• Marie-Catherine Nicoleau....

     

    Marie-Catherine Nicoleau, épouse du commandant de la 

    Division de Legé, insultée et fichée par la police de Louis-Philippe...

     

     

     


          Marie-Catherine Nicoleau....Marie-Catherine Nicoleau
    épouse le 3 février  1795 à Notre-Dame de Legé, Louis Couvreur, Commandant en Chef de la Division de Legé, un des lieutenants de Monsieur de Charette. Chevalier de Saint-Louis peu de temps avant sa mort, c'est un brave parmi les braves méritant le respect.

     

    Ce personnage nous a été déjà présenté par la ''Maraîchine Normande'', le 12 juin 2013 dans un article assez complet, je n'y reviendrais donc pas.

    Louis Couvreur est né le 2 janvier 1772 à Legé, il est le fils de Jean Couvreur, tisserand et de Françoise Triballeau (vue n°1/21 BMS 1772 Legé). Il est qualifié  de tisserand, ''sergier'' et aubergiste au bourg de Legé en Loire-Inférieure et y décède le 13 janvier 1815. Sa veuve touche une pension de 500 francs maintenue par le Roi Louis XVIII, puis par Charles X après le décès de son mari. Les renseignements fournis par les fonctionnaires pourris de l'Usurpateur, en ce 19 décembre 1831, ne laissent pas présager d'une issue favorable à la continuation du versement de cette récompense méritée.

    En effet, dès 1830, le Gouvernement de Louis-Philippe a porté sur la Vendée un regard malveillant. L'agression contre cette région coupable d'hostilité au Jacobinisme a été préparée minutieusement par la mise en place d'un personnel militaire et civil douteux. L'action de Louis-Philippe se situe dans la ligne politique suivie contre l'Ouest royaliste de 1793 à 1795.

    Les Libéraux infestent la campagne Vendéenne d'une nuée d'espions, de policiers offrant aux délateurs des récompenses alléchantes.

    Tous ces fonctionnaires appartiennent à la génération des fils des terroristes de 1793 : francs-maçons, fils de défroqués mariés à d'ex-religieuses ou à des filles de mauvaises vies, pullulaient dans leurs rangs. Tous ces vieux débris républicains haineux, renseignèrent les préfets.

     

    La ''chasse aux Blancs'' s'ouvre donc dans la meilleure tradition révolutionnaire de juillet 1830 jusqu'au soulèvement de juin 1832, avec son cortège de meurtres, assassinats, viols, la Vendée en est donc réduite encore une fois à la légitime défense.

    C'est dans cette ambiance, que le Préfet de Nantes, Louis Rousseau de Saint-Aignan* dresse la liste des individus recevant des secours, accompagnés de renseignements venimeux émanant de ses mouchards. * (Ancien Militaire, Chevalier de Saint-Louis, ancien émigré au service de Condé, puis homme de gauche et libéral, rallie le régime révolutionnaire de Louis-Philippe...).

    Cette canaille fait donc partie de la société des ''girouettes'' ayant émaillé la période de 1793 à 1848.

     

    En ce 19 décembre 1831, ce représentant du Gouvernement de Juillet, ancien officier émigré, Chevalier de Saint-Louis, ose apposer sa signature et ainsi cautionner le libellé suivant :

     

    Marie-Catherine Nicoleau....

    Marie-Catherine Nicoleau....

    Marie-Catherine Nicoleau....

     

    « Veuve Le Couvreur née Nicoleau Marie-Catherine, née le 16 février 1773 à Legé - cabaretière – Les services militaires de son mari lui ont valu la continuation de la pension qu'il touchait – vit de son état et d'un peu de bien qu'elle a hérité de ses père et mère – quotité annuelle de la pension: 500 francs – La conduite politique postérieure à la Révolution de 1830 est qualifiée de nulle et que son mari a été un des plus infâmes assassins de 1815 et que sa maison est le rendez-vous des malveillants – Elle a à sa charge trois enfants. »

     

    Marie-Catherine Nicoleau....

    Marie-Catherine Nicoleau....

     

    De son union avec Louis Couvreur sont issus     :

    1° - Marie Couvreur, née en février 1796 et dédédée le 4 juin 1796 à Legé.

    2° - Rosalie-Françoise Couvreur, née le 7 janvier 1799 à Legé.

    3° - Claire-Adélaïde-Elisabeth Couvreur, née le 14 Juillet 1800 à Legé.

    4° - Constante-Aimée Couvreur, née le 11 septembre 1801 Legé.

    5° - Ursule-Victoire Couvreur, née le23 janvier 1803 à Legé.

    6° - Marie-Rosalie Couvreur, née le 1er mars 1804 + le 25.4.1851 Legé.

    7° - Eléonore Couvreur, née le 16 mars 1806 à Legé.

    8° - Eléazar-Louis Couvreur, né le 7 février 1814 à Legé.

     

    Marie-Catherine Nicoleau est décédée au bourg de Legé, le 8 août 1834 à trois heures du soir. (vue n°7/12 année 1834).

     

    Sources : Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. - Dossiers de pensions, SHD XU 36-18 du 19.12.1831 – vue n°8/15 – Archives Départementales de la Loire Atlantique tous droits réservés – Registres d'Etat Civil de Legé, BMS Notre-Dame, 1795-1799, Mariage vue n°4/55 - Décès de 1815, vue n°2/11 - Naissance vue n°4/16 1773 Legé - Photo de l'auteur.

     

                                                      

     

       Xavier Paquereau pour Chemins-Secrets 


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