• Mathurin Angibaud....

                              

                            Mathurin Angibaud, de la paroisse de La Coudrie, 

                        fusillé dans la forêt des Gordonnières près de Challans.

     

     

                            

    Mathurin Angibaud....« Le jeudi 11 avril 1793, la division de Boulard quitte Saint-Gilles à midi pour gagner Challans ; la première colonne doit franchir la rivière la Vie au village du Pas-au-Peton ; la seconde, commandée par Baudry, se dirige par Saint-Hilaire-de-Riez et Soullans. Mais une poignée de Vendéens avec un canon défend la route. Un combat s'engage qui, compte tenu de la différence des forces en présence, s'achève par un retrait des Vendéens. De son côté, l'avance de Baudry est retardée par un groupe de Vendéens retranchés dans le cimetière de Saint-Hilaire-de-Riez. A la tombée de la nuit, les deux colonnes campent près du hameau du Pas-au-Peton. Les autorités républicaines des Sables, soucieuses de maintenir entre elles et Boulard des liens pouvant leur servir, le préviennent qu'un rassemblement vendéen se forme à la Mothe-Achard... Le 12 avril, Dans la nuit, la garnison vendéenne de Challans se replie et la division de Boulard pénètre dans la ''capitale'' du Marais Breton, qui était déjà un nœud de communications vers la côte et un gros marché agricole. »

     

    L'abbé Deniau nous dit que le 11 avril, Boulard « se remettait en marche vers Challans, en longeant la rive gauche de la Vie pour aller passer au Pas-au-Peton, tandis que Baudry se dirigeait par Saint-Hilaire-de Riez. Les paysans s'étaient retranchés au Pas-au-Peton dont le passage était protégé par plusieurs maisons. Une pièce de dix-huit, placée sur des poutres, défendait la route. Boulard fait attaquer la gauche des royalistes, vers trois heures. La canonnade ne produisit pas d'abord beaucoup d'effets ; la résistance fut longue ; mais une décharge à mitraille ayant tué cinq à six Vendéens, ceux-ci prennent la fuite abandonnant en désordre leurs retranchements, et courent passer le gué au Rou, où ils s'étaient encore fortifiés, sans prendre le temps de tirer sur les Bleus leur canon chargé à mitraille. Ils perdirent ce canon, deux pierriers, une assez grande quantité de bœufs et des provisions de bouche. »

     

    La queue des fuyards vendéens est chargée par la cavalerie républicaine sur les hauteurs du Pas-au-Peton. C'est certainement à ce moment que Mathurin Angibaud a été capturé et fusillé le 12 et non le 11 dans la forêt des Gordonnières au moment où les deux colonnes républicaines entrent dans Challans.

     

    Mathurin Angibaud est né le 7 novembre 1763 à Sallertaine. Il est le fils de Jacques Angibaud, laboureur et de Marie Gautier domiciliés à la Sorlière à la Coudrie. Il se marie le 25 juin 1788 à La Coudrie avec Magdeleine Mollé, fille de Antoine Mollé, laboureur et de Marie Bonin, de la Clémencelière, (vue n°236/244 année 1788), née le 18 novembre 1763 à Saint-Christophe-du-Ligneron, décédée le 16 juillet 1833 à la Parentelière à Challans. (noms de Vendée vue 1/1)

     

    De cette union sont issus :

     

    1° Marie Angibaud , née vers 1789-1790 à la Coudrie.

    2° Mathruin Angibaud, né vers 1791-1792 à la Coudrie.

     

    Le 14 juillet 1820 Magdeleine Mollé dépose une demande de pension.

     

    « N° 885 – Mollé Magdelaine, domiciliée à La Coudrie, née le 11 novembre 1762, veuve de Angibaud Mathurin, soldat des armées Vendéenns – Pris en revenant du combat du Pasopton et fusillé dans la forêt des Gordonnières, le 11 avril 1793 - indigente – domiciliée à Challans – 2 enfants -Décision du 1er février 1815 pour une pension de 40 francs.

    Mathurin Angibaud....

     Mathurin Angibaud....

     

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Dossiers de pensions, - vue n°2/5, SHD XU 39-10 du 14 juillet 1820 – Registres d'état civil des communes de Sallertaine, La Coudrie, St Christophe et Challans. –   Abbé Deniau Tome 1- page 608 - Histoire des Guerres de Vendée- Siraudeau,Editeur – Itinéraires de la Vendée Militaire de Doré-Graslin, édition 1979, page 46. - Photo de l'auteur. 

                                                                      

     

                            Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 


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