• Les Amis du Pont-Paillat à Angers....

     

    Les Amis du Pont-Paillat à Angers…

     

     

     

    Le 24ème jour du mois de juin de l’an de grâce 2017, les Amis du Pont-Paillat se sont retrouvés à Angers pour la découverte de divers lieux liés aux guerres de Vendée.

    La journée a débuté au champ des martyrs d’Avrillé. Après un café apprécié de tous, les participants, dont certains costumés, se sont rendus au champ des martyrs, humble enclos cerné de murs d’ardoises, perdu au milieu des habitations… En ces lieux ont été fusillées près de 2000 personnes, de tous âges et de toutes conditions, entre janvier et avril 1794. Enterrées sur place, les victimes furent placées dans des fosses communes que l’on devine encore. Des ossements ont été placés dans une urne, enterrée au pied du calvaire qui embrasse l’enclos. Une modeste chapelle, érigée il y a plus d’un siècle, appelle au recueillement. Les murs sont tapissés des noms de près de 800 victimes, classées par origine géographique et de modestes vitraux rappellent quelques postures héroïques de certaines d’entre elles. Un Salve Regina a été chanté dans la chapelle, en l’honneur des malheureux ayant perdu la vie en ces lieux.

    Les Amis du Pont-Paillat à Angers....

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    A l’issue de cette prière, les participants ont pris la direction de Mûrs-Erigné pour se rendre à la Roche de Mûrs. Ce promontoire rocheux, dominant le Louet, offre une superbe vue sur les plaines angevines et la ville d’Angers, la ville noire. Après avoir pique-niqué, les Amis du Pont-Paillat se sont éloignés de la foule d’Angevins se rendant à un spectacle et se sont dirigés vers le monument de la Roche, une orgueilleuse colonne installée en 1889 à la mémoire de l’attitude héroïque des troupes républicaines lors de la bataille du 26 juillet 1793. La réalité est toute autre, lesdits soldats ayant préféré fuir devant les troupes vendéennes et sauter de la falaise pour s’écraser plus bas. C’est donc dans un haut lieu du révisionnisme républicain que les APP ont rétabli la vérité historique, n’en déplaise à la République surplombant les lieux depuis plus de 100 ans.

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    Direction ensuite l’église Saint-Aubin des Ponts-de-Cé, quasi millénaire, aussi modeste qu’ancienne, dans laquelle se trouvent de belles et anciennes fresques murales. Si les APP s’y sont rendus, c’est qu’elle a servi de prison aux Vendéens durant la révolution, dont beaucoup ont perdu la vie sur les bords de la Loire toute proche. En effet, il est un lieu aux Ponts-de-Cé, ignoré par beaucoup, voire oublié de tous, appelé la Prée des Martyrs, sur lequel nous nous sommes rendus. C’est aujourd’hui un lieu bucolique, calme, silencieux, un champ de maïs ressemblant à beaucoup d’autres, un lieu de promenade prisé des Ponts-de-Céais qui ignorent pour la plupart qu’ils marchent sur les ossements des vendéens massacrés en ces lieux, sortis de leurs froides geôles, pour certains la Cathédrale Saint-Maurice d’Angers, pour d’autres l’église Saint-Aubin des Ponts-de-Cé. A genoux, regardant la Loire, les malheureux, près de 2000, furent fusillés dans le dos. Certains, peu nombreux, parvinrent à s’échapper et à rejoindre l’île aux chevaux, située en face du champ, et qui existe encore aujourd’hui. Les autorités républicaines comptaient sur le courant de la Loire pour emporter au loin les corps des sacrifiés. Trop nombreux, ils s’entassaient sur les rives et finirent par être enterrés sur place. Certaines victimes furent écorchées, leur peau tannée aux Ponts-de-Cé pour en faire des pantalons de cavaliers….Il arrive, la nuit, d’entendre des pleurs ou des lamentations…. Hallucinations ? Son du courant de la Loire contre les rives et les rochers ? Manifestation des âmes des victimes ? A chacun d’avoir son interprétation. Une humble croix, perdue au milieu des haies, élevée par le Souvenir Vendéen est le seul témoignage des horreurs qui se sont déroulées dans la Prée des Martyrs.

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    Les participants se sont rendus ensuite, pour clore la journée, chez Antoine, habitant à proximité de ce lieu de sinistre mémoire. Là ils ont pu rencontrer le docteur Philippe de Cathelineau, descendant direct du généralissime vendéen Jacques Cathelineau, et son épouse. Après avoir présenté son prochain ouvrage intitulé Requiem pour la Vendée, Philippe de Cathelineau a offert aux APP un profond et bel exposé sur la magnifique exhortation de son illustre aïeul. A sa femme, entourée de ses nombreux enfants, qui s’inquiétait du devenir de leur humble famille si Jacques prenait la tête des insurgés du Pin-en-Mauges, le Saint de l’Anjou eut cette  phrase : « Aie confiance, Dieu pour qui je vais combattre, aura soin de vous ! », et Philippe de Cathelineau de disserter sur cette phrase magnifique…

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        La journée s’est achevée sur un verre de layon, à la fraîcheur appréciée, puis les APP se sont retournés chez eux « changer de chemise ».

     

    Pierre Couëtoux du Tertre

    1er juillet 2017

     NDLR : le compte-rendu de Nicolas est ici.

     


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