• Les fusils anglais de Charette....

    Les fusils anglais de Charette…

     

    Nous n’avons certainement pas fini de parler des trésors cachés du général Charette et nous reviendrons prochainement sur le sujet, une nouvelle fois. Pour l’heure contentons-nous de quelques fusils qui seraient encore sous terre, probablement pour très longtemps encore…

    On connaît l’affaire du débarquement d’armes et d’équipement par la marine anglaise les 10, 11 et 12 août 1795 du côté de Saint-Jean-de-Monts. Nous n’allons pas ici reprendre le cours de la bataille qui s’en suivit, ces faits sont connus. Contre 80 charriots de blé, Charette reçoit  des anglais bien sûr de l’argent mais aussi 40 000 livres de poudre (soit 19.52 tonnes d’aujourd’hui), 3 000, sabres, deux canons de calibre 4 (selon une lettre de Charette au Comte de Provence du 15 août 1795, de calibre  8  selon Lucas de la Championnière), des chemises, des bas, des souliers, les fameux uniformes rouge qui ont tant fait parler et… 12 000 fusils. On sait que tout cet équipement fut emmené à Belleville-sur-Vie où il faillit y avoir un grave accident. La poudre fut stockée dans une maison près d’un hangar où un incendie se déclara dans la nuit brûlant 40 charrettes de foin. Heureusement, le vent souffla dans le sens contraire à la direction où était la poudre.

    On aura un peu de mal à croire que les 12 000 fusils (toujours selon la lettre de Charette citée plus haut, de 1 500 à 2000 selon d’autres sources) furent aussitôt distribués et il y a fort à parier qu’ils furent en surnombre ou du moins qu’on en conserva en réserve (1). En effet, 12 000, c’est précisément le nombre de soldats d’élite, avec 800 cavaliers, que Charette passe en revue le 14 septembre 1795, dans « la Lande Blanche » (au Sud-Est du bourg sur la commune du Poiré).

    Les fusils anglais de Charette....

    Les fusils anglais de Charette....

     

    Dans son ouvrage « Trésors enfouis des Guerres de Vendée et de la Chouannerie », 2002, le regretté Didier Audinot pensait que les fusils surnuméraires avaient été cachés dans la forêt du Parc Soubise et les canons dans la forêt de Touvois. Si le débarquement ne comprenait que deux canons, cette théorie ne tient guère la route. La théorie du Parc Soubise ne tient pas davantage car Charette ne fit pas de déplacement dans ce secteur dans les jours qui suivirent l’affaire de Saint-Jean-de-Monts et on se demande bien pourquoi les cacher aussi loin de Belleville.

    Forêt du Parc Soubise :

    Les fusils anglais de Charette....

    Les fusils anglais de Charette....

    Les fusils anglais de Charette....

     

    A mon humble avis, s’il y a des fusils de l’armée de Charette quelque part sous terre, peut-être vaudrait-il mieux les chercher du côté de « la Lande Blanche » près de Belleville-sur-Vie, tout simplement…

    A suivre…

    RL

    Août 2016

     

    Note :

    (1)  Une lettre du général Canclaux au Comité de salut public en date du 29 thermidor an III (dimanche 16 août 1795) stipule que selon ses renseignements, les armes et munitions ont été distribuées sitôt l’arrivée à Belleville. Archives du Fort de Vincennes : SHD B 5/12-13.

    Les fusils anglais de Charette....

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  • Commentaires

    1
    hardellière
    Dimanche 18 Septembre 2016 à 22:50

    La forêt du Parc Soubise fait plus de 70 hectares.

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