• Louis Lambert....

                              

    Louis Lambert, un intrépide cavalier 

    grièvement blessé au combat des Clouzeaux, le 20 mars 1794. 

                             

     

      

    Louis Lambert....Le jeudi 20 mars 1794 (29 ventôse de l'an 2) : « Passant par Landeronde, Haxo attaque aux Clouzeaux la petite armée de Charette. Celui-ci la partage en quatre corps : la droite sous ses ordres ; le centre confié à Guérin ; la gauche à Joly et la réserve à Le Moëlle. Les Vendéens accueillent les Bleus par une vive fusillade puis c'est un sanglant corps à corps. Les Bleus plient, Haxo les rallie. Mais Charette avec sa cavalerie, sabre les dragons qui s'enfuient et entraînent avec eux le reste de l'armée, malgré le courage d'Haxo. Celui-ci se défend jusqu'au bout et est tué auprès du village de la Gautronnière.

      Passant près d'Aizenay, du Poiré-sur-Vie et des Lucs-sur-Boulogne, les vainqueurs campent, le soir, à la Bésilière. »

     

    Voici ce que nous dit Monsieur l'Abbé Deniau sur cette affaire...

     

    « Le 20 mars (29 ventôse)* Charette entrait aux Clouzeaux, à une lieue et demie sud-ouest de la Roche-sur-Yon, lorsque Haxo, qui venait d'arriver du Pont-James à Beaulieu, en fut averti. A la tête du 7e chasseurs et du 19e dragons, le général républicain part contre lui en avant-garde et se fait suivre de son corps d'armée. Le gibier est bientôt levé, selon son expression, et les cavaliers de Charette, qui sont à l'arrière garde reçoivent ses premiers coups. ''A la bonne heure, s'écrie Charette, nous pourrons au moins combattre à égalité d'armes''. Et s'adressant à ses volontaires : « Camarades, leur dit-il, l'ennemi est à la porte ; qui m'aime me suive ; nous avons la victoire ». Il divise aussitôt ses troupes en quatre corps, les range en bataille à l'entrée du bourg ; il garde la droite, met Joly à gauche, Guérin au centre, Le Moëlle et Bodereau à la réserve. Haxo, qui se félicite de trouver enfin Charette en face après tant de courses inutiles, ne s'enquiert ni du nombre de ses soldats, ni de l'ardeur qui les anime, et charge comme un simple officier. Ses grenadiers, aussi impatients que lui de combattre, s'élancent contre les Royalistes qui sont embusqués dans un champ de genêts. L'ardeur est grande de part et d'autre ; bientôt on ne se bat plus à coups de fusil ; Blancs et Bleus se prennent corps à corps et se déchirent avec fureur. Joly, voyant le danger que courent les soldats vendéens, se précipite sur le flanc de la colonne de Haxo et y jette le désordre. Charette redoublant d'efforts, enfonce à son tour le corps de bataille des Bleus ; leurs grenadiers veulent résister, mais ils sont écrasés. Haxo, au milieu du combat, en rallie un certain nombre et repousse les Blancs. Joly revient à la charge et rejette encore les républicains en arrière. Charette à cet instant, fait opérer un demi-tour à sa cavalerie, charge le 19e dragons et le disperse. Les dragons fuient dans un tel désordre qu'ils entraînent avec eux toute leur infanterie. ''Mort aux Bleus, s'écrient alors les Royalistes sur toute la ligne, détruisons les tous''. Haxo frémit en entendant ces cris de fureur ; il se met à la tête d'un peloton embusqué dans un bois taillis, crible de balles l'arrière-garde de Charette, qui n'est armée que de piques, et lui fait lâcher pied aux premiers coups de fusil. Les bataillons bleus s'étaient ralliés et battaient le pas de charge. Joly, sans se déconcerter, crie à ses soldats qui s'inquiétaient de ce mouvement : ''Ne craignez rien, c'est convenu avec Charette. En avant, camarades !'' Cette ruse entraîne ses volontaires avec tant de furie contre les bataillons de Haxo, qu'en un quart d'heure, il les fait plier  ; Charette le seconde et la victoire se range définitivement sous leurs drapeaux. Ils poursuivent les Bleus jusqu'au chemin de la Roche-sur-Yon.... »

     

    * Les correspondances citées par Savary donnent la date du 19 mars. 

     

    C'est donc en chargeant le 19e dragons que Louis Lambert est très grièvement blessé et participe par sa bravoure à la victoire.

     

    Louis Lambert est répertorié dans le dossier des demandes de pensions du 16 mai 1816 sous le numéro 130 :

    Louis Lambert- 44 ans- demeurant à Beaulieu-sous-Bourbon, exerçant la profession de boucher, 7 enfants – cavalier – blessé à l'affaire des Clouzeaux.

    « Deux coups de sabre sur la tête avec enfoncement des os du crâne, un coup de feu au coude gauche, un coup de sabre qui a coupé les fléchisseurs de la main droite, est estropié – A été cause par sa bravoure d'une victoire que remporta le général Charette, contre le général Axo. »

    Louis Lambert....

    Louis Lambert....

     

    Il est proposé pour une pension de cent francs et recevra cette pension du Roi en 1817.

     

    Louis Lambert est né le 19 septembre 1771 à Aizenay. Il est le fils de Jean Lambert et de Marie Massé du village de la Biochère. (acte de baptême vue n°54/401 du 19.9.1771, paroisse d'Aizenay).

    Il se marie vers 1798 avec Marie-Anne Benatier, née le 26 juillet 1767 à Beaulieu, (†17.4.1823), fille de Pierre-Louis-Nicolas-Sébastien Benatier, maître menuisier et de Marie Boursoreille. Il est qualifié de marchand de veaux, marchand de moutons, boucher, cabaretier.

      La liste nominative de recensement de 1817 de Beaulieu-sous-la-Roche (vue n°3/17) nous informe qu'à cette époque il est marchand de moutons et est père de 5 enfants et non de 7. Voici la composition de la famille en 1817 :

      1° Marie-Aimée Lambert, née le 23 juin 1799 à Beaulieu.

      2° Amante-Fidèle-Constante Lambert, née le 17 novembre 1801 à Beaulieu.

      3° Marie-Véronique Lambert, née le 16 octobre 1804 à Beaulieu.

      4° Victoire-Adélaïde Lambert, née le 2 décembre 1807 à Beaulieu.

      5° Louis-François Lambert, né le 2 mai 1813 à Beaulieu.

     

    Ce brave soldat royaliste est décédé le 8 septembre 1821 à Beaulieu-sous-la-Roche.

     

     

    Sources:   Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés. Registres paroissiaux de Aizenay, Beaulieu-sous-la-Roche - SHD XU 33-2 du 16 mai 1816, vue n°15/59 - Vincennes – Cadastre de 1810 des Clouzeaux, ferme de la Gautronnière où fut tué Haxo – géoportail, la Gautronnière - Abbé Deniau, Histoire de la Guerre de la Vendée Tome-  Itinéraires de la Vendée Militaire-Journal de la Guerre des Géants par P. Doré Graslin, éditions Garnier 1979. - Photo tirée de l'ouvrage de Henri Servien, ''Petite histoire des guerres de Vendée'', cavaliers vendéens. 

                                                                     

    Xavier Paquereau pour Chemins Secrets 

     

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