., p. 65 à 68.

     

     


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    14 juillet 1793 

    Mort du général Jacques Cathelineau... 

     

     

    17 juillet 1793, mort du général Jacques Cathelineau....

     

    Source : 

    . Photos : Carte postale – Combier imprimeur Mâcon. 

                                                    

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Les justifications du général Grignon (5)...

     

     

    4ème partie ici.

     

    « Déjà Saumur, Angers étoient tombés au pouvoir des rébelles : ces succès en faisaient craindre de bien plus effayans.

    Tant de malheures opiniâtres déterminèrent enfin la Convention à employer les mesures d’une extrême rigueur.

    Etoit-ce le remède ? Ce parti étoit-il le meilleur ? Etoit-il un nouveau mal ? Nous ne nous permettrons pas d’examiner cette question, d’ailleurs inutile. Ceux qui le blâment aujourd’hui l’approuvoient alors. Lequinio lui-même a chanté la palinodie. Il est aisé de juger ainsi après l’événement : il n’en coûte qu’une contradiction ; ce qu’il y a de certain, c’est que les excès auxquels se portoient les brigands sont incroyables, & pour n’en citer qu’un trait, à la Roche-Servière ils avoient fait prisonniers une père & son fils, âgé de dix-neuf ans, les monstres ont assassiné le père & ils ont enterré le fils tout vivant sur son cadavre ; (ce fait a été par le Bateux, témoin dans l’affaire de Carrier.) c’est une des moindres atrocités qu’ils ont commises.

    Quoi qu’il en soit donc pour ce moment, il importe de faire connoître ici les Décrèts que la Convention crut nécessaires, & et d’en fixer la teneur.

    C’est alors que vint la Loi du premier Août 1793.

    Les Prussiens venoient d’emporter Mayence : la capitulation portoit que la garnison, composée d’environ quinze mille hommes, ne pourroit servir d’un an contre les Puissances coalisées. La Convention, donnant l’exemple de la fidélité à remplir les traités, crut ne pouvoir mieux faire que d’utiliser cette troupe.

    Par la Loi que nous venons de parler, la Convention ordonne que la garnison de Mayence sera sur-le-champ transportée en poste dans la Vendée ; qu’il sera envoyé des matières combustibles de toute espèce, pour incendier bois-taillis, genêts ; que les forêts seront abbatues, les repaire des rébelles détruits (Quel vaste champ pour l’arbitraire !), les récoltes coupées & portées sur les derrières de l’armée, les bestiaux saisis, les femmes, les enfans les vieillards conduits dans l’intérieur, pour être pourvu à leur subsistance & à leur sûreté, avec tous les égards dûs à l’humanité. Enfin, la Loi, après avoir pourvu aux approvisionnements d’armes & aux munitions de guerre & de bouche, ordonne une levée en masse, pour faire marcher en même temps sur les rébelles avec une armée d’environ soixante-dix mille hommes, sous le Général en chef Rossignol, & dont Westermann commandoit l’avant-garde.

    Bientôt toutes les précautions sont prises ; il n’est plus question que d’exécuter.

    Les troupes se mettent en marche : on éprouve d’abord quelques échecs par la mésintelligence des chefs ; mais, le concert enfin se rétablit, & l’on pénètre bientôt dans le coeur de la Vendée.

    Il faut rendre ici un hommage pur à la vérité ; il y auroit de la lâcheté à la déguiser.

    Les armées de la République étoient environnées de brigands de tous côtés ; le danger de la Patrie, il est vrai, leur a fait tout surmonter. Par leur courage & par leur confiance à affronter tous les hazards, elles sont parvenues à franchir tous les obstacles, nous leur devons cette justice ; mais leur ardeur n’auroit pas vaincu seule, si l’intrépide Westermann n’eut été l’ame de toute leur conduite & n’eu présidé à toutes leurs actions. C’est lui, c’est ce génie guerrier & magnanime qui, planant sur nos armées, pour la sauve-garde & le salut de la France, c’est ce génie bienfaisant & tutélaire (& Lequinio lui-même est forcé de rendre hommage à ce Général) qui, après avoir fait triompher nos armes dans quatre ou cinq batailles successives, a dissipé & chassé devant lui, comme un vent impétueux, ces hordes saisies de terreur, & les a forcées de passer la Loire après les avoir acculées sur ses bords. Plus sage qu’Annibal, il a su profiter de ses victoires. En homme habile ils passe lui-même la Loire ; il s’acharne sur leurs pas ; ils les poursuit à outrance ; il en a presqu’exterminé les restes. Quel prix de tant de courage ! Ombre plaintive, Guerrier immortel, que, s’il se peut, tes mânes s’appaisent ! Pourquoi faut-il que la Patrie n’ait à t’offrir que tristes & stériles regrets ! Batailles de Châtillon, de Cholet, du Mans, de Savenay, plaines arrosées de sang, journées à jamais célèbres, si nous n’avions à déplorer la perte de tant de frères égarés, vous attesterez éternellement ses hauts faits ; vous honorerez du moins sa mémoire, & vous servirez à faire répandre quelques fleurs sur son tombeau.

    Pendant que Westermann s’ocuppoit à la chasse des brigands de l’autre côté de la Loire, Grignon, pour en détruire les débris, étoit resté dans l’intérieur. Ces débris avoient augmentés. Dans l’intervalle de la bataille du Mans à celle de Savenay, une poignée de brigands avoit repassé la Loire, & étoit rentrée dans la Vendée.

    On venoit de rendre la Loi du premier octobre 1793, contenant la nouvelle organisation de l’armée destinée à combattre les rébelles de la Vendées, sous le nom d’armée de l’Ouest.

    Cette Loi porte, art 3 : « La Convention nationales compte sur le courage de l’armée de l’Ouest & des Généraux qui la commandent, pour terminer, au 20 octobre, l’exécrable guerre de la Vendée ».

    L’article 4 porte : « Le reconnoissance nationale attend l’époque du premier Novembre, pour décerner des honneurs & des récompenses aux Armées & au Généraux qui, dans cette campagne, auront exterminé les brigands de l’intérieur & chassé, sans retour, les hordes étrangères des tyrans de l’Europe ».

    Le même jour, il a été fait une proclamation de la Convention nationale à l’armée de l’Ouest.

    « Soldats de la liberté, y est-il dit, il faut que les brigands de la Vendée soient exterminés avant la fin du mois d’octobre ; le salut de la Patrie l’exige, l’impatience du Peuple françois le commande, son courage dois l’accomplir. La reconnoissance nationale attend à cette époque tous ceux dont la valeur & le patriotisme auront affermi, sans retour, la liberté & la République ».

    L’armée de l’Ouest n’avoit donc que vingt jours pour terminer la guerre de la Vendée.

    Il faut rapprocher ce Décret de celui du premier Août, qui prescrit les mesures de rigueur & de destruction.

    A ces deux Décrets, on peut joindre celui de la fin d’Octobre, c’est-à-dire, du 11 Brumaire, an deuxième : « Toute ville, y est-il dit, qui recevra dans son sein les brigands, ou qui leur donnera des secours, ou qui ne les aura pas repoussés avec tous les moyens dont elle est capable, sera punie comme une ville rébelle ; en conséquence rasée, & les biens des habitants seront confisqués au profit de la République ».

    La Convention s’expliquoit assez clairement, & la loi traçoit bien énergiquement la conduite que devoient tenir les Généraux.

    En conséquence, les différens corps de l’armée de l’Ouest s’organisent. Grignon est nommé Général de brigade ; son brevet semble le justifier d’avance, sous tous les rapports. Il est bon se fixer ici un moment sur ce qu’il contient.

    Ce brevet qui est du 8 Frimaire, an deuxième, est ainsi conçu :

    « Le Conseil exécutif provisoire a fait choix de Grignon, pour remplir provisoirement & subordonnément au Général en chef, & aux Généraux de divisions, les fonctions de son grade, persuadé qu’il justifiera l’opinion qu’on a conçue de son patriotisme & de ses talens militaires.

    En conséquence, Grignon fera, pour la défense, l’unité & l’indivisibilité de la République, le maintien de l’ordre, de la liberté & de l’égalité, tout ce qu’il jugera convenable, ou tout ce qui lui sera prescrit par les ordres ou instructions du Général en chef, & par ceux des Généraux de divisions. »

    Ainsi, 1°. rien ne pouvoit dispenser Grignon d’obéir aux décrets.

    2°. Il devoit obéir aussi ponctuellement aux ordres & aux instruction du Général en chef & des Généraux de division.

    3°. Il pouvoit faire aussi tout ce qu’il jugeroit convenable.

    4°. Le grade qu’on lui confère semble être le prix se son patriotisme & de ses talens militaires reconnus.

    Si Grignon n’a fait que se conformer aux décrets, & que ce qui lui a été prescrit par le Général en chaf & par les Généraux de division, il est clair qu’il n’a fait que ce qu’il a dû faire, & qu’il sera bientôt complètement justifié.

    Si Grignon n’a fait tout ce qu’il jugoiet convenable, comme il en avoit incontestablement le droit ; s’il n’a voulu rien prendre sur lui ; s’il en a toujours référé au Général en chef, il est clair qu’il n’a pas usé de tous ses pouvoirs, & qu’il n’a pas même fait tout ce qu’il étoit en droit de faire ; bien loin d’avoir outrepassé les bornes !

    Les mesures de terreur & de destruction se préparent ; on fait refluer toutes les troupes de la République dans la Vendée ; on fait proclamer que tous les individus qui veulent se garantir, se hâtent de se ranger sous les drapeaux. Le Général en chef forme douze colonnes qui doivent porter par-tout le fer & et le feu. On fait mettre sur les derrière de l’armée les femmes, les enfans, les vieillars ; on fait précéder les ravages auquel affreux auxquels on s’apprête par toutes les précautions qu’inspire l’intérêt de l’humanité dans des âmes non encore endurcies par des cruautés de toute espèce que les premières cruautés ont fait commettre.

    Avant d’aller plus loin, il faut se faire une juste idée des motifs & des circonstances.

    Des brigands d’un nouveau genre déchiroient le sein de la mère-Patrie ; ils se signaloient par des fureurs & des atrocités nouvelles ; ils ne méritoient plus, ce semble, de trouver ni retraite ni subsistance.

    Il faut encore observer, & c’est une vérité connue de tous ceux qui ont servi dans la Vendée, que les brigands n’étoient pas seulement composés de ceux qui avoient pris les armes & qui faisoient une guerre ouverte à la Patrie, mais encore en plus grande partie de ceux qui étoient restés dans leurs foyers, & que l’amour seul de leurs propriétés, qu’ils avoient envie de conserver, y avoit retenus. Ces derniers n’étoient pas les moins nombreux, ni les moins redoutables. Plusieurs Communes, en grand nombre, avoient deux signes de reconnoissance : l’un national, aux trois couleurs, qu’ils arboroient quand ils apercevoient les Troupes nationales ; l’autre noir & blanc qu’ils montroient quand ils voyoient approcher un parti des leurs (17).

    C’est ainsi que qu’ils conjuroient le danger : ils étoient d’autant plus à craindre, qu’ils avoient des armes, qu’ils pouvoient se joindre en un instant aux rébelles, & grossir ainsi le nombre des combattans sans qu’on pût se méfier de leurs dispositions. C’est de cette manière que des Municipaux ont été fusillés dans leur fuite, parce qu’ils avoient été surpris avec le signe rébelle qu’il n’avoient pas eu le temps de cacher.

    Les brigands légitimoient donc, en quelque sorte, les mesures extraordinaires. Ce que l’on ne peut contester sur-tout, c’est que ces mesures avoient tous les caractères de la légitimité pour les Généraux en sous-ordre, & que l’exécution en étoit indispensable pour eux.

    D’un autre côté, le terme étoit fixé pour la fin de la guerre ; on ne donnoit que vingt jours : il sembloit que les mesures prescrites dûssent être les derniers moyens de la terminer, & que l’on comptât infailliblement & essentiellement sur ces mesures.

    Déjà les douze colonnes s’ébranlent ; la marche & et la conduite qu’elles doivent tenir sont tracées dans un ordre du Général en chef, du 30 Nivôse.

    Cet ordre porte entr’autres dispositions : « Que Grignon pourra prendre & faire prendre à l’Officier qui commande sa colonne de gauche, toutes les mesures secondaires que nécessiteront les circonstances.

    Il emploiera tous les moyens pour découvrir les rébelles.

    Tous, y est-il dit, seront passés au fil de la baïonnete ; les villages, métairies, bois, genets, & généralement tout ce qui pourra être brulé, sera livré aux flâmmes. Pour faciliter cette opération, Grignon fera précéder chacune de ses colonnes de 40 ou 50 pioniers ou travailleurs, qui feront les abbatis nécessaires dans les bois ou forêts, pour propager l’incendie » (18)

    Cet ordre finit par ces mots ;

    « On le répète, le présent ordre ne peut éprouver aucun retard ni modification ; le Général en chef en remet la stricte exécution, sur la responsabilité du Général Grignon ».

    Ainsi, Grignon est bien constamment responsable, sur sa tête, de l’exécution littérale des ordres qui lui sont donnés.....

    Les colonnes formidables se mettent en marche ; elles portent par-tout la terreur & la vengeance : la torche d’une main, le fer inexorable de l’autre, elle se signalent à l’envi par des exécutions désastreuses. Détournons les yeux de cet horrible tableau.

    Grignon commandoit l’une des douze colonnes ; la sienne étoit divisée en trois ; chaque division étoit commandée par un Chef de brigade : en supposant que les deux autres  divisions ayent commis des excès, Grignon n’en peut être responsable, s’il ne peut l’être à plus forte raison des excès qu’ont pu commettre les onze autres colonnes ; il ne seroit tout-au-plus responsable que de la sienne, que de celle qu’il commandoit en personne. Mais, bien loin qu’il ait été au-delà des bornes qui lui étoient prescrites, il n’a jamais manqué aux loix sacrées de la nature & de l’humanité ; & après avoir fait mettre sur les derrières les vieillards, les femmes & et les enfans des rébelles, il leur a fait souvent distribuer du pain des soldats (Notamment à Vesins.)... »

     

    La Vieille Lande de Cersay (79) où Grignon fut fermier général sur le cadastre de 1814 (AD79, 3 P 52/6).

    Les justifications du général Grignon (5)....

    Ci-dessous en vue aérienne Géoportail de nos jours :

    Les justifications du général Grignon (5)....

    Attention car aujourd'hui les appellations sont inversées : le hameau nommé « La Vieille Lande » correspond à « La Lande » de l'époque de Grignon.

     

    A suivre ici.

    RL

    Juillet 2020

     

     

     

    Notes :

    (17) Il est ici évident que Grignon cherche à se justifier du massacre de la municipalité de Saint-Aubin-du-Plain.

    (18) Le manque de réalisme de ce plan saute aux yeux ! Il n’est jamais d’ailleurs jamais question de ces pionniers dans les rapports réels ou supposés, transcrits par Savary. Ont-il existé ? Quant à incendier des forêts dans l’Ouest de la France, en plein hiver...

     


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    A propos de la Boulaie... 

           

     

    Depuis huit jours, je me promène Outre-Loire, et je ne peux me résoudre à vous laissez tomber. Juste un petit billet pour entretenir l’amitié.

    Très curieux par nature, et n’ayant pu vous accompagner à cette sortie au château de la Boulaie à Treize-Vents (agenda assez chargé en ce moment), j’ai voulu en savoir plus sur Le Sieur François Sonnet d’Auzon. J’’ai retrouvé son jugement et celui de son domestique Soulard, émanant de la « Commission Militaire Révolutionnaire établie par les Représentants du Peuple à la suite des armées réunies contre les Rebelles. »

     

    « 2 nivôse – EGALITE – FRATERNITE.  

     

    Commission Militaire Révolutionnaire établie par les Représentant du Peuple à la suite des armées réunies contre les Rebelles. 

    A Blin le deux nivôse l’an 2ème (22 décembre 1793) de la République Une et Indivisible. 

    A été amené devant la ditte Commission le Nommé Pierre Soulard âgé de cinquante ans, natif de St Mars la Réotte  (Saint-Mars la Réorthe) en Poitou domestique du nommé Dauzon ci-devant noble demeurant au château de la Boulaie près Châtillon sur Sèvre ; est avec son maître depuis la déroute de Chollet dans l’armée des brigands. 

    Et de suite a été amené François Dauzon ci-devant noble demeurant au château de la Boulaie proche Chatillon, âgé de soixante neuf ans, suit l’armée des brigands depuis Chollet ; a déclaré qu’il auroit voulu que le Roy eut vécu pour le Bien Général de la Nation a dit qu’ils n’avoient d’autres moyens de subsister que le pillage qui se faisoit dans les campagnes, a dit connaître deux chefs de Division, qui sont des Essards et Lireotte (Lyrot?). 

    Le tribunal d’après les interrogatoires subits par François D’auzon et Pierre Soulard, les réponses par eux faites à l’Accusateur Militaire ouï dans ses conclusions les condamne à la peine de mort conformément à la loi du dix neuf mars dernier et ordonne que coppie du présent jugement sera envoyée aux Représentants du Peuple et au Ministre de la Guerre, fait et jugé par le Tribunal les jour et an que dessus, et ont signé à la minute Gouchon, Président, Remillon, Bignon, Chantrelle, Juge, David Vaugeois, Accusateur Militaire et Valdampierre Greffier.  

     

    Pour copie conforme à la minutte. 

     

    Signé Bignon Président et Valdampierre Greffier. » 

     

    Monsieur de Béjarry, réfugié et caché à Blain par l’épouse et la servante du Citoyen Potier, patriote exalté, nous raconte…

     

    « C’était la veille de Noël… On fusilla à la porte de la maison Potier, un vieillard de soixante dix ans, Mr d’Auzon, proche parent de mon père, il tomba avec son domestique, qui n’avait pas voulu se séparer de lui... » 

           La Boulaie : 

    A propos de la Boulaie....

    Sources : 

     

    . Archives Départementales de la Vendée. - Commissions et Tribunaux Militaires près l’armée de l’Ouest – vue n° 19/19 – Commission Militaire près des armées de l’Ouest et des Côtes de Brest réunies (fév 93 – sept 94) B1 33.5 – SHDB1/335-35 Blain 22 décembre 1793 jugement de deux civils – Pierre Soulard, François Dauzon (ou d’Auzon). 

    . Amédée de Béjarry – Souvenirs Vendéens de Yves Salmon éditeur à Janzé – 1981, pages 164,165. 

    . Copie de l’Acte d’Accusation  de François d’Auzon et de Pierre Soulard. 

     

                                                                   

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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    Les Amis du Pont-Paillat au château de la Boulaie...

     

     

    Cette sortie que l’on pensait informelle aura finalement réuni 29 personnes pour un après-midi. Il s’agissait ce dimanche 5 juillet de visiter le très pittoresque village de Mallièvre avant un rendez-vous pris avec les propriétaires du château de la Boulaie, tout proche et situé sur la commune de Treize-Vents. C’est dans la chapelle de ce château, qui avait été incendiée le 26 janvier précédent par la colonne de Boucret qu’eut lieu le fameux serment entre Charette, Stofflet, Sapinaud et Marigny le 22 avril 1794. On connaît les conséquences de ce serment qui coûta la vie à ce dernier général.

    Nous avions rendez-vous sur le parking du Domaine, près de Mallièvre à 14 h. Le temps était incertain puis finalement, le soleil apparaîtra, timide mais chaud.

    Après les retrouvailles du « post-confinement », la promenade débutait aux pieds des remparts de l’ancienne forteresse médiévale avant une visite au lavoir où nous  avons pu entendre l’histoire de « Génovette », légende locale. Puis ce fut l’église, les abords de l’ancienne commanderie avant un retour aux voitures par les rues pavées du village.

    Les Amis du Pont-Paillat au château de la Boulaie....

    Les Amis du Pont-Paillat au château de la Boulaie....

    Les Amis du Pont-Paillat au château de la Boulaie....

    Les Amis du Pont-Paillat au château de la Boulaie....

    Les Amis du Pont-Paillat au château de la Boulaie....

     

    Notre second rendez-vous était fixé pour 15 h 30 à la Boulaie, et plus particulièrement dans la chapelle de l’ancien château, là où précisément eut lieu le serment des quatre généraux. Remaniée avec plus ou moins de bon goût par les anciens propriétaires, le lieu est désormais rendu à une destination plus proche de son origine. J’évoquai là un bref historique de ce château ayant appartenu à Hector-François Sonnet d’Auzon, ami de Lescure et fusillé à Blain en décembre 1793. C’est ici que l’épouse de Lescure, la future marquise de La Rochejaquelein, passa une bonne partie de la guerre, avant la Virée de Galerne.

    Les Amis du Pont-Paillat au château de la Boulaie....

    Les Amis du Pont-Paillat au château de la Boulaie....

    Les Amis du Pont-Paillat au château de la Boulaie....

     

    C’est quasiment dans les ruines encore fumantes que les quatre chefs vendéens se rencontrèrent. Il est assez émouvant d’imaginer qu’ils sont passé sous cette porte. On se les figure encore, croisant leurs épées au beau milieu de cette chapelle :

    Les Amis du Pont-Paillat au château de la Boulaie....

    Les Amis du Pont-Paillat au château de la Boulaie....

    Les Amis du Pont-Paillat au château de la Boulaie....

    Les Amis du Pont-Paillat au château de la Boulaie....

    Les Amis du Pont-Paillat au château de la Boulaie....

    Les Amis du Pont-Paillat au château de la Boulaie....

    Les Amis du Pont-Paillat au château de la Boulaie....

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    Les Amis du Pont-Paillat au château de la Boulaie....

    Les Amis du Pont-Paillat au château de la Boulaie....

    Les Amis du Pont-Paillat au château de la Boulaie....

    Les Amis du Pont-Paillat au château de la Boulaie....

    Les Amis du Pont-Paillat au château de la Boulaie....

    Les Amis du Pont-Paillat au château de la Boulaie....

    Après nous avoir fait visiter les ruines de l’ancien château, M. et Mme Payre nous ont offert un petit vin d’honneur et nous ont parlé de l’association « Le Serment de la Boulaie » qui gère les événements touristiques du domaine. La Boulaie a besoin de bénévoles et vous pouvez contacter les propriétaires pour plus d'informations (coordonnées sur le site internet ci-dessous).

    Devant le château moderne (photo : Guy Jacob) :

    Les Amis du Pont-Paillat au château de la Boulaie....

    L’après-midi se terminait et déjà, des nuages imposants nous invitaient à retourner aux voitures. Un grand merci à Guy Jacob et Pierre Périeau à l'origine de cette sortie !

    RL

    Juillet 2020

     

    PS : le château de la Boulaie est une propriété privée. La chapelle et les ruines ne sont pas accessibles au public, sauf sur rendez-vous.

    Lien vers le site internet du domaine ici.

    Le compte-rendu très complet de Nicolas ici.

     

     


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