• Palluau-sur-Indre, 1796 (5ème partie)....

     

    Palluau-sur-Indre, 1796 (5ème partie)…

     

     

    Archives militaires de Vincennes : SHD B 5/36-73.

     

    « Liberté Egalité

    St Aignan le 1er Germinal an 4ème de la république française.

    Le commissaire du pouvoir exécutif près l’administration municipale du canton de St Aignan au ministre de la guerre.

    Les troupes républicaines viennent d’obtenir les succès les plus signalés sur les brigands de Palluau. Cette commune où ils avaient établi leur quartier général est au pouvoir des républicains qui y sont entrés sans coup férir. Les rebelles ont perdu beaucoup d’hommes dans plusieurs batailles. On leur a fait des prisonniers. Notre perte s’est réduite à quelques hommes tués ou blessés.

    Il parait que la rebellion est dissipée. Les brigands fuyent dans les bois par pelotons de trois à quatre hommes. Le général Desenfans est à leur poursuite. Il a pour but principal d’arrêter les chefs et sous chefs pour les remettre à la vengeance nationale. Il prend à cet égard toutes les mesures convenables.

    Il fait désarmer les communes qui ont pris part à la révolte. Il leur impose des contributions en numéraire et en grains.

    Beaucoup d’hommes trompés par des prêtres fanatiques et des cidevant, contrerévolutionnaire, rentrent au sein de la République en déplorant leurs erreurs et les maux qu’elles ont entrainés.

    On fait les plus grandes informations pour découvrir le complot et contrer ses ramifications.

    Les déserteurs se rendent.

    Le général Desenfans a fait une proclamation qui a produit un bon effet.

    Il parait que la rébellion ne devait éclater que le 1er avril (vieux style) et que le général des brigands a été blamé par les chefs et sous chefs et par d’autres messieurs pour avoir commencé des attaques avant ce tems.

    Je présume bien que les troupes républicaines n’évacueront pas les contrées révoltées et les pays environnans que lorsqu’il n’y aura plus de traces de le rebellion, lorsqu’on aura plus à craindre des vols, des pillages, des assassinats. Lorsqu’enfin la tranquillité publique n’aura plus de dangers à courir. J’ai écrit à cet égard au général Desenfans qui a maintenant. Son quartier général à Palluau et je lui expose tous les motifs et je lui expose tous les motifs qui doivent le déterminer à cette mesure de prudence, de sureté, mesure que devient indispensable dans les circonstances et sans la quelle les malheurs pourraient renaître.

    Salut et fraternité

    Péan »

     

    Pour finir cette série, quelques photos de Palluau-sur-Indre offertes par « Marie la bordeuse » de la troupe des Cœurs de Chouans :

    Palluau-sur-Indre, 1796 (5ème partie)....

    Palluau-sur-Indre, 1796 (5ème partie)....

    Palluau-sur-Indre, 1796 (5ème partie).... 

    Palluau-sur-Indre, 1796 (5ème partie)....

    Palluau-sur-Indre, 1796 (5ème partie)....

    Palluau-sur-Indre, 1796 (5ème partie)....

    Palluau-sur-Indre, 1796 (5ème partie)....

      

    Vues sur la « Montée Rouge », ainsi nommée à cause de l’oxyde de fer contenu dans le sol. C’est là qu’un peloton de cavalerie et des fantassins républicains barreront la route des apprentis chouans dont le sang « rougira » davantage l’endroit.

     

    Palluau-sur-Indre, 1796 (5ème partie)....

    Palluau-sur-Indre, 1796 (5ème partie)....

    Palluau-sur-Indre, 1796 (5ème partie)....

     

     


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