• Les frères Huché....

     

    Vendée 1794, les frères Huché, portraits… 

     

     

    Les frères Huché....Pour commencer, juste un profil rapide sur  l'ivrogne, le pillard et le débauché que fut Jean-Baptiste-Michel-Antoine Huché, général, commandant l'une des plus sinistres Colonne Infernale, avant de vous laisser consulter l'excellent billet de la ''Maraîchine Normande'' le concernant.

     

    Pour ma part, attachons-nous à la carrière de son frère, Jean-Baptiste-Isaïe Huché, capitaine et Premier Aide de Camp du général Huché, qui l'accompagne et participe au plan d'extermination de la population et de la destruction systématique du territoire insurgé. Deux frères aux commandes d'une Colonne Infernale, ce n'est pas courant.

     

    « Le 27 février 1794, (9 ventôse) le général Huché part de Cholet avec toutes ses forces contre Sapinaud, et tombe à l'improviste sur Mortagne qu'il frappe de terreur par les plus sanglantes exécutions. L'ivresse où il se plongeait la plupart du temps excite encore sa fureur. Tout ce qui reste debout est brûlé, toutes les personnes qu'on peut saisir sont égorgées avec une cruauté qu'il est impossible de s'en faire une juste idée. Ecoutons M. Boutillier-de-Saint-André nous raconter les horribles scénes dont il fut alors le témoin attristé. 

    '' Un soir, dit-il, que nous étions réunis chez mon aïeule, dans la seule chambre épargnée par l'incendie, l'affreux général Huché vint pour y loger. Les crimes de ce tigre altéré de sang surpassait peut-être ceux de ses collègues. Il entra brusquement sans se faire annoncer, accompagné d'une nombreuse suite. Mon aïeule se présenta pour le recevoir. Elle frémit à son aspect hideux et féroce.  Le général qui était ivre et qui, en venant de Cholet, était tombé deux fois de cheval, qui avait plusieurs contusions à la figure et semblait plein de sang plutôt que de vin, nous dit : 

    '' Vous êtes bien tranquille ici : vous ne savez donc pas que je puis vous faire tous brûler dans vos masures ?....(.....) Vous êtes blessé général, il faudrait vous faire tirer du sang ? - Qu'appelez-vous blessé ? Qu'entendez-vous par me tirer du sang ? Apprenez que c'est moi qui en tire aux autres. Je suis boucher... boucher de chair humaine...'' En effet, j'ai appris qu'il avait été boucher. C'était par cette profession qu'il avait préludé aux crimes qu'il a fait commettre. 

    Ces paroles nous firent tous frémir. Il s'établit dans le petit salon bas ; sa suite occupa le reste de la maison. On ne nous laissa que la cuisine. A peine était-il installé qu'on amena deux pauvres paysans, un père et un fils ; je fus témoin de l'ordre qu'il donna de les mettre à mort tout de suite ; mais ce qui excita le plus mon indignation, et même celle de ses satellites, ce fut la défense expresse qu'il fit de les fusiller. Lardez-les, dit-il d'un ton féroce, sabrez-les, taillez-les à coups de baionnette... on alla exécuter cet ordre barbare... 

    Les bourreaux vinrent dire au général que les deux victimes souffraient de douleurs atroces, qu'ils se débattaient contre la mort, ils demandèrent la permission de les achever à coups de pistolet. ''Gardez-vous en bien, reprit le cannibale, enfoncez-leur vos sabres jusqu'à la garde, dans le corps, taillez et retaillez'' et il faisait avec les bras les gestes et mouvements significatifs, d'une manière qui annonçait qu'il était familiarisé à de pareilles horreurs''. 

    Voilà le degré d'abrutissement et de férocité où peuvent se porter les hommes quand ils ont secoué toute espèce de joug, quand ils se sont livrés à leurs passions perverses...'' » (Abbé Deniau Tome IV, pages  283-284). 

     

    Quand on pense que ces hommes de sang, des criminels, ne font qu'exécuter à la lettre les ordres que la République leur donne... 

    Friand de jeunes femmes en Vendée, le général Huché épousera à Bernay, le 17 novembre 1801, à l'âge de 52 ans, Anne Savary âgée de 26 ans... Il décèdera à Bernay dans l'Eure, le 11 avril 1805.

     

    Revenons à Jean-Baptiste-Isaïe Huché, ''capitaine, premier Aide de Camp de son frère.'' D'un ''républicanisme le plus pur'', c'est un ancien Mayençais, il terminera sa carrière militaire comme Colonel de gendarmerie, avec les éloges des plus hautes autorités républicaines et impériales : Moncey, premier directeur de la Gendarmerie, le Maréchal Berthier etc... Comme quoi, la République arrive très bien à recycler les scélérats qu'elle fabrique, des gens à qui nous n'aimerions pas serrer la main.

     

    Vie militaire : 

     

    Cet officier a passé une grande partie de sa carrière en Vendée Militaire. Contrairement à son frère, un abruti sanguinaire, il adopte un comportement beaucoup plus contrasté et nuancé, en ce sens qu'il est plus habile, plus discret, mais pas moins efficace et impitoyable dans la répression. Il n'est pas buveur, mais possède des talents d'organisateur avérés.

    Avec ''le zèle d'un ami sincère de la Révolution'', il a su se rendre indispensable aux autorités de la région nantaise, en ''purgeant le pays des Brigands''. Décidément, c'est une manie dans la famille Huché, de ''liquider'' les opposants.

     

    Avant d'aborder la chronologie de ses services militaires, nous allons essayer de cerner le personnage par de courts extraits, tirés des correspondances échangées avec ses supérieurs et les autorités locales.

     

    Le 30 Brumaire de l'an 2 – (20 novembre 1793) – Département de la Guerre  – (vue n°27/53 archives Légion d'honneur).

    « Je t'annonce que par décision du 30 de ce mois le Conseil Exécutif provisoire a approuvé que tu remplisses les fonctions d'Adjoint aux Adjudants Généraux de l' Armée de l'Ouest, sous les ordres de l'Adjudant Général Huché, auprès duquel tu voudras bien te rendre au reçut de cette lettre.

     Signé : Xavier Audouin. » 

     

    Situation confirmée par l'acte de mariage de Jean-Baptiste-Isaïe Huché à Nantes, le (16 Pluviôse an 2) - 4 février 1794 – avec Marie Nau fille d'un négociant, où il est précisé que le marié est « capitaine, premier Aide de Camp du général Huché son frère. »

    Donc il fait partie de l'état major de son frère et le suivra avec sa Colonne Infernale en Vendée à l'époque des grands massacres du 2 février au 13 mai, son frère étant destitué pour ses crimes le 4 août 1794.

    Les frères Huché....


    Le 23 Messidor an 2 - (11 juillet 1794) - Courrier du général Canclaux (certificat)(vue n°32/53 Archives nationales de la Légion d'Honneur). « Le général en chef de l'Armée de l'Ouest atteste et certifie à ceux qu'il appartiendra que le Citoyen Jean-Baptiste-Isaïe Huché a servi sous ses ordres dans la Colonne de l' Armée de Mayence en 1793 ; qu'il était capitaine dans le 5ème bataillon de l'Eure, et qu'il s'y était distingué par son zèle, la bravoure... ». Nous savons tous à quels excès peuvent se porter les personnes fanatiques et fougueuses...

     

    Le 23 Pluviôse de l'an 3 – (11 février 1795) – (vue n°30/53 archives de la Légion d'Honneur) – Brevet de Chef de Brigade, Adjudant Général à titre de récompense. Nommé par les Représentants du Peuple près les Armées des Côtes de Brest. « Considérant que le capitaine Jean-Baptiste-Isaïe Huché a donné des preuves non équivoques du plus pur patriotisme... »

     

    Le 20 Ventôse de l'an 3 – (10 mars 1795) – Certificat de la Garde Nationale d'Evreux – (vue n°41/53, archives Légion d'Honneur). « Jean-Baptiste-Isaïe Huché le jeune a été enrôlé dans la Garde Nationale Ebroicienne, qu'il y a occupé successivement, avec distinction et à la satisfaction de ses concitoyens différents grades qu'il a remplis avec zèle d'un  sincère ami de la Révolution, notamment celui de lieutenant.

     

    Le 27 Floréal de l'an 3 – (16 mai 1795) – Le Conseil Général de Bernay – (vue n°25/53 archives Légion d'Honneur). « Le Citoyen Jean-Baptiste-Isaïe Huché s'est montré un des plus zélés partisans des principes qui sont adoptés par un vrai républicain  ; a quitté une place qui lui avait été confiée dans les bureaux du département de l'Eure pour voler à la défense de la Patrie.. ».

     

    Le  22 Frimaire de l'an 7 – (12 décembre 1798) – Paris, le Ministre de la Police Générale de la République au chef d'escadron de la Gendarmerie à Nantes.

    « J'ai lu avec un vif intérêt Citoyen, votre dépêche du 11 de ce mois qui m'apprend la destruction des bandes de Brigands qui depuis quelques tems commettaient tous les crimes dans votre arrondissement. Continuez à poursuivre avec le même zèle tous les Brigands.

     signé Duval. » 

     

    Le 20 nivôse de l'an 12 – (11 janvier 1804) – Etats des Services (vue n°18/53)

    « Il a constamment concouru à la bonne organisation de son escadron, un des plus nombreux de la République, ainsi qu'à purger entièrement l'étendue de son arrondissement (théâtre de la guerre civile) et qui est maintenant un des plus tranquille de la République. » 

     

    Les frères Huché....

    Conscient de sa valeur, Huché le jeune demande à deux reprises la croix d'Officier de la Légion d'Honneur qui, à son goût, tarde à venir...

     

    Le 21 mars 1810, le Colonel Huché écrit de Bruxelles pour demander la croix d'Officier de la Légion d'Honneur au comte de la Cépède, Grand Chancelier de la Légion d'Honneur. Il rappelle qu'il « s'est fait voler tous ses effets en 1808 en Espagne, chevaux et équipages évalués à 20 000 francs sans avoir reçu d'autre indemnité que celle de 1350 francs. »

    Il n'oublie pas de signaler, lui, le républicain le plus pur que : « père de quatre enfants, issus du côté maternel des descendants de l'illustre famille du Connétable Bertrand Duguesclin, - oui, oui vous avez bien lu ! - je dirige leur éducation de manière à en faire un jour, à l'exemple de leurs ancêtres des serviteurs fidèles à sa Majesté et de son Auguste Dynastie. »

     

    Le 24 avril 1811 il réclame à nouveau la croix d'Officier de la Légion d'honneur, parce qu'il a été ''oublié'' et qu'il a besoin de secours pour élever sa famille. Il rappelle que ses enfants sont « issus d'un rejeton de l'illustre famille de Bertrand Duguesclin grand Connétable de France... » (vues n°45,46,47,48 et 49/53 – archives L.H).

    Toute honte bue, un Huché faisant référence au grand Connétable, c'est à mourir de rire, quelle ignominie !

     

    Il obtient quand même la Croix d' Officier de la Légion d'Honneur le 30 juin 1811.

    Nous allons terminer le côté militaire de la chose par le résumé de sa carrière  établi par la Gendarmerie Nationale.

     

    « Gendarmerie Nationale (vue n°19/53) – Etat des Services et Campagnes de Guerre du Citoyen Jean-Baptiste-Isaïe Huché, chef d'escadron de la gendarmerie nationale à la résidence de Nantes. Extraits : 

     

    Campagnes et blessures :

     

    A fait les campagnes de la Liberté des armées 1792,1793, ans 2,3,4,5,6,7,8 et 9 de la République à l'Armée du Rhin, au siège de Mayence et aux Armées de l'Ouest et des Côtes de l'Océan, la gendarmerie ayant été employée sur le pied de guerre pendant tous les troubles des Départements de l'Ouest, comme faisant partie de l'armée d'active. 

     

    Détail des services dans la Ligne. 

     

    - Volontaire au 5ème Bataillon de l'Eure le 1er septembre 1792. 

    - Capitaine au dit Bataillon le 9 septembre 1792. 

    - Capitaine adjoint aux Adjudants Généraux le 30 Vendémiaire an 2. 

    - Adjudant secondaire pour l'encadrement des nouvelles levées, le 26 nivôse an 2 (rang de chef d'escadron).

    - Adjudant Général Chef de Brigade le 23 nivôse an 3, (confirmé chef de Brigade par arrêté du Directoire Exécutif le 28 thermidor an 4). 

     

    Détail des services dans la Gendarmerie. 

     

    - Chef du 9ème escadron à la résidence de Nantes le 22 Prairial an 5, pour 

      entrer en fonction le 1er Vendémiaire an 6. 

    - Conservé dans ce grade par arrêté du Directoire le 29 Pluviôse an 5, Ventôse an 6 et ceux des 28 Vendémiaire et 29 Brumaire an 7. 

    - Enfin conservé dans ce grade par arrêté des Consuls le 3ème complémentaire an 9.

    - Rétabli dans son grade de Colonel avec l'expectative de la 1ère Légion vacante par décret datté de Bayonne le 16 avril 1808.

    - Colonel commandant la Force Publique du 2ème corps d'observation de l'Armée d'Espagne le 17 du dit. 

    - Colonel Commandant la 10ème Légion le 5 septembre 1808. 

    - Colonel commandant la 16ème Légion le 6 avril 1809. et en même temps commandant du régiment provisoire de gendarmerie Grand Prévôt de l'Armée de Brabant.

    - Colonel de le 24ème Légion (Corse) Ordonnance du Roi du 9 mars 1816 et chargé d'une mission importante le 15 du dit. 

    - Colonel de la 5ème Légion par décret Impérial le 27 mars 1815. 

     

    Bien entendu, comme toutes les ''girouettes'' de l'époque, ces personnages, sans honneur, prêts à toutes les compromissions, il prête serment au Roi le 1er janvier 1817.

     

    Actions et blessures. 

     

    A levé dans les départements de l'Ouest plus de dix mille jeunes gens de la première réquisition qu'il a fait partir pour l'Armée du Nord ; a licencié et organisé plus de 60 bataillons dont il a appuré la comptabilité et où il a rétabli l'ordre. 

    A concouru à la défense de la Représentation Nationale dans les journées des 12,13 et 14 Vendémiaire an 4 (Massacre des Royalistes). 

    Il a constamment concouru à la bonne organisation de son escadron, un des plus nombreux de la République ainsi qu'à purger entièrement l'étendue de son arrondissement (théâtre de la guerre civile) et qui est maintenant un des plus tranquille de la République. 

    Cet ancien Mayençais « a été blessé le 17 octobre 1793 à la bataille de Cholet d'un coup de feu qui lui a traversé la jambe droite, ce qui le fit rester sur le champs de bataille. » 

     

    Vie privée : 

     

    Jean-Baptiste-Isaï Huché est le fils de Jean-Etienne Huché, sergent royal (Auxiliaire de justice attaché à un Prévôt et qui fait exécuter les décisions de justice) et de Marie-Marguerite Durand. D'où sont issus, entre autres enfants :

     

    1° Jean Baptiste-Michel-Antoine Huché, né à Bernay le 17.1.1749. général de Division – Commandant d'une Colonne Infernale.

    2° Marie-Madelaine Huché, née en 1752 à Bernay.

    3° Jean-Baptiste-Etienne Huché, né         ?     à Bernay.

    4° Jean-Baptiste-Isaïe Huché, né le 17.9.1765 à Bernay. Colonel de Gendarmerie – premier aide de camp dans une Colonne Infernale.

     

    Le mardi 4 février 1794 (16 Pluviôse de l'an 2), Jean-Baptiste-Isaïe Huché, premier Aide de Camp du général Huché son frère, épouse à Nantes, Section Egalité et la Fosse, Marie Nau, fille de René-Joseph Nau, négociant et de Marie Rondeau de Sainte Pazanne. Sont présents au mariage :

    Jean-Baptiste-Michel-Antoine Huché, général de Brigade de l' Armée de l'Ouest, frère du futur, âgé de 45 ans.

    Gaspard Chavanne, chef de la 67ème demi brigade de l'Armée de l'Ouest, 46 ans, domicilié section de la Fosse (vue n°15 et 16/138 – archives de la ville de Nantes, Section Egalité-la Fosse).

     

    Un autre mariage où Huché est présent à Nantes : celui de Claude-Nicolas Marguerite, né à Epinal dans les Vosges et de Marie-Sophie Froust, le 1er vendémiaire an 3 – chirurgien Major au 1er Bataillon des 83 départements, 43 ans, divorcé de Marie-Thérèse Antoine. Ont été présents : Joseph Raulin, médecin en chef de l' Armée des Côtes de Brest, 52 ans et Jean-Baptiste-Isaïe Huché, agent secondaire pour l'encadrement et la réorganisation des troupes de la République près l'Armée de l'Ouest (vue n°4/98 section Union).

     

    Et pour terminer, ''le bouquet'', devenu veuf, Huché épouse le 31 mars 1800 (18 Germinal an 8) à Ancenis une aristocrate (vue n°11/27 mariages Ancenis).

    « Jean-Baptiste-Isaïe Huché, chef du neuvième escadron de gendarmerie nationale à la résidence de Nantes, 34 ans, veuf de marie Naus, épouse Marie-Louise du Cellier, 17 ans, fille de Joseph-Marie-Claude du Cellier, ancien officier au régiment de Picardie et d'Anne-Françoise-Guyonne d'Achon, native de Mésanger et demeurant à Ancenis, née le 22 août 1783 au château des ''Rigaudières'' à Mésanger.  

    Témoins : Louis-Charles Duval, quartier maître de la Gendarmerie, 26 ans. Jean-Louis Maussion, lieutenant de Gendarmerie, 49 ans.

     

    De cette union sont issus : quatre garçons et deux filles. Le colonel Huché est décédé à Paris le 28 octobre 1833.

     

     

    Sources:   

     

    Les 12 Colonnes Infernales de Turreau de Pierre-Marie Gaborit et de Nicolas Delahaye dans Collection découverte de l'Histoire – Editions Pays et Terroirs 65 place de Rougé à Cholet – 1995.  

    Histoire de la guerre de la Vendée – Abbé Deniau – Tome IV, pages 283,284. 

    Archives Départementales de l'Eure, tous droits réservés : communes de Bernay et Thiberville. 

    Mariage Thiberville paroisse Sainte Croix vue n°149/373 année 1749. 

    Archives départementale de la Loire-Atlantique, tous droits réservés – état civil d' Ancenis. 

    Archives de la Ville de Nantes tous droits réservés – section Egalité et la Fosse vue n°15/138 et section Union vue n°4/98. 

    Base LEONORE Archives nationales Légion d'Honneur – dossier LH/1317/276 Jean-Baptiste-Isaïe Huché. 

    Photo : 1819 - Lieutenant-Colonel de Gendarmerie. 

     

                                                                  

    X. Paquereau pour Chemins Secrets 

     

              


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