• Maurice Gâté....

     

     

                    Maurice Gâté de la Brosse, paroisse

               de Neuvy-en-Mauges. 

                          

     

     Maurice Gâté.... Parmi les six bons cavaliers qui sauvèrent Monsieur et Madame de la Bouëre  aux Aulnais-Jagus en 1794, figure Maurice Gâté de la Brosse, dragon dans l'Armée Catholique et Royale, Division de Chemillé 

        Maurice Gâté- Gasté est né et a été baptisé le 19 mars 1770 à Neuvy, il est le fils de Jean Gâté, laboureur à la Brosse et de Jeanne Robineau. Le parrain a été Maurice Gâté, son oncle et marraine Jeanne Delahaye de la paroisse de la Jubaudière. Il épouse le 15 juin 1800 à Neuvy-en-Mauges Jeanne Béduneau, née à Neuvy le 28 février 1778 et décédée en cette commune le 20 octobre 1850. De cette union sont issus :

     

     1° Jacques Gasté, né le 26 Prairial an 9 à Neuvy. 

     2° François Gasté, né le 5 Floréal an 11  idem. 

     3° Eugène-Jean Gasté, né le 16 Prairil an 13 idem. 

     4° Marie Gasté, née le 4 août 1807 idem. 

     5° Jean Gasté, né le 23 juillet 1809 idem. 

     6° Jeanne-Louise Gasté, née le 24 octobre 1811 idem. 

     7° Maurice Gasté, né le 28 février 1814 et décédé le 22 février 1815 idem. 

     8° Maurice Gasté, né le 12 janvier 1816 idem. 

     9° Virginie Gasté, née 5 février 1822 idem.

     

    Maurice Gâté....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

      En 1793 il prend les armes dans la cavalerie de l'Armée Catholique et Royale en qualité de dragon. 

    Ses trois frères serviront également dans les armées royalistes et seront pratiquement tous blessés et certains grièvement. 

      Maurice Gâté dépose une demande de pension le 30 mai 1825 à Neuvy-en-Mauges.

     

      « Monsieur le Préfet,

     

      A l'honneur de vous exposer le nommé Gâté Maurice, métayer en titre de ferme, né à Neuvÿ canton de Chemillé, arrondissement de Beaupréau département de Maine et Loire le dix neuf maÿ mil sept cent soixante dix, demeurant cette commune de Neuvÿ Maine et Loire. Qu'a partir du 10 mars 1793 jusque ÿ compris 1815 a constamment figuré dans les armées Royales et Vendéennes d'Anjou et (illisible) en qualité de simple cavalier dragon depuis 1793 jusqu'en 1794 et en 1794 il fut nommé maréchal des logis des dits dragons pour la division de Chemillé et a eu une chute de cheval étant poursuivis par les Républicains, laquelle lui a occasionné une ernie, comme il le justifie par son état de service et un certificat de médessins qui sont ci-joints et qu'il signent comporte honneur et bravoure dans les différentes actions qui ÿ ont eu lieu et pour coopérer à la Restauration de lauguste famille des Bourbons et a toujours montré le plus pur dévoûment a la cause royale et pour ce qu'il a déjà eu de la bienveillance du Roi un secours anuelle de cinquante francs, mes bien insuffisant pour subvenir à ses besoins.

      Pourquoi Monsieur le préfet le dit réclament vous supplie très humblement de prendre en considération son exposé ; et de vouloir bien le mêtre sous les yeux de messieurs les membres composant la commission du département de Maine et Loire et qu'il veuille bien ÿ mêtre un avis favorable de manière à lui faire obtenir une augmentation de pension suivant ses services et blessure ; conformément a l'ordonnance de sa Majesté Royale du vingt neuf décembre mil huit cent vingt quatre qui accordent des biens faits a tous ceux qui ont servi avec dévouement la cause sacrée de l'hotel et du trône et particulièrement les malheureux blessés sans fortune. 

      Vous rempliré infiniment Monsieur le Préfet les intentions de notre auguste souverain et donné un moyen de subsistance a un sujet qui se glorifie d'avoir comparu dans les rangs des vraÿes Français guidés par lamour de leur Roi et de son auguste famille. 

     L'exposant déclare en outre qu'il a tout perdu par le fait de la guerre et fournÿ considérablement aux armées Catholiques et Royales de la Vendée.

     

      Daigné Monsieur le Préfet agréer l'hommage respectueux de votre très humble et très obéissant serviteur et fidèle Vendéen qui en aura une éternelle reconnaissance, lequel déclare ne savoir signer.

     

      Fait à Neuvÿ le 30 mai 1825, plusieurs mots retouchés approuvés et un mot rayé nul     ». 

      Enregistré à la mairie de Neuvÿ le 31 mai 1825.

     

    Un certificat des chirurgiens Daviers et Ardré est rédigé le 30 mai 1825 à Jallais.

     

    « Nous soussigné Daviers et Ardré chirurgien reçu à la résidence de Jallais arrondissement de Beaupréau département de Maine et Loire ; certifions avoir visité le nommé Morice Gatté domicillier de la commune de Nevis, indigeant âgé de cinquante six ans ; examen fait nous avons aperçu une descente dans les bourses du scrotum du côté droit cause qui lui est parvenue par une chutte de cheval étant poursuivi par lenemi à la bataille des Landes des Gentis près la forai de Vezin, donc il était resté sur le champ de bataille. Cette blessure ou descente le gène beaucoup pour travaillier utilement en foi de quoi nous lui avons délivré le présent raport pour lui valoir et servir ; a Jallais ce 30 mai 1825  ». 

    signé  : Daviers et Ardré. 

     

    Maurice Gâté....

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     Sources: Archives Départementales de Maine et Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens 1M9/176-  – Etats de services vue n°6 - Registres d'Etat civil de la commune de Neuvy-en-Mauges. - Cadastre de 1827, Neuvy-en-Mauges vue n°1, la Brosse près du château du Lavouer. 

     

     

                                                           X. Paquereau pour Chemins Secrets.  


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