• Louis-Auguste de Mondion....

     

    Louis-Auguste de Mondion, 

    Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis.

     

     

                

    Louis-Auguste de Mondion....Nous commencerons par les courriers échangés entre le Ministère du Roi et les autorités locales afin de réunir les éléments qui nous permettrons d'identifier Monsieur ''Demondion''.

    Le 26 mars 1827 le Duc de Doudeauville transmet un courrier à Monsieur le Préfet de Maine et Loire.

     

    « Monsieur le Préfet,

    Je vous prie de vouloir bien prendre confidentiellement et me transmettre le plus tôt possible les renseignements très circonstanciés sur les ressources, les charges la conduite, les services et les causes d'infortunes de Mr le Chevalier Demondion  qui a demeuré à Angers et qui habite Parthenay.

    Il sollicite une pension et des secours des bontés du Roi ; mais avant de statuer sur sa demande, je désire savoir positivement si le pétitionnaire a des titres aux bienfaits de sa Majesté, s'il en est digne et s'ils lui sont indispensables.

    Je voudrais enfin savoir, si cette personne a des indemnités a réclamer et quelle en serait la quotité.

    Recevez je vous prie Monsieur le Préfet, tous mes remerciements et l'assurance de ma considération distinguée.   

     

    Le Ministre secrétaire d'état au Dpt de la Maison du Roi

    signé : Duc Doudeauville. »

     

     

    Lettre de la Mairie d'Angers du 29 mars 1827.

     

    « Monsieur le Préfet,

      En réponse à votre lettre confidentielle du 28 de ce mois (bureau particulier n°69), j'ai l'honneur de vous informer qu'il a existé à Angers pendant quelques années un Monsieur Demondion qui est sans doute le même que celui à l'égard duquel vous me demandez des renseignements.

    Etranger à ce pays-ci Mr Demondion vint se fixer à Angers avec sa Dame et 2 enfants, il y a 15 à 18 ans, et travailla pendant quelque tems dans les bureaux de la Préfecture, ensuite obtint un bureau de lotterie qui est encore dans le nom de Madame Demondion. 

    Lors de la réorganition de l'armée en 1816, il fut nommé capitaine dans une légion, et je crois qu'il a quitté le service avec le grade de  chef de bataillon. 

    Pendant le temps qu'il a demeuré à Angers, il a jouit de l'estime et de la considération due à un homme d'honneur et appartenant à une famille distinguée ; ses ressources alors se bornaient au produit des différents emplois qui lui avaient été accordés : j'ignore quelle est sa position actuelle et il me serait impossible de vous donner aucun renseignement sur la nature et la durée de ses services.   

    J'ai l'honneur d'être avec respect Monsieur le Préfet, votre très humble et obéissant serviteur.

    Le maire de la ville d'Angers.

    Signé : le Cte de Terves Mre Adjt. » 

     

    Il s'agit donc de Louis-Auguste de Mondion décédé à Parthenay le 24 octobre 1829. « Ancien chef de bataillon d'infanterie de ligne, entreposeur des tabacs, Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis, né à Ceaux-en-Loudun département de la Vienne. » (Vue n°152/262 Parthenay).

    Louis-Auguste de Mondion....

    Louis-Auguste de Mondion est né le 10 avril 1768 au château d'Artigny à Ceaux-en-Loudun. Il est le fils de Louis-Joseph-Vincent de Mondion, comte de Mondion d'Artigny, lieutenant des Maréchaux de France pour l'Election de Richelieu et le Haut-Poitou - Chevalier de Saint-Louis et de Marie Henriette de Bournizeaux.

    En 1784 il est sous-lieutenant au régiment de Brie Infanterie, lieutenant au même régiment le 25 octobre 1785. Il émigre le 3 septembre 1791.

     

    « Au début de septembre 1791 il est à Lille et sort de France vers Bruxelles. En fait, deux Mondion ont émigré en 1791 Louis-Auguste et Charles-Emery-Marie, l'un Lieutenant et l'autre sous-lieutenant dans le même régiment. 

    On trouve aussi qu'un de Mondion prit part à la guerre de Vendée et vînt, d'après Crétineau-Joly, rejoindre l'armée vendéenne à Thouars en mai 1793. On le retrouve le 17 octobre à la bataille de Cholet sous Bonchamps, d'Elbée et la Rochejacquelein, à Savenay, le 23 décembre, où il a protégé la retraite avec Donissan et Desessarts : ils se réfugièrent tous les trois dans la forêt du Gâvre. Ils rassemblent ensuite deux ou trois cents paysans se portent sur Ancenis, pour passer la Loire. Ils sont pris et envoyés à la Commission Militaire d'Angers, ses compagnons sont fusillés, mais on ne parle pas de lui. 

    Enfin en décembre 1816, un Chevalier de Mondion est nommé capitaine, dans l'armée Royale, comme ancien chef vendéen. Le cahier dont j'ai parlé tout à l'heure est assurément du Chevalier Louis-Auguste, il le dit lui-même, dans son récit, en s'intitulant lieutenant dans le régiment de Brie. Son frère Charles-Emery vint le rejoindre en Allemagne, comme on le verra aux dernières pages de cet opuscule. 

    D'après le certificat d'amnistie du 8 janvier 1803, ce que raconte Crétineau-Joly, et le brevet de décembre 1816 qui qualifie de Chevalier et d'ancien chef vendéen, le Mondion qui en fut qualifié, il paraît tout probable que ces trois pièces concernent le même personnage et, par conséquent, c'est à Louis-Auguste qu'il faut les attribuer. » 

     

    Louis-Auguste de Mondion est capitaine de la légion du Maine-et-Loire le 5 avril 1816, chef de bataillon de la Seine-Inférieure le 12 février 1817, réformé le 2 juin 1819 et Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis le 31 janvier 1816.

    Monsieur de Mondion « a de l'instruction, une très forte moralité et de très bons principes. Il a peu de fortune, marié, deux enfants, un physique passable. (rapport du 29 octobre 1816). »

    Il s'est marié le 21 août 1798 à Karlsruhe dans le Bade Wurtemberg avec Elizabeth Hummel, fille de Georg-Friedrich Hummel et de Justine-Elizabeth Jäeger, décédée à Poitiers le 24 août 1835 sous le nom de Houlme Elisabeth, (acte n°369-vue 81/147 Poitiers). De cette union sont issus :

     

    1° Amélie de Mondion, née le 21 août 1799 à Karlsruhe, décédée le 31 janvier 1800 à Karlsruhe.

    2° Victor de Mondion, né le 2 janvier 1801 à Ceaux-en-Loudun. décédé à Ceaux-en-Loudun le 7 janvier 1801.

    3° Louis-Auguste-Eugène de Mondion, né le 17 avril 1803 à Karlsruhe.**

    4° Eugène-Frédérique-Guillaume de Mondion, né le 17 avril 1803 à Karlsruhe, décédé au château de Parthenay le 8 mai 1823 (20 ans).

     

    Nota : Louis-Auguste de Mondion est un des descendants de César de Mondion, Chevalier, mousquetaire et gendarme de la garde du Roi, né le 20 juin 1673 à Velue – Nueil-sous-Faye (86). 

     

    **Entra le 15 juin 1820 au service étranger dans le Grand Duché de Bade. Promu lieutenant au 3ème régiment d'infanterie de Steckhom en garnison à Mannheim en 1822, puis lieutenant en 1832. 

     

     

    Sources:   

     

    Archives Départementales du Maine-et-Loire tous droits réservés – Dossiers Vendéens: de Mondion - dossier 1M9/268. 

    Archives Départementales de la Vendée tous droits réservés – BIB PC 16/27 ''Cahier de route d'un émigré depuis le 1er septembre 1791'', jusqu'au mois de janvier 1793'' éditions Georges Loquet 1909. Accès thématique aux notices des inventaires et catalogues en ligne des archives départementales de la Vendée. 

    Généanet – Base collaborative Pierfit.

    Registres d'état civil de la Vienne et des Deux-Sèvres, tous droits réservés.

    Etat civil de Parthenay, 1827-1831 2MI788 collection communale.

    Etat civil de Poitiers. 

    Photos : de l'auteur.

     

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 


  • Commentaires

    3
    Christophe
    Vendredi 26 Octobre à 21:46

    serait ce le petit chevalier de Mondion cité plusieurs fois par la marquise de la Rochejaquelein ?

    belle trouvaille qui m'apporte des éclaircissements sur mon ancêtre qui l'a suivi pendant la guerre

    et dont on avait pas d'information sur leurs devenirs après Savenay ey Ancenis .......

    BRAVO !

      • Christophe
        Samedi 27 Octobre à 17:54

        certains textes ne cite pas le petit chevalier de Mondion lors de l'execution de Mr  de Donissan et de ses compagnons .........

        As-tu le document qui certifie son execution à Angers ??

      • Samedi 27 Octobre à 11:58

        Eh non ! Le jeune de Mondion qui n'avait qu'une quinzaine d'années sera fusillé avec Donnissan à Angers en janvier 1794 après avoir été de ceux qui ont tenté de prendre Ancenis après la déroute de Savenay. En revanche, c'est bien la même famille.

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