• Pierre-Michel Cesbron....

     

                Pierre-Michel Cesbron, de la paroisse de Neuvy,

                           prend un drapeau à Westermann…

     

     

               

    Pierre-Michel Cesbron....Avec Pierre-Michel Cesbron, nous franchissons la porte étroite par laquelle passent les héros, ''de ceux qui en reviennent''.

    Ses états de services établis à Neuvy, le 10 mai 1816 mettent en relief ses faits d'armes les plus marquants.

    En 1793, Pierre-Michel Cesbron est maçon à Neuvy-en-Mauges. Il participe aux premiers rassemblements et est nommé officier à cheval chargé de la garde du drapeau.

    Très intrépide, il prend avec son cousin, qui sera tué par la suite à Doué, le drapeau de Westermann où figurait l'inscription « La République ou la Mort » et il eut son cheval blessé. Au combat de Sainte-Christine ''il eut le poignet gauche grièvement attaqué d'un coup de sabre'' et il fut deux mois en convalescence, sans pouvoir servir.

    A peine remis, le 29 octobre 1799 il reçoit une balle au combat du bois de la Pouëze à la Poitevinière, qui lui traverse la bouche et ressort près de l'oreille.

    Au moment des Colonnes Infernales, à la Poitevinière, dix grenadiers entrent dans la maison où reposait son épouse malade, il se lance seul sur eux en appelant quelques camarades, les dix grenadiers furent tués. Sur les huit ou neuf royalistes présents à ce combat singulier, deux furent blessés.

    Le Sieur Cesbron, par sa bravoure, obtient la confiance des généraux, il est nommé capitaine par le général Stofflet et dans les intervalles de la guerre ''il a beaucoup servi la correspondance, il était en course jour et nuit''.

    Au moment de la Restauration il sert à nouveau le Roi. Le 31 mai 1814, il est autorisé par le Duc de Berry à porter l'ordre du Lys. En 1815, il est breveté capitaine d'infanterie et obtient un secours annuel de cent francs.

     

    Pierre-Michel Cesbron....

     

    Pierre-Michel Cesbron....

     

    Pierre-Michel Cesbron est né le 15 octobre 1760 à Neuvy. Il est le fils de Jean Cesbron, maçon et de Renée Bondu. Il épouse le 3 mars 1783 à Neuvy Jacquine-Jeanne Bertault, née le 18 août 1754 à Beaulieu, domestique au château de la Morosière, fille de Pierre Bertault et de Marie Martin. De cette union sont issus entre autres enfants :

     

    1° Marie Cesbron, née le 15 janvier 1785 à Neuvy.

    2° Jean Cesbron, né le 21 avril 1786 à Neuvy, † 16 février 1738 à Neuvy.

    3° Perrine Cesbron, née le 14 décembre1788 à Neuvy.

    4° Jeanne-Marie Cesbron, née le 27 septembre 1790 à Neuvy.

    5° Jeanne Cesbron, née le 9 octobre 1791 à Neuvy.

     

    Le 24 mai 1825 il dépose une demande de pension dans laquelle il parle peu de ses faits d'armes :

     

    «Monsieur le Préfet du département de Maine et Loire président de la Commission départementale nommée pour faire le recensement des pièces produites par les militaires des armées royales de l'Ouest. 

    Monsieur le Préfet, 

    A l'honneur de vous exposer le nommé Cesbron Pierre, Michel, maçon journalier, né à Neuvy canton de Chemillé arrondissement de Beaupréau département de Maine et Loire, le quinze octobre mil sept cent soixante, demeurant dite commune de Neuvy, Maine et Loire : que depuis l'année 1793 jusque y compris l'année 1815 il a constamment figuré dans les armées royales Vendéenne d'Anjou et Haut Poitou division de Chemillé dans une des compagnies de Neuvy en qualité de simple soldat jusqu'à la reprise d'armes de 1799 il fut nommé capitaine et en 1815, il fut par Monsieur le comte Charles d'Autichamps breveté capitaine d'infanterie et a toujours montré le plus pur dévouement à la cause royale et a même été plusieurs fois employé à des communications très importantes au parti du Roi et a toujours assisté à tous les rassemblements ordonnés par ses chefs. 

    Comme il le justifie par son état de service, son brevet de capitaine et autres pièces authentiques conformément à son exposé qui sont ci-joints et qu'il s'est comporté avec honneur et bravoure dans les différentes actions qui y ont eu lieu et pour coopérer à la restauration de l'auguste famille des Bourbons ; qu'il a été blessé deux fois, la première un coup de sabre au poignet et la seconde fois une balle à la tête à une affaire qui eut lieu au bois de la Pouèze en 1799, pour lesquelles il a déjà reçu de la bienveillance du Roi un secours annuel de cent francs, mais bien insuffisant pour lui donner un moyen d'existence.  

    Monsieur le Préfet, le réclamant vous supplie humblement de prendre en considération son exposé et de vouloir bien le mettre sous les yeux de Messieurs les membres composant la commission du département.... etc.... 

    à Neuvy le 23 may 1825.   

    signé Cesbron capitaine » 

     

    Certificat des Officiers : 

     

    « Nous officiers Vendéens soussignés, certifions que le Sieur Cesbron Pierre, capitaine de Nevy (Neuvy) a bien fait dans ce grade en avant à la garde du drapeau toute la première guerre, qu'il a également bien servi dans la 2ème et à la 3ème, que les faits qu'il avance sont exacts quoiqu'il en a dit avoir perdu les preuves, en foi de quoi nous lui avons signé.

     

    signé Le colonel chef de la Subdivision de Cacqueray chevalier de St Louis. 

    Le chef de la 1ère subdivision de Chemillé, chevalier de St Louis de la Sorinière – Coulon, chef de bataillon, ancien officier de l'armée Vendéenne. » 

     

    Pierre-Michel Cesbron....

    Pierre-Michel Cesbron est décédé à Neuvy le 1er novembre 1837, au lieu-dit

    le Coin où il possédait une maison avec un jardin.

    Jacquine Bertault est décédé à Neuvy le 13 février 1818.

     

     

    Sources:   

    Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens: Pierre-Michel Cesbron - dossier 1M9/-97. - copie autorisation de port de l'Ordre du Lys, pièce n°2/9).- copie de ses états de services vue 9/9) et le certificat des officiers, vue n°7/9). 

    Registres d'Etat civil de la commune de Neuvy-en-Mauges et Beaulieu sur Layon.. 

    Photo : Ordre du Lys extrait du Guide des ordres et décorations et médailles militaires 1814-1963 de André Souyris-Rolland - édition 5.1.1979. 

     

                                                          

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


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