• Le trésor du Bois des Granges....

    Le trésor du Bois des Granges…

     

    La Maraîchine normande avait repris les écrits d’un chasseur de trésor dans cet article, que nous vous invitons à lire afin de mieux comprendre ce qui va suivre. Nous revenons ainsi sur le sujet, connaissant le vif intérêt que suscitent en général les énigmes liées au Guerres de Vendée.

    Pour commencer, voyons un peu les Mémoires de Boutillier de Saint-André (p. 167 et 168) qui nous raconte comment sa famille eut à cacher leur fortune dans ses temps plus que dangereux :

    « …Le lendemain, de bonne heure, nous nous rendîmes à Mortagne : nous trouvâmes la ville presque déserte ; tout avait fui. Ma mère avait conservé quelques sommes d'argent qu'elle n'avait pas encore cachées. Mon père employa le reste de la journée à faire des étuis en terre jaune qu'il consolidait en les faisant cuire au feu. Il y glissa des écus et quelques louis. On referma dans les doublures de gilet de mes frères et de moi des pièces d'or qu'on cousit avec soin : elles étaient destinées à nous faire vivre quelques jours, si nous étions séparés de nos parents, ou à racheter nos jours, si le don de ces pièces était capable d'attendrir la barbarie des assassins.

    Tous ces apprêts, tous ces préparatifs, qui nous annonçaient un danger imminent, navraient mon père, mes soeurs et moi, moi surtout, qui, le plus avancé en âge, concevais mieux tout ce qu'il y avait de désolant dans notre position.

    Nous portâmes le soir les étuis que mon père avait fait, partie dans le bois des Granges, partie dans un pré voisin de Mortagne. On fit des trous profonds dans la terre avec une barre de fer, dans lesquels on glissa les rouleaux ; et mon père, ma mère et moi, qu'ils avaient mené avec eux pour ce triste ouvrage, comme l'aîné et le plus discret, afin qu'en cas de survivance, je pusse me rappeler le lieu où nous cachions notre argent, nous remarquâmes bien, par des lignes que nous faisions aux arbres et par le nombre des pas, les endroits où étaient nos caches. Mon père, avant de glisser les rouleaux en terre, avait recouvert chaque étui d'une ardoise sur laquelle il avait gravé ces mots : Ad custodiam Dei. (A la garde de Dieu). Ce que nous avions caché dans le pré fut trouvé, trois ans après, par un paysan qui nous le rendit ; mais je n'ai jamais pu rencontrer ce que nous avions déposé dans le bois des Granges, malgré toutes les recherches que j'y ai faites à différentes fois… »

     

    Le chasseur de trésor Jérôme Choloux nous explique que soit le trésor a été découvert et son « inventeur » ne s’est pas manifesté, soit le trésor est toujours en place, soit il fut extrait avec le minerai et rejeté dans les étangs afférents au creusement de la mine.

     

    Localisation du bois des Granges de Mortagne-sur-Sèvre sur la Vue aérienne Géoportail….

    Le trésor du Bois des Granges....

     

    … Et sur le cadastre de 1839 :

    Le trésor du Bois des Granges....

     

    Mais où donc la Famille Boutillier de Saint-André aurait-elle pu cacher son trésor en étant logique ? Probablement dans la partie la plus épaisse du bois, d’où sans doute la difficulté de le retrouver. On n’a peine à imaginer un enfouissement derrière la ferme de « Poitou », au vu et au su des paysans et qui plus est, entre deux chemins de passage. Il se trouve, si toutefois le cadastre de 1839 est bien représentatif de la situation en 1793, que la partie la plus dense du bois fut préservée lors du creusement de la mine d’uranium…

    RL

    Août 2016

     

    Quelque part dans le Bois des Granges…

    Le trésor du Bois des Granges....

    Le trésor du Bois des Granges....

     

    Alors, une idée ?

     


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