• Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts....

     

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts…

     

     

    Dans la longue liste des camps retranchés républicains ayant succédé au système de colonnes mobiles dites « infernales », il ne me semble pas que la littérature vendéenne ait fait grand cas du camp de Saint-Ouen-des-Gâts. Ce minuscule village aujourd’hui rattaché aux Pineaux, près de Bournezeau, avait fait l’objet d’un petit article ici qui mériterait bien un rafraîchissement ; mais passons directement au vif du sujet.

    Ancien emplacement de l’église de Saint-Ouen-des-Gâts :

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts....

    Dès le début de la guerre de Vendée, Saint-Ouen est occupé par les Vendéens. Ainsi trouve-t-on une lettre datée du 27 juin 1793 de l’adjudant-général Sandoz au général de brigade Boulard que je reproduis ici intégralement (1) :

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts....

    « Mon général

    Je n’ay pas reçû votre dernière lettre par laquelle vous m’authorisiés à tirer des forces de Marans. Je n’ay pu faire d’autres dispositions pour les Moutiers que les patrouilles ordinaires. Vous connaissés ma faiblesse, vous savés sy je peut me dégarnir. Je viens d’envoyer vos ordres à Marans. Demain les Moutiers recevront des secours.

    J’ay marché toute la nuit pour surprendre les Brigands qui tiennent une espèce de garnison à St Ouen. Cette expédition n’a pas été sans succès. Nous avons tués quatres hommes à l’ennemi, nous lui avons fait onze prisonniers parmis lesquels se trouvent des chefs de parti. Les rebelles enlevaient trente deux bœufs, ils ont été chargés avec tant de vigueur par mes dragons qu’ils n’ont pu échapper à nos poursuites, deux de leurs cavaliers démontés nous ont laissés leurs chevaux. Ma petite troupe à déployé une ardeur incroyable, il n’y à plus q’un cri dans l’armée, celui de marcher.

    L’adjudant général chef de brigade

    Sandoz »

     

    Le 25 août 1794, le général Vimeux ayant remplacé Turreau annonce la finalisation de quatorze camps dont ceux de Chiché et de Moncoutant (en fait Largeasse) (2) dont j’ai publié les plans et les positions sur ce blog. Eh oui, n’hésitez pas à utiliser le moteur de recherche ! Dans la liste de ces camps, il en est mentionné un à Creil-Bournezeau, soit le Bournezeau que nous connaissons actuellement. On ne connaît rien de l’époque précise de la création de ce camp mais on trouve aux archives militaires une correspondance du général Valentin à Vimeux datée du 22 juillet 1794. Dans celle-ci, il lui répond sur des détails demandés à propos de ses troupes et lui annonce qu’il a environ 3 000 hommes non armés et qu’il lui sera difficile de former le camp de « Bourneseau » (3).

    Carte des camps retranchés provenant du blog ami «Vendéens et Chouans » :

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts....

    Portrait de François Valentin, par André Dutertre :

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts....

     

    En réalité, le camp de Bournezeau ne sera pas installé à Bournezeau même, mais à Saint-Ouen-des-Gâts, aujourd’hui rattaché aux Pineaux. Mention de son existence en est faite le 5 septembre 1794 par une lettre de Vimeux aux représentants du peuple depuis Fontenay dont voici un extrait (4). Nous en verrons l'original plus loin.

    « J’apprends que les brigands forment des rassemblemens et projettent l’attaque du camp de Saint-Ouen. »

    Savary qui produit cette lettre ajoute en note : « Les chefs de la Vendée profitèrent de cette espèce de désorganisation de l’armée pour attaquer plusieurs camps. » En effet, l’armée républicaine est à cette époque en pleine purge. Après que le général Guillaume ait critiqué ouvertement la politique d’amnistie de Vimeux auprès du Comité de Salut public dans une lettre du 10 août 1794 (5), ce dernier lui signifie qu’il a l’intention de le remplacer dans une correspondance du 19 du même mois. C’en est fini de la politique de terre brûlée et des grands massacres et les responsables sont écartés (6).

     

    Le 3 septembre 1794 Vimeux écrit au commandant des sapeurs du camp de Bournezeau pour lui annoncer que des plaintes ont été portées contre ses sapeurs et ouvriers qui se livrent au pillage dans les villages voisins. Il donne l’ordre de « la plus grande surveillance pour les empêcher de s’en écarter » (7). Dans la foulée, Guillaume fait partie des généraux destitués et arrêtés. Il sera remplacé par Annibal Marrot (8).

    Vimeux écrit donc à Marrot le 5 septembre 1794 en ces termes (9) :

    « Au citoyen Annibal Marot adjudant général à Luçon

    Ce 19 fructidor

    J’ai bien reçu ta lettre mon cher Marrot. Je vais la communiquer aux Représentants du peuple et je te ferai part de leur décision rélativement à la place de Luçon. D’après le raport des hommes pris dans le paÿs insurgé et amenés ici hier les Brigands forment des rassemblemens et projettent l’attaque du camp de St Ouen. Je tentaye (t’engage ?) à apporter toute ton attention sur cette partie de ton commande (ment ?) et a prendre les mesures que tu jugeras les plus convenables pour que leur projet n’ait pas d’éxécution.

    Signé le général en chef

    Vimeux »

     

    Je n’avais pas trouvé comme pour le camp de Largeasse, d’état de situation mentionnant le nombre précis d’hommes au camp de Saint-Ouen, et pour cause… Ils ne sont pas dans la même liasse... Vous verrez cela à la fin de cet article. On sait toutefois que le 23 mai 1794, Guillaume se plaignait d’un manque de forces à Luçon (10). Une chose est sûre, début septembre 1794, le camp est commandé par le général Valentin dont on retrouve la correspondance avec Marrot dans les papiers de celui-ci. Ces documents étant très abîmés et ne produisant parfois que des lettres fragmentaires, je vais essayer ici de vous en résumer le contenu tout en vous livrant au maximum ce qui peut être retranscrit (11).

    Ainsi le 19 fructidor an II, soit le 5 septembre 1794, Valentin écrit depuis le camp de Saint-Ouen à Marrot pour lui annoncer que le matin même la vedette du poste avancé était venu l’avertir que l’ennemi se présentait. De l’infanterie et de la cavalerie se portaient sur la gauche du camp. Arrivé sur la hauteur il n’a aperçu que la trace de la cavalerie des brigands qui paraissait être assez nombreuse. Les brigands emmenaient avec eux une charrette sans doute chargée de « bleds ». Ils sont poursuivis jusqu’à un lieu inconnu (papier déchiré) où ils n’ont pas pu être atteints. Valentin pense qu’ils se sont retirés vers le Cerisier (Cerizelet). Une patrouille partie en direction de la droite du camp et de Puymaufrais n’a rien découvert.

    Le lendemain 6 septembre, Valentin réclame du renfort à Marrot. Il veut des troupes de Luçon aux Moutiers-sur-le-Lay en attendant le secours de celles du camp de Pont-Charon.

    Le même jour, il annonce à Marrot que le citoyen Barbier est arrivé au camp de Saint-Ouen avec 400 hommes de Pont-Charon. Il précise que si les brigands l’eussent attaqué, ils auraient été rossés de bonne manière.

    Toujours à la même date, il accuse réception de 50 cartouches qu’il va distribuer au bataillon « le Vengeur » qui en a le plus besoin. Il annonce qu’il a choisi le citoyen Jacques Dupuy capitaine au bataillon « le Vengeur » pour remplacer le citoyen Boudet dans le commandement que le général Guillaume lui avait donné qui est de surveiller la rive gauche du Lay depuis les Moutiers jusqu’à la Marionnière. Tous les postes qui sont sur cette ligne sont sous ses ordres. Il l'a chargé de correspondre directement avec Marrot comme étant le plus à portée. Il doit en même temps l’instruire de tout ce qui se passera de nouveau dans son arrondissement. Il a été menacé par l’ennemi et a fait mettre la troupe sous les armes un quart d’heure avant le jour. Des patrouilles envoyées en avant et sur les flancs sont revenues sans rien apercevoir. Il espère que l’ennemi ne le surprendra jamais. Il rappelle à Marrot qu’il lui a remis la veille l’état de situation des troupes du camp, que le bataillon « le Vengeur » qui occupe le poste des Moutiers est compris dans l’effectif mais qu'il est distrait de la force totale. Il aimerait que les Moutiers soient gardés par deux bataillons du Puy de Dôme ce qui permettrait de renforcer le camp de Saint-Ouen par le bataillon « le Vengeur ».

    Le 7 septembre, il a reçu la série de mots d’ordre pour la dernière décade de fructidor et signale qu’il n’y a rien de nouveau au camp.

    Le même jour. Lettre entière :

    « Au camp de St Ouen le 21 fructidor l’an 2ème de la république

    Valentin adjudant général

    A Annibal Marot commandant à Luçon

    Je t’ai annoncé mon camarade hier au soir que la troupe venue du Pont Charon pour faire diversion à l’ennemi s’il m’eut attaqué étoit partie à 4 heures1/2. J’ai fait partir à la même heure les compagnies de grenadiers, chasseurs à pied et 10 hommes à cheval, à la suite de cette colonne pour leur faire connoître la route et l’endroit où nos patrouilles de correspondance avec celle du Pont Charon feroient leur jonction. Nous avons examiné, Barbier et moi tout le terrein et nous n’avons pu rencontrer un endroit propice à établir des signeaux.

    Il n’y auroit qu’un moyen suivant moi, ce seroit d’avoir des boîtes à feu et ce seroit la le signal le plus prompt si ont peu les entendre du Pont Charon. Il faudroit en faire l’essay si tu le trouves à propos. Je suis convenu avec le citoyen Barbier que nos patrouilles feroient la jonction à St Vincent Fort du Lay aujourd’hui à dix heures du matin. Tu me donneras tes ordres afin que je change l’heure, ou je la confirme.

    J’ai poussé mes descouvertes très loin ce matin... (papier déchiré)... n’ont rien aperçu, la nuit a été bien tranquille. Je t’envoye cijoint un rapport du commandant du détachement du 4ème bataillon de la Vienne relatif a deux grenadiers de son détachement qui (se sont) absentés pendant vingt quatre heures a deux... du camp sans permission. Je les adresse au commandant de la place afin qu’il les mette en prison jusqu’à ce que tu décide sur leur compte.

    Rien autre chose de nouveau. Fais moi passer l’ordre et le mot. Salut et fraternité.

    Valentin »

     

    ***

     

    Le 8 septembre 1794 :

     

    « Valentin, à Annibal Marot adjudant général commandant la subdivision de Luçon

    J’ai mandé mon camarade, au chef de brigade Deviau, que tu serais bien aise d’établir un signal près St Vincent Fort du Lay, sur les hauteurs de l’Hopitau ou à la Touche, en conséquence je le pries de faire examiner cet endroit. Demain sans doute me repondra (t-il ?) a cet sujet, je n’ai pu encore voir si je pourrois faire passer des ordonnances par Ste Pexine la Réhorthe mais demain je t’en rendrai compte. J’ai proposé à Deviau qu’un jour marqué il feroit partir une petite colonne égale à celle qui est venue ici à St Ouen. Elle passeroit par les Futieau (Fuiteau), St Hilaire le ouys (Vouhis), Bournezau et elle coucherait à St Ouen le même jour je porterai en avant de Bournezau une force ou elle prendroit position en poussant des fortes… (papier déchiré)… la route de St Hilaire, je crois que cette… nous feroit atraper quelques brigands… Je te ferai part de la réponse de Deviau… l’approuve j’executerai,

    Il n’y a rien de nouveau au...

    Ni au Pont Charon

    Salut et fraternité

    L’adjudant général

    Valentin »

     

    Carte des lieux cités (merci à Nicolas !)

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts....

    ***

     

    Le 10 septembre 1794 :

    « Au camp de St Ouen le 24 fructidor l’an 2ème de la république une et indivisible

    Valentin adjudant général à Annibal adjudant général commandant la subdivision de Luçon

    J’ai envoyé ce matin avant (le) jour mes grenadiers et chasseurs à pied faire (une) patrouille audela de Bournezeau, revenant par leur gauche passant à losilière (l’Oiselière), la Savarrière et au camp, ils n’ont rien découvert sur la marche des Brigands ; ils m’ont conduit les nommés Jean Baptiste Parents et Pierre Asseau et Joseph Sauvet tous les trois pris aux environs de Bournezeau. Je te les ferai passer dans la journée.

    J’attends aujourd’hui de Deviau le résultat de ces observations sur l’établissement des signeaux à la Touche ou à l’Hopitau, moi j’ai trouvé un emplacement sur la droite et en avant du camp distants d’un quart de lieue. J’ai visité le poste des Moutiers hier et celui de Mareuil, je n’ai pas trouvé ce dernier bien actif. J’ai recommandé aux officiers la plus grande surveillance et de faire faire des... fréquentes pour empêcher que quelques gueux... viennent faire des incursions en deçà du Lay. Le commandant de Mareuil étoit à Luçon il à dû te parler relativement a une garde que le district de la Roche sur Yon séant à Beaulieu lui demandait. Si tu avois des troupes je te proposerai de renforcer ce poste attendu qu’il te couvriroit parfaitement. Je te souhaite le bonjour.

    Salut et fraternité

    Valentin »

     

    ***

     

    Le 11 septembre 1794 :

    « Au camp de St Ouen le 25 fructidor l’an 2ème de la république une et indivisible

    Valentin adjudant général

    A Annibal Marot.

    J’attendois ce matin une lettre de Deviau relativement aux signeaux, je n’en ai point reçu. J’ai poussé mes découvertes assez loin ce matin, elles n’ont rien appris sur la marche des brigands... M’ont conduit deux hommes pris sur le pays insurgé que j’envoye au commandant de la place de Luçon. Il te préviendra de leur arrivée. Il n’y a rien de nouveau.

    Salut et fraternité

    Valentin »

     

    ***

     

    Le même jour :

    « ... Cy joint mon camarade coppie de la lettre de... général Devieau en date de ce jourd’huy. Tu y remarque... une reconnoissance qu’il à fait faire jusqu’à Monsireigne... Brigands étoient parvenûs à y faire un rassemblement (de) 300 hommes, et que ce détachement fut parti hier pour se réunir à un corps plus considérable à St Paul, ou... Boupère, il est certain d’après les renseignements que ces gueux méditent quelque attaque sur quelque point.

    Le détachement que j’ay envoyé à deux heures du matin à Bournezeau et audela n’a rien apris sur le mouvement des Brigands. Il m’a conduit  six hommes pris aux environs de Bournezeau que j’ay fait conduire de suite aux commandant de la place de Luçon, qui doit t’en avoir instruit ; tu véras par la letre de Devieau qu’il ne me parle pas de signieaux. Je t’invite au luy écrire une seconde fois à cet égard. Demain je luy rappelleray par ma letre de correspondance.

    Salut et fraternité

    Valentin »

     

    Un post scriptum parcellaire termine la missive, au dos de celle-ci, à propos de la pétition d’un citoyen « général » inconnu.

     

    ***

     

    Le 13 septembre 1794 :

    « Au camp de St Ouen le  27 fructidor l’an 2ème de la république une et indivisible

    Vallentin adjudant général à Annibal Marrot, adjudant général

    Je t’avois demandé des guides mon camarade. Je te pries de ne pas oublier d’en demander pour me les envoyer le plutôt possible, je ne puis pousser mes détachements pendant la nuit ou je voudray ; faute de connoitre les chemins. Mes reconnoissances de ce matin rentrent à l’instant, ils n’ont rien apperçu. L’officier d’artilerie à reconnu hier l’endroit ou serà placé le signal. Il à trouvé la position belle, il n’y a plus maintenant que celle du Pond Charon à trouver. Je t’observe que les deux voitures qui sont destinées pour faire le service du camp sont très mal atellées ; les chevéau ne vallent rien. Je vai prendre des mesures pour faire conduire de l’eau au camp pour la ... nous environne est mauvaise en... il me fait quatre voitures pour... journallier tu me fera le plaisir...demander au commissaire, le 4ème bataillon... Dordogne vient de me porter plainte... la mauvaise qualité de viande ;... d’en parler au préposé pour qu’à l’avenir  il n’y ait aucune plainte ;

    Salut et fraternité

    Valentin »

     

    ***

     

    La dernière lettre n’est pas de Valentin mais d’un certain Collet. Très abimée elle aussi, je vous en livre ce que j’ai pu déchiffrer. Elle est datée du 11 septembre 1794 et Collet semble être à la poursuite de quelqu’un et de quelque chose :

    « … de la patrouille du 25 fructidor

    Liberté , égalité où la mort.

    ... Nous n’avons trouvé personne ; cependant... Circonstances nous ont démontré que quelques (gueux ?) s’y retiroient et s’étoient évadés tels que... Les draps étoient encore chauds, four allumé... proprement meublée, portes et croisées...&c... hier dans la maison du curé... à eau, du bled et des mogettes ; en dernier ont été enlevées... des bœufs à la porte nous a démontré qu’il n’y avait pas longtemps que l’enlèvement avait été fait. En retournant par la droite du camp nous avons pris dans leur maison Jean Pilleau père, Jean Pilliaud et Louis Filieau fils, Louis Couturé, Pierre Blieneau, Pierre Blieneau fils, dans le village d’où étoit partie hier la charrette dont les traces de roues nous avoient conduites à Bournezeau, et laquelle y avoit enlevée du grain.

    Au camp d’Ouen le 25 fructidor 2e année rép.

    Collet capitaine commandant la patrouille »

     

    Concernant les effectifs du camp de Saint-Ouen, voyons à nouveau les papiers d’Annibal Marrot (12). Ce dernier dispose au 20 fructidor (6 septembre 1794) pour le camp de Saint-Ouen et le poste des Moutiers de 1 088 hommes d’infanteries dont 3 en prison, 3 en congé ou permission, 220 aux hôpitaux, et 862 sous les armes auxquels ils faut ajouter 27 officiers.

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts....

    On retrouve au camp de Saint-Ouen une compagnie de chasseurs de Nantes dont voici l’état de situation :

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts....

    Un détachement du 4ème bataillon de la Vienne :

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts....

    Le 1er bataillon le Vengeur :

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts.... 

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts....

    En ce qui concerne l’habillement, voici l’état des effets manquants pour le camp de Saint-Ouen (13) :

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts....

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts....

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts....

    Le camp de Saint-Ouen-des-Gâts....

    Ainsi s’achève la première partie de cette étude sur le camp de Saint-Ouen. Je ne manquerai pas d’y revenir dès que l’occasion s’en présentera.

    RL

    Janvier 2020

     

    Notes :

     

    (1)  SHD, B 5/5-67, v. 697 à 699/1344, BA compris.

    (2) Savary, tome IV, p. 100. Lettre à la 9ème Commission de la guerre depuis Fontenay.

    (3)  SHD B 5/9-92, v. 1007/1130. BA seul renvoyant au registre de correspondance, B 5/10-1, p. 12, v. 9/26.

    (4)  Savary, tome IV, p. 109.

    (5)  SHD B 5/10-17.

    (6)  Comme il serait trop long ici de développer les tenants et les aboutissants de ce « nettoyage » dans l’armée, je vous renvoie aux sources qui me semblent les plus intéressantes : Archives Nationales : D III, 348-6. Archives de Vincennes : B 5/10-28, v. 302/1061. B 5/81, p. 201, n° 200, v. 102/129. On y apprend beaucoup de détails qui intéresseront sans doute les vrais passionnés, mais qui seront probablement peu accessibles pour certains « histo-riens » qui s’auto-qualifient de « sérieux » mais qui sont incapables de citer une source originale d’archive (sans doute trop compliquée à trouver et à déchiffrer) sauf à pomper de la littérature périmée ou à faire de la redite sans intérêt avec des « belles illustrations » (il y a le catalogue de la Redoute pour cela, si vous préférez).

    (7)  SHD B 5/10-42, v. 404/1061, BA seul renvoyant au registre de correspondance B 5/81, p. 244, n° 239bis, v. 124/129.

    (8)  SHD B 5/81, p. 246 et 247, n° 241, 242 et 243, v. 125/129. B 5/10-43, BA seul, v. 417/1061 renvoyant au registre de correspondance B 5/81, p. 253, n° 249, v. 128/129. Savary, tome IV, p. 108.

    (9)  SHD B 5/81, p. 254, v. 129/129.

    (10)    SHD B 5/9-20, BA seul.

    (11)     AD85, 187 J 14. 11 lettres.

    (12)     Ibid., 187 J 6.

    (13)     Ibid., 187 J 8.

     

     


  • Commentaires

    4
    Vincent Pérocheau
    Dimanche 25 Octobre à 15:24
    Petit rectificatif : on retrouve dans le tableau (ADV L1295) 2 Pierre BLAREAU de Bournezeau... il s'agit sans doute des 2 Pierre BLAINEAU arrêtés le 11/09/1794. Il semble que ces hommes ont été pris dans le village de Lésière ou l'Esière au sud est du bourg de Bournezeau.
    Vincent Pérocheau
    3
    Dimanche 25 Octobre à 13:37

    Grand merci pour ce complément d'information ! Si vous avez des scans de ces documents, je peux les publier afin de compléter l'article. Vous pouvez passer par la messagerie du blog ou par l'adresse gmail qui figure en haut à gauche en bleu.

      • Vincent Pérocheau
        Dimanche 25 Octobre à 15:43
        J'ai apporté un rectificatif : dans ledit tableau (ADV L1295)apparait 2 Pierre BLAREAU de Bournezeau. Il s'agit sans doute des 2 Pierre BLAINEAU. Il semble que ces hommes aient été pris dans le village de L'Esière au sud est du bourg de Bournezeau (étude rapide de l'état civil).
        Il s'agit des notes que j'ai prises directement aux Archives de Vendée. Je n'ai pas pris de photos de ces documents.
        Vincent Pérocheau
    2
    Vincent Pérocheau
    Dimanche 25 Octobre à 12:53
    Un document aux ADV (L1351, comité de surveillance de Mareuil) évoquent les vols commis par les soldats campés à la Lande de Saint-Ouen. Il date du 1er septembre 1794. En examinant le cadastre napoléonien de Saint-Ouen, nous trouvons mention des Landes de la Grolle, près du bourg mais sans chemin à proximité. Il y a encore les Landes du Pontereau entre le village de la Chataigneraie et le Ceriselet, avec chemin d'accès. Enfin 3ème mention : les Landes, parcelle proche de la Chataigneraie avec chemins d'accès. Le camp est-il dans un de ces endroits ? Possible...à moins que le terme de lande désigne une simple lande sans référence à la toponymie.
    Les 9 prisonniers qui ont été faits en septembre 1794 par les colonnes du camp de Saint-Ouen et cités dans l'article sont mentionnés dans le document suivant (sauf les 2 Pierre Blaineau) : ADV L1295 «Tableau des hommes pris en pays insurgés, interrogés par le Comité révolutionnaire de Fontenay et mis en liberté sur le visa des Représentants du peuple près l'armée de l'ouest. Mois de fructidor, 2ème année : Mises en liberté selon l'arrêté du 22 fructidor dernier (8 septembre 1794)»
    Ils ont été mis en liberté le 19 septembre 1794. Malheureusement il ne semble pas que les interrogatoires aient été conservées.
    Vincent Pérocheau
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