• Maisons détruites à Cerizay....

     

    Maisons détruites à Cerizay…

     

    Cet article n’est pour l’instant qu’une ébauche sur l’état de l’habitat à Cerizay au lendemain des Guerres de Vendée. Lorsque les salles d’archives rouvriront après la crise du coronavirus et qu’enfin, votre serviteur aura le temps de s’y déplacer, il faudra consulter les dossiers de demande de secours, qui étaient encore récemment si je ne m’abuse, en cours de classement.

    Si Cerizay fut épargné par la colonne infernale de Grignon, en raison de sa « garde nationale bien établie » et peut-être également en raison de son église qui pouvait constituer un magasin à blé et fourrages, il y eut toutefois de nombreux dégâts dans les fermes et villages alentours.

    Le vieux château de Cerizay en 1856 (Album Drake et Lemarchand) :

     

    Maisons détruites à Cerizay....

    Voyons un peu l’état dressé en 1813 dans les demandes de secours des Archives Nationales (1). Peut-être que des généalogistes pourront retrouver le nom d’un ancêtre et situer où se trouvaient les maisons dévastées.

    Maisons détruites à Cerizay....

    Le tableau détaille les choses suivantes pour « Cerisais » (sic) :

    « Bremand François. Maison détruite en 1794, composée de 3 chambres basses et de 3 hautes et d’un grenier.

    Partie réconstruite en 1809 et 1810

    On estime cette dernière réconstruction à 500 F.

    Legrand Pascal. Maison détruite en 1794, composée de 3 chambres basses et d’un grenier. Partie réconstruite avant le 8 août 1808. Partie réconstruite en 1809 ; on estime cette dernière réconstruction à 400 F.

    Torterue Cossin ( ?). Métairie détruite en 1794, partie réconstruite avant le 8 août 1808. Partie réconstruite en 1810.

    On estime cette dernière réconstruction à 600 F.

    Gourmaud (Jean). Maison détruite en 1794 composée de deux chambres basses d’un grenier et d’un toit.

    Réconstruite en 1809 et 1810.

    On estime cette réconstruction à 550 F.

    Coutant (Mari) (sic). Maison détruite en 1794 composée d’une chambre basse, d’un grenier et d’un toit. Réconstruite en 1810 ; on estime cette réconstruction à 500 F.

    Guedon (Baptiste). Maison détruite en 1794. Composée d’une chambre et d’un grenier. Réconstruite en 1810. On estime cette réconstruction à 450 F.

    Baudri (Pierre). Maison détruite en 1794. Composée de 3 chambres basses et d’un grenier. Partie réconstruite avant le 8 août 1808. Partie réconstruite en 1809. On estime cette dernière réconstruction à 900 F.

    Turpeau (Jean). Ecurie détruite en 1794. Réconstruite en 1809. On estime cette réconstruction à 800 F.

    Triem (Alexis). Maison détruite en 1794, composée de 2 chambres basses de 2 hautes et d’un grenier. Réconstruite en 1810. On estime cette réconstruction à 1000 F. Noté 250 en marge dans la colonne « quotité de la prime. »

    Clochard (Louis). Maison détruite en 1794 composée de cinq chambres basses et grenier. Partie réconstruite avant le 8 août 1808. Partie réconstruite en 1810. On estime cette dernière réconstruction à 700 F.

    Rousseau (Louis). Maison détruite en 1794 composée de 2 chambres basses et deux hautes. Partie réconstruite en 1809. On estime cette réconstruction à 650 F. La réconstruction peu importante qui reste à faire est estimée à 100 F. »

     

    A suivre…

    RL

    Mars 2020

     

     

    Note :

     

    (1)  AN, F13/1822-22, v. 6/16.


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