• Le combat de la Vivantière....

    Le combat de la Vivantière…

     

    On connait les liens entre le massacre des Lucs et le combat de la Vivantière.

    Après avoir quitté les Landes de Bois-Jarry, la colonne de Cordelier se divise en deux à l’approche des Lucs, une aile aux ordres de Cordelier lui-même et l’autre de Martincourt. La première passe la Boulogne au moulin de l’Audrenière (non loin de Saint-Christophe-la-Chartreuse mais sur la paroisse de Mormaison) tandis que la seconde se dirige vers le Petit-Luc par la rive droite.

    Le moulin de l’Audrenière :

    Le combat de la Vivantière....

     

    Une première série de massacres s’en suit. Les bleus ont forcé un paysan à leur servir de guide vers les troupes de Charette stationnées à la Vivantière. Celui-ci parvient à s’échapper peu avant le hameau et court à toutes jambes jusqu’à Charette en lui criant : « Voilà les bleus monsieur Charette, voilà les bleus ! »

    La colonne de Cordelier arrive en effet par le moulin des Landes (désolé pour les fils électriques sur le cliché mais difficile de faire autrement. Avec un peu d’imagination, on peut apercevoir le toit du moulin de la Judice en arrière-plan).

    Le combat de la Vivantière....

    Le combat de la Vivantière....

     

    Les Vendéens sont en infériorité numérique et commencent à se démoraliser. Comme on le sait, l’arrivée inopinée de Guérin par le chemin de Beaufou et de cinq à six cents hommes de Ripault de La Cathelinière, cherchant à se mettre sous les ordres de Charette  va changer la donne et les 1 200 vendéens parviendront à chasser 4 500 républicains. Lucas de la Championnière raconte qu’un soldat républicain tente d’ajuster Guérin un genou au sol. Celui-ci lui lance : « tu me manqueras ! ». Le coup part sans toucher Guérin. Bien entendu, le républicain n’est pas loupé…

    La troupe commandée par Martincourt fait sa retraite sur Montaigu sans être poursuivie. C’est là que se déroule le grand massacre de l’église du Petit-Luc. Le reste tente de remonter vers Legé mais se trouve assez mal embarqué dans les chemins de la Perraudière, de la Devinière et du Retail (ces fermes et hameaux appartiendront à la commune des Lucs-sur-Boulogne jusqu’à la loi du 12 juin 1861, date de leur attribution à la commune de Legé).

     

    Le combat de la Vivantière....

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    Le combat de la Vivantière....

    Le combat de la Vivantière....

     

     Là, les massacreurs se font à leur tour écharper. Malheur au bleu égaré ! Guérin aurait voulu les poursuivre jusque dans Legé mais Charette s’y opposa, jugeant plus prudent de se retirer au Poiré-sur-Vie. Au soir de la victoire, les troupes vendéennes camperont au château du Pont-de-Vie.

    RL

    Août 2016

     


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