• Les justifications du général Grignon (7)....

     

    Les justifications du général Grignon (7)...

     

     

    6ème partie ici.

     

    « Nous avons dit ce qui les motivoit ; nous ne prétendons pas les justifier sous les rapports du sentiment.

    Dira-t-on que plutôt que les exécuter, Grignon devoit préférer de quitter son emploi ?

    Ah ! que n’a-t-on accepté sa démission ! Combien de fois il l’a offerte ! Qui ne sait cependant qu’alors c’étoit se rendre suspect, c’étoit se condamner (à) être enfermé jusqu’à la paix ? Combien de fois il a regretté sa charrue & de se voir l’instrument forcé des vengeances nationales ! Si Grignon pouvoit être répréhensible pour avoir déféré à des ordres de cette espèce & aux décrets qui les nécessitoient, il faudroit donc punir également & envelopper dans la même proscription, non-seulement les Représentans qui les ont donnés, mais les Généraux en chef de qui ils émanent ; non-seulement Grignon qui les a reçus & qui les a transmis, mais graduellement tous ceux qui les ont exécutés, Officiers de tous les grades, Soldats de toutes les Compagnies, de tous les Bataillons, de l’Armée entière. Qui pourroit se dire innocent ? Qui pourroit être à l’abri d’un reproche ? Et si l’on vouloit ainsi raisonner de conséquences en conséquences & et remonter jusqu’à la source, il faudroit donc inculper aussi le Législateur, puisque par les décrtes qu’il a cru devoir rendre dans sa sagesse, il est le principe des exécutions dont on se plaint. Mais, qui peut faire le procès au Législateur, & révoquer en doute la pureté de ses intentions ?... »

    Ces décrets sont l’œuvre de Bertrand Barrère de Vieuzac comme on le sait.

    « Nous défions de prouver que Grignon a fait autre chose qu’exécuter les Décrets & les ordres qu’il a reçus des différens Généraux auxquels il étoit subordonné.

    On accuse vaguement Grignon d’avoir brûlé des subsistances.

    Il prouve au contraire qu’il a extrait de la Vendée une quantité immense de grains & fourages ; que pendant quatre mois, Saumur, Doué, Passavant ; Argenton-le-Peuple, Bressuire & Thouars, ont été alimentées, ainsi que sa colonne, avec les subsistances qu’il a arrachées des mains des brigands.

    Bien loin que Grignon puisse être inculpé, toute sa conduite, offre au contraire, la matière d’un juste éloge.

    Camarades de Grignon, Camarades de tous les rangs, qui avez concouru avec lui à la destruction des brigands, parlez. Que la vérité se fasse entendre par votre bouche. Quelle a été la conduite de Grignon ? Dites s’il ne vous a pas toujours mené dans le chemin de l’honneur & et du devoir.

    En attendant que vos voix puissent se faire entendre, d’autre suffrages vont le venger.

    A des dénonciations fantastiques de quelques Communes insirgées, où Grignon n’a fait que passer & où il ne s’est montré, pour ainsi dire, qu’un moment, nous opposons un faisceau irrésistible, les témoignages les plus victorieux.

    Une foule de pièces que nous produisons prouve que des Communes, des Districts, des Administrations, des Généraux, des Régimens entiers de Gardes nationaux, sept ou huit bataillons, & des bataillons de héros, des Etats-majors, des Commandans de place, des Villes entières, des Représentans que nous aurions dû placer les premiers, des Sociétés populaires, la masse enfin la plus imposante & la plus fastueuse des Autorités constituées de tous les lieux où Grignon a séjourné long-temps, tous s’accordent à rendre la plus haute justice à Grignon sur sa conduite générale & particulière, sur ses moeurx, sur sa discipline, sur le respect qu’il savoit inspirer à ses troupes pour les personnes & pour les propriétés, sur son application enfin à remplir tous ses devoirs.

    La Société populaire & révolutionnaire de Saumur, chargée par le Comité de Salut public de prendre des renseignements sur la guerre de la Vendée, consult différens Cantons qui s’expriment ainsi : « si Grignon eu été conservé, Passavant & beaucoup d’autres endroits voisins ne seroient pas brûlés ; c’est le seul à qui nous devons la justice, que toutes les fois que l’ennemi s’est porté dans nos Communes, il est venu à notre secours, ou a envoyé des forces ». Cette adresse, envoyée à Grignon dans sa prison, ainsi que la plupart des suffrages qu’il rapporte, est revêtue de quarante-deux signatures de Maires, Officiers Municipaux & Notables habitans de douze Communes.

    Une autre Commune atteste ainsi sa bravoure :

    « Lors de la déroute de Brissac, passant pas notre Commune, poursuivis des brigands de la Vendée, un seul Hussart avec lui, le Hussart lui dit : « mon général, nous sommes perdus ! Le Général lui dit : mon ami, plutôt mourir que tomber en leur pouvoir ! voilà la conduite du Général, passant pas notre Commune. »

    Douze Communes circonvoisines, après avoir exalté ses vertus civiles & guerrières, & attesté ses faits d’armes, s’expriment ainsi : « il eut été à désirer, pour la conservation du pays & pour la destruction entière des brigands, qu’il eut continué ses fonction, à cause de ses connoissances locales ».

    « Grignon, dit le vingt-deuxième Régiment d’infanterie légère, est un bon républicain, un militaire vigilant & courageux ; son attention à prévenir tous les besoins du soldat mérite les plus grands éloges. Il a veillé, avec la plus grande exactitude, à la conservation des propriétés des patriotes reconnus, Enfin, sa conduite militaire & révolutionnaire le rend digne de la bienveillance nationale, autant que sa suspension lui a attiré de toute sa division des regrets justement mérités. »

    Grignon rapporte douze certificats de civisme qui lui ont été envoyés par douze différentes Communes.

    De combien de suffrages ne peut-il pas encore s’environner !

    Ajoutons quelques traits à ce tableau.

    L’ordre vient d’évacuer la Vendée. Le parti qui vouloit éterniser cette guerre fatale pour la France en impose au Gouvernement, & annonce qu’elle est finie. Grignon dont on s’avisoit point de se plaindre alors, est nommé Général Divisionnaire à l’armée des Pyrénées orientales.

    Peut-être même ne vouloit-on l’éloigner que parce qu’il avoit trop bien fait son devoir.

    Il obéit, bien qu’à regret ; déjà ses équipages l’ont devancé à Bayonne.

    Tout-à-coup les rébelles se montrent avec des forces formidables (23). Alors toutes les Communes environnantes, les grandes villes, Saumur sur-tout, redemandent Grignon à grands cris : le Représentant Bourbote est obligé de céder au voeu général. Grignon est obligé de céder par ordre du Représentant Bourbote.

    On lui laisse la plus mauvaise colonne. Il l’organise, la forme, se tient sur la défensive & empêche l’ennemi de prendre Thouarss, Doué & d’autres places qui étoient toujours menacées, & dont on lui doit ainsi la conservation.

    Il est même un fait précieux à recueillir.

    Lorsqu’il fut fait Général Divisionnaire à l’armée des Pyrénées orientales, il a repoussé les brigands à Nueil sous Passavant, bien qu’il ne fut plus général de l’armée de l’Ouest ; mais son bras étoit utile à la Patrie & elle avoit besoin de son secours : il ne prétend pas s’en prévaloir ; il ne parleroit pas de ce qu’il a fait, s’il n’étoit indignement calomnié, mais son patriotisme seul a pu lui faire accepter, dans cette occasion, le commandement.

    Nous voudrions pouvoir placer ici un dernier titre bien glorieux pour Grignon ; c’est une adresse énergique, présentée tout récemment au Comité de Salut public, par plusieurs Districts voisins de la Vendée. Ces Districts le redemandent pour l’opposer aux brigands qui les désolent. Depuis, en effet, que Grignon est mort pour eux, ces brigands ont redoublé d’audace ; ils viennent insulter & égorger impunément les patriotes..... (Ah ! ah ! disent-ils, vous n’avez plus votre Grignon : il en peut plus vous garantir.) Tous les Cantons se réunissent en conséquence pour réclamer leur seul appui dans leur détresse. Rendez-nous le, disent-ils, Représentans, imposez-lui la tâche d’exterminer, dans un court délai, les brigands ; nous connoissons son intrépidité & son courage.... (Voyez pièces justificatives.)

    Où sont donc maintenant ces actes sanguinaires, ces cruautés sans nombre exercées par Grignon, qui ont dû le rendre l’horreur & le fléau de la contrée, & contre lesquels a tant déclamé Lequinio ? Impostures, odieuses chimères ! ces fantômes ont disparu ; Grignon ne reste plus environné que de l’amour, que de l’estome, de la reconnoissance, de tous les sentimens qui peuvent consoler la vertu des outrages de la calomnie & des effets funestes de la persécution.

    Au reste, Lequinio n’a pas toujours pensé que le parti de la douceur fut préférable. Combien il s’en écarté ! A Fontenay, il a donné ordre qu’on fusillât sans jugement, sans forme de procès, 500 brigands qui étoient dans les prisons. Lui-même en a été tuer un de sa main (Quel héroïsme !) il en fait gloire... »

    A lire sur ces crimes de Lequinio, l’excellent ouvrage d’Alain Gérard, « Les Archives de l’Extermination », CVRH, 2013. p. 117 à 132 (24).

    « Il a fait plus ; il a assuré que jamais la guerre de la Vendée ne finiroit sans ces mesures extrêmes ; quelles étoient indispensables. Il a été plus loin encore : dans sa mission, il a écrit par-tout qu’il ne falloit plus faire de prisonniers, il a fait des vœux pour qu’on adoptât les mêmes mesures dans toutes les armée. Il a ajouté qu’un pareil Décret seroit le salut de la France (Voyez sa lettre à la Convention, du 14 Frimaire, datée de Rochefot, séance du premier Nivôse....).

    O douleur !.... Le plus beau pays de la France n’auroit donc pus couvert que des ossements humains !

    Ajourd’hui Lequinio paroît changer d’opinion ; on ne peut, selon lui, finir la guerre de la Vendée que par des moyens doux, amiables ; il blâme aujourd’hui ce qu’il approuvoit tant autrefois. Il se montre humain, généreux ; il réprouve les anciennes mesures qu’il exagère encore. Lui qui n’a jamais paru, ni à l’armée de l’Ouest, ni dans les armées de la Vendée, qui ne peut être que mal informé, il affirme, comme s’il eu été présent ; il se permet de diffamer le Général Grignon, dont tout le crime est de s’être conformé aux Décrets & aux ordres dont il étoit responsable sur sa tête ; il le diffame avec une légèreté sans exemple. Peut-n s’accuser plus fortement & plus indiscrètement soi-même ? Lequinio ne seroit-il donc qu’un homme de circonstances, ou tout au moins un homme à systèmes, qui se monte à la hauteur des événemens, à qui le sang ne coûte rien sous un régime de sans ; qui prévenoit même les mesures sanguinaires ; doux & humain quand enfin la voix de la tendre humanité s’est fait entendre & que le règne de la douceur a prévalu ? Nous laisson résoudre ce problème par ceux qui connoissent plus particulièrement Lequinio ! Quant à nous, nous aimons à croire que le dernier parti est le parti de son cœur, et qu’il n’a adopté l’autre que dans des momens de vertige & d’erreur dont on a peine quelquefois à se rendre compte à soi-même, & dont les suites sont maintenant pour lui bien amères. Quoi qu’il en soit, plus son autorité est considérable, plus il devoir être circonspect & prudent dans ses inculpations.

    Opposons maintenant Représentant à Représentant, Lequinio à Lecointre de Versailles, Nous sommes bien trompés si ce dernier suffrage ne balancera pas au moins le premier...»

    Quelques notes sur Lecointre Puyraveau ici.

    « Lecointre rapporte plusieurs lettres qui lui ont été écrites de la Vendée ; l’une datée de Rochefort, du 25 Ventôse, est du citoyen Louvet, Capitaine du premier bataillon de Seine & Oise, qui fait d’ailleurs le tableau des horreurs qui se commettoient dans la Vendée.

    Lecointre parles ainsi :

    « Il me fit part de l’affaire du 14 & attribue l’échec que nos troupes ont reçu, 1°. à l’impéritie & à la timidité du Commandant, dont il ne dit pas le nom ; 2°. à ce que le plus grand nombre des cartouches n’étoit pas de calibre.... »

    Lecointre ajoute :

    « Il parle avec éloge de la bravoure & de la bonne conduite du Général Grignon qui empêcha la défaite totale de ce corps avancé au-devant duquel il vint ; ce qui n’empêcha point d’évavuer Cholet » (Voyez les crimes de sept Membres des anciens Comités de Salut public & de Sûreté générale, p. 165, au bas de la Note.)... »

    On peut supposer qu’il s’agit de la défaite cuisante subie par Grignon et Lachenay le 2 février 1794 à Chauché contre les troupes de Sapinaud et de Charette réunies.

    « Il faut rendre compte d’un fait que Louvet ne rapporte point dans la lettre citée par Lecointre.

    Grignon étoit à cheval ; les soldats ne vouloient pas le suivre ; il descend, il prend le fusil d’un fantassin, se met en tirailleur pour les déterminer ; quelques-uns le suivent en effet. Grignon s’abandonne à son courage, mais malheureusement il ne peut résister seul. Désespéré de n’être pas secondé, il remonte à cheval & veut se brûler la cervelle. Contant, son Aide-de-camp, & l’Officier de santé du quatre-vingt-septième régiment lui arrachent ses pistolets, & ne les lui rendent que le lendemain.

    Combien nous pourrions citer de traits qui le caractérisent !

    Grignon sait que le soldat chargé de butin ne cherche qu’à se sauver & ne se bat pas ; jamais il n’a pillé, ni souffert qu’on pillât. Sur les hauteurs de Cholet, instruit que sa troupe a violé sa défense, il fait faire la visite des sacs, fait tout mettre en monceau, fait tout brûler ; il n’en étoit pas moins chéri du soldat.

    A la tête de sa colonne, il rendoit les chefs responsables de tous les délits.

    A Vesins, en fouillant les bois, on trouve beaucoup de femmes & d’enfans ; Grignon les fait tous conduire à Doué. Il ordonne qu’on porte un enfant à une femme, & l’adopte : il engage tous les habitans à suivre son exemple ; il en fait prendre par tous ses amis & par toutes ses connoissances...»

    S’agit-il des actions se concluant par le massacre de la forêt de Vezins ? Que sont devenus ces enfants adoptés ?

    Aux environs de Thouars, on venoit de battre les brigands qui disoient la messe. (ils ne combattaient donc pas !) Un petit garçon  de neuf ans gardoit les troupeaux dans la campagne ; le neveu de Grignon, Dumoulin, âgé de seize ans, l’enlève, le met en croupe, le porte à son oncle qui l’adopte encore...»

    De quel droit enlever cet enfant et de quel camp était-il ?

    « Brave jeune homme, ton âge & ton nom ne seront point ignorés, & ton action atteste suffisamment les principes de ton oncle & des tiens.

    Grignon tient lieu de père à ces deux enfans d’adoption.

    Un homme qui, jusque dans la mêlée, jusque dans l’ardeur des combats, conserve un cœur humain, sensible, qui, dans ces momens terribles où les plus grands hommes se sont oubliés quelquefois, porte des entrailles de père, éprouve les plus doux sentimes de la nature, les plus douces émotions ; qui peut se dire : « Ces enfans ne sont point coupables, ce sont d’innocentes créatures ; » qui les protège, qui les met dans son sein, qui ne les recueille que pour les associer à la tendresse paternelle & les confondre avec sa famille, un tel homme ne peut être accusé en même temps d’avoir massacré des enfans, ni d’en avoir fait massacrer... »

     Si Grignon n’a pas tué d’enfants lui-même, il est indéniable que les hommes de sa colonne l’ont fait. Histoire de changer un peu des massacres souvent cités pour la Vendée départementale et l’Anjou voici une liste non exhaustive des enfants tués à Nueil et aux Aubiers dans le nord des Deux-Sèvres le 14 mars 1794, par la colonne de Grignon :

    1. Jean Michaud, 4 ans.

    2. Marie-Anne Michaud, 3 ans.

    3. Pierre Papin, 10 ans.

    4. Perrine Turpeau, 7 ans.

    5. Marie Turpeau, 9 ans.

    6. Marie Bouju, 9 ans.

    7. Pierre Lhomedé, 4 ans.

    8. Marie Lhomedé, 2 ans.

    9. Marie-Anne Rivière, 5 ans.

    Bien entendu, cette liste n’est qu’un échantillonnage des actes commis par les soldats de Grignon, avec son assentiment, mais aussi la preuve irréfutable de son obéissance aux décrets et au plan de campagne qui font sa défense.

    « Cette double idée répugne, est contradictoire ; l’une résiste à l’autre. Le même homme ne peut allier en soi deux contraires, deux sentimens opposés, incompatibles & qui s’excluent l’un l’autre. On n’est point à la fois tendre & cruel, humain & barbare ; on ne peut être accusé d’avoir abjuré tous sentimens naturels, au moment même où l’on en éprouvoit les plus délicieuses impressions.

    Voilà l’homme qu’on calomnie ; voilà son coeur, ses sentimens, ses maximes ; voilà sa conduite. Qu’on le juge.

    Ah ! sans doute, il a été commis des horreurs dans la Vendée : des monstres se sont baignés dans le sang sans distinction d’âge & de sexe, du patriote ou du rébelle, de l’innocent ou du coupable. Monstres nouveaux, ils se sont souillés d’atrocités nouvelles & sans nombre ; pillages, massacres, incendies, cruautés de toute espèce, ils ont tout osé ; ils se sont abandonnés à tous les excès, à tous les crimes. L’histoire des Peuples ne fournit rien de pareil. L’histoire des tigres ne sauroit être ni plus affreuse, ni plus féconde. Farouche Carrier, ton nom dévoué à l’horreur & à l’infamie avec ceux de tes dignes exécuteurs, ne passera de siècle en siècle que pour attester tes forfaits & tes fureurs, & en perpétuer le souvenir.... Repoussons, s’il se peut, ces idées funestes. Le cœur se brise. O honte éternelle ! O rage impie & exécrable ! hommes tigres, toutes les furies s’étoient donc établies dans votre sein ! ...

    Grâces à Dieu ! nous ne sommes point chargés d’écrire l’histoire de ces scènes dégoûtantes, de ces temps déplorables ; la tâche que nous avions à remplir est plus douce. Grignon n’a point partagé cette frénésie, ces funestes accès ; il n’a point eu de part à toutes ces horreurs, & si son nom figure à côté des noms coupables, ce ne sera que pour adoucir le tableau & pour consoler du moins l’humanité par le contraste.

    Cependant, pour prix de ses services & de ses vertus, Grignon est, depuis près de six mois, dans les fers. Il avoit trois charues. Sa terre qui n’est qu’à une lieue de l’ennemi est dévastée. Sa ruine devient tous les jours plus certaine. Sa santé n’est pas meilleure que sa fortune ; paralysé de la moitié du corps, pour avoir bivouaqué pendant cinq mois dans la Vendée, traînant à peine un reste d’existence, ne pouvant se retourner seul dans son lit, cloué sur ce lit de douleur, privé des secours qui lui sont indispensables, tourmenté sur le sort de sa femme & de ses enfants, sa misère est au comble u pysique & au moral.

    Encore, s’il en revenoit quelque profit à la République ! mais ce n’est qu’en combattant que Grignon peut lui être utile, & plût à Dieu qu’il vit couler tout son sang pour elle !

    GRIGNON. »

     

    Les justifications du général Grignon (7)....

     

    A suivre ici.

    RL

    Août 2020

     

    Notes :

    (23) Quelle exagération !

    (24) A mon sens le seul ouvrage récent, sérieux et pertinent au sujet des massacres commis en Vendée.

     


  • Commentaires

    2
    filatreau Meynard ve
    Lundi 17 Août à 12:31

    Merci Richard j admire beaucoup ce que tu fais mais tous tes articles tu devrais les mettre ensemble et faire un ou deux livres vu la quantité ,je pense que tu aurais beaucoup de succès

    amitiés

    véronique

      • Lundi 17 Août à 13:03

        Concernant Grignon, tous ces articles vont être assemblés et complétés. Un livre devrait sortir en fin d'année.

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :