• Quand les républicains se plaignent... des républicains....

    Quand les républicains se plaignent… des républicains…

    Même si ce genre de  témoignage revient souvent dans l’histoire des provinces de l’Ouest, il n’en est pas moins une pierre de plus à mettre à l’édifice de la vérité sur la révolution.

    RL et son épouse,

    Décembre 2012, jour de Noël

     

     

    Brigandages des troupes républicaines autour de la Châtaigneraie, au mois de septembre 1793. - Un témoignage non suspect.

     

    Ce serait une très grande erreur de croire que les excès des troupes républicaines envoyées en Vendée commencèrent seulement au mois de janvier 1794, lors de l'apparition des Colonnes infernales. Entre mille preuves que nous fournissent les documents de l'époque, voici ce qu'un témoin non suspect, le citoyen Coyaud, procureur syndic du district de la Châtaigneraie, écrivait au procureur général du département de la Vendée, le 27 septembre 1793, dans une lettre où il rendait compte d'une excursion à travers les paroisses de son ressort :

     

    "... Les brigands n'ont pas, à beaucoup près, fait autant de mal que je me l'étais imaginé ; il n'y a eu que quelques maisons patriotes sacrifiées ; ce mal n'est rien en comparaison de celui que font nos troupes, elles ne respectent rien.

    Ce qui me révolte, c'est de voir l'insouciance des représentants du peuple sur des excès aussi nuisibles au succès de nos armes ; il est évident que l'on emploie les moyens les plus iniques pour sacrifier ce malheureux département. Le pillage a été porté au dernier période et continue toujours ; n'est-il pas étonnant de n'avoir vu aucun exemple frappant de sévérité ? Pour mieux dire, je crois que les représentants autorisent tacitement tous les désordres ; nous n'avons pu obtenir d'eux une seule proclamation qui aurait pu produire un bon effet.

    La stagnation de notre armée m'alarme ; qu'y a-t-il de plus douloureux que de voir des milliers de bras oisifs, tandis que la campagne les réclame à grands cris ? Je ne peux vous le dissimuler, je vois un système destructeur accrédité par des gens qui ne parlent que du salut de la patrie, lorsqu'ils violent ouvertement tous les principes.

    Salut et fraternité.

    Le procureur syndic du district de la Châtaigneraie,

    COYAUD".

     

    Le 28 septembre, Coyaud revenait à la charge et écrivait textuellement :

     

    "... En vérité, je ne conçois rien à tout ce qui se passe ; la stagnation de nos armées me désespère. Ce qui me désole encore, c'est de voir le soldat se livrer sans cesse au pillage le plus affreux et aux excès de tout genre ; enfin les brigandages des brigands ne sont rien en comparaison de ceux que commettent les troupes de la République. Je suis indigné de ne pas avoir vu un seul exemple de sévérité ; c'est l'impunité qui enhardit les scélérats répandus dans nos armées ..."

     

    Le lendemain, 29 septembre, le citoyen Coyaud écrivait encore, toujours au procureur général syndic de la Vendée :

     

    "... Les brigandages continuent toujours ; le désordre est à son comble, rien n'est sacré pour le soldat. L'indifférence des généraux et des représentants sur cet objet intéressant, d'où dépend à mes yeux le succès de nos armes, est une autorisation tacite d'un brigandage aussi horrible. N'est-il pas étonnant de n'avoir pas encore vu un exemple de sévérité ? ..."

     

    Et dire que c'était aux Vendéens que les gens du "Bloc" de 93 avaient infligé la qualification de brigands ! ...

     

    La Vendée Historique - 1903

     

    Quand les républicains se plaignent... des républicains....

     

    Un "Hussard de la mort" avant le commencement de l'insurrection vendéenne.

     

     


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